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Après plusieurs discussion s T dans lesquelles chaque lord donna son opinion ayee une liberté apparente , on envoya au duc les objections suivantes : 1" que lui et les lords avaient juré fidélité à Henri , et qu’en conséquence leurs serments les empêchaient, Un de faire valoir sa réclamation , et eux de l'admettre; 2° que beaucoup d’actes, passés dans divers parlements des ancêtres du roi, pouvaient être opposés aux prétentions de la maison de Ciaronce, lesquels actes » avaient eu autorité pour détruira toute espèce do titre ; a 3* qu’il avait été fait plusieurs substitutions de k couronne aux héritiers mâles, tandis qu’il ne réclamait que comme descendant des femmes; h43 qu’il ne portait pas les armes de Lionel f troisième fils d'Edouard I II , mais bien d'Edmond , le cinquième fils ; et 5* que Henri IV avait déclaré qu’il prenait possession du trône comme véritable héritier de Henri III. Aux trois premières abjections, le conseil du duc répondit que, comme la priorité d’origine était évidemment en sa faveur, Ü s’ensuivait que c’était lui qui avait droit à la couronne t droit qui ne pouvait être détruit ni par des serments, ni par des actes du parlement, ni par des substitutions; que la seule substitution faite à l'exclusion des femmes était celle de la septième année du règne de Henri IV, et qu'on n’y aurait jamais pensé, si ce prince efit réclamé la couronne d'après la loi coutumière des descendances ; pe la raison pour laquelle il n’avait pas pris jusqu'alors les armes de Lionel était la même que celle qui Lavait empêché de réclamer la couronne, te danger auquel une telle démarche l’aurait exposé; et enfin que, si Henri IV s’était déclaré l'héritier légitime de Henri 111, il avait affirmé ce qu’il savait n’ètre point vrai. Comme, toutefois, ses adversaires s’appuyaient principaletaent sur les serments qu’il avait prêtés, et que l’on prétendait devoir cire considérés comme la renonciation b son droit de son propre fait, îî soutenait qu’aucun serment contraire k la justice et a ja vérité ne lie; que la vertu d’un serment est de confirmer la vérité et non de la combattre ; et que, comme l'obligation imposée par les serments est du ressort des tribunaux spirituels, fi tlait disposé à répondre dans toute cour de celle nature à tout koimim qui opposerait son serment k sa réclamation.
Enfin les lords décidèrent que îe titre du duc d’York ne pouvait être invalidé [2ô oct.J; cependant ils refusèrent de faire un pas de plus, de détrôner le roL Pour «sauver leurs serments et décharger Jours consciences, » ils proposèrent un compromis, 'ïue Henri possédât la couronne jusqu’à la fin de ses jours , et
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que le duc oL heritiers tuf* succédassent h la mort de Henri, Les deux parties y consentirent. Le duc et ses deux fils, les confies de Match et de Rutlond, jurèrent de ne point inquiéter le roi, mais de le ma in ton ir sur Le trône, et Henri donna [31 uct] L'assentiment royal an Liill qui proclamait le duc hcr Mer présomptif, allouait eu conséquence certains domaines n lui et a ses fils, et déclarait crime de haute trahison toute tentative contre sa personne. Lors de la conclusion de celte importante affaire , Le rot, La couronne sur la tôle et accompagné du duc, comme hcrilicr présomptif , alla h cheval en apparat h Saint-Paul rendre gr Aecs h Dieu 1 .
Mais quoique l1 infortuné monarque eût consenti a sacrifier Lee interets de son fils, ils n en furent pas moins soutenus par la reine et par les lords restés toujours fidèles à la maison de Lancasier. Lecomte de Northiimberbnd, les lords Clifford, Dacres et Xevilii?, rassemblèrent une armée a York ; et le duc de Somerset et le comte de De van se joignirent h eux avec les tenanciers de leurs confiés* Cette union alarma le parti victorieux ; York et Salisbury accoururent pour prévenir leurs desseins [8 déc, J ; et quoique Somerset eût surpris Pavant -garde des yorkisics a Worksop, ils atteignirent avant Noël le fort château de Saudal [21 déc. J. Soit que le duc d'York eût été obligé d'envoyer au fourrage des détachements considérables, soit que son orgueil ufi pût supporter les railleries de ses ennemis, il les combattit avec dos forces inférieures, près de Wakelield, et fut ou tué dans le combat, ou pris et décapité sur le lieu môme [311 déc*j. Deux mille des siens et la plupart de leurs chefs restèrent sur le champ de bataille; et le comte (le Salisbury fut pris pendant la nuit, et eut la tète tranchée le lendemain h PontefracL Mais personne ne fut plus regretté que le comté de llulland, qui venait d'atteindre sa dix-huitième année 2. Accompagné d’une personne aux soins de Laquelle il avait été confié, Ü s’enfuit du combat, mais il fui
I . JÏO/, ParL 373-333. IV apres t! histoire de cette discussion, tdje qu’elle est enregistrée sur tes rdles, il est clair que les sentiments et les opinions des tord» étaient favorables h Henri. Le defeut originaire de su descendance avmt ete suppléé par le consenLütiient de la nation* la possession paisible de La eourüiine p sa famille iKitdant soixante ans h et les nombreux serments de hieüte proies nwr tous, mémo par son compétiteur. Au eu ne considération ne put les décider 8^ détrôner : tout ce que put leur urnnrher le parti victorieux* fut un oomprtïttus cnn lui assurait la ruurounc sa vie durant, et ensuite lota.it a son tiw, o, qui' i ihn vident jn ni aïs, jure fidelité, et la donnait à nue autre branche do ni lalin royale.
s!. Il éntiL né le 17 miü 14 13. Wyrpesl, U!--