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eftl, qui furent disposés è profiler de ces concessions1. Depuis longtemps on tes soupçonnait do rogner les monnaies, fraude difficile a découvrir, tant que îe sou d'argent put légalement être divisé en moitiés et eu quarts. Mais maintenant [1279J une quantité extraordinaire de monnaies altérées se trouva en circulation.; le fait, comme do raison, fui imputé aux juifs, et le roi ordonna que tous ceux que le bruit public accusait fussent arrêtés le jour même. Leur procès occupa nue commission spéciale pendant plusieurs mois, et comme la possession actuelle de monnaies rognées fut prise pour preuve de culpabilité, il n’y eut pas moins de deux -cenl quatre-vingts juifs, hommes et femmes, pendus dans la capitale, et probablement un nombre égal dans les provinces. 11 faut toutefois remarquer que les juifs n’étaient pas seuls coupables : beaucoup de chrétiens furent condamnés aussi, et, avec uue égale justice, soumis au même châtiment. Enfin tm terme fut mis u. ces poufsuites par une proclamation [7 mai] o tirant plein pardon a tous ceux, chrétiens ou juifs, qui u'ûjwt point été inculpés se présenteraient, confesseraient leur culpabilité et sa soumettrai ont h une amende convenable ’L La conversion des juifs au christianisme était un objet que le roi précédent avait grandement h ccmif. Pour y parvenir, il accorda des faveurs particulières aux plus éminents des prosélytes, et fonda dans la capitale un établissement destiné à recevoir et entretenir les plus indigents®. Edouard adopta les vues de son père [2 janvier 1280 1 . La lâche de les instruire fut confiée aux frères prêcheurs, celle de les faire assister aux leçons des missionnaires, le fut aux baillis royaux. En môme temps le roi promit comme une faveur — et la faveur montre l’état de dégradation do ce peuple opprimé — que , quoique tous les biens et effet s mobiliers do tout juif appartinssent a la couronne, il penne Lirait à chaque converti de garder pour lui-même une moitié de cette propriété, cl qu’il consacrerait Eautre h un fonds de secours pour
1, s tnt o/ Eralrn, 21*1. On n «U quekttts doutes sur lu date de ce statut ; mais le (ioKuniont mû fat dniiw Ryriifa^pj 5-m, ut qui (fat êvidumiïituil fondé <k*suh, rntjnire qu'il fut piolmhlutoèiit rendu dam lu quatrième année du règne tl Eûmmrd, époque qui lui u élu Mmignée jnvr l'ryniiu.
2, WaJs. 48s XVefîtnj. 109. Dûtiat 150. AT<w Jb/m. 570. On émit une nouvelle monnaie, Wike«, 108. Dynst; 45â.
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cauxquLaemcnid^ilîndfeeuce E Mais lès promesses d'Edouard id les prédications des frères furent vaines. Kien ne put détourner les juifs de leur attachement a la loi de Moïse. En 1287, Ih encoururent le déplaisir du roi, probablement par je refus de payer une taille; elle mémo jour, tous, sans exception d'âge ni de sexe, furent jetés eu prison, ou ils restèrent jusqu'à ce qu’ils eussent apaisé rindignation du roi par un présent de douze mille livres.2* Mois des présents no purent conjurer le sort qui les menaçait. Trots ans plus tard [27 juillet 12901* Edouard, cédant aux importunités do ses sujets, ordonna, sous peine do mort, a tout juif de quitter pour jamais le royaume avant un certain jour: mais eu même temps, par un reste d'égard pour la justice* il leur permit d'emporter leur argent et leurs effets mobiliers. Au nombre de sem mille cinq cent onze, ils so rendirent aux cinq ports, où les officiers royaux les protégèrent contre P insulte, fournirent aux pauvresse passage gratuit, et garantiront les riches do toute exaction. Mais en nier les matelots, teélanl plus intimidés parla défense royale, à plusieurs reprises pillèrent les passagers et les jetèrent par-dessus le bord, non pas toutefois impunément; car Edouard fit arrêter les me uri tiers et leur infligea le châtiment dd a leur crime. Ainsi finit le séjour des Israélites en Angleterre. - Le peuple célébra leur expulsion comme un bonheur publie; et le roi reçut du clergé un dixième, et un quinzième des laïques, comme marque de leur reconnaissance3.
3. Les guerres dans lesquelles Edouard s'engagea le jetèrent nécessairement dansées dépenses extraordinaires; mais les mesures par lesquelles il s’efforça de faire face îi scs besoins, tout oppressives qu’elles furent sur le montent, tournèrent, en dormitive a l'avantage dos sujets, en provoquant. la résistance qui renferma k prérogative de la couronne dans do plus justes limites. Sous prétexte dT entreprendre une croisade pour recouvrer la Terre-Sainte, il obtint du pape Nicolas IV le dixième de tous les bénéfices epelési astique! pour les six années suivantes; m afin que k concession fût plus productive, l'assiette fut établie d'après une nouvelle évaluation faite sous serment h En 1294 [juillet] , il
1, Kn outre il promvttitit [l’nioLîlcr tm tonds- lys produits 'lv tft aipitûtitm sur tes juifs* et de tou* 1rs deodunds du royaume. N*tr Rifm. 582,
■2, Wikfcs, 111-
:i. New Rym. 7 3 G, 584, ïïrming. £1. T rivet, 257.
■1. Dun St 503. Klle fut publiée în-folio* Londres, 1802, smis ly titre dt* ï'mfîo mAr^itisfîcn Auffiiît! ?! tUwUrrUM? P, Nictwht* iv. Cïi*cw
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