‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 7 sur 327 · V- 1St lf!',Pcl%«rat n„r · texte numérisé non relu

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de concilier de tels procédé? nveç la politiqgiè Aafyituolle dT.douard. II ne pouvait iguorer que les Ecossais supportaient sa suprématie avec impatience, et il n’était pas possible de douter que le frequent exercice qu’il en faisait ne dût ajouter h leur mécontentement et provoquer leur résistance. Nous pouvons cependant en toute sftreté l’absoudre d® fitnpu ta trou d’aVoir eu dessein d'humilier llaüol par un système étudié d’abaissement. De tels appels étaient devenus communs partout ou prévalait la jurisprudence féodale. Édouard lui-même, comme duc d’Aquitaine, avait été fréquemment sommé de venir repousser les accusations de ses vassaux, ou d’accepter un gd&o de bataillé h la 'cour du roi de France, et les juges royaux n'auraient jm rejeter sans danger la prière dos appelants quand elle était faite dans la forme voulue par la loi. A tous autres égards , la conduite d’Édouard envers Baliol était honorable et affectueuse. 11 lui rendit fidèlement toutes les forteresses de l' Écosse; il déclara par un acte public, qu'en cas de minorité le roi d’Angleterre n’avait aucun droit à la t nielle ni sûr le mariage de l’héritier de la couronne d’Kcosse, et en toute occasion il accorda de grand cœur les justes réclamations du roi son vassal* ou les faveurs sollicitées par lui.

Le seul appel qui put donner de l'inquiétude au nouveau roi fut intenté par Macd u fif, fils de Malcolm, comte de Fife. Durant l’ interrègne écossais, les régents, par ordre du roi d’Angleterre, avaient entendu sa réclamation, et lui avaient adjugé la possession des terres de Rercs et de Crey. Néanmoins Baliol, de l’avis de son conseil, et sous prétexte que ces domaines devaient rester entre les mains du roi pendant la minorité d’un autre prétendant, jeta Macduff on prison classa l’arrêt des régents : mesure assurément peu judicieuse, en ce qu’elle avait l'apparence d'un outrage envers K douera-, sous l’autorité de qui l'ancienne décision avait été prononcée *. Macdufïen appela à l’équité de leur seigneur commun, et Baliol fut sommé de répondre & saqdainte

m* leur vivant, et du vivant d'Edouard et de Baliol. les tiendraient do la couronne anglaise; et que pour faux jugement ou emprisonnement, il sentit mis à l'amende et passible de dommages. Jîo/. Pari, t, ilO. l/introdurtion même de ces règlements prouve que jusque-là le* appeLs du jugement des rois d’F.çdssè étaient inconnus dans les cours anglaises. Aucun appel de ce genre n avait eu lieu sous ses prédécesseurs, pus même de 117,4 it 1 Lfsf» . lorsque le roi dT.cos.se et tti nartiou écossaise rccounabownent ouvertement la supériorité féodale "de lu couronne siugluwe. l"êtait upe innovation; irinix Edouard était déttfjniné à attacher a an suprématie toux le* droits que, comme duc de tiuienne, il avait été force de reconnaître à la couronne de F rance.

1 Kvm. Il 59p, r»UH U»? <>19, 015.

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ilcyant la eoür du roi dons le terme de la Trinité. ]j ne tint lias 1 compte de là première! cilntion, el le sliériifdè Nortlmmberloinl lut en remit |2 août) au cbftteau do Stirling «ne seconde qui le J sommait de répondre non-seulement à l’appel do Maeduif. mais de son mépris do l'autorité d’ Léonard Ici toutefois il faut rc- j marquer que sa présence personnelle n’était, pas rctfliise : en : ; Iiareil cas, et le demandeur d le défenseur pouvaient, s’ils le jugeaient convenable, «a faire représenter par leurs fondés do 4 pouvoir respectifs Mais Jialiol, dans le dessein , à çe semble, de fa ire des objections oja pratique des appels en séneral, se présenta au jour marqué [30 sept.), et aussitôt qm la plainte de llacdnif eut été lue K U se leva , désavoua tqüte iutenlion de mépris de son seigneur suzerain, et soutint qu’il n’était pas tenu, do. répondra a 1 appelait!.. La cour se prononça contre lin, et Maeduif sollicita un jugement en sa faveur, Kdouard fit observer à Jialiol qu’il avait juré JkMiié et fait hommage à la couronne d Angleterre, qn il avait été légalement convoqué de- ï vaut la cotir de son seigneur suzerain , 8i qu’il était tenu de répondre oti île donner un motif de tic pasje fiirc. Le toi d’Keosse répliqua que c’était mi point qui concernait lés dréits dé sa cou- ‘1 mime, et sur lequel il n’osait pas répondre sans l’avis des prud'hommes do son royaume. Lorsqu’on lui lit observer qo’on ' j pourrait lui laisser le temps de les «insulter, il répondit qu’il ne * voulait demander ni temps ui ajournement. Kdouard alors réquiL I avis des prélats, des soigneurs et juges composant sou conseil, par lesquels il fui décide que lialiol n'avait point présenté de ♦ défense, jque la connaissance du fond de la cause était dévolue au roi d'Angleterre; que .Macdufï, fti coin pensât ion de son emprisonnement, recevrait des dommages qui seraient évalués par la cour; que la roi d’Keosse, en refusant de répondre, quoiqu’il eût antérieurement soumis son droit de succession h la décision de son seigneur, avait commis un acte manifeste de mépris et de désobéissance, el. que jusqu’à ce qu’il donné! satisfaction de ce mépris et de cette désobéissance, trois descsdiiHomix d’feosse, avec leurs prérogatives royales, seraient mis en séquestre dans les mains du roi. Mais avant que ce jugement ne fût prononcé,

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