‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 289 sur 327 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

Tengageah imiter la dissimulation et le parjure de ce monarque. 11 produisit un prétendu sauf-conduit du comte de Northumberland, protesta qu’il ne venait pas réclamer le trône, mais i’ héritage de feu son père, le duc d’York, porta h son bonnet une plume d’autruche, emblème d’Edouard, prince lancastrien de Galles, et ordonna aux siens de crier a Vive le roi Henri ! » dans chaque village et ville par où ils passeraient. Aux portes dTork, et ensuite a l’autel do la cathédrale, il fut forcé d’abjurer sous serment, en présence de la commune et du clergé , toutes ses prétentions à la couronne [18 mars]. Une telle réception n’était pas faite pour flatter ses espérances; mais il jouait sa vie sur le résultat: il résolut de pousser en avant , et la hardiesse et la décision qui distinguèrent sa conduite, et qui contrastaient avec l’inactivité, la timidité et l’irrésolution de ses adversaires, justifient le soupçon qu’il avait des ressources et était encouragé par des promesses que nous ignorons. A Pontefract était le marquis Montagne, avec une armée suffisamment nombreuse pour écraser les envahisseurs. Une courte correspondance s’établit entre Edouard et ce commandant. Le premier passa h quatre milles du quartier général de son adversaire [20 mars], et pas une épée no fut tirée pour empêcher ou retarder sa marche. Mais le ruisseau , dans son cours , se grossissait des tributs do torrents sans nombre : h Nottingham , l’exilé se vit h la tète de plusieurs milliers d’hommes, et dans ses proclamations il prit le titre de roi, et somma tout sujet loyal d’accourir au secours de son souverain. Clarence jota aussi le masque. Il avait levé un corps nombreux d’hommes en vertu d’une commission de Henri; il leur ordonna do porter la rose blanche sur leur gorgerin !, et rejoignit son frère près de Coventry, où les comtes de Warwick et d’Oxford avaient concentré leurs forces. La bataille et la réconciliation qu’offrait Edouard furent obstinément refusées, et les yorkistos *o dirigèrent en diligence sur la capitale , qui avait été confiée aux soins de l'archevêque. Ce prélat commençait déjà à chanceler. Lo matin |11 avril], il conduisit Henri, décoré des insignes de la royauté, dans les rues de la cité : l’après-midi, il ordonna a l’assesseur Urswick d’admettre Edouard dans les murs par une poterne. Il fut allégué h sa justification que le parti de la maison d \ ork avait pris le dessus parmi les citoyens; que les plus riches marchands étaient créanciers d’Edouard; que son affabilité et scs

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gracieuses manières lui avaient fait beaucoup tfnnte, et «je te sanctuaires contenaient deux mille de sés adhérents , prêts , mi premier signal , îi tirer l’épée en sa faveur. Quoi qu d eu soit, l'archevêque s’assura du pardon pour lui-même, et ruina lae»u» de ses frères i.Wnnvick et Montagne suivirent leur adversaire* espérai) t le trouver devant la capitale ; mais Edouard, cra^mrn

les lancastriens qui étaient au dedans des moi s , a qui a dia tentent [13 avril], et emmenant Henri, il s avança jusqu, liarnet è leur rencontre. Chirence, qui éprouvait quelque, mords du rôle qu’il avait joué, envoya offrir “ médiateur entre son beau-père et son frere. « Allez dm, a votre maître, répliqua le comte indigne, que W anuck , MU»*parole, est un homme meilleur que le faux ot parjure Üaien ,t .

Il en avait appelé h son épée : il ne voulut admettre aucun autre

arbitre entre lui et ses ennemis*. ,

Ce fut le soir de la veille de Pâques que les deux animes so touvèvenl en présence : avant le lever du soleil, le lendemain, che&Wavaienl rangées en bataille [IA avril]. remarquable par ses conséquences pour les partis rivaux qui J Sa des morts ou l'opiniâtreté des combattants; ma» « sérail prendre une peine inutile que de vouloir la décrue d après les relations incomplètes et contradictoires iuia^g| nues. On convient qu’elle dura six heures; quel J^auohedJ yorkisles fut mise en fuite, et que la nouvelle de leur deto» totale fut portée à leurs amis dans la capitale. Le soit do 1. J née, s’il faut en croire quelques écrivains , changea quant ,t 1 -

fit avancer sa réserve; suivant d’autres, par suite d une ata ménrise du comte de Warwick, dont les gens chargèrent ceux 1 comte d’Oxford, les prenant pour les ennemis, elles for terra J crier b la trahison et de s’enfuir du champ de bataille A \\ »*« fui tué, soit en combattait dans la mêlée, soit en essayant de a

l.vUüait double (à ce qtfon gunme) d a Voi Edouard, yo”

quand il aurait voulu ciiv a VV esttaitii ; , . . .. p j11m uUëgeuuce à Edouyj

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