‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 296 sur 327 · Rym* st, 15-31. ïiit · texte numérisé non relu

Rym* st, 15-31. ïiit

CtlA P1TI L E N i : i: V ! K M E. 697

renL été mutuellement échangées, on jela uu ponl sur la Somme à Péquigny, près d'Amiens * et on y éleva doux loges séparées par une grille de bois. Ce fut Ib qu'eut lieu l'entrevue des deux monarques, qui se prirent la main h travers la grille et jurèrent sur le missel d'observer Icuïh engagements. Us entrèrent alors en conversation familière, el Louis, inconsidérément, invita son nouvel ami h venir a Paris. Edouard, avide de plaisirs* ne refusa pas, el il fallut toute Finir esse du monarque français pour ajourner la visite Ii une époque indéterminée* Les rois anglais, lit-il observer ensuite b ses confidents, avaient trop pris l1 habitude de visiter la France; il les aimait mieux de l'autre côté de l’eau L

Tontes les conditions immédiates du traité furent fidèlement remplies. Edouard reçut F argent au jour marqué, et se mit aussitôt en marche vers la côte ; la trêve fut publiée el prolongée jusqu’à un an après la mort de l’un ou F autre roi ; la pension an nuelle et la somme stipulée pour la rançon de la reine Marguerite furent exactement payées; Edouard renonça a tout pouvoir sur celte princesse comme sa captive, et Louis s'engagea à ne jamais faire aucune demande en sa faveur [13 nov.j ; elle-même, après avoir été remise aux commissaires français h liouen, signa une renonciation formelle h tous ses droits comme reine douairière d’ Angleterre* [30 janvier 1476]. Le® deux rois se félicisèrenl du résultat de F expédition. Edouard non-seulement avait rempli ses coffres, mats s’était assuré un subside annuel; Louis, par une dépense comparativement pelilo, avait évité une guerre dangereuse et converti un ennemi puissant en allié fidèle. Pour obtenir cet avantage, il avait acheté les services d’un grand nombre de membres du conseil anglais, qui n1 hésitèrent pas a imiter F exemple dô leur souverain* Le lord Ilastings, principal favori d’Edouard, et le chancelier, acceptèrent des pensions annuelles de deux mille couronnes chacun, et douze mille de plus furent distribuées annuellement au marquis do Perse t, aux lords Howard et Cheney, h sir Thomas Montgomery , Thomas Saint-Léger et quelques autres. La plupart d’entre eux n’euron t pas honte de se reconnaître pensionnaires du roi de France. Le lord Hastings seul, quoiqu’il eut accepté l’argent avec avidité, ne put jamais se décider b en signer un reçu3.

Page 1