CHAPITRE NEUVIÈME, &ÎÜ
combien il était contre nature h lui de combattre son frère, et de soutenir U cause d’une famille dont la prospérité dépendait de la destruction de la sienne. Ces suggestions ne furent pas perdues pour un esprit déjà disposé a les recevoir ; et le duc trouva, dit- on, le moyen d'assurer à Edouard, que, lorsque F occasion s'eu offrirait, il se montrerait sujet loyal et parent affectionné C
La conduite de ce prince, durant cet intervalle, est presque inexplicable. Si nous exceptons F exécution de quelques-uns des partisans de Warwick et le bannissement de quelques autres, il ne pril aucune précaution pour détourner Forage qui s’approrhatt, il ne Fit aucun préparatif pour l'affronter. Son temps su passa en galanteries et on amusements ; les deux frères du Warwick rentrèrent en faveur; et F un d’eux, le marquis Mon Laguo, fui honoré de là confiance royale Dans de pareilles circonstances, nul autre que F infatué monarque ne doutait du résultat, si Warwick effectuait un débarquement* Ce seigneur avait toujours èic le favori du peuple, son exil l'eu avait rendu F idole ; il n’y avait de populaire dans les villes et les villages que les ballades pi retentissaient de ses louanges ; et chaque spectacle ou exposition publique faisait allusion à ses vertus et à ses malheurs. Mais si Edouard était indolent, son beau-frère, le duc de Bourgogne, était actif. U envoya des émissaires a Calais pour surveiller la conduite de Vauclerc; se plaignit au parlement do Paris de la réception qu'on avait faito a son ennemi ; chercha par des menaces et des préparatifs de guerre h intimider Louis; saisit toutes les marchandises françaises sur sou territoire comme indemnité des prises faites par Warwick ; et envoya une puissante escadre bloquer l'embouchure de la Seine. Mais une tempête dispersa les vaisseaux bourguignons; et le lendemain matin, les exilés, sous la protection d'une Hotte française, levèrent Faixcre, et traversant la Manche* débarquèrent sans opposition a Plymouth et k Dartmouth I. * 3 [15 sept.].
L'imprudent Edouard avait été attiré jusqu'à York par l'artifice du lord Fitzhugh, beau-frère de Warwick, qui feignit d'ex-