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ClIAlHTÎtK DEUXIÈME. Ù»
succès* il envoya quinze mille hommes, sous la conduite de Randolf et de Douglas , pour surprendre la reine Isabelle a York et ravager le pays f h sept,]- Ils échouèrent quant au premier objet ; mais il< Rendirent si loin Jours dévastations, que Plrch evêque , a la tète de lu milice du comté, se hasarda a les combattre a Rorough bridge [20 sept,], [1 (ut défait; et trois cents ecclésiastiques, et dix fuis autant de laïques, périrent par l'épée ou dans la rivière* Cette nouvelle désastreuse parvint bientôt au camp de Bernick, et les premières discussions se réveillèrent. Les barons du midi proposèrent do continuer Le siège ; mais Lancaster partit avec ses amis; et Edouard, alTaibii parleur absence, essaya vainement de couper la retraite aux Ecossais. Las do tou les ces tentatives infructueuses, il commença h désirer la paix; quant a son adversaire, il n élaîl pas moins impatient d'être réconcilié avec la cour de Home, La première proposition de négociation vint de 1 Ecosse: la demande du titre de roi fut laissée de côté ; et une trêve de lieux ans fut eunclue entre m Edouard , roi d Angleterre , et su^ Robert, do. Brus, pour lui et ses adhérents1 lor janvier 1320!. »
Le roi d'Ecosse .profita do celte suspension d'iiuâtililés pour lécher de faire sa paix avec le garni, -siège. Un parlement fut assemblé a Aberbrothiclt | (> avril ], el une lettre collective, signée de huit comtes e! de (rente et un barons, au nom de la nation ècos- >aise, fut envoyée au pontife parles messagers du roi. U était dit dans col instrument que les Ecossais s'élaient établis au nord de la Bretagne environ douze cents ans après te passage de la mer Rougo, et avaient été convertis à la foi par les prédications de Lapôtie saint André; qu’ils avaient toujours joui de leur indépendance jusqu'à ce qu' Edouard h*1 eût saisi le moment où leur trône ëUiit vacant pom leur imposer le joug deP Angleterre ; qu'ils avaient depuis été affranchis du joug anglais par Robert de Brus, que la divine Providence. 1 ordre légal de succession qu'ils étaient détermines a maintenir , ot leur dû et unanime consentement avaient élevé au Irène; mais que s’il tes abandonnait, ils le traiteraient en ennemi, choisiraient un autre roi, .ot défieraient toutes lés forces de 1 \ngleterre tant qu'il y aurait cenl Ecossais vivants. U liberté était leur objet ; et à la liberté, aucun homme d’ honneur ne voulait survivre. Après avoir ainsi déclaré leur résolulion dans le langage le plus énergique, ils prient le pontife d'employer son influence auprès du roi d'Angleterre , et de Ueugagev
1. Pari %Vrii*t u. 5. VTvi\*. U’2. Ford, xir, 37. %m, m, 806, 800-
Ni HISTOHŒ LVÀ.NGLElilvlUŒ.
à se contenter de ses étaEs T qui jadis paraissaient suffisamment vastes pour sept rois; et h laisser au* Ecossais leur sol stérile» la plus reculée des terres habitables; niais qui leur éuiii chère parce qu'elle était h eux , et que leur seul v(bu était de la posséder en paix, Puis ils concluent en ees termes : — « Si toutefois votre sainteté prêtait une oreille trop crédule aux rapports de nos enn en iis, et persistai t à favoriser les prétentions des Anglais, nous vous rendrions responsables devant Dieu de lu perte de notre vie, de la damnation de nos Ames, et de toutes les attirés calamités qui doivent résulter delà continuation de la guerre entre les deux nations. Autant que notre devoir nous y oblige, nous sommes vos enfants soumis : û vous, comme vicaire de Dieu, nous rendrons l'obéissance qui vous est due ; mais à Dieu, comme juge suprême, nous confions la défense do notre cause. Nous mettons tout notre espoir on lui, assurés qu’il nous rendra capables tyagir v- aillant m en t$ et q u ’i 1 1 vrr a $& cr a tous n o s e n n em ü 1 .
Cette lettre convainquit le pontife que b cause d'Edouard était désespérée. Il irai la les envoyés avec bonté; çt , h leur requête, consent il h suspendre le procès in le nie au roi d'Ecosse , tf. abord pour une année» et ensuite pour six mois de plus, M écrivit une lettre de conseils au roi d'Angleterre , et r exhorta instamment à profiter de l 'occasion pour conclure une paix avantageuse et durable. Edouard y donna son assentiment [15 sept.] : des commissaires furent nommes par le pape et lé roi dé France pour assister au congrès; et on nourrit avec confiance tes poîr d’un résultat favorable. Mats les conférences T s'il en fut terni, marchèrent lentement : te roi d Angleterre était trop occupé de la rébellion de ses barons pour donner attention a d'autres affaires ; et Bruce s'attendait à obtenir do meilleures conditions en aidant les rebelles qu’en traitant avec le’ souverain
Ce fut la destinée singulière d'Edouard do n 'avoir pu vivre sans un indigne favori, ni accorder son amitié à un autre sans blesser l'arrogance de ses barons. Tanças ter avait autrefois imposé au roi une de ses propres créatures pour remplir Y office de chambellan [1318]. Ce jeune homme, don t le nom était H u gh Spo user, par ses ta lents et son a çgfcJui té » acq uïl b ion tô l Dos lime de son souverain [13S1}': la disposition des faveurs du rot fut par degré confiée a sa discrétion; et son mariage arec la