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miÀPlTitE NEUVIÈME. m
a plusieurs reprises le ur cause dcvniiL lui au conseil; ou nu ni ma des arbitres, et enfin on rendit an arrêt qui, après avoir assigné ;i Amie sa dot, laissait le reste des Mens îi Isabelle, la sœur aînée1 [20 janvier 147â], Tout ceci se passait du vivant de la comtesse leur mère, h qui, d1 après la loi, appartenaient, les possessions de son frère Cl do son père, ainsi que le douaire que lui avait assigné son mûri2. Mais scs intérêts furent négligés. Un acte du parlement [mai 1474] décida que les filles hériteraient comme si leur mère était morte; que, si Tune d'elles mourait avant son mari, il resterai I en jouissance de sa dot pour Le terme de sa vie naturelle; et que, si un divorce était prononcé entre Richard et Aune, Richard aurait toujours lo bénéfice do cet acte, pourvu qu’il répuusât ou fît ses cfTurls pour l'épouser do nouveau3. Cependant les doux frères n’étaient pas rassurés. Four prévenir toute réclamation du fils du marquis Montagne, frère de Warwick, il fut décrété que Cl are ne c et Gloueester et leurs héritiers jouiraient de certaines terres, ancienne propriété du comte, tant eprii existerait quelque descendance nulle fin corps du marquis [juillet]. Par ces actes du parlement et la concession de différents honneurs ei émoluments, on satisfit aux demandes des frères du roîj mais ü s'êüiit allumé dans leur sein une haine secrète qui était prête h éclater h la première et a ta plus insignifiante provocation 4.
Délivre enfin de tout sujet dSjnqiuétüde au dedans, Edouard tourna sou au eu lion sur les affaires des puissances étrangères. Louis, roi de Franco, et Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, étaient depuis longtemps ennemis implacables. Ce dernier, avec allié le duc de Bretagne, sollicita Edouard do poursuivre l’ancienne prétention des monarques anglais a Ut couronne do France. Sa reconnaissance pour les survives qu’il avait reçus de
I. Ferni , u, SO. Durant cette querelle, sir John Puston écrit ceci : c Le monde semble avoir mal nu cœur ici. La plupart de cens fjui entourent le roi tmi lait venir leur hprôioisjlf guerre. On dit pour ccrtrdu que le duc de Ciartnec fait le fort autant qu* il petit faisant comme s’il voulait seulement avoir ofîhire au due de Gloucdlter l mais le roi compte être aussi fort qu’eux deux. ' • Or tu i hcr gens peu fie ni qu'il y a 16,-dessoUs quelque tlesscdn cache , et qu'il se tramo quelque conspiration : ainsi ce qui arrivera, je ne pu i& lo dire. * Fêun. n. 3^, 13 avril i m.
%r Elle «tait été , depuis lu mort de son mari f dans le sanctuaire de Beverly; mais en juin M73T elle fut transférée dans le nord par sir J. TyirelL Léonard y avait consenti, tuais (Uaronco on fut mécontent.
3, JîaL Part, vt, JIHT, 301- l'Vst ve quû dit le continuateur de l'Hï^orra de C roylmul, Parutn iUU îlOtil ver je domïiite relie t ujii est, p. £67,
L JïoL Pari. Vi, m.
594 HISTOIRE IVAXGLETERRE.
son beau-frère, le désir de punir Louis des secours qu'il avait fournis b la maison de Lancaster, et, par-dessus tout, l'avantage , d’occuper dans une guerre étrangère ceux que leurs anciens attachements pourraient porter a cabalor contre son gouvernement, l’engagèrent à prêter une oreille favorable a ce projet. Des alliances offensives et défensives furent conclues entre lui et les deux ducs [25 juillet 1474]; on régla le partage des futures conquêtes , et tes contingents respectifs ainsi que le payement des troupes furent arrêtés à la satisfaction de tons. D'après ces traites, la France devait être divisée en deux états indépendants, dont Vun, comprenant les provinces du nord et de Test, eût appartenu au duc de Bourgogne sans aucune obligation de féanté ni d hommage; l1 antre efft été possédé par Edouard, comme héritier incontestable des anciens monarques1, La roi trouva la nation disposée b s'embarquer dans celte entreprise romanesque ; k clergé, les lords et Les communes accordèrent séparément un dixième de leur revenu ; et le parlement, qui, sauf différentes prorogations, continu a de siéger pendant deux ans et demi [du 6 oct. 1472 au 54 mars 1475], vota subside sur subside avec une rapidité sans exemple"2. Mais le roi, par sa propre adresse, obtint une aide additionnelle. Il prit le ton d’un mendiant effronté, appela devant lui Les plus riches citoyens, et leur demanda a chacun un présent pour subvenir h ses besoins. Aucun n'osa rejeter la prière do son souverain, et des sommes considérables furent ainsi obtenues de la mauvaise honte, des espérances ou des craintes des donateurs. Les monarques précédents avaient emprunté b plusieurs reprises sur leur propre garantie ou sur celle du parlement : Edouard fat le premier qui demanda des présents, et il appela facétieusement <t don gratuit (hmevotence) i> l'argent qu'il avait extorqué®- fl est permis de croire que les sommes recueillies de cos différentes sources dépassèrent les trésors amassés par n1 importe lequel cto ses prédécesseurs ; mais il est évident que son Historien n’était pas doué du don de prophétie, lorsqu'il affirmait que jamais on ne les égalerait à l'avenir L
lr Kyni. xi, SCt-Sl l, et Tranëtir. for Kew Ryvi- 7ô, 70.
Bot* Pari, vi, :î“l53.
S. 1 11 audita impositîo numéro, ut per beoerokutram. quisque ilaret quod reb let, imn vtTiüs quod nolkt. Co ni. Croyi. 568,
4, Ad eas atumnas, nu arum iuiuuia? iu*uue antek risto. iuhjuo lu futunuu <1- Ttirosiwdtî simut vîtkunbo sunt. Ibid. U obtint du lord maire 90 1., de aiderai an SC marçs, cm nu moirni 10 1 et des plusrichüs particuliers 4L Ils. 3».? ou « les giigos d'un demi-h orniiie pour Vannée. » Fab. HîI4.