‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 253 sur 327 · Hùt, Pari v, l&Ù · texte numérisé non relu

Hùt, Pari v, l&Ù

& Wlietliarïistade, 307,

ÏÏK SLiriff? nos, atumuô d’uno maladie mortelle. Trai, 8e- *£, wï?™«5 d"-'i]K' f^f1 *ü ht P°r.Uir dmu I a grande m\h <k

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Mh. Lu lfjidümnm matin ils s futseinlilÈr eut An uniiM.... M

t (j HISTOIRE D'ANGLETERRE,

lamrnu ses richesses furent principalement distribuées mi donations rlimiiables ; une somme qui ne s'élevait pas h^inoins de quatre mille livres élu U réservée au soulagement des prisoimniô» indigents de la capitale , el FliûpiUil de Saint-Cross , dans le voi- « si nage de Winchester, existe? encore comme un monument dura- j ble de sa munificence L

La mort du duc et du cardinal enlevait h la maison de Lancaster ses deux plus fermes soutiens , etjMle éveilla r ambition de Richard, duc d'York, qui, par la ligne paternelle, doscenMl d’Edouard Langlcy, le plus jeune fils d’Edouard 111, et, du câb| maternel, était devenu, après la mort du comte de Mardi, 0(1 le représentant de Lionel, troisième fils du même monüM qm\ Mais, s’il commença dès lors b tourner ses regards vers!* trûne, il eut la prudence de cacher ses intentions jusqu’è ce que L incapacité de Henri, ou l'imprudence des ministres, lui oM une occasion de se saisir de cette proie brillante, 11 avait été nommé régent de France pendant cinq ans; mais le duc de Somerset, qui cherchait a hériter de l influence de ses parents, le cardinal et le duc de GlnucesLer, exprima le désir dé posséder g commandement, et York consentit avec répugnance a 1 écÎMÉngef contre lo gouvernement d’ Irlande. Cet affront lui resta sur jM cœur ; il commença h considérer Somerset comme un rival ; et, pour se préparer b la Lutte qui s’approchait, il chercha, par soit affabilité et sa munificence , h se concilier Vaffection des fc; landais.

Si Henri se félicitait d'avoir une femme aussi accomplie rt aussi belle, ses rêves de bonheur furent troublés par les mue mures du peuple. Ou disait que cette union avec Marguerite avait été achetée trop cher; qu’aucun ministre m pouvait être anh> risé à aliéner T héritage de la couronne ; el que la cession de l’Air jou et du Maine, ces deux clefs de la Normandie, eut raîuenu inévitablement la perle de toutes les conquêtes faites par le péri

1. Sun exécuteur tegiamenialto offrit au roi un présent de SdJOO ) • Eeun* r ce fusa en disant: H fui toujours un trt'&-btm rindt? pour moi de sou vivjin.

Oui- Dieu le récompense ! RranpUraé» *es intentions. Je ne veux pas prerwfl 7mi areént, Lu somme fut donnée ttux deux colleges tondes par tenu et b. Cambridge. Rladbm. S&l. U tnul se rappeler qiVil ne reç ut aucun xm< de l ardent qu'il prêta au roi : lé seul avamuge qui! en put tirer nantit été la confiscation défi gages ails n'cuüent point, rachetés, et le rcmMUrtgS 1 en or mJ lien d1 argent, Ainsi il demande que lé pu-ycimml sou luit eu or*

monnaie d‘ inglcterre do juste poids : mûrement je ne serai pas tenu de remci» l aucun deKdüs gages, quoiqu'on étire do faire ledit payement en urgent-* *

roi en conséquence ordonne nu trésorier d'effectuer le rembowsirtnent, * crt ii nos OüUSÜigéM. * 0/ ÜOHU. jv, 384r S4&

CIIAHiritK llflTIKMK. il7

(lu roi. Ces plaintes furent méprisées d'abord ; insensiblement clics devinrent plus vives cl plus fréquentes ; et Suflolk, pour sa propre sûreté, demanda à être confronté avec ses accusateurs en présence du roi. et du conseil [25 mai]. Sa requête fut accueillie; on entendit les plaidoyers des deux parties ; et le favori, comme on devait s’y attendre, triompha au jugement de Henri [l/juin]. On publia une proclamation qui déclarait que SuflTolk avait agi en lidèle et loyal serviteur, et qui imposait silence a ses accusateurs, sous peine de perdre les charges qu’ils tenaient de la couronne *. Les personnes qui possédaient des concessions de terres dans le Maine n'en mirent pas moins obstacle h la cession du pays : et Charles, fatigué des tergiversations du gouvernement anglais, résolut de couper le nœud avec son épée, et investit la capitale de cette province avec une armée [il mars Wr8j. Henri n était point en étal de recommencer la guerre: et l’évêque de Chichester se rendit a la hâte sur le théâtre des hostilités, livra toute la province h l’exception de Fresuoi, et obtint en retour une trêve de deux ans, et l’assurance que les donataires de la couronne d’Angleterre recevraient de la France une somme d argent égale h dix années de revenu dos terres qu’ils auraient perdues. En même temps, on fit une protestation oit il était dit que Henri ne résignait pas son droit h la souveraineté de cette province, mais seulement la possession actuelle, à condition que le père et l’oncle de sa femme en toucheraient le revenu 2.

Le Maine fut bienlûl rempli de troupes françaises, et le dur, alarmé de leur approche, représenta au conseil qu’on avait laissé tomber en ruines presque toutes les forteresses qui étaient sous «"■ commandement : que les trois états de Normandie, sous préicxie de pauvreté, avaient refusé tout subside: et qu'à moins dune grande et prompte assistance donnée par l'Angleterre, selon toute probabilité la province serait perdue. Toutefois*, Otaries ne laissa pas h ses adversaires le temps de donner cette assistance.

I «tait arrivé [24 mars] que des soldats, qui s’étaient re- •res du territoire cédé, se trouvant sans quartiers et sans subasiance, avaient surpris et pillé Fougères, ville de Bretagne, -omersol, sentant quelles en pouvaient être les conséquences, 86 “®,a lle désavouer cette action, et Cliarles, avec une égale

%m. xi, 173.

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Rot. Pari. ] |7.

5lè HiSTOmE D'ANGLETERRE,

promptitude*, demanda une réparation instantanée et salisfaisonle, Cependant, comme cette réparation U eût privé d’un prêter décent de guerre avant la fin de F armistice, il eut soin estimci les dommages h un million six cent mille couronnes, somme qu'il savait ne pouvoir être levee* tandis que les envoyés anglais faisaient dos excuses et des remontrances, Ponl-de-l1 Arche, forte resso h douze milles de Rouen, fut surprise par une petite bande dT aventuriers [48 mai], et la proposition fut faite de lechanger contre Fougères, Ceci pouvait s'accepter; maïs Findamnitéde seize cent mille couronnes continuait d'être demandés ei d'être refusée ; elle roi et le duc de Bretagne résolurent d'uiiir leurs forces et do chasser les Anglais du sol de la France, h campagne s'ouvrit par la prise de Yerneuil, grâce h la trahison d'un bourgeois [29 juillet 14491; bientôt apres, ©unois, appèli communément le bâtard d’Orléans, prit le commandement, cl dans l'espace de deux mois, la moitié de la Normandie fut en soc pouvoir. Le duc de Somerset, entouré de mécontents et de U très, hors d’état de faire face a l'ennemi, et n’ayantaueun secoue h espérer de l'Angleterre, fut forcé de s'enfermer dans ta eapitûk ot de contempler des murs du château la chute des forteresse d'alentour. Encouragé par les intelligences qu'il avait dans il place } Bunois approcha avec sou année : au bout de trois joursü décampa [18 ocu], fut rappelé par ses amis, et eut la satisfactitë de voir les murs escaladés par ses hommes entre deux tours <jt avaient été confiées h la garde des citoyens. Rouen eût été pn* ce jour-lhf si Talbot ne fût accouru sur le lieu avec sa bannière précipité l’ennemi dans le fossé, et passé les gardes au filjj l'épée. Maïs une garnison de douze cents hommes no pouvan; défendre nue vaste et populeuse cité centre une puissante arme au dehors, et contre un ennemi plus dangereux encore au dedans* Le duc, n’ ayant avec lui que soixante gardes, fut enlotf dans ïn rue par plus de huit cents citoyens armés qui le forcèrefl d'agréer k proposition de traiter avec Charles [18 oct.J* 1U convenu entre l'archevêque et le roi que Rouen ouvrirait sr portes, que les Anglais se retireraient avec tous leurs effets, t que ceux qui préféreraient rester ne seraient point inquiètes. Ml duc, toutefois, refusa ces conditions, et fut assiège dans la cifrj délie par les citoyens et les troupes françaises. Apres deux te* i tatives infructueuses pour obtenir les termes qu il avait rejeté*, consentit h payer cinquante-six mille francs, a remettre h F part des forteresses du district de Câux pour sa rançon et W

CtlÀPlTMK HUITIÈME,

de ses compagnons, et à livrer Talbot et plusieurs autres chevaliers en otage comme garantie de Ta ccom plissement tidèlo do ses engagements f/i nov.J 4,

ladin le ministère anglais ht une faible tentative pour secourir le due, qui avait fixé h Caen son quartier général; et sir Thomas Kyrielj ayant débarqué avec trois mille hommes [1er avril 1450] p[ tiré des garnisons voisines environ autant de soldais, s’avança pour rejoindre ce commandant Mais près do Fourmigny* il fut coupé par le comte de Clermont; et, après un combat de trois heures, ses troupes s'alarmèrent de l'arrivée d'une nouvelle arme sous les ordres du connétable de Franco. Quelques-uns trouvèrent leur salut dans la fuite : le teste, après une sanglante résistance, fui fué ou fait prisonnier. Comme c'était la première victoire qui, depuis bien des années, eût été remportée sur les Anglais en rase campagne, la nouvelle en fut habilement répandue dans toute la France, et fut reçue partout avec les plus vives acclamations de joie. Avranches, Buyoux, Yalügnes ouvrirent immédiatement leurs portes; le duc fut assiégé dans la ville de Uen, qui se rendit après qu’on y eut fait plusieurs brèches

juiiij; et on conclut une capitulation pour la citadelle, si elle tétait pus secourue dons un temps donné [ltr juillet]. Cherbourg restait saule aux Anglais : elle fui prise après un siège do courte durée [12 août] ; et dans l'espace d’un an et six jours, la !Wmandie, avec ses sept évêchés et coût forteresses, fut enlièremenl recouvrée parle monarque français1.

Charles, toutefois, no se contenta pas do la conquête de la .Normandie ; aussitôt, que Cherbourg se rendit, son année se mit *ii marche vers la Gùiennc. Les habitants étaient attachés par principe au descendant de leurs anciens ducs; mais l absence de secours et la menace tfun danger immédiat décidèrent les plus nehes ît go soumettre, comme le seul moyen de conserver leurs honneurs et leurs propriétés. L’Angleterre nYmvoya pas un homme a la défense du duché; on ne livra pas un combat pour épuiser les envahisseurs ; pas un gouverneur ne disputa aux ennemis le dépôt qu'il avait on garde. Toutes les forteresses se rentout l’une comme F autre, dès qu’il se présenta une force respectable. Avant Noël tout le territoire des rives de la Dordogne eLail tombé au pouvoir de Charles ; au mois d’août suivant, la

L Moüsl ni, m. Hui, lfl.% 164. WilL Wymst. m.

Sl-3^ Bail j 1B5, 166. Wilt. Wyrcest, m.

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