‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 60 sur 327 · CHAPITRE DEUXIÈME. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME. m

renlré dans l'exercice do rmitoriié royale. Pour obvier !i colle difficulté, il peignit de vives couleurs le caractère vindicatif giril lui confiait d’attribuer au monarque captif, et déclara selontellement que le tnetlre maintenant en liberté, ce serait exposer h une mort certaine la princesse, qtri, par sa sagesse et son courage, venait si récemment de délivrer le royaume de la tyrannie des favoris du roi. U invita donc le parlement à se retirer et ïi revenir le lendemain, préparé a répondre h cette importante question ; Valait-il mieux que le père gardai la couronne, ou que le Üis régnât a la place de son père? A l'heure marquée [8 janvier j, In salle se remplit des plus turbulents citoyens de Londres, dont les cris et les menaces s'entendaient dans la pièce occupée par le parlement* Pas une voix ne s’éleva en faveur du roi. !Ses pins grands omis regardèrent comme une preuve de courage de garder le silence. Le jeune Édouard fut déclaré roi par acclamation, et présenté en celte qualité h l’approbation de la populace. Les pairs temporels et beaucoup de prélats jurèrent fidélité au nouveau souverain : l'archevêque d'Vork et les évêques de Londres, de Koehester et de Carliste, quoique sommés par les justiciers, curent la fermeté de s'y refuser K

Ces mesurés irrégulières avaient eu probablement pour but d'arracher aux membres un assentiment sur lequel ils rte pourraient plus revenir. Quoique le prince fût déclaré roi, son père n avait point abdiqué et n’avait pas été déposé. Pour y suppléer, Stratford, évêque do Winchester, présenta contre Edouard lïï janvier! un bill en six articles, qui l'accusait d’indolence, d'incapacité, d'avoir perdu la couronne d’Ecosse, violé le serment de son couronnement, opprimé l'Eglise et été cruel envers tes barons. Ces charges furent lues et approuvées en présence du jeune prince assis sur te Irène; et il fut arrêté quele règne d’Edouard de Carnafvon avait cessé, et que le sceptre serait confié aux mains de son fîIsT Edouard do Windsor.

Qiîaud on annonça celte décision h la reine, elle joua un rôle qui ne pouvait tromper personne. Wec les plus violentes exprèssious de douteur, elïo déplora l’in fortune de son mari, déclara que le parlement avait outrepassé ses pouvoirs légitimes, et elle exhorta son Ris* h réfuser une couronne qui appartenait à sou

du royacime ; mttk ceci supposait rabsenro d'Edouard : oi d'uuLros uiikummo-cs <\in prorogeaient ta ntirlcùmt l’iimit renrtcew regt, quoique t?n iMitd il fut

. . . Pari T Fri tu. 1 1, 350.

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l3i, HISTOIRE Il’ASGLETEllUE.

Hère. Pour faire taire ses scrupules, on nomma une députation n .mpnsée île prêtais, d© comtes, do barons, de dmvalicrs, do aknons ot de bourgeois, lis furent chargés de sc rendre a Eendsvôrtb, de noUüer a Edouard T élection de sou fils, d’nhiemr i ;e lui une résignation volontaire de la couronne, et, s il relusDil , de lui retirer leur hommage, et tTagir selon que circonstances le suggéreraient, [âO janvier] Les évi>q uns do Winchester ei de Lincoln, tons deux ses ennemis, Yrn déclaré. 1 autre secret, lurent les premiers qui arrivèrent. Ils employèrent arguments, prometees et menaces pour obtenir le consentement. do l in oi* tutié roi : parlèrent de la grandeur d’fime qii’Mépfcyerail, et de la récompense qu'il mériterait en renonçant il la couronne pour rendre la paix « son peuple; lui promirent, en cas ,l’ acquiescement uu revenu et un établissement princiers; et le menacèrent, s'il refusait, non-seulement de le déposer, mais de laisser sou (ils de cillé, et de choisir un souverain dans uue autre famille. Lorsqu’ils eurent suffisamment excité ses espérances et scs craintes, ils le conduisirent, vêtu d'un simple robe noire, dans la salle où ta députation était disposée pour le recevoir. A la vue d (Melon son ennemi mortel, qui s'avançait pour lui parler, *1 recula nt so laissa tomber a terre; mais bientôt il se remit assez pour écouler le discours de ee prélat. Sa réponse est rapportée tlilleremineat par ses amis et par ses adversaires. Selon les premiers, il répliqua qu’aucuu acte do lui ne pourrait être regarde comme libre, tant qu'il resterait prisonnier ; mais qu’il tâcherait de sup-

iiorterpalieniment tout ce qui pourrait arriver. Les derniers disent

n 11’ il exprima son chagrin d'avoir causé celle irritation a son peuple; qu’il se soumit à ce qu'il uo pouvait éviter, et remercia le parlement d’avoir conservé la couronne dans sa famille. >ir William Trusset lui adressa immédiatement ces paroles : « Moi, » Wiliam Trussel, procureur des comtes, barons et autres, ayant » pour ce plein et suffisant pouvoir, relire et reprends à vous, » Edouard, jadis roi d'Angleterre, l'hommage et fidélité des per- « sonnes nommées dans ma procuration ; et les acquitte ei de- >1 Charge desdils, de la meilleure manière que le permettront » la Met la coutume. El maintenant je proteste en leur nom qu ils » ne veulent plus vous garder fidélité et allégeance, mais qn ils n vous tiendront désormais comme une personne privée, sans « aucune espece de dignité royale. » Celte pénible ceremonie se termina par l’acte de sir Thomas lllouiit, intendant de la maison, qui, comme on faisait toujours tt la mort du roi,

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