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CUAPïTRE DEUXIÈME. m
ils poussèrent leprs déprédations jusqu’au Humber : sur celle de Foueslg jusqu’à la rivière de Lime. Les tentatives des habitants pour arrêter les progrès des pillards abou tissaient invariablement ïi leur propre destruction ; m tm [il us heureux étaient ceux qui étaient en état de payer de fortes sommes pour être épargnés des envahisseurs1. Tous les projets de défense ou de vengeance formés par le conseil du roi étaient dérangés par les dissensions qui cxistaienl entre lui et les principaux barons* De paît et d’autre, f opiniâtreté était égale ; ils persistaient 5 eux h demander* lui à refuser l'exécution des « ordonnances. » S'il les sommait do remplir leur devoir eu parlement* ou de l'accompagner contre les Ecossais* ils alléguaient constamment que* jusqu’il ce que les ordonnances fussent mises eu vigueur, leur présence pouvait être suivie de conséquences funestes pour eux-mêmes. Parfois, cédant ii la force des dirons! arc ces, Edouard sembla y acquiescer*
1 17 février*] Pendant le parlement de Lincoln* le comte de Lancaster fut' placé a la tète de l'administration ^ et les barons se llaltèrent d’avoir enlevé leur mesure favorite. Mais le roi saisit chaque fois la première occasfofl de s'affranchir de la domination de ses sujets; et trouva toujours dans sa noblesse des personnes disposées ii associer leur fortune *ïi colle de leur souverain. Les doux partis, se voyaient avec défiance cl aversion : même lorsqu’ils vivaient ën harmonie apparente, leur animosité réelle ti’élait qu'assoupie ; e! le plus léger inddenl, un procès ou une querelle particulière > la rév«?illuil plus furieuse que jamais. Ils s’accusaient l’un l'autre d’uue alliance clandestine avec le roi d’Eeosse. Lancaster prétendit qu’en arrêtant un messager il s’était rnis en possession de Lacté original signé par Eîlouard lui-même* Il est difficile de croire que personne ait pu être trompé par un mensonge aussi palpable* Les royalistes rétorquèrent l'accusa lion, et entourèrent leurs assertions île tant de probabilités , que le comte jugea nécessaire d’offrir le gage de bataille h quiconque osera il la renouveler.
Si le roi d' Ecosse comptait sur ccs disposions pour In sûreté de son royaume lorsqu’il alla au secours de son frère en Irlande,
1. Len bubiintits d»1 l'évêché Ut* Ttmon 1,GII0 mare h, ei Vnimià1 stii-
vente les bourgeois un payèrent 1,0 Ou. Âbhrer. Phtrit. 330. Bat. OU*
Ü. En 131 U* }e 3 ifinrs, le comte aceimto 1» présidence dü conseil à wok coudrions : qu'il lai ^enut ji^rinbî de s'on démettre, si |i? roi refusait de suïvro son aria; que tier»' d’icûportmît ne se ferait suris U1 consulter; et que le* rnnwillrrv hiiiLib'H su» raient congédiés de temps en temps pir Pimtinilê un jim'limu-tU* Vt» crm*!] don* furent ss« demande. Ih*r y*ui. i, 352.