‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 259 sur 327 · CHAPITRE FllîïTIÉME* ggÿ · texte numérisé non relu

CHAPITRE FllîïTIÉME* ggÿ

roi! en fuite, tua leur commandant, et revêtit Par mure du ebe- V0ïier [24 juin]. Quand la nouvelle en parvint k Btaekhealh, les royalistes commencèrent a hésiter; les requêtes des hommes de Kent leur parurent plus raisonnables, et ils se demandèrent pourquoi ils combat iraient contre leurs compatriotes, qui avaient pris les armes pour la défense dos libertés nationales, A la persuasion des lords qui se défiaient ou feignaient do se défier de la fidélité de leurs troupes, Henri envoya à la Tour son Chambellan le lord Say* un des ministres les plus mal vus, licencia ses forces, et se retira au château de Konilworth. [29 juin.] Lord Scales, avec mille hommes, se chargea do défoudre la Tour; Gade reprit sa première position sur IHaekheath, et deux jours après [î^f juillet] sTe mpa ra d 0 S< n 1 thiV a rk 1 .

Le maire avait convoqué un conseil de ville dans lequel, après nu long débat, on résolut de ne faire aucune résistance [3 juillet], et dans l'après-midi Cade entra en costume guerrier, coupant de son épée les cordes du pont-levis sur son passage. Il maintint parmi les siens la plus stricte discipline, et le soir, pour prévenir tout désordre, il les ramena dans le bourg. 11 agit de la mémo manière lo lendemain [4 juillet]; mais il força îe marre et les juges de siéger à Guîldhall; et s'étant emparé de lord Say par des moyens qu’on ne dit pas, il le traduisit devant eux. Ou tendit immédiatement des arrêts contre le prisonnier, la duchesse de Stïffûîk, l'évêque de Salisbnry, Thomas Daniel et plusieurs autres qui, au parlement de Lcicester, avaient été désignés comme complices du dernier ministre. Heureusement les autres étaient absents. Lord Sày invoqua le privilège de la patrie ; mais il fui entraîné à l'étendard, dans Cheap side, et décapité sur-le-champ. Son gendre Cramer, shériiï du Kent, fut découvert bien têt après et subit le môme sort3.

U troisième jour on pilla quelques maisons , et les citoyens, craignant les mêmes violences le lendemain matin, résolu real, &vec l'assistance de lord Scales, de défendre le pont et de ne l'oinL admettre les insurgés [h juillet]. Code reçut avis de leur dessein , et il s’ensuivit, pendant la nuit, une lutte sanglante : hmlôt les citoyens, tantôt les gens de Kent eurent le dessus;

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