CHAPITRE HUITIÈME. ,^r
Jlonri, un parlemenl s’assembla [12 mai], et un bül d'indemnité pour le protéger contre les peines do præmunire, s’il les avait encourues, fut présenté aux communes, et ne rencontra aucune opposition dans les deux chambres. Peu après il reparut à sa place, un jour que Henri était présent >. Il avait obtenu, dit-il, la permission du roi de se rendre à Rome h la réquisition du souverain pontife, lorsqu'il avait appris qu’on était dans l'intention de 1 accuser do trahison un son absence. Comme sa réputation lut était plus chère que tout autre trésor, il était revenu tenir tète a son accusateur. Qu’il se montrât, quel qu’il fût, et il le trouvoran prêt à repondre. Après quelques délibérations entre le duc et le» lords, on répliqua que personne ne se présentait pour intenter une telle accusation, et que le roi le tenait pour un bon et lidèlo sujet. Beaufort remercia son souverain de cette gracieuse déclaration, et demanda qu’elle lui fût remise par écrit et signée de la main du roi ; non qu’il voulût la faire valoir à l’avenir — il dédaignait de compter sur autre chose que sur son innocence — mais aun qu il fût connu publiquement que nul n'osait soutenir cette accusation contre lui. Sa requête fut agréée, et la déclaration enregislrco sur les rôles 2.
Une saisie de joyaux, appartenant au cardinal, avait été faite récemment à Sandwich par ordre do Gloucesler, et probuulement sous prétexte d’un faux enregistrement à la douane, '■ommo nature ou comme valeurs. Reaufort réclama sa propriété, qu après un long débat le parlement ordonna de lui rendro •' w singulière condition qu’il déposerait six mille livres aux mus du roi ; que Henri, dans les six années suivantes, déciden si la saisie était ou non juste et légale, et que, suivant la «rasion, il retiendrait ou rembourserait l’argent. En mémo temps, «cardinal ht au roi un prêt de six mille livres, indépendamment ms imu mille livres avancées précédemment, et h rembourser "ur 10 premier subside que le parlement accorderait *.
Sur Iw JûjJl i ' *,,111 1 eïact «bww ces événements arrivèrent.
accorfiftuuLl lacte<nndemnitû occupe la dcmiere pince; mais dans la copie ^ .»iors <lu cardinal, il occupe la première. 1
Bot' Parl‘ tr, 390. 391. Rvm. x. Clu. 517.
,d,m? conseil, le roi admit à la requête
Wser les ] (I mI! ,n aVai, po11Iît •dro1,1 *** Joyaux, et ordonna do rem- •s i. , 8ur quoi le cardinal lui prêta 1,000 marcs pour la guerre de
bm msTonifc: lï'APUiLrrtïfffoL.
À 'dater de ee moment, et pendant plusieurs années, Ponde et le neveu, également jaloux Fun de l'autre, travaillèrent a aug* monter leur î ntl uerice par Favaneemem de leurs créatures. Élouccstcr, en toute occasion, poussait en avant Richard, duc d'York, , sur qui se concentraient tous les droits do la maison de Clarencc; le cardinal épowsaîi, en toute occasion, les intérêts de sou neveu, Henri 11 hui fort, comle et ensuite dm de Somerset. Le premier continuait ii présider le cabinet et h satisfaire sa rapacité en obtenant des donations de la couronne ; le dernier faisait chaque année des prêts au gouverne nient, et conduisait en personne presque toutes les négociations avec les puissances étrangères Quoique, en ce qui concernait la paix, elles eussent été infrm:* tueuses jusqu5 alors, elles avaient servi a accroître sa popularité. La nation, épuisée par une lutte longue et ruineuse, transport* naturellement son affection du patron de la guerre h favocatè la paix*
Enfin les deux rivaux firent un grand essai de leurs forces 1 1 W Le duc d’Orléans avait souvent et instamment sollicité sa délivrance, promettant d’user de toute son influence pour rendre I* cabinet français accessible h des propositions de paix. Le cardinal favorisait sa demande, le duc sTy opposait. Le premier faisaîl valoir que dans l'état d’épuisement ou su trouvait la nation, Ü était prudent d’employer tous les expédients qui pouvaient 1ernfiner honorablemeuti la guerre; et qu'à tout évéutinenl la rflir oon du duc mettrait le roi à même do continuer la lui le pendant doux ans sans ajouter aux charges du peuple. G l once s ter fondai! sou opposition sur les talents du prisonnier ol la eomiaîssarii* qu’il avait, de la politique et des ressources de F Angle loin' Gharleset son fils, faisait-il observer, étaient des princes de îiifr diocro capacité, guidés par leurs ministres, et opposés Fins l’autre par les intrigues de leurs favoris; mais si le duc d 'Orléans obtenait sa liberté, il réunirait les deux partis, prendrait la ditw lion du cabinet, et apprendrait aux Anglais h condamner l0f folie d’avoir fourni a Pennemi un conseiller si habile L Paie, diminuer l’influence du cardinal, Glouccstor remit au roi un moire contenant, sous vingt chefs différents, les délits réels tu supposés de ce prélat; niais quoiqu'il soit probable que sur un*
France, Acis o/Coun. jv, VMS, Malgré le compromis l'wssê ou mrlaraeiujp joyaux n'avaient pas été restitués, eiir le roi ptyti pour mxm carmottL le ifl-j®1 1434, 1-, valeur it 1 airelle Ils avaient été estimés, PtU Recôrdjit 1?5.