Harnîng Kn\^ht. 3511. VVdàdjig IL. Rym. û, 788. Pnvh
WLVIHiW FUOllia;. d:
Bohuu et Bigod f avec tUkô suite nombreuse , se rendirent ii l'échiquier. Le connétable, en présence du trésorier el des juges, se plaignit des extorsions du roi, de ses saisies illégales de propriétés privées, et de l’énorme droit imposé sur la laine, et leur défendit, an nom du baronnage de l'Angleterre, de lever le dérider huitième accordé par le grand conseil, parce qu'il avaiL été voté sans qu'il en eût connaissance, et sans son Concours ni celui de ses omis1. De r échiquier, ils allèrent h cheval à V hôtel de ville, où ils invitèrent les citoyens a se joindre h eux pour la cause commune, et Ix les aider a arracher la confirmation des libertés nationales an mauvais vouloir d'un souverain despoliqué. Les larmes que les habitants de Londres avaient versées pend nul la harangue d'Edouard , se séchèrent ; les considérations d'intérêt arrêtèrent Man de la pitié; et ils donnèrent r assurance de leur coopération aux barons , qui se retirèrent immédiatement dans tours coin lés respectifs. Tous deux avaient marché vers la capitale, et en étaient revenus dans un attirail militaire. Mais eu même temps, ils avaient ou soin de conserver la paix, et avaient menacé par une proclamation de punir toute agression illégale par L'amputation immédiate db la main ou La perte do la tète . selon la nature du délit*.
Le roi fut bientôt, informé de ce qui s'éiaît passé, et ordonna aux barons de l'échiquier de ne point tenir compte de celle prohibition. Mais, au bout de quelques semaines, son obstination fut vaincue par une série d'événements malheureux. Le peuple et le clergé favorisaient univers g Home ut la cause des comtes; les Ecossais, après leur victoire de Stirling, avaient fondu sur les comtés iln nord, et Edouard lui-même était a Gand en Flandre, sans pouvoir revenir protéger son royaume, et trop faible pour a iïro nier les forces supérieures du roi do France*. Dans cos circonstances, les lords qui composaient le conseil du jeune prince inviteront 1 archevêque, six prélats, vingt-trois abbés et prieurs, le connétable et le maréchal , et huit barons , a traiter avec eux sur des matières de la plus grande conséquence, et convoquèrent un parlement, qui devait s'assembler sous huitaine h Londres, et être témoin de ta confirmation des deux chartes3 [30 sept.]. Dans les
D Edouard dit qti’ilamit été accordé pur Ira grands ssrffpears qui dtaimu avtic lui : Ira gmimt MOignetir*, qui îradfncra furent nvifu lui Rym. 1 1 , '7k J , Homin nbjoeta ejiio üüs omis uTcn avaient: uhü lütiuimisHnn^. Uo cuh*ciuutid jms»rsui] nau umurtnao. West. UiL
- Wtoil. ilrid. Hf-miug. 117. Krjyghi. 3515. W:d«, 7&
"i Bnulv. HhL im* îi" ;PÎ, %m, tu 7ü;L
6S UlSTOm E ir ANÜLETKU HE.
confmoncüs qui suivirent , les deux partis, quoique oppùâég eu apparence, avaient les Mêmes intérêts et les mêmes vues : une forme 4e paix (on rappelait ainsi) fut promptement arrangée ; et aux anciennes dispositions des chartes, on annexa ics fort importantes additions suivantes : ’ — «Aucune taille ou aide ne sein » désormais établie ou levée par nous ou nos héritiers dans notre » royaume, 'sans la bonne volonté elle commun assentiment des i> archevêques , évêques et autres prélats, des comtes, barons,
» chevaliers, bourgeois et autres hommes libres de no ire royaume , » Aucun de nos officiers, ou des officiers tle nos héritiers, ne » prendra le blé, la laine, les cuirs ou autres biens meubles d'au- » curie personne quelconque, sans la bonne volonté et lassenti- » nient du propriétaire do ces biens. — Bien dorénavant ne sera » prélevé sur le sac de laine, sous le nom ou prétexte de mauvais a péage. Nous voulons aussi et accordons pour nous et nos hé- » riîiers que tous cos hommes, tant clercs que laïques, de notre » royaume, aient leurs lois, libertés H libres coutumes, aussi ii- » brement et en lié rem eut qif eu tout temps où ils lés ont eues le » mieux; cl si aucuns statuts ont été faits nu aucunes coutumes u Introduites par nous ou nos ancêtres, qui leur soient contraires » ou a aucun article de la présente charte, nous voulons et ar- » cordons que ces statuts et coutumes soient nuis et vains pour u toujours. — Nous avons de plus remis au comte connétable et » au comte maréchal, et à tous leurs associés, et a tous ceux qui )> ne nous ont pas accompagné en Flandre, toute rancune et tout » mauvais vouloir* et toute espèce d'offenses qu'ils peuvent avoir h commises contre nous ou les nôtres avant la rédaction de cotte » présente charte. — Et pour plus d'assurance do ceci, nous vou- » lotis et accordons, pour nous et nos héritiers, que tous lésa r- » chevôqnes et évêques d'Angleterre h jamais, deux fois l'an , » après la lecture dé cotte charte dans leurs églises cathédrales , w excommunient ei fassent excommunier dans leurs églises pa- » roissiales tous ceux qui feront ou feront faire sciemment aucune » chose contre la teneur, la force et l'effet d aucun article contenu )> dedans1* »
1. jS lui of Rf'nit», i.Sjfàk Heniine. 111- Quoique* Hoiriii'igfnrd fl-|q)çlfo ces deimimlcg articuli inverti in MngnA P-hartA, cl qu'elles nient toujours cïe imprimons dnus le Statut*! Boùk, tomme Btatuttim (le lui 5 agio non rcmieaendo^je ne vois trns qu'elles aient été confirmées par le roi dans cette tonne particulière. Il est a nbfferver toutefois que leur compilateur adapta son tangage an dian géra eut riatiH la enninosUioii du parlement. Dans la charte de Jeun les la s es ne doivent pas être levées, niai per commune cernai! imn regni r dans ces articles, aine voltintaie
aiAWIÛG HiÉMlEU. , *>!l
Lu plus importante de ce? dmopftjs, celle par laquelle nu invilait la couronne h renoncer au droit de lever des taxes sans le eonsetiternem de la nation, avait déjà été consentie pur Jean dans la Magna Char ta. Mais cette concession paraissait alors si attentatoire a lu prérogative royale, que, tors '.de la confirma tien de ïa charte dans la première année du règne de Henri Ht, elle avait été réservée pour un examen ultérieur j et ce monarque ci sou Suivaient jusque-la réussi a la tenir en suspens par des délais et des évasions. Mais maintenant [oct] ce système de délais eut été dangereux. Dès que le parlement s assembla , le prince signa deux notes, dont Vun confirmait les deux chartes, FanLre accordait , mais dans dos termes et un ordre différents, Routes les , Concessions demandées par les barons. Kn outre, pour leur sécurité, il les prenait jndividneilemenl sous sa protection, elles lords du conseil s ' engagea ii1 ni. h les garantir des efTels du ressentiment royal. Kn retour, une aide cti argent fut accordée par le clergé et les laïques, et on écrivit nu roi une lettré; collective, qui lui assurait que ses fidèles barons étaient prêts, sur un mol de lui , à le rc joindre en Flandre ou à marcher contre ses ennemis d’Ecossû; mais qui requérait en môme temps, et d’un ton du défi, sa nUifiealiou des notes faits pardon fils avant le fi décembre. 11 en coûta bien des combats h F esprit humain d’ Edouard avant qu'il pût se soumet Ire : trois jours se passèrent en délibérations et plaintes inutiles : mais enfin il signa avec répugnance [b nov.] la confirmation des deux chartes avec les articles additionnels, et un pardon séparé pour les comtes et leurs adhérents L
Célait pent4fre la plus importante victoire qui oûL été jusquelà remportée sur la couronne. En investissant le peuple du droit exclusif de lever les subsides, elle lui donnait le pouvoir de prévenir les folles dépenses de ses monarques et de réprimer leur despotisme. Quelque méfiance q mon pût entretenir des intentions d'Edouard, sa conduite oui d'abord K apparence de la sincérité [lï mars IfijB]. Dès qu’un armistice eut été conclu en Ire lui et
etessemu cormraum rircMèpiswo^tim, episcopomin et aliorum pnelatèruiUt rc>ïitLttinn1 ti&roniJïR, inilitiim, thn’geMÎtntb ët ttliûrttm Ubernrum homiiatim de régna ébstro. Mais dans lu chnrte signée cVobord pnr le prince et ensuite pur le roi, un adapte un autre lîMipoge — fr>rs que par cornu ti assaut de tut le royaume et a roraun profit de naeisme le rolamue. Slot, 1^:5.
1- Brady, m, 4#i n" U, Knvghi. SHÉè4. Uuroing. 13Ô-143. West, -131. Wnl$, 73, 7 4. StaL of îtealm, 1 1 4-1 51t. Dans le Rapport d?$ Lartfe 'Ü37 , un met en doute si le (Ion du ruent était mi don du parlement. Mais voyè* PnW. TT'rifÿ, i, §3, (31
"il HISTOIUK D’AiXGLETEHftft.
le roi de France, il revint en Angleterre, et nomma des commissures pour s'enquérir des saisies illégales qui avaient été faites avant son départ [k avril]. Elles furent divisées en deux classes. Lorsque les officiers avaient agi sans mandat (warrant) , ils durent indemniser à leurs propres dépens les personnes lésées : lorsque les biens meubles avaient été saisis sur ordres royaux, leurs valeurs devaient être certifiées dans l'échiquier, et prompt payement être fait K Cependant on le soupçonnait toujours de n’attendre qu'un moment favorable pour annuler les concessions que lé nécessité lui avait arrachées; etl'on disait tout bas qu'avec ses amis intimes il avait ri d'elles comme n'étant d'aucune valeur, attendu qu'elles avaient été faites dqns un pays étranger , ou il iéavait aucune autorité. Quand U parut h sou parlement d’York [25 mai] j les comtes de Hereford et de Norfolk le requirent de ratifier sa confirmation des chartes, 11 objecta la nécessité de marcher promptement contre les Ecossais, promit solennellement de ffdre droit h leur requête a son retour, et il fil avancer révoque do Durham et trois comtes , qui jurèrent « sur son Ame » qu il remplirait ses engagements2, La victoire de Enlkirk \9 mare et une longue suite de succès donnèrent du lustre h ses armes; mais quand le parlement s’assembla Tannée suivante, on rappela au roi sa promesse. Dans sa répugnance, il employa toute espèce d artifices pour tromper la vigilance eu épuiser la patience des deux comtes. Il se retira en colère du parlement : il revint et proposa des modifications ; a la fin û ratifia scs premières {ioncessions, mais avec l'addition d'une clause qui, en réservant les droits de la couronne * annulait virtuelle meut toutes les dispositions favorables aux sujets3. Roh un etBigod partirent aussitôt avec leurs adhérents; elle roi, pour s'assurer des sentiments du peuple, ordonna aux shérifîs d'assembler les citoyens dans le cimetière de Saint-Paul, et de leur lire la nouvelle confirmation des chartes, La lecture fut interrompue h plusieurs reprises par des cris d'approbation; mais quand on en vînt h la clause captieuse, 1 air retentit d’ex pression s de mécontentement, et on fit pleuvoir des ni al édictions sur la tête du prince, qui avait ainsi déçu les espérances de son peuple [JO avril]. Edouard prit l'alarme, convoqua un nouveau parlement, A trois semaines de IA [3 mm) , oc-
L Rym. ut 813.