Rym. iv
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que les accusations contre Edouard ei ses Cavoi îs iPékiimt pas sans fondement ), fui général emenî saluée comme k libératrice du pays. Les seigneurs du parti de Lancaster accoururent au devant d'elle: Le primât lui fournît de l'argent pour payer ses troupes; et Lait Lie frère du rot, le comte de Norfolk, avec trois évêques, vint te trouver au camp. Des lettres furent écrites immédiatement aux prêtais e! barons restants, pour les attirer dans son parti en leur exposant ses vues et en leur présentai) I un tableau exagéré de ses forces présentes et des secours quelle attendait de son frère te roi de France. Maïs, à WalUngford, un lui lit des propositions qui alarmèrent les auteurs réels de l'expédition. Les nouveaux venus se déclaraient ennemis des Sponsor, iiuns parla ion t de rendre k reine h soit époux et de !e forcer de gouverner par les conseils de son parlement. Les principaux dVnlro eux furent immédiatement convoqués a un conseil, dans lequel ürleion, par ordre d’babtffe, accusa le caractère violent et vindicatif d'Edouard, cita plusieurs exemples, vrais ou supposés, do su conduite brutale envers la reine, et affirma solennellement que dans les circonstances présentes, elle ne pourrait revenir auprès de lui sans un danger évident pour sa vie L En môme lomps [15 octobre), on arrêta de publier une proclamation qui, imm dirigeant la haine publique contre lu favori, gardait soigneusement la silence sur le système futur de gcmvemmoenl, Il y était dit que k reine, le prince et le comte de Kent, étaient venus délivrer la nation do la tyran nie do Hugh Sponsor, qui avait déshérite la couronne de ses droits, privé T Eglise de ses possessions, irrité le roi contre la reine et son fils, traîné en justice, assassiné ou exilé les hommes importants du royaume, dépouillé 1 os veuves et les urphHms de leur propriété, et accablé le peuple d'exactions injustes, ils requéraient donc l’assistance de tout bon et loyal sujet, car ils n'avaient d’autre objet en vue que l'avantage de l’Eglise et du royaume. En outre, les émissaires, qui distribuaient cette proclamation, avaient pour instructions d'informer le peuple que le pape avait excommunié tous ceux qui porieraient les armes contre la reine, avait délié les vassaux du roi de leur allégeance, et avait envoyé deux cardinaux donner a l'entreprise k sanction dît siège apostolique2.
Quand k reine approcha de la capitale, Edouard, comme (1er-
1. Apalog. Ail Or/ri. 37ütl. On eromt û m prétendue crainte de* violences du roi, i l lu plupart dx» nos ldstorittiis o» ont parle.
2+ Eym. iv , èatl. Mixir, 5Ü8.
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nièro ressource, fit appel a la loyauté et a la pitié des citoyens* Leur réponse fui froide, mais claire. Les privilèges de la cité, tirent-ils observer, ne leur permettaient pas de suivre le roi sur le champ de bataille ; mais ils fermeraient leurs parles aux étrangers, et auraient en toute occasion Ips égards dus h leur souverain, li son épouse et a son 111s. Edouard partit immédiatement
ocL] avec les deux Sponsor , tê chancelier Baldock cl une faible escorte; et bientôt après son départ [15 oct]: la populace se souleva, égorgea Walter Stapledon, évêque d’Exeter, s empara de force de la tour, çt délivra les prisonniers, Le monarque fugitif se hâla de gagner les Marches des Galles, où étaient situés les domaines de son favori [) 6 ocL]* Bristol fui donné en garde au vieux Sponsor, comte de Winchester ; et a Caorlilly une tentative fut folle pour soulever les hommes de Glamorgan [19 ocl.]- Mais les Gallois lurent également ^différents à la détresse de leur seigneur et à celle de leur souverain : cl Edouard, avec son favori, s'embarqua [2Ü oct.] pour Lundy, petite Ile a l'embouchure du canal de Bristol, ot qui avait été préalablement fortifiée et abondamment approvisionnée L
La reine ne fut pas lente à poursuivre son époux fugitif. Lorsqu'elle passa par Oxford, elle ordonna h ÛrlëLon de prêcher devadl rimiversiliL L'évêque choisit pour texte ce passage de la Genèse : « Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta race ei la sienne. Elle te brisera la lêie* » 11 appliquait ces paroles a Isabelle et aux Sponsor : mais beaucoup de gens crurent découvrir dans ce sermon de sombres et prophétiques allusions au sorl qu'éprouva ensuite rinfortuné Edouard. IV Oxford elle se rendit en hôte h Bristol [W oct*] : et le comte de Winchester* ne pouvant maîtriser les mauvaises dispositions des bourgeois, rendil la ville et le château le troisième jour. Ses cheveux blancs (il avait passé sa quatre-vingt-dixième année] ne furent pas respectes de ses ennemis: et il fut accusé devant sir William, Tru^el, un des exilés élevés par Isabelle 5 Vofiïce déjugé, d'avoir pris sur le roi une influence mauvaise, exercé îe peu voir royal, augmenté la désunion du roi et du peuple, et conseillé Voxeeulion du comte de Lancaster* Hans ces temps de désordres, la liberté de la défense était rarement accordée a un prisonnier politique, mais la notoriété des faits énoncés dans EaccpsatioB était admise comme justiücaLion de la sentence qui liait rendue immédiatement. Le
1. A,tQ> Site. it 366. Wuls, 153. 151. Müor, 598-Ü00. Bytu* i*t 238,
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comte fui trdîiïé du I ribunal au lieu de L'exécution, où ses ennemis assouvirent leur vengeance do ta vue de ses tortures. On lui arracha, vivant, les entrailles : son corps fut ensuite suspendu a un gibet pendant quatre jours, puis coupé en morceaux et jeté aux chiens*. •
A Bristol, on eut la certitude que le roi avait mis en mer; et on publia aussitôt dans toute ïn ville une proclamation qui lo sommait de revenir et de reprendre les rênes du gouvernement. Celte comédie n’était quhin iichemmemenl k une importante dérision prise par les prélats et les barons dans l'intérêt de la reine. S’arrogeant les pouvoirs du parlement, ils décidèrent que l’absence du roi avait laissé le royaume sans chef; et en conséquence [26 ocL] ils nommèrent le <c duc d' Aquitaine » tuteur du royaume au nom et du chef de son père -. La mauvaise fortune poursuivit Edouard sur mer comme sur terre. 11 no put atteindre Me de Lundy ; et après avoir lutté quelques jours contre tin fort veut d’ouest, il aborda b Swansea, se retira à Neath [10 uov.J, et chercha a tromper les recherches do ses ennemis en se cachant dans différents lieux entre ce monastère cl le château de .CaerliUy, occupé par un de ses partisans, John de Felion [17 noï.], A la lin, Henri, comte de Luicester, qui depuis peu [19 nov.J avait pris te titre de son frère supplicié, le comte de Lancaster, corrompit la fidélité des indigènes, et s’empara de Sponsor et de Baldock, quï s'él aient cachés dans les bois, près du château dé Lmtressan, Edouard, dit-on, sortit immédiatement de sa retraite, cl se rendit volontairement h soit cousin, qui l’envoya dans la forteresse de KenihvorÜK On ilifféra son arrêt, pour répondre aux vues de sa femme ; les autres eapl ifs furent sacrifiés sans miséricorde au ressenti inejil de leurs ennemis, Baldock, comme eedésiastique, fut enferme d abord dans la prison de l'évêque de Hereford, et ensuite dans celle de ISevvgate, où il succomba aux rigueurs de sa captivité* Sponsor fut traduit devant le juge, dont. tes mains fumaient 'encore du sang de sou père [24 nov.]. Les crimes qu’on lui imputa sont la meilleure prouve de son innocence. Selon Trussal , il avait été cause de toutes les calamités qui avaient accablé le royaume depuis son retour d’exil, du mauvais succès de l expédition du roi en Ecosse, et de la réussite des incursions écossaises en Angle! cm s Non-seulement it avait
ï. Apolog, Ad* OtitL 27G5. Wok. 195, Lel CoU. u, 4 08.
S Byra. iv, 23 ï.
1 33 inSTOlll G rVANGLETÉIin r
persécuté jusqu’il la mort le comte do Lancaster et scs adhérents, mais quand Dieu avait démontré la vertu «le ce seigneur par les cures sur naturelle t opérées sur sa tombe, il avait posé des gardes pour empêcher Mfluence du peuple et étouffer la publicité «les miracles 1 ; il avait constamment fomenté la dissension entre Edouard et son épousé; il avait soldé desaiieurlriers pour assassiner la reine et le prince lorsqu’ils étaient en France; et à leur retour avait enlevé le roi et les trésors ■ royaux contraire mont aux articles de la grande chai1 te. <f Ctést pourquoi, cuÉSinuc ce. juge équitable, tous les hommes de bien de ee royaume, petits ei grands, pauvres et riches, ordonnent d’une vois unanime que vous, lïugli Sponsor, comme voleur, i nuire et proscrit, soyez traîné au 'gibet, pendu*, êvetitré, décapité et mis en quartiers. Hors d'ici donc, traître : allez recevoir la récompense de votre tyrannie, traître pervers et convaincu 1 » U fui traîné ou supplice, vêtu d’une robe noire, avec les armes de sa famille î envoilées et couronné d'or lies, et il fut pendu a une potence h mile de ein^ qualité pieds, au milieu des acclamations et des huées de la populace. Un peu au-dessous, on pendit Simon de llcadtég, serviteur fidèle qui avait toujours partagé les diverses fortunes de son maître, Indépendamment d eux, on décapila té comte d Arundel et deux autres gentilshommes. Ils é La ion l restés neutres durant V invasion ; mais ils étaient accusés d avoir consenti a la mort du comte de Lancaster. Dans l'opinion du public, leur pi inoi pal crime était d'avoir des possessions contiguës a cello dit favori de la reine, h qui elles Turent données L
Do Hereford, Isabelle, accompagnée de Mortimer et de son I ils, se rendit a petites journées \\ \\ eslminsler, où è assemblait le parlement. La session fut ouverte par un long discours de ce ruse politique, l’évêque de Hereford [7 janvier L>27j. L elülguement des S penser de la personne du roi. seul objet ostensible du parti, était effectué j cl il était naturel dé demander pourquoi Edouard, au nom do qui le parlement avait été convoqué 3, n’était pas
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