CHAPITRE HUITIÈME. 5n
pni tid nombre de Charges quelques-unes devaient être fondées, la majeure partie prouve plutôt Vrnimitié du neveu que la culpabilité de l’onde 1 . Le roi lut le mémoire; mais il ne paraît avoir fait sur son esprit aucune impression défavorable ii Beaufort* La négociation avec le due d’Orléans continua : et comme le conseil était divisé d’opinions, les arguments des deux partis, conformément au dernier arrangement relatif h cette sorte de cas, furent mis par écrit sous les yeux du roi. U décida en faveur du cardnaL Gloiieesler, qui ne pouvait digérer sa défaite, inscrivit sur les rôles de la chancellerie une protestation solennelle et raîsonnee contre cetto mesure z; et pour donner une plus grande puMqfte a sa désapprobation, il se retira dans sa barge sur la Hvièrc, dès que commença la messe, durant laquelle le duc ■H hleans devait jurer sur l’hostie qu'il remplirait ses engagemenb a [28 oel.j,
î.e duc était destiné, au surplus, a éprouver une disgrike plus nuelle encore. Quoiqu’il ertt légitimé par le mariage sa liaison flVeü sa maîtresse , il n avait pas relevé celle-ci dans P estime publiai110 î/d l'orgueil, Ta varice eL les dérèglements de darne Eléonore (•m l’appelait ainsi) la conduisirent finalement à sa perte. II a
I. il l aopote d'ambition pour avoir recherché la dignité de cardinal malgré liUJeiense fin feu roif et de mépris fie l'Autorité royale pour avoir reçu les bulles uupïipe, conserve son évêché de Winchester, et obtenu une exemption de routcinte du prtram B3JÏS la peniUiÿion du rot. Mais si ces fautes je rendaient pus- Mile, comme le prétendait tiloueestor» des pemes de pramntüirLq il faut sfe mpp’ier ipi elles avalent éto pîirdomieos depuis longtemps parmi acte du parlement.
‘H second lieu, il se plaint de bi cupidité de Beaufort, dont les richesses sont lîecisidéralîles pour avoir été a (tq ni ses honnêtement. 11 fait, à la vérité* des
J, *■* au roi : mais rarement il exécute sen un gn peinent s avec fidélité, cherchant ^ prétextés pour s'approprier les gages qui] a danslés madbs, eL fraudant la t’üuronue au moyen de ses officiers, qui reçoivent les droits dé douane dans le pari de South Ettnptnn, Les services du cardinal dans les urnbrissades étrangères , iiuïqaciiï le iwii-letoont a si souvéot applaudi, n'ont . souUent-H , été profitables
jjto roi. I^r ie contres Ü’ Arras, il avait fourni des mov eus de réüonuJJtaloti a Charles et au due de Bourgogne : et par la dernière négociation de iUiuï, au duc de Bourgogne et au due de Bourbon. Cétdlt l'intérêt particulier Uü tttueitm oui l'avait en gagé a délivrer sons autorisation leroi d’Ecosse l et quel - 'jUf Nictif seinldablé le porte maintenant a insister si vivement sur la délivrance aa une d Orléans, Bref , il a réussi ù s'arroger toute In puissance du gouverne^ irieiit jiour ïM-môme et pour sa créalure, l iiréhevèque u'York ; il tient éloigné J.11 *?■ *ous hrs prélats et les lords qui août sincèrement attachés u ht personne ruyatci et s'est opposé en toute occasion mx offres du duc de (jlgucèater de vn-Mutro une anaéü en France, et de recou vror jmur Henri lu. totalité- de son \ t>ye« son mémoire tout au Joug dans Hall 101-1$ -, oui l a placé à ,lril‘ l^tisço Oliftéû. On trouve dans ce mémoire menu- lu preuve qu’il fui compose 'ipMjs kjaegneiation de Calais, an Juin 1-139, et avant le renouvellement de cette cgopiuuoij, en mai U il), ou l’avënetûeût au cardinalat do I1 tire h chèque d'York,
< i lévrier 1440, Je crois demi; qu'il fut présenté au roi vers la Un de IJiJü.
-b Bym. x, 707-707,
3 Voyez Feu»1* Original htter$, vol, it p. S,
ôUf lUSTütiiE b’ANGLËTËEUlE.
existé dans Ions les siècles des professeurs de magie noire } et) n’y a pas très-longtemps que l’on a le bon sens de rire de leurs prétentions. Un des chapelains du duc, Roger Bolmgbroke, fui accusé de nécromancie ["28 juin lô/il], et exposé avec les instrumente de sou art [25 juillet] aux regards de la populace ébahir sur uno plaie-forme devant Saint-Paul, te revêtu d’un merveillcui accoutrement, a portant dans la main droite uuo épée, et dans h gauche un sceptre, et assis dons une chaire, aux quatre coins de laquelle étaient quatre épées, qui avaient h leur pointe quatre images do cuivre te La nuit du lendemain [27 juillet], dame Eléo* uore se rendit secrètement au sanctuaire de Westminster, démaiche qui naturellement excita des soupçons. Elle fut confronte avec Bolingbroke, qui déclara que c’était à sou iustigatio; qu’il s’était appliqué a l'élude de la magie. L’enquête qui suivit lit voir qu’Eïéonore croyait fermement aux mystères de cel an; que, pour s’assurer l'affection du duc, elle avait employé des! philtres fournis par Blarjory Jourdonroin, célèbre sorcière d’Eye, et que, pour apprendre quelle serait sa destinée future (son moi} était héritier présomptif du trône), elle avait chargé Bol ing brûla de découvrir la durée de la vie du roi. Bientôt après, on aeeu&i de trahison Bolingbroko et Soufbwell , chanoine de Saint-Paul, comme auteurs du crime, et la duchesse comme complice, Ltî premiers, disaiteon , avaient, h ta sollicitation de la dernière fabriqué une image en cire , et l’avaient exposée h une ch al eût douce , dans la persuasion qu'à mesure que l’image fondrait h santé du roi déclinerait graduelle mont. Los deux femmes, cependant ? furent traduites devant la cour ecclésiastique [21 oct]< ïpurdemain , comme sorcière relapse, fut condamnée à éir t bridée ; Eléonore, sur vingt-huit articles produits contre elle, «y confessa quelques-uns, et nia les autres; mais quand on eut entendu les déposions des témoins [23 oct.], elle cessa de se dé Tendre, et s’eu remit à la miséricorde de la cour. Elle fut forces? pendant trois jours de la semaine, de parcourir sans coiffe, un eîergo allumé h la main , lés ruos de la capitale, et fut ensuit
L Clericu» ùüAûsltislïiau* tutus Ulomtij jjt tutu tuundu ta. ahiroiiüiuiil et tut*' nj^raïuui] tinte WîlL Wyrees. 4B1. C'était probablement a causa de #a. gdettf qu'il amit étfiuliûîs dans ht uudaou du duc. Ce prince est célébré par les con*| Lemportüüs cpmme le pruud patron dos &aY9ftts» Æneus jSylyius, depuis lo paC Pie II, dans ixug lettre a A dam Malins, qu il loue de son éloquence, dit ; * S«l; tnagn» ob Êta ne lausniu fratett cUï'iôsimo iüj et ducti$g£mq prindpi tiluceülri»j iluyi, fjtii studio, liuiuüüiuais s uni me studio in re^atun yestrum rccepit, qui, sic! milii relatum est, uoeUis mirîÊoe colit. et orâtores ma an opéré veueratuf. ■ Ep . U, [i. 584-
CJIAJUTliK litTHEME, f| ,
emprisonnée pour la vie, avec une pension île cent mares pour u enircuen • [la nov.j. SouUiwdl mourut à la Tour avlnUon M rî P ’ d0tlX tu,Jr«s obtinrent luur pardon; mais Bolingbrotc , • \ n 'Tm.UK;: <!* ejéoûfej avouant l.e crime de nécromancie mais
r«smJvra,hison:ti8 nov^ O"**» i« ^ «s
ï , -(oir cle lr,1pliqu© dans cel te ridicule mais tragique affaire S (Hr Tlremîflt SOilfrt'rl de ,a «N»» do sa femme et dê liîtmême era ement repanduo qu,ii son«eail » 1(1 succession pour
Lo caractère que le duc de üloucester avait attribué à Charles de i- rance nppaidouait à plus juste titre h son neveu, ie roi d’Anh i n,,',.II™n e,^}.eX0raPt de vices, mais dépourvu de capacité.
1 ü!lllire de l'injustice le révoltait ; mais, facile SSto 11 élan t toujours prêt à adopler l’opinion de ses cou- “'f.f Vln§,'lrws ims: sou conseil lui suggéra iud était temps qu’il se mariât, et tout le monde prévit que h orne, quelle qu elle fût, dominerait le faible esprit de son époux and le comte d’Armagnac se brouilla avec le roi de France'
! „ pe,n?a la Ptdssauco de co seigneur pourrait servir de bou-
SS Mairo!ince dc &ÜN», el des commissaires furent i>r0os d offrir u sa fille la main du monarque anglais3. Mais teue négociation n échappa point h la vigilance de Charles, qui f 17T»llûl le territoire du comte, et le lit prisonnier avec su «II. [211 ma IMS], dm ods plus i.rd , lo A,” do îtari S i‘Boa sur Marguerite, fillo do Réné, roi do Sicile et de Jérusa- -,J® due d Anjou, du Maine et de Bar. On la regardait comme
inWWt^V .a,p '!1):irt ûi's fommes> (;t comme égale en capacité n„i nCtUe> 0 “ p uparl dos hommes du temps. Mais co n’étaient
P»mt les charmes de sa personne ni les facultés do son esprit oui locofflinandaienl h l’attention dos ministres du roi. Elle était S. Pare31le de Charles, qui l'avait toujours traitée avec une f Uerence marquée, et on nourrissait l'espoir que, par sa médian’ l,;ds satisfaisante et durable pourrait s’établir entre les
Eli» Yjlyaî différents luij-emcuis faits pour elle iliinji les l‘eU Heeoràs ,i ni ] «
teâi^ag" Jii? 1 1 a* série, i, îur. ütow, aîu, aso, pa
l’in i mit i!j 1 1 ^ tL utïrlVftmK attribué W procès de diime Elcônttte b ipt'cti ni ne 1®***™* 8tîn miiri Mius loiir aaaertton repose scr k fonde-
sue liÿîïièîSSîi SH3 FÏS5K?18® dV' 0x ti-1L' cehJ wnii être, {WQ
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%tti, xj, G-S, BecUngton's Journal, l&ig.
513 IflffrOlKE D AMiLÈTÈHKE.
deux royaumes. Lo soin fin conduira la négociation fut conüé a William de la Pote* comte de Suiïolk, qui s’en chargea avec une répugnance réelle ou feinte. 11 déclara qu’il se croyait au-dessous do sa lèche. Peut-être craignait-il le ressentiment de Gtoucester, qui était opposé h la mesure; pèni-être étuit-il inquiet des menaces d'un acte du parlement, passé sous le rogne de Henri qui punissait de mort tout homme qui confluerait une pais: avec Charles, sons le consèhtément préalable des trois états des deux royaumes. Pour lui tranquilliser 1 esprit, le roi signa et le parlement approuva un acte singulier, qui autorisait le comte à conduire le traité de son mieux , et lui pardonnait a 1 avance toute erreur de jugement dans laquelle il pourrait tomber 1 ■ h eut une entrevue avec le due d’Orléans a leurs |pp lévrier 1 mi] , on conclut lîno trêve, en attendant la paix, et on discuta à plusieurs reprisés la question du mariage. Le négocia tour français n'éleva aucune objection ; maïs plusieurs difficultés alarmantes se présentèrent a l'esprit de 1 Anglais. Le père de la princesse t malgré tous scs litres sonores, tf était qu'un pauvre en réalité « Co roi nominal do lérusalôm et de Sicile ne possédait pas un poucû de terre dans ces doux pays; ses duchés du Maine et d Anjou étaient j et depuis longtemps, au pouvoir des Anglais, et son 1erriioire de Bar était engagé au duc de Bourgogne pour le payement de sa rançon. Sufïblk consentit ii prendre la princesse sans dot. Mais on demanda si le roi d1 Angleterre pouvait songer à épouser la fille, tandis qu’il tenait le père exilé de ses étais patrimoniaux- Le comte sentit la force de l'objection ; mais il pé voyait le danger de les restituer, A la tin, il céda : on stipula que le Maine et r Anjou serûlènt rendus; et» a son retour, il parvint a faire ap prouver sa conduite par la majorité du conseil. Dans une prenne lion générale de la h:m le noblesse, il fut créé marquis de Sué folk [28 oct ] ; et, revenant sur ses pas, il épousa solennellement pour Henri, Marguerite dans la cathédrale de Nancy. Huit joue de joutes et de tournois attestèrent la joie de la cour 18 avril 144a], Charles escorta sa belle parente a quelques milles do J* ville/ et se sépara d’elle, avec des larmes. Elle fut accompagné du son père jusqu’à Bnr-lc- Duc. Lite débarqua a Porcliesicri épousa Henri à TilcMeld, et fut ceurmmée à AVestmihstcr, avec le cérémonial d'usage - [St mai].
Si Henri s é ta il il a lté que son mariage serait suivi de la pam