‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 267 sur 327 · Uytiv xi · texte numérisé non relu

Uytiv xi

j. Hall, Yiï, vni

CHAPITHK IJLTnÈaiE. Mj

lifliK Les trois lords sollicitèrent activement rassis lance de leurs partisans; et Waiivick, en particulier, appela sous sa Baumëré Mf vétérans qui av aient servi dans les dernières guerres de Normandie et de Guienne. Lu cour distribua avec profusion dns coltiers de cygne blanc, emblème du jeune prince, ci par îles le lires sous le sceau privé inv ita les amis du roi a le rejoindre en armes ilflTis la cité de Loir es 1er 1 [10 mai $ÿÔ9]. La dissension ne s’arrâlait plus aux hautes classes : elle divisait presque toutes les familles de la nation; elle avait pénétré dans les couvents des mornes et dans les cabanes des pauvres. Un parti soutenait que le duc d’York était un prince outragé qui, ainsi que ses alliés, Hait foulé aux pieds parles mignons de la cour, et forcé de s’armer pour défendre sa vie : 1 autre le déclarait uii traître, qui sous |le faux prétextes cherchait à se placer sur le trône, et. qui devait ii la démence du roi une vie dont les lois Finiraient déjà prive2. La plus grande partie de l’été se passa sans événement importait* Enfin le comte de Salïshury quitta son détenu de Middleham pour se joindre au duc d’York sur les frontières de Galles. Le tord Àudley, avec dix mille hommes, se mît entre eux a Bloreliralb dans le StaJfordshire. Salisbury, dont les forces étaient peu considérables, feignit do fuir [53 sept.] ; les royalistes le poursuivirent en désordre ; et dès qu’une moitié d’outre eux eût passé mi torrent rapide, les fuyards se retournèrent, tombèrent sur les assaillants dans le vallon, et remportèrent aisément une victoire complète. Audley resta sur le Champ de bataille avec plus de deux nulle hommes ; le lord Oudley fut pris avec beaucoup dedievalierset d’écuyers. Le comte mena ses troupes, sans plus être inquiété, a LudlüvVj ou il trouva le duc d’York, et fut, peu de jours âpres, rejoint par sou fils, qui venait de Calais avec un corps nombreux de vétérans sous les ordres de sir John JJIount et de sir Andrew Troll op 3.

Le roi était h Worcesler avec une armée de soixante mille hommes, et avait envoyé l’évêque de Salisburv a ses adversaires ftVec des offres de réconciliation et de pardon, s’ils voulaient se soumettre dans l’espace de six jours. Ils répondirent qu’ils n’avusieut aucune confiance en ses promesses ; que ses amis, cotnp- ! tint sur leur propre faveur, transgressaient ses ordres; et que,

b Fvnn, I, 175,

Vont. Croyi, t} 539. Wheflutm. 451.

Hall, 173. iStow, 405, XVhelliani, 445, Pot, Part* v, 38t.

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i'au dernier, le comte de Warwick avait failli perdre la vie pu leur trahison* Il avança jusqu'à Ludiford, a un mille de leui camp [10 ocl-] ; et alors ils lui envoyèrent, un second mesp^ déclarant que, s'ils avaient pris les armes* c'était uniquermmi pour leur propre défense; que, bien qu'ils eussent pu se venpr de leurs ennemis, ils s'en étaient abstenus par respect pour lui; et que même a présent qu'ils s'étaient retirés jusqu'aux fronlièra de son royaume, ils avaient résolu de ne tirer l'épée contre lue souverain, que s'ils y étaient forcés par la nécessité * [13 o<:L les yorkîsles étaient retranchés derrière plusieurs batteries* canon qui ne cessaient de tirer sur l’armée royale. Pour soutenir le courage de ses gens, le duc avait répandu le bruit que iïm était mort la veille; et le matin il avait fait chanter une UK» pour le repos do sou âme. Mais, le même jour, dans V après-midi sir Andrew Irollop, maréchal do V armée, qui, bien qu'attaché ï sou souverain, avait jusqu'alors été séduit par les beaux dise» des insurgés, découvrit l'objet réel du duc* IL n'hésita pas un ifl» ment; et emmenant ses vétérans, il alla offrir au roi ses servie* La méfiance et la consternation se répandirent aussitôt dans loin! le" camp; et vers minuit, les lords confédérés s'enfuirent pft cipitam ment au centre des Galles* Là ils se séparèrent [2 nowj York avec uri do ses dis lit voile vers l’Irlande; les autres accor» pognèrent Warwick dans le Devonskire , d on il retourna i Calais2*

Cette victoire, qui (l'avait point coûté de sang, fut des pii agréables au cœur compatissant de Henri, qui, le lendemain W tin, accorda une amnistie aux insurgés abandonnés par \m chefs, et convoqua un parlement h Co venir y* La principale ccc* patron de ce parlement fut de porter une sentence de imluscontre le duc et la duchesse d'York, et leurs enfants les cami* de Mardi et de Ruüiàd ; contre le comte et la comtesse de Sait bury, et leur fils le comte de Warwick; contre le lord Clin tour quelques autres chevaliers et écuyers 3 [20 nov.J. Ce fut avec du» leur que Henri acquiesça h cet acte de sévérité. Quand on le b en sa présence avant la dissolution, ü insista sur l'addition d'uni clause qui Lui permît de soustraire à VefTet de cette sentence tois ceux qu'il jugerait convenables, et il refusa son assentiment à i

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