‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 268 sur 327 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

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partie1 de l’arrêt qui Confisquait les Meus de lord Pûuis et de deux autres, qui s'étaient remis b sa merci le lendemain matin de la fuite de leurs chefs F

Bans cette situation désespérée, les espérances et la fortune des ÿorkîélés reposaient sur les talents et la popularité du comte de Warwirk, b qui, par une erreur des plus fatales, on avait permis de conserver le commandement de la flotte et le gouvernement de Calais. Il fut alors remplacé dans tous deux ; dans le premier par le duc d1 Exe 1er, dans le second par le duc de Somerset. M tus quand Somerset se prépara h entrer dans le port, il fut repoussé par le feu des batteries; et dès qu’il eut débarqué b (itiisnes, ses vaisseaux furent emmenés par ses propres matelots it leur commandant favori h Calais [1er juin 1460]. Ce fut une acquisition importante pour Warwick, qui, taudis que Somerset et ses vétérans étaient retenus dans rinaction b Guisnes, surprit ibtix armements successifs fait pat' les royalistes dans les ports du Kent* Il fit môme voile jusqu'b Dublin pour concerter ses me* Sûtes avec le duc d'York, et h son retour, il fut rejoint par le duc d’Exeter ; mais ce commandant, alarmé du mécontentement que manifestait sa flotte, entra b Dartmouth, et Warwick alla retrouver ses amis a Calais tt,

U résultat de la conférence de Dublin fut bientôt dévoilé* On envoya des émissaires b tous les amis du parti, pour leur dire da sc tenir prêts b agir, et on répandit le bruiL que Henri n’avait pas donné son assentiment b l'arrêt; qu'il était toujours convaincu de d'innocence des exilés, et qu'au lieu d'ôire libre il était rcteïui captif aux mains d'une faction. En même temps, on Ht Circuler un appel fait b la nation par te duc d'York, dans lequel H énumérait tous les fardeaux qui pesaient, disait-on, surle j>eupk; il accusait les comtes de Shrewsburÿ et do Wütshire et le kfd Beaümonl de guider le roi contrairement b ses propres mté- ™s; il se plaignait de l’ arrêt rendu contre lui et ses amis ; afiiratoll qu'on avait écrit au roi de France d'assiéger Calais, et aux Mandats de chasser les Anglais, et déclarait que les lords fugitifs Paient de fidèles sujets, et qu’ils avaient l'intention de prouver

t- ifof, Pari t 3.jU. Whetlmiu. 4fiiî.

l *i iMTcûst- Tî8, 17£ï, WtiüLÈLiimsteclc?, 470. Diras une du cea expédition», le ‘>r«! Hivers fut surpris au lit <■ 11 fut amené à Calais et devant les lords avec cent b* my lord à? Saltshury le rcpriin radn, eu T a ppc Luit fils de ■"itHMjf d’avoir été risse* Insolent pour l'appeler traître, ainsi que ces antres on reconnaîtrait en eux de fidèles hommes liges du roi, lorsqu'un lui où reconnaîtrait un traître, » Fsnn'* Let têtu, i, 187.

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leur innocence devant leur sauverai n 1 * 3 [5 juin]. Ce manifeste fut suivi de l'arrivée de Wanvick % qui. avec quinze cents hommes, débarqua dans le K ont, comté très-attaché h la maison d'York. H fut rejoint par le lord Cobliam, qui devait sa dignité à la faveur du duc pendant le protectorat, et par la plupart des gentils* hommes voisins. A mesure qu'il avança, son armée se grossii, et monta a vingl^einq mille hommes, quelques-uns disent à quarame mille; Londres ouvrit ses portes [2 juillet], et le comte, allant «l rassemblée. du clergé, affirma sa loyauté sous sermenl, et décida cinq des évêques h l’accompagner, dans le but de !c présenter à son souverain. Henri avait rassemblé son armés a Coventry, et avança jusqu'à Yorlhamplon , où il se retrancha 1 fl j ni Ilot p 1 ,es royal istes aemblaien t sù rs de la victoire ; itist ils furent trahis par îe lord Grey de ïtuiliyri f qui, au lieu de ^ fendre son poste , introduisit les yorkîstes au milieu du camp Quoique le combat rieêt duré que peu de temps, le duc de Biià* ïngham, le comte de Shrowsbury , lord trésorier, le vicomte üêAumont, le lord Egremorit, furent tués avec trois cents chevaliers et gentilshommes^; car c’était depuis longtemps la politique de Wiirwick do donner à ses soldats l’ordre d’épargner 3'! peuple et de refuser quartier à la noblesse. Henri se retira dm sa lente, ou H reçut des vainqueurs toutes les démonstratif possibles de respect : la reine el son fils s’enfuirent vers Ohcstor, et, quoique pillés par leurs propres serviteurs, ils gagnèrent b' Galles, et de là, apres mainte aventure, firent voile vers fun fte ports do l’Ecosse :L

Le monarque captif fut conduit à Londres. Mais- quoiqu’il ffll entré dans la capitale en grande pompe, le comte de Warwicki cheval, tête nue, et portant l'épée devant lui, il fut forcé de donner la sanction de son autorité aux mesures que les vainqueur* proposèreul, de publier des ordonnances approuvant la loyaux de ceux qui avaient porté les armes contre lui, et de convoquer.^ parlement, sous prétexte de calmer les dissensions qui régûàP entre les deux partis. A peine ce parlement avait-il annulé y les aclos passés dans le dernier tenu à Coveutry 4, que le éw

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