‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 269 sur 327 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

ÆTork en Ira dans b cité [10 octj avec uuü escorte dé quinze eaots cavaliers, et, allant à Westminster, pénétra par la salle dans la chambre, et se tint quelque temps la main pesée sur le ibne. 11 parut aux spectateurs a Ltendre l'invitation de s'y placer, liais toutes les voix restèrent silencieuses. 11 se tourna , et examina rassemblée, et alors le primat se hasarda h. lui demander s’il voulait visiter le roi, qui était, dans l'appartement de la reine1, * Je ne connais personne dans ce royaume, répliqua-l-il, qui m doive plutôt me visiter; » et quittant la chambre, il s'appropria la partie du palais qui avait été habituellement affectée au logement du monarque *.

C'était la première fois que le duc avait publiquement élevé cette prétention ; mais, quoiqu'il tôt réellement en possession de l'autorité royale, le peuple n'ëtait pas disposé à priver Henri de la couronne, Le caractère doux et inolfensilduroi intéressait fortement en sa faveur. Sa famille était assise sur le trône depuis Ibis générations ; il l'occupait lui-même depuis trente-neuf ans ; h plupart de ses adversaires devaient leurs honneurs, beaucoup d' 'entre eux leurs domaines, à sa générosité. York lui-même , on héritant du comte de Mardi, dont il se réclamait , avait juré k%uté et faiL hommage a Henri ; lorsqu'il accepta le gouvernement de In Normandie, lorsqu'il fut nommé lieutenant en Irlande, lorsqu'il fut élevé au protectorat pondant l'incapacité du roi, il bvu.it 5 sous son sceau et sur les rôles du parlement, reconnu Puur souverain, et dermèvemeni , il avait juré à plusieurs reprises, sur l'hostie, de lui être fidèle, de le maintenir sur le trône, Mtnênie d'augmenter, s'il était possible, la dignité royale. Pour fraisons, beaucoup de ses adhérents ne voulurent jamais croire Tie son intention fût de détrôner Henri, et lorsqu'il eu fil la tentative, il vit soudain ses espérances se briser contre leur apathie w contre les murmures du peuple 1.

Le neuvième jour de b session [16 oct.J, le duc d'York remit pflîson conseil ii l'évêque d'Pxeter, 1e nouveau chancelier, un

itojm cela était vrai dans vepeiidfiiH il «si à remarquer que

^ shtirids Bollicitèrénl un bill d'indemnité , non pour avoir envoyé de faux ojéquelques écrivains l’oni imaginé, üïliïs pmir avoir tejau lea élevions fDtiformêmem a l'ordonnança, après que l'année de leur t’harge était expirée, cütitmtreuienL au statut de la vingt-treisièmo année du règne. Ibid ’A$ 7,

** Wiuîtîmm. 483* Wy rcest. 483.

Et illo die paud dombïonjm sîbi faveîmiït aed sohiiuinodo ubseutubaut. jjvîtceKt- 1B4. Üœpit protiniis status a umts et gt&dus, «tas et aêxaa, ordo et eenqn|& contra eut» iniirmimintèr agere. Whellmin. 485.

HISTOIRE H'ASftLETERRE,

exposé de ses titres à la couronne, el demanda une prompte r* pense* Les lords décidèrent qtté, puisque tout bùmm&qui s’adres soit h cette cour, qu’il fût de haute un de basse condition, avait 1» droit d'êlre entendu, on lirait la pétition du duc, mais qu'on ai ferait aucune réponse sans le commandement préalable du m Hans cet écrit 5 après avoir fait dériver son origine de Henri H! par Lionel, troisième fils d’Edouard lit, ü établissait que, lors d: l'abdication du Richard ü, Henri, comté do Derby, fils dé Jean de Garni, frère cadet dudit Lionel , était , contre toute espèce è droit, entré en possession des couronnes d’Angleterre et dt France et de la seigneurie d'Irlande, qui, par la loi, appartenait h Roger Mortimer, comte de Mar ch, arrière-pot i Mi is dudit sir lit nel : d’où t] concluait que, par droit, loi eL coutume, lesdîLes couronnes et seigneurie lui appartenaient mnintenont h luî-mèrrn comme représentant la Ligne de Roger Mortimer, de préfèrent à tout autre, qui ne pourrait les réclamer que comme descendant de Henri, comte de Derby ’ .

Le lendemain [17 ocL], Richard demanda une réponse imitio* diale, et les lords résolurent if aller trouver le roi et de prendfl ses ordres, À la première ouverture qui lui en fut faite , Herni répliqua ; « Mon père était roi ; son père aussi était roi; j’ai port quarante ans la couronne depuis le berceau ; vous m'avez jur? fidelité comme h votre souverain, et vos pères en ont fait autant k mes pères. Comment donc peut on me contester mon droit2? i En terminant, il recommanda ses intérêts à leur loyauté, el kifl ordonna de « chercher h trouver, autant qu'il était eu eux, toule les choses qui pourraient être objectées el opposées h la réclam»* lion et au lilre dudit duc* n Le jour suivant [18 ocl.], les iorâ firent venir les juges, et leur commandèrent de défendre de km mieux les droits du roi. Ils demandèrent, toutefois, qu on les en dispensât Leur office tf était pas de servir de conseil outre te parties, niais déjuger conformément à la loi les matières qui leur étaient soumises. La question actuelle était au-dessus dos lois: il no leur appartenait point d'en connaître; elle ne pouvait êltï décidée que par les lords du sang royal el la haute cour du parlement* Alors on donna l'ordre aux avocats et procureurs dt roi de comparaître ['20 ocl.] : üs présentèrent aussi leurs excuse* [22 ocl*], qui, cependant, no furent point admises, parce qttë leur office les obligeait k donner leurs avis b la couronne,

1* Wfoüiûftu 375*

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