‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 49 sur 327 · CHAPITRE DEüKlEMi;, III · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEüKlEMi;, III

Je ne puis recevoir des lettres qui ne me sont pas adressées comme roi, eL je ne puis faire de repense a votre requête sans avoir consulté mon parlement. Vous aurez de mes nouvelles après la Saint- Michel1,» Les légats retournèrent à Londres; et longtemps après ['époque fixée , Us reçurent une réponse signée de Bruce, de ses comtes et de ses barons, où il était dit que tant qu'il ne serait pas reconnu roi d' Ecosse, il refuserait d'entrer en négociation, soit a veceux, soit avec leurs messagers-. Mortifies de ce refus, ils publièrent, avec la solennité voulue, ta trêve du pape a Londres, et ordonnèrent h Adam Newton , gardien des frères mineurs h B er w i c k , d' en n < > lit 1er la p ublicat ion aux Ecossa îs , N e w t on exécuta sa commission avec assez d’adresse. Il obtint [16 déc. ] un sauf-conduit pour Oîd Cambus, où les Ecossais élaieuL occupés a foire des préparatifs pour le siège de Berwiek. Bruce refusa do te • voir et de recevoir ses lettres; mais il saisit cette occasion pour proclamer la trêve rt haute voix au milieu de la multitude qui ronlouraît. IlreçuL a l'instant l'ordre de partir; sa demande d'un passe-port fut refusée ; et avant qu’il ne fût loin, ü fut arrêté par quaire hommes, qui lui volèrent ses Leltres, le dépouillèrent de tous ses vêtements, et lui firent leurs adieux. Le frère cependant continua son chemin vers Berwiek , et æ glorifia d'aVoir rempli l'objet de sa mission3,

[28*mnrs IMS,] Au mépris delà trêve du pape, les Ecossais persévérèrent dans la tentative de réduire Ber vvick. 11 u’é lait pas probable qu’ils pussent faire beaucoup de progrès dans le fort de l'hivet ; mais tes citoyens avaient parmi eux un traître dn nom de Spalding, qui entretenait une correspondance avec l'ennemi , et lui livra le poste confié h sa garde. La ville fut surprise, et quelques jours après le château se rendit { [mai], La prise de Bcrwïck fut suivie de la réduction de Wark, de llarbotlle et de MitfoM : frortballerton, Borough bridge, Scarborough elSkipton furent brûlées; et fripon eût éprouvé le même sort, si elle neseiïü rachetée au prix de mille marcs j juillet j. Irrités do cette conduite, les cardinaux déelarèren L solennelleinen L que Bruce et ses adhérents avaient enconnt la sentence d'excommunication fulminée précédemment

L Rjm. mT mil, Ufid,

i Ibid. 7&8, Loid Hiiilej» ü’eat nicpfjâsiiL' l'objet de cette hude. Elk uuuonse Ion cqwunimi h continuer lit négociation t quoique leur légation soit expirée. Elle contient des pai-iiculüfitéà historiques qui no $c trouvent point ailleurs.

3, Rym. Û83, 738,

.1. Wul«. ira. Maor, 5U4. Bmb. Ml.

m mSTOlHE IFANCLKTEimE.

«outre ceux qui violeraient lu trêve; ri, preiKiiil congé d'Edo lui rd, iis retournèren I. à la cour du pape à Avignon1 [25 aofllL

[1319]. 11 était évident que Bruce devait le succès qui depuis si longtemps accompagnait ses armes, non pas h aucune supériorité de bravoure ou d habileté, mais h la discordé qui continuait de régner entre Edouard et ses barous. Lé roi soutenait une lutte miennmablé pour s'affranchir dés en l raves que lui avaient imposées les ordonnateurs : les barons, liés tes uns aux autres par des serments cl des gages, lâc liaient de vaincre son obstina lion cri refusant de venir a son appel, soit en campagne, soit eu parlement ; et les adhérents de chaque parti, animés des sentiments hostiles do Leurs chefs , se livraient a des actes d igression mutuelle. Mais la perte do Henvick ouvrît les jeux d'Edouard et ceux de ses adversaires sur tes conséquences désastreuses de leur querelle* Le chancelier, par ordre du roi, alla voir plusieurs fois Le comte do Lancaster; on nomma des commissaires d'un nomin n fi' accord ; et enfin, dans une entrevue à Leek. on adopta un plan de réconciliation 9 août |. En conséquence, il fut tenu a York un parlement [ 2fi oet. j , dans lequel un arrêta que les ordonnances sera ton l maintenues dans jour forme première sans aucune condition ; que des deux parts tonies les offenses seraient pardouiiées : aux grands officiers de Fêlai , on adjoignit comme membres du conseil certains pairs, dont deux évêques, un comte et un baron , avec un baron ou baimcrel représentant de Lancaster, seraient a tour de rôle de service auprès du roi ; des concessions faites par lui, beaucoup lurent réduites de valeur , sous prétexte que la rémunération excédait le service; et plusieurs officiers de la maison royale furent destitués pour cause d'incapacité ou de pécule EL On ne peut guère douter que dans ces mesures les intérêts de pari i no fussent plus écoutés que la voix de la justice; mais les concessions mutuelles rétablirent Fharniome [fi mai] : Lancaster et scs amis furent adoucis par le récent acquiescement et l'apparente sincérité du roi ; et les barons, sans distinction do parti, se rendirent au parlement d'York [25 juillet], et tF York raccompagnèrent avec leurs vassaux jusqu'il Bênviek. Celle ville fut immédiatement investie par l'armée, et défendue par le grand-maître dT-cosse, aidé d'une nombreuse garnison. Bruce accourut pour faire lever le siège; mais, désespérant du

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