‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 318 sur 327 · llj'iii- vu, i-jG, as». Argent™, un, as · texte numérisé non relu

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dernière tomba subitement malade ; et Hichard, dans Fat tau te qu’elle allait mourir, offrit sa main à sa nièce. La mère d1 Elisabeth ne désapprouva point , dit on , celte union contre nature, mais écrivit a son dis le marquis de Dorst&l , h Paris, et lut ordonna de se retirer des conseils de Henri [février iÉ8ë', La princesse elle-même, dans une letlre qu’elle écrivit au duc de Norfolk , mon Ira combien elle était éblouie des splendeurs de la royauté, Elle soit ici tait les bons offices de ce seigneur* protestait que le roi était «sa joie et son créateur en ce monde, cl qu elle était b lui de cœur et de pensée ; » et elle laissait voir sa surprise delà durée de la maladie delà reine, et ses appréhensions «quVlle ms mourut jamais1 » 16 mars]. Ces appréhensions toutefois furent bientôt calmées : en moins d’un mois la reine expira , et Llisahel h se flatta de F idée de monter sur le trône, Hichard de la perspective de déconcerter par ce mariage les machinations de son rival. Mais quand le rui cumin u niqua ce plan a HaieHffeet à Catesby, a chevalier et écuyer du corps, » les deux confidents dont Tavis en général lui servait de rè^le, il rencontra une opposîlioTi inattendue et des plus opiniâtres. Leur objection venait peut-être, comme le présume 1 historien, de la crainte fondée que si Elisabeth devenait reine, elle ne vengeâL sur eux le meurtre de sou oncle et de son frère h PnntefmcU mais leurs arguments, quels que fussent leurs motifs secrets, méritaient la plus sérieuse attention do leur maître. Ils lui représentèrent que ce mariage incestueux serait un objet d’horreur pour le peuple, cl serait condamné parle clergé: qu’on le soupçonnait déjl d’avoir empoisonné la reine pour faire place a sa nièce À; qu’épouser celle-ci dans les circonstances présentes, ce serait changer ces soupçons en certitude, et en conséquence se priver de ses pin* fermes partisans, les habitants des comtés du nord, dont il avait dû I appui jusqifïei au respect qu'ils portaient b la feue reine, comme tille du grand comte do Warwiek* Le roi , quoique avec une répugnance extrême, céda b leurs remontrances. Dans la grande salle du Temple, il assura au maire , aux aider mon et aux gens des communes, qiaSÏ n’avait jamais ou eu vue un tel mariage; et dans une lettre aux citoyens d’York , 11 avril , il les requit de refuser

L VoyefcBuck, p-, 5tiS.

9. D'après loa expressions dft In lettre d'Elisabeth i dont U n ét^ Êut mention, il y a lieu de ira inare que ce soup^un ne soit trop vmi. U est évident que Htchurd nou-si uli Tuent avait promis de l'épouser, tuais lui avait dît que l&mw mourrait en février.. Aussi elle remorque que la plus grande partie de février est écoulée, et que lu ruine vit Untî our*. Buek. p. jC1,.

CUAmiiK ONZIÈME. km

créance aux coules ealummeux qu'on avait fait cour irs cl d'appréhender et de mener devatil le conseil tonie personne qu’au saurait avancer ou propager des bruits à son préjudice1.

A mesure qu'approchait le temps ou la lutte pour \a cpuron.no allait se décider, T esprit de Richard devenait la proie du doute et de h crainte. 11 se peut que le sommeil troublé, les spectres imaginaires et les terreurs soudaines que décrit sir Thomas More soient des fictions de ses ennemis1; mais dépourvu comme îl rétait d'argent, cl sans confiance dans ses partisans , il lie pouvait envisager une lutte dans laquelle su couronne et sa vio étaient en jeu sans éprouver de vives alarmes. Les trésors laissés par son frère, r argent provenant des dernières confiscations, et les trois dixièmes obtenus du clergé, tout avait été dépensé. Il tf osait pas convoquer un parlement pour demander un subside ni solliciter un don gratuit, qu’il avait précédemment déclaré illégal el inconstitutionnel Cependant sa pénurie le força d'adopter la chose sous un autre nom ; et si en extorquant différentes sommes aux plus riches citoyens il remplit ses coffres, il perdit d'un autre côté le peu tf affect ion qu'on lut conservait3- H ne savait plus h qui se fier ou de qui sc méfier- Chaque jour des défections lui apprenaient h suspecter la fidélité de ses partisans les plus dévoués. Sir Walter Biouni, gouverneur de Hum, passa à Henri avec son prisonnier, le vieux comte d’Oxford : plusieurs officiers de la garnison de Calais cl tes shériffs de quelques comtés suivirent leur exemple, et de nombreuses émigrations de la côte doublèrent les rangs des exilés. Mais nul ne lui donna plus d inquiétude que lord Stanley, seigneur dont fin fluence était immense dans le Che-

J. Vpyc* tout lu mut dans l'hisiorieu de C’roybnd, .V7ü. Lu lettre aux eitoyeSï d'York est dnn» ['Mb^rarum de Dçaku, p« llÿ, Cet écrivain suppose quVIlu fui écrite en 1 181. Mais comme elle fuit allusion nu* bruits de mariage, et ajoute que le roi a dejn expliqué in et ose J mix citoyens de Londres, re que riihiorieu do Croylund dit qu'il fit quelque temps avant Pâques, je ne fuis point dilllcu lié de le dater de la présente armée,

9. J 'ni ouï dire pur de* «eus croyable* qui étaient dans 11* secret de son intérieur, qu'il n avait jamais l'esprit en repou, quil ne se croyait jamais en sûreté. Quand il sortait, il roulait les yeux de ictus eûtes, il avait le corps plastronne, la muiu toujours sur son poignard , l’air et lu contenance d'un homme toujours prêt ii rendre un euup. Il avait de mauvais sommeils la nuit, était longtemps au lit éveillé et pensif, terni hftVM&é de souci* et d'insomnie, sommeillait plus qu’il ne donnait ; troublé par des rêves effrayants, parfois il s'éveillait en sursaut, sautait hors du lit, et courait dons lu chambre; c'çsu ainsi que son coeur inquiet élu il continuellement agité et bouleversé par l'impression iatigante et l'orageux souvenir de eeüe abominable action. > Moro, tiQ,

<4. Comme le roi iw voulut pas permettre qu'on appliqué) le nom de don «ratuil à cotte extorsion* le peuple lut donna celui de duu iVu'cé. Vont* CfûÿK 5TS.

G30 HIST01HE ÎVàNGLETEHIIE.

shirc et le Lança sh ire. D'un côté, il avait jusqu'alors servi Richard avec un zèle infatigable; do Rentre, il avait épousé la mère du prétendant h la couronne. Pour rattacher plus fortement a ses intérêts, le roi l’avait comblé dé faveurs; mais en même temps, pour avoir toujours l’œil sur lui , il l’avait nommé intendant do sa maison. Lorsque enfin lord Stanley fit valoir ses anciens services pour obtenir la permission de visiter ses domaines, Richard y consentit avec répugnance, mais il retint h sa cour lord Slrangc comme caution de la fidélité de son pèreL Enfin le roi fut informé par ses émissaires quo le comte de Richmond, avec la permission do Charles, avait levé une armée do trois mille aventuriers, la plupart normands; et qu’une flotté se tenait à l’embouchnro do la Seine pour les transporter en Angleterre [23 juin], Il affecta de recevoir cette nouvelle avec joie ; et sur-le-champ, pour préparer le public h cet événement, il publia une longue et artificieuse proclamation, ou il était dit que « les rebelles et traîtres au roi, ruinés et condamnés par l’autorité de la haute cour du parlement, et dont un grand nombre étaient connus pour dos assassins, des adultères el des concussionnaires déclarés, avaient abandonné leur pays natal, et s’ôtaient rangés d’abord sous l’obéissance du duc de Bretagne, à qui ils avaient fait des promesses si révoltantes et si abominables qu’ils avaient été refusés par ce prince ; qu’ensuïte ils s’étaient adressés h fancien ennemi du roi, Charles, soi-disant roi de France, el avaient choisi pour capitaine un certain Henri Tudor, descendu du sang billard tant par son père que par sa mère, et qui conséquemment ne pouvait avoir d’autre droit h la couronne d’ Angleterre que celui de la conquête; — que ledit Henri Tudor, afin de pouvoir accomplir son dessein perfide à l’aide de l'ancien ennemi du Toi, Charles de France, était convenu avec lui d’abandonner à perpétuité tous les droits que le roi d’Angleterre avait à la couronne de France, h la Normandie, h l'Anjou, au Maine, b la Guienne, h Calais el aux Marches, et de séparer pour jamais les armes de France des armes d’Angleterre ; — que, pour donner une autre preuve do sondit projet do conquête, ledit Henri Tudor avait disposé des archevêchés, évêchés et autres dignités spirituelles, et des duchés, comtés, baronnies et autres héritages de chevaliers, écuyers et gentilshommes dans le royaume; — que son intention était d’en changer et subvenir les lois, ut de faire les plus cruels

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