CHAPITRE HUITIÈME
ment de Calais, asile très-important on cas de malliem, fut ôté h Somerset* et donné* pour le même espace do temps, au duc d’York 1 ,
La maladie du roi no continua pas. Vers Noël, il recouvra la santé, et avec elle, l’usage de sa raison Quoiqu'il reçût le duc d’York avec sa bonté ordinaire, il mit ün au protectorat, et til sortir le duc de Somerset de la Tour [5 février lè55], D’abord ce seigneur donna caution qu'il paraîtrait à Westminster pour répondre aux accusations portées contre lui; mais sur son appel au conseil comme ayant été emprisonné sans capseiëgitime, il fut dispensé de ses obligations. Henri travailla avec ardeur ii réconrilier les deux ducs, [h mars.] Comme le gouvernement de Calais, qu’on avait retiré à Somerset et donné a York, paraissait devoir tire une source naturelle de dissension* le roi le prit pour Luimême, et les décida tous deux à soumettre, sous peine tf une amende de vingt mille marcs, leurs autres différends à la décision de huit arbitres qui présenteraient leur sentence avauL le 20 juin ,
W>rk, toutefois, n! avait pas l’in Lent ion d’attendre cette sentence ; mats il saisit la première occasion do se retirer de la cour, invita ses amis a le rejoindre dans les marais des Galles, ol sc ' ÎL bientôL à la tu t e do trois mille hommes, avec le duc do Norfolk, lo comte de Salisbury ot son fils le célèbre comte de War-
flotte se composait île luit grands vaisseau* pontés h LavaiiL partant KKlbutam**; huit chalands en portant 80, huit békndres 10, quatre pit-teun des erimda vaisseau* avait un capitaine. qui était cher a lier, uire un maître. Les diahmds et le» bélnndres avalent aussi des maîtres. Lu déponr choque homme était estimé à 3 pence par jour, sa W i} d r shijntigs par loois* Los bâtiments devaient être en mur depuis la Chain ^ la Snilî-MarUnî c*t dans le cas ou ils feraient quelques prises, lu n devait être divisée en deux moitiés, dont l'une appartiendrait nu* inuiquatiiers^rnjutxcs, matelut* et soldats; l' nuire devait être subdivisée en trois i YS,i deux devaient être données uux propriétaires des vaisseau *„ tÜîl j . ’ j,aTlil,es e| FPa«ea, et une aux oapitwnea, qui devaient en faire huit
ïbîd ilï l5ÜUr e ^uuiiuiickni en chef , et une pour chacun des autres.
ri.ll ^5r*,,Vr53*“as?* bt niort de Koiupè ♦ aiehevèquo de Oimlerbun ut 4T Ï , /-? don“a lüS sceauï à son grand rimît lu comte de Sshstaùrv, A¥P' @i 1^1. Voyez Eym. xi, 314*
*■%>. L Et dans riiprc-s-midï du lundi, In reine vint à lui,
iHir îi* imitr-1. al U SI r.T., .1 ,:4, - t i !..
J.,. .4 u.t qu il n avait pas su jusqu'il mx* m ou d était, tant qn-îl avait été malade, » Ibid,
rt'p'i arbitres étaient TtivGhsv&me de Cxntarhtuÿ, l'évêque
riwn?,-D “Ulî de Buckingham, les comtes de Wllishire et de W or ces ter. lo vicomie Hoaumoûi et Les lords Cromwell et S tour tou. Ibid. Le duc d’Eieter sortit ^ du château de Puntefrnct, où il était emprisonne. Rytu. xi*3lL}.
§•$ El ISTOlttE D+AÎSGLKTEKIïK >
wick, À cette nouvelle, Henri quitta Londres, et le lendemain de grand malin [22 mai], comme il entrait h Saint- Al ban s, \\ fut surpris dé voir les bannières des yorkistés qui s’avancaient vers la ville. Ils firent balte dans un champ voisin ; et après une pause de trois heures, ils envoyèrent un message au roi avec do taries pv oteslations d'attachement et de loyauté, mais demandant qu’on leur livrât immédiatement Somerset et ses adhérents, et déejatant qu’ils mourraient eux-mêmes, ou poursuivraient leurs ennemis à mort* Henri refusa avec fermeté, disant que% plutdt que d’abandonner aucun des lords qui lui étaient fidèles, il était prêt en ce jour b vivre et mourir avec eux 1 . )> Quoique les barrières b rentrée de la ville fussent vaillamment défendues par le lord Clifford, Warwick pénétra dans la me par les jardins, et ses troupes remplirent Vair des cris de un Warwick ! un \\ anvick* A ce bruit, V alarme se répandit parmi les royalistes; les barrières furent abandonnées; les yorkistés s’y précipitèrent, cl remportèrent la victoire.
Henri s'était réfugié dans la maison d’un tanneur, où le duc le visita immédiatement : il fléchit le genou avec une apparente Humilité, engagea le roi è se réjouir de ce que le traître (voulant dire Somerset] avait eu ce qu’il méritait; el le prenant par la main , il le conduisit d’abord h la châsse de Saînl-Alban, puis h son appartement dans P Abbaye. Il parait que la bataille fut gagnée par les archers. Henri fut blessé au cou, le duc de Buckingham et lord Dudley au visage , le comte de Stafford au bras, tous par des flèches* Le duc de Somerset, le comte de Nmlluunberland et le tard Clifford furent tués; et des qudls tombèrent, leurs hommes jetèrent bas les armes et s’enfuirent** Quelques écrivains nous disent que le nombre des morts s’éleva b plusieurs milliers ; mais une lettre écrite trois jours après la bataille ta vêduit a cent vingt, et sir William Stonor, intendant de l’Abbaye a cette époque, paraît l’évaluer' plus bas encore3.
L’infortuné Toi , au pouvoir et h la merci de ses ennemis , fut forcé de prêter la sanction de son autorité aux actes même qui le privaient de sa liberté. Quand ta parlement s’assembla [9 juillet].
L Whtïllium. 353* SlowT 308,