‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 249 sur 327 · CHAPITRE HUITIÈME. &i · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME. &i

son attente dut être cruellement dérue. Charles était déterminé h chasser, s il le pouvait, les Anglais du sol de la France, et il ne voulait consentir qu’à de courtes prolongations de l'armistice , alin de profiter de la première occasion favorable que lui offrirait le hasard ou l’imprudence du roi d’Angleterre. Il était encouragé dans ses espérances par les querelles qui s’élevaient dans le conseil de son adversaire, dont les ministres étaient trop occupés au dedans à se disputer le pouvoir, pour soutenir avec vigueur les intérêts nationaux au dehors. La reine avait déjà pris un grand ascendant sur l’esprit de son faible mari, et Sufîolk , leur favori à tous deux, supplantait graduellement tous ses collègues. Le cardinal, qui s’était retiré dans son évêché peu après sa dernière discussion avec son neveu, ne reparaissait plus sur la H-ène que pour subvenir aux pressants besoins de la couronne par des avances d’argent, (iloucester continuait d’assister de temps à autre au conseil; mais, s’il en faut croire les rapports "ans authenticité de quelques écrivains, il était surtout occupé à entraver les plans et è se garantir des intrigues du favori. On peut toutefois mettre en question leur exactitude. Ce qu’il y a de «ertain, c’est qu’il donna publiquement son approbation au mariage du roi, et que, lorsque SulFolk exposa au parlement les détails du traité, et que les communes demandèrent h Henri d approuver la conduite de ce ministre, le duc, se mettant à geimux, appuya leur requête1 'i juin]. On ignore sa conduite à partir de celte époque, et celte ignorance nous empêche de démêler les causes des événements qui suivirent. 11 se peut que filoucester, fatigué des accusations de ses ennemis, eût formé le projet de se rendre maître de la personne du roi *, ou que Suff,dk, pour éviter le ressentiment du duc, eêt inspiré à Henri des soupçons sur la loyauté de son oncle 3. Quoi qu’il eu soit, Henri convoqua un parlement, non, comme de coutume, à Westminster, mais a Bury Saint-Ldmund’s. Les précautions qui furent prises excitèrent l'étonnement, et donnèrent lieu à une foule de conjectures. Les chevaliers du shire reçurent l’ordre de venir en

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