‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 36 sur 327 · CHAPITRE PU OU Elï- 7U · texte numérisé non relu

CHAPITRE PU OU Elï- 7U

rocovanl de lui un démenti, il lira k traître1. O- cornu ruinants* que fut longtemps cru du peuple dans sa reconnaissance et sa partialité; maïs dos écrivains plus récents de la même nation uni prouvé que dans toutes ses ci r constat) tés celte version est susceptible do fortes objections, et que dans beaucoup elle est coït- Iredilr par des preuves satisfaisantes. On ne peut guère douter qm ce ne suit une fiction inventée à dessein pour laver de celle lâche de sang le caractère de Robert Ier, et pour justifier un acte qui amena le recouvrement de Fin dépendance écossaise,

Edouard fui plus irrité qu’alarmé de cotte nouvelle. Qu’un meurtre aussi odieux pût détruire son autorité, celte idée n’entra jamais dans son esprit; mois, affaibli comme il Fêtait par les années et la maladie, il envisageai! avec répugnance la possibilité d'une .guerre. Son lieutenant, Aymar de Valence, comte de Fnmbroke, recul l’ordre [5 avril] do châtier l’audace de Bruce, et toute ta jeune noblesse d’Angleterre fut appelée h recevoir, en compagnie du prince Edouard, F ordre de la chevalerie [6 avril]. Il admit les plus distingués dans le palais [22 mai] ; pour loger les autres, ou dressa des lentes dans les jardins du Temple; eî tous reçurent de la garde-robe royale des habits de soie et des manteaux de pourpre et d’or. Lu roi était trop faible pour s'exposer a la chaleur causée par la foule. U conféra F ordre de la chevalerie, k son fils dans le vestibule du palais ; et le jeuue prince, dans F église abbatiale, conféra le même honneur à scs deux omit soixante-dix compagnons. Celait la coutume que le nouveau chevalier fit un vcûlu dont F objet Lui était généralement suggéré par les circonstances du moment ; les vceux de chevalerie, toutefois, ne se faisaient pas sur les Evangiles, mais, tout ridicule que cela peut paraître, en présence d’un paon, d un faisan ou d im autre oiseau do beau plumage. Durant le banquet royal, les ménestrels placèrent sur la labié deux cygnes dans des ülots d’or. Le roi immédiatement jura devant Dieu et devant les

l- Fordim, rit, Buéce* xiï; Brick vin. Lcr fÇ$âh? d£ H WD b a et emliolii ce conte. Il dure pTetnîü/otnçot les éperon# eurove-* pttr k* comte do Gïodçerrtiff, i:t cl mitiges en ouv tSdüCÿé di*<rt le chétif pïéiwftCaè aûtuso çojis. Fuis, avant condüit lo haros û Dumfrios ytw les cerîvriins écossai*, il udupte ] eptiuofi dis historiens anglais, quO ta dispute s-éïëva eu .wÿot do la siiceessioti a la c£Uroruu1 r ot i1 n eon^éqiWrncc il introduit Bruce dans un conseil de nobles Eeossats fort pmv.i de» tiülloiiK'ii t . jfesaii itri ri im moment mémo, il k** ritemne do la broute, du niuuineii et do TflmiÊUmo du jeune patriote, compose pour lui une hattinguu oloqiiLinté, et mot tioa série d'objections prudentes dnus lu bouche île Cotuyti. t/assenïtdçe se sciirire jIBnu c, dans ml tfâcèt d’inrlignEipon patriotique pourSüii l'oruvn( ai 1« întMiriro cm eou sommé. — * Mais tout ceci p je le répétai tVest que fiction ! $

cygnes devougèr la mort de Comyn, cl de punir la. perlhlte dus rôiStos; puis, s'adressant aux assistants, il les conjura, dans le cas oit il mourrait dans l'expédition , de Laisser son corps sans sépulture, jusqu'à ce qü'ils eussent mis son fils eu état d'accom- |iUr son vœu. Le fils jura de ne point dormir deux nuits dans le môme lieu, jusqu'à ce qu'il fil t entré en Ecosse pour exécuter les m dros de son père : les autres applaudirent a son serment et imitèrent son exemple. Le lendemain matin, le prince, avôc lesfèheval î ers ses compagnons, partit pour îa frontière : Edouard luimémo le suivit à petites journées; et ses tenanciers militaires reçurent ordre do le rejoindre a .Carliste au commencement de juillet L

£29 mai.] Bruce , par le meurtre de Lomyn , avait mis sa vie en jeu : il ne pouvait la sauver qu'en gagnant un sceplrc. Il prit le titre de roi, appela tes Ecossais sous son étendard, et fut couronné à Senne sans aucun© opposition. Quand ^a réminew fille du comte cFUteter, fut informée de son couronnement , elle osa exprimer le vœu que, roi eu été , il ne fût pas exilé en hiver. Ces paroles furent remarquées comme une prédiction ; mais il ne fallait pas être doué de l'esprit d© prophétie pour annoncer les désastres qu i sui v irètt t les efîorl s du nouveau mona rque , [19 juin.] Dans le bois de Methuen et dans te voisinage do Penh, six do ses pins braves chevaliers furent faits prisonniers par Pèïnhroke; ci Bruce fui-môme , renversé de cheval, eût partagé leur sort , s iî n’eût été secouru par.Seatom Les monts Grampians offrirent une retraite aux fugitifs; les daims do la foret et les poissons de h\ rivière fournissaient à leur nourriture; s'ils descendaient parfois dans les basses terres, ils s’On retournaient toujours h rapproche des Anglais; et pendant deux mois ils errèrent comme des proscrits dans le Breadalbane et IWthoL Mais leurs souffrances étaient adoucies par les soins de leurs parentes, qui, sous la conduite de Mgel, frère de Bruce, ôtaient venues partager te sort de leurs pères, de leurs frères et de leurs maris. Près des bords du loch Tay, ils furent découverts par Alexandre, seigneur de Lorn, qui avait épousé une Comyn. Il convoqua son clan [11 août]: Bruce et les siens furent défaite; et il devint nécessaire à leur sûreté de se séparer. Les dames furent conduites à cheval au châ-

1. West. 43 S- TiheL, 3-13, Eym. nr 1052. Ad. Xlimrrt. 31. La roi u'ûvait point oublié en cette occasion le droit bâclai de demander jute aide îi ses tenanfiers; mais 11 proférait Ve Faire au parlement qui STuwattatînï le 30 mai, et lui ao corda un trckicnie et on douzième. Pari ïÊWte, 104» 178. *

QLUUTïtK PREMIER. «I

Lüim du KiLdrummy; le rui, aveu deux ou trois cowpaguous sehlemenl, se rendit d pied au loch Lomond, le traversa en bateau, et reçut du lord de Kintyre un accueil hospitalier au château de DimavortJ. Après trois jours de repos, il s'embarqua sur un petit navire f lit route nu nord de l'Irlande, et dans Fîlo solitaire de Rathlin, se déroba pendant limer h la connaissance et aux pour» suites de ses ennemis l.

Edouard avait été trop îÉible pour quitter le voisinage de Car* îis'e‘; mais il pot assister aux délibérations de sou conseil, et donna des instructions pour le châtiment des prisonniers, fl fut décidé que les meurtriers de Comyn , leurs fauteurs ét receleurs seraient traînés au gibet et pendus ; que tous les rebelles pris les armes à la main seraient pendus ou décapités ; que de ceux qui se rendraient, les plus dangereux seraient emprisonnés aussi longtemps qu’il plairait au roi; les autres, ainsi que ceux qui s'étaient joints aux insurgés par contrainte , et les gens du commun, seraient punis à la discrétion du lieutenant du roi. En con* séquence de cos ordres, on jugea, condamna et exécuta quelques prisonniers, parmi lesquels les plus distingués étaient Le comte d’Alhol, Nigeî , frère de Bruce; Christopher Seaton avec son frère Alexandre, tous deux Anglais; Simon Fraser ot Herbert do N urbain. Si nous considérons cos infortunés comme les champions de la liberté, ils ont droit h notre pitié ; mais leur exécution ne peut donner lieu h nm âcdusalion de miaulé cou Ire Edouard, Quelques-uns étaient, des meurtriers ; tous avaient rompu plusieurs fois leurs serments do fidélité , eL avaient plusieurs fois oblemi leur pardon l.

Au nombre des prisonniers étaient trois ecclésiastiques, l'abbé de Scorie et les èvéques de Saint -Andrew el de Glasgow, ainsi que la plupart des femmes qui avaient si héroïquement rejoint les proscrits dans les liauLes terres. Les premiers avaient été pris armés de pied en cap : ils furent chargés de chaînes et enfermés dans des châteaux séparés en Angleterre. Les dernières tomberelit entre les mains du roi par la reddition de Kildrummy, ou par la violation du sanctuaire de Tain dans le Ross-Sl^re. Edouard assigna pour résidence à îa femme de Bruce son ma-

X. Bnrbmir, ÏML Ford- xiir3. West. 453. Hetning. 323. Les avtyi turcs de Bruce sont romanesques et intéressantes dans Barboiir, Fordun rend témoignage de son exactitude ; mais Barbour était poète* et évidemment il profile du privilège de su. profession. >

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