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CHAPITRE PREMIER

milT loties proâls etîtootoients revenaient h ceux a -qui le vendeur ou donateur l'avait originairement destinée1.

Il avait fallu treize ans à Edouard pour forger les chaînes de l'Ecosse : en moins de six mois elle redevint libre. Pour comprendre celte îm portante révolution, nous devons nous occuper des doux maisons rivales do Bruce et do Baliol. Balioi était mort; et avant son décès il avait plus d'une fois renoncé pour lui-même et pour sa postérité a tous ses droits a la couronne. Comme la renonciation avait été faite en étal do captivité, et était le résulta I de la contrainte* les Ecossais n’en auraient probablement pas tenu eomgfo; mais son Dis unique était prisonnier h la Tour de Londres, et le soin de défendre les droits de ïa famille revenait au plus proche héritier, John Comyn de Badenocb, llls de Marjory. soeur de Italie!, seigneur qui s’ôtait déjè distingué par ses efforts pour rendre l’indëpondancea son pays. Depuis la funeste bataille de Falkirk jusqu’à la dernière expédition d Edouard, il avait dirigé comme régent les conseils de l’Ecosse. Il était depuis longtemps pour le roi d Angleterre un objet de méfiance particulière : à la dernière pacificalîon , une sentence de bannissement temporaire avait été proiiuncéo contre lui; et, quoique cette sentence i l\1 été rapportée, il li’eh avait pas moins été condamne ît une amende qui s élevait è trois années de son revenu.

Les prétentions de Robert Bruce, Laïuiien compétiteur, avaient passé à son pelil-Ms, portant le même nom et Agé if environ i iqgt-trois ans, Los Bruce, animés d’un esprit déposition contre tas Baliol* avaient jusqu'alors fait peu pour leur pays. Le grandpère avait été le (premier a reconnaître la suprématie du roi «r Angleterre : le fils, quand Baliol lira l’épée de T indépendance, s’empressa de rejoindre les bannières d’Edouard, et le petitrfiîs, incapable de discerner son véritable intérêt , avait continuellement oscillé entre les deux partis. Toutes les fois qfi’im léger succès ranimait les espérances des patriotes, d se convertissait volontairement a leur sainte cause; h l’approche d Edouard* ! àpostat étaii toujours impatient de faire sa paix avec le vainqueur, c*l de racheter sa déloyauté passée par do nouveaux services. En ce moment, il jouissait de la faveur et de ta confiance de ce prince, qui levait consulté sur ïa dernière organisation de l'Ecosse * et * lui avait remis le payement du relief dû pour les terres que son père avait tenues en Angleterre,

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