‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 23 sur 327 · Rvk-y , 341 M Par7< î · texte numérisé non relu

Rvk-y , 341 M Par7< î

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rachète la restitution périme amende arbitraire, Même quand les litres originaux étaient produits, leur validité n’était admise que lorsqu’ils avaient subi l'examen le plus rigoureux, et ip -ils avaient été soumis h toutes les épreuves que l’habileté des lépistes pouvait imaginer. A la fin [1289] le roi conseil Lit à mitiger ta rigueur de ses premières instructions, et une possession non interrompue, qui datait d’avant le règne de Richard îDr, fut admise comme obstacle suffisant aux prétentions de la couronne J.

2. La juiverie, comme on rappelait, fournissait une autre source de revenu, dont Édouard, comme ses prédécesseurs, tira d'abord des profils considérables , maïs qu’ensuite il détruisit, moitié par des considérations religieuses, moitié pour apaiser les clameurs de ses sujets. On peut découvrir sous la dynastie anglosaxonne des traces de l'existence de juifs en Angleterre : ils devinrent plus nombreux sous lo règne du conquérant, cl se multiplièrent graduellement sous ses successeurs; non que ces princes eussent aucune partialité pour une race persécutée partout, mais parce qu'en la protégeant, ils consultaient leurs propres intérêts. Car le juif, dans le langage do la loi n cette époque, était Cosdave, la chose du souverain 2: tout ce qu'il pouvait posséder actuellement ou- acquérir ultérieurement, appartenait h la couronne, et s'il devenait un objet de prix dans l’opinion du roi, c’était h cause du profit qu'en tirait continuellement l'échiquier* Aussi il était inscrit dès sa naissance comme propriété du rot, exempté pendant sa vie du payement des péages et redevances aux autorités inférieures, et on ne le laissait habiter que dans les elles ou bourgs royaux, et seulement dans quelques-uns d'entre eux, et dans des quartiers particuliers qu'on lui assignait à cet effet La les enfants d'Israël formaient une communauté séparée, étant distingués des a litres classes par deux bandes, d’abord de loil 0 blanche, ensuite de feutre jaune, qu'ils portaient cousues sur la poitrine. Ils ne pouvaient âe marier h. dos chrétiens , ni les employer comme domestiques, ni habiter avec eux. Maïs ils avaient dans leur quartier des écoles pour l'éducation de leurs enfants, des synagogues pour t p lébrer leur culte avec la retenue convenable et a voix basse, cl un Cimetière hors des murs pour enterrer leurs morts. Leur grand-prêtre, dont ils l ocomuiissaieui tous l'autorité, résidait dans la capitale ei était élu par eux, sauf

L Warar* S;b>. StaL of Htnilm, 107.

2. \u Ucv kl serf il est, 8tat* #/dWw, i. 521* Proprium c^nllmn aostam.

Nnr ïhfm. \t 51.

CUAlHTiïE KUOIEK,

l'approbation du roi. tour soûle occupation ôtait do prêter do l'argent, soit sur des gages, qno le propriétaire perdait s'il noies modelait dans l’espace d'un an el un Jour, ou a un intérêt , à certain uutx par semaine, le plus élevé qu'ils pouvaient arracher l\ la détresse de féti pointeur l. De celte manière ils faisaient d'énormes profits : car les rentes et amendes îles lemires féodales, les aides et ladies imposées par le gouverne mont, et le besoin d'argent pour les expéditions de la Terre-Sainte, leur fournissaient des occasions de prêts, tandis que l’idée que les paroles de l' Ecriture mlerdisuimiL aux chrétiens d'exiger aucun intérêt les ûtTmnchisstiît de toute concurrence. Dans colle occupation favorite, ils reçurent Ionie espèce d'encouragement de la couronne. Le roi les prit comme ses serfs sous sa protection spéciale pii établît pour eux des bureaux on, dans des coffres à Irois serrures, ils déposaient leurs billets et sûretés, leur argent, leur argenterie et; leurs gages; il les on leva à la juridiction des cours chrétiennes et de tous les tribunaux ordinaires, et les plaça sous la surintendance de trois ou quatre personnes appelées gardiens (wordons), qui avaieul pouvoir d’entendre et de décider toutes les causes dans lesquelles Lune des parties était juive, celle-ci plaidant au nom du roi, cl devant un jury choisi en nombre égal dans les doux religions. De cet appui, qui no lui coûtait rien, le roi se payait amplement par des amendes, des Gén fi sentions <i des reliefs; par une capitation annuelle de Irois pence sur tout juif, mille ou femelle, do f.ftgfc de douze ans; par V usage d'imposer des tailles sur le corps entier h volonté et a n'importé quel taux ; par le droit fréquemment exercé d'exiger, de vendre ou de remettre, m considération d’un présent, l'argent dû h un juif, et par In facilité de lever, n’importe k quel moment, um somtno considérable m transférant au prêteur les profits de la juiverie pour un certain nombre données* Cependant le soin de sou propre intérêt apprit au roi en ces occasions a agir avec précaution. Là source d'ou on lirait tant de richesses pouvait se tarir, et pour cêUo raison des commissaires étaient chargés do temps ou temps d’ouvrir les coffres des chirographes, comme ou les appelait, el do faire des inventaires de tous les Mets et trésors des juifs, afin que le conseil pût s’assurer des charges qu’ils pouvaient supporter* et quelle portion de leurs profits le roi pouvait s'ap-

1 B'jiprÊRPiinutfUiiït récit de Richard dhVnosty dans Pnlprave, lxïsiv, il parad qu’ils: ÿxiffëmniit du 9 h A oi 1 d. pitr suûûincpour cV-st-îirdirv de J -j à lî ô et K(> 'lj* 1 pour cent par année.

5* HISTOIRE n'AMLETEKRK.

proprier en toute sûreté. 11 semble rfétre jamais venu a Vidée que, si un chrétien ne pouvait pas pratiquer lui-même l1 usure, il no devait pas Ven cou rager dans les autres à son profit K Quant u la masse du peuple, les juifs, dans toute nette époque, furent pour clic tm objet d'exécration* Ello Les regardait comme des hommes dont k principale élude était de réduire les familles h l'indigence par leurs extorsions , comme des démons qui se délectaient dans les souffrances des chrétiens, comme une race maudite qui* en persistant dans la religion do ses pères, professait son assentiment h leur grand crime, 11 circulait continuellement des récits de blasphèmes proférés, et de cruautés exercée?' par eux en dérision du culte chrétien. Aussi la protection du souverain nu les préservait pas toujours de l'insulte et de l'oppression, et dans les temps d’émeute ou de sédition, beaucoup d'entre eux tombaient victimes de la fureur de leurs ennemis, .Maïs vers la fin du règne de Henri 111, une nouvelle accusation contre eux fut présentée a l'attention du monarque, a savoir qu'en prêtant de l'argent sur garantie do rentes, Us étaient, dans beaucoup de cas, arrivés h posséder de la terre, au détriment des héritiers du tenancier et au grand préjudice de son seigneur. Comme remède, le roi arrêta [25 juillet 1272] que puisqu'ils étaient incapables de posséder des propriétés immobilières* ù l'exception des maisons d‘ habitation et de leurs dépendances, ils rendraient les terres tm question au propriétaire, sur le remboursement du prêt sans intérêt, ou que, s'il décimait Coffre, il en traiterait avec quelque autre chrétien aux mèmès termes*. Edouard, a son couronnement [I27tj]* fuL assailli do nouvelles plaintes de leurs ennemis» il consulta son parlement, et publia une ordonnance dans laquelle, après avoir reconnu les avantages que ses prédécesseurs avaient tirés des juifs, il leur défendait de prêter dorénavant de l'argent a intérêt, les exhortait à chercher leur existence par des moyens honnêtes et légitimes, et, dans ce but, leur permettait de travailler pour des maîtres chrétiens, d’acheter et de vendre toute espèce de marchandises sans payer do péage, et tes autorisait à prendre des terres a bail pour tout terme qui n'excéderait pas dix ans. Mais il y en eut peu, s'il y en

1. J'ai recueilli détails tic divers aëtès tktis lu Nm t\ 51, 0ST 151, 153, £74 r 203 , 315 , 337 * 184 , 503; dus du tioya*w , 221 , m

dv Hoveden, 688 f 745: et du« PUiciUi <?< oni». Rttÿ, Heurta , Jilii Raj , Jaau-

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