CHAPITRE HlJlTlÉMË
plusieurs reprises au duc d’York ses plaintes et ses intentions. Enfin îe duc de lhickîflghamT comme orateur delà chambre, récapitula tous les délits réels ou supposes dont ce prince avait été accusé ; et lorsqu’il cul achevé, les pairs, tombant b genoux, supplièrent le roi de déclarer qu'il ne ferait plus grâce au due ni ?i aucune autre personne qui attenterait aux droits do la couronne yu troublerait lu paix du royaume* Henri y consentit ; et le duc d’York renouvela son serment de fidélité, et on donna au roi une copie signée dé sa mai n. On en exigea autant du comte de Warwick. Enfin tous les lords s’engagèrent à ne jamais recourir a la force pour obtenir réparation, mais a s’en remettre de leurs querelles à T équité du souverain 1.
En conséquence de celte résolution, Henri, qui depuis longtemps était le seul homme de ses étals qui se conduisît avec impartialité; travailla h calmer le ressentiment dos deux partis, et il finit par avoir lieu d’espérer que ses efforts seraient couronnés d’un succès complet. D’un commun accord , ils se rendirent h Londres avec leurs troupes * Les royalistes logèrent hors des nmrsf les yorkïstes en dedans [W janvier i^i&S] ; et le maire, h i-i tête rie cinq mille citoyens armés, se chargea de maintenir la paix. Le duc assemblait tous les mat ins ses partisans aux Black- Kriais : leurs résolutions étaient communiquées par le primat et les autres prélats aux royalistes, qui se réunissaient toutes tes après-midi aux Wlute-Priaxs; et ce qui sYtait passé dans le jour était soumis le soir au roi, qui résidait a Berkharnsfead avec plusieurs des juges. Enfin, comme arbitre entre eux, il prononça sa sentence [24 mars], à savoir que dans le cours des deux années suivantes, il serait fondé une chapelle aux frais du due d’York et dos comtes de Saüsbury et de Wanvick, pour les âmes des trois tords tués à b bataille de Somt-Atban's ; que ceux qui avaient péri, et les lords qui avaient été cause de leur mort, seraient réputés fidèles sujets; que le duc d’York payerait h la duchesse douairière do Somerset et a ses enfants la somme de cinq mille AtaRfï et lo comte de Warwick celle de mille marcs au tord Clifford; et que lo comte de Salisbury remettrait à I’ercy, lord Egreuiüüt, tous les dommages qu’il avait obtenus contre lui pour
v u 1®- ce qu’on Ut sur \c& rôles, v, 3-17. Nus chroniqueurs disent qu'Yurfc, ^Uroury etWarwwdt étaient arrivés près, do ('oyentry , lor&mrils reçurent nvis Mf10 Conspiration Contre leur lie* et Qu il» Auifulrcnl imtnétSjiiteiijent , Y ork à ^IgUiOre, Sulisbury il Middteh&m et Wanvick ù Calais. Ftib, JC2. Stem, 403»
2- Lt? dite dYark Savait que 1-10 chevaux, îe nouveau doc de Somerset SCO ^ Copatede Salisbury 400, outre 80 rhcvuliiMI» et écuyers. ** Lrtiert, î, 15]
toi) UlffTOlUK liVkNGLKTKIUtti.
v#$.d» fait, î| condition que ledit lord Egromont proudraii un engagement suffisant de garder la paix pendant dix années L U lendemain | "25 mars], Henri, suivi de toute sa cour, se rendiL pro* ce&sîomicllcmenl h Saint-Paul. En témoignage de leur réconciliation, la reine était conduite par lo duc d’York; et les lords de chaque parti mardi nient devant eux, en se donnant le bras comme des amis al des frères. C'était pour les assistants uu spectacle qui semblait promettre la paix et la bonne Harmonie; mats aucuns cérémonie extérieure ne pouvait éteindre l'ambition cl la vengeance qui couvaient toujours dans leur sein
Lo roi* peu de temps auparavant, avait retiré la garde défi mer au dur d' Exe 1er, et Lavait donné pour cinq ans au comte do, Warwick Son but était probablement d’attacher au Irène ce set* gneur entreprenant, ou dé le tenir h distance de scs confédéré. Au mois de mai [29 .< la nouvelle arriva à Calais, qu'une flotte étrangère de vingt-huit voiles avait été rencontrée en mer; et Warwick, avec son intrépidité caractéristique, se htUa de l'aller attaquer avec cinq grands vaisseaux seulement ot cinq petits. U bataille dura depuis quatre heures du matin jusqu'à dix; et b> Anglais, quoiqu'ils eussent capture six voiles, furent forcés ih* rentrer a Calais avec une perle considérable 3. La flot Le ou du moins les marchandises appartenaient aux citoyens de Lubeck, qui jusqu'alors avaient fait leur commerce sous la foi des traités avec r Angleterre . Sur la plainte des parties lésées, ou nmnm une commission [31 jiïjîUet] pour^onquévir des causes d*Fèi|ii*i gement; et en conséquence Warwick fut somme de venir au conseil h Westminster L Un jour [9 nûy.] qu’il sortait de la cour, uni? querelle s'éleva entre un de ses gens et un des domestiques du roi: peu h peu lo tumullq devint plus alarmant; et le comte crut ou feignit de croire que sa Vie était en danger, il courut an nord consulter son père le comte do Salisbury et le duc d'\ork; et ayant arrêté avec eux le plan de ses opérations futures, il retourna h Calais prendre son commandement \
L'hiver m passa en préparatifs pour la lutte qui allait avoir
1 Elle est donnée tout au long dans Wh^thamstedi» , HH- liR. Veye* nm* Rot. Part, y T 347.
5, Fnb. l+) l. Molinsbed, 64? - Hall, t”;?,
U, Jotm JeminRÎiHm , qui «tait à la bataille, contint 3tf la défaite On ^ qu’il n*y ,1 pra eu une ni grande bétaSge s ir nui depuis quarante lard*; et, 'llJ foi, mm fûmes bel el bien IniUus. Fwin** htttw, it ICI.