CHAPITRE TIp^ME. m
gloterre * ; el olle eau tin u a do prospérer pendant plus do deux siècles sous la protection 4e celui <p il levait conquise et do ses successeurs.
Les écrivains n’ont pas toujours suffisamment apprécié les avantages que rhumamlo retirait de Pinfltience pacifique des pontifes Romains, À une époque qui. îiu prisait d'autre mérite que celui des armes, l'Europe eût etc plongée dans une guerre perpétuelle, si les papes n'eussent travaillé incessamment h conserver ou b rétablir la paix. Ils gourmandaient les passions, et réprimaient les prétentions extravagantes des souverains ; leur caractère, comme père commun des chrétiens, donnait a leurs Représentations un poids que celles d'aucun autre médiateur ne -pouvait avoir; et leurs légats n'épargnaient ni courses ni fatigues pour concilier les intérêts opposés des cours, et interposer l'olivier de la paix entre les glaives des armées rivales* Dès que la guerre se ralluma entre Edouard et Philippe, Elément recommença ses efforts pacifiques; pendant deux ans il no cessa de prier* d'admonester, de réprimander ; la violence et l'obstination de ses enfants b faire la guerre n ‘épuisèrent par sa patience ; el aussitôt que t'armée française eut atteint W Usant, les cardinaux de Naples et de Clermont offrirent leurs services pour prévenir P effusion du sang, Mais Philippe refusa de livrer nue ville qui bravait depuis si longtemps la puissance de son adversaire, et Edouard no voulut pas renoncer au prix qsi'ü su promettait de sa persévérance dans un siège aussi pénible. Lorsque Calais eut succombé, les légats renouvelèrent fine offre : les doux rois étaient disposés b accepter m répit momentané ; et un armistice [28 sept*], qui se conclut pour quelques mois, fut, sur les instances réitérées du saint-siège, prolongé graduellement de six années". Ce temps de rdfiebe .était nécessaire au roi de France pour pouvoir relever ses finances et ic courage de son peuple ; il fut agréable au roi d’Angleterre qui pouvait maintenant se reposer avec satisfaction sur les lauriers quil avait moissonnés* Les s îctoiros de Crecy ci de NeviLs Cross avaient établi la réputation
1 II vni v ftlfi, Parmi ceux qm jure- rem fidélité h Etkmard fut Jft même EuhtJbr dfc flaint-lWh dont Frqwirt a m fort nmbnJll le donna in plus imimk partie àc *** anciennes mpnetp et J ?5S«
1er res ; et fui. dn sou côte, ®e chargea par sim infWnco de maLîHemr e i i«i i la population indigène* A sa mort, en M, eus àotmum« retourner^ »[ a couronne, parc» «pi- ses heritiers rirent de ttMnntfttg Edouard pour leur souverain . Veye* Br^piignj% Mém, de CArad* Xüvti , o37- 2* Rjm, v, m Kern Bijm. tnT 100*
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dos Anglais, et ébve bn| souverain an premier rang parmi les princes de 1 Europe ; deux de ses principaux ont agoni s te s, David. roi d Ecosse, qt Charles do Blois, duc de Bretagne J, étaient ses prisonniers; et non-seulement il avait conservé ses anciennes possessions, mais il y avait même ajouté la ville et le port de Calais, parage important jiour sa marine, el qui lui donrtfcit accès sur le territoire de son rival.
Durant I armistice, Edouard n’hésita poini à embrasser deux occasions de déployer ce courage personnel qui était la première qualité requise dans tin vrai chevalier. Amerigo de Pavfc, quoique Italien, tenait imo place distinguée clans reslimq tin roi, qui lui avait confié non-seulement le conmi an dément de sa ilotto, mais la garde de sa dernière conquête, la ville de Calais. Sire GeofTroi de Chargny, gouverneur français de Saint-Omer, tenta li fidélité d’Amorigo par IMre de vingt mille couronnes. L'itn- Lien accepta la proposition, dans l’intention non de trahir son serment, mais do punir l'homme qui cherchait h souiller son honneur; eL al fui convenu que, sur b reçu de Fargent, des troupes françaises seraient secrètemoql introduites dans le château la dernière nuit de i année. Edouard, qui était dans le secret, arriva* et débarqua dans l'obscurité avec trois cents hommes d armes et six cents archers [31 déc. 1348] : h l'heure marquée, un messager du gouverneur de Saint-Omer fut admis et pava 1 argent, et ?t mhmit douze chevaliers français et cent hommes il armas furent introduits par une poterne dans la cour du châbam A ussitAt on bs entoura et on s'assura d’eux ; et les Anglais, sous ki conduite de sir Waller Manny, attaquèrent Gmrgny, qui avait fait halle près de la porto de Boulogne. Le Français fit une va Minute maïs imitile résistance; la garde qu’il avait posée ou pool de Aimilay fut culbutée; et la retraite lui étau t coupée, il se rendit avec tous ses compagnons. Edouard, dans celle échauflûtïree, avait combattu b pied comme un simple chevalier, sous la bannière de Mann y, et avait failli payer cher sa témérité. Il avait choisi pour antagoniste sir Eüstadm de Ribeaumimt. guerî ier d une valeur distinguée ; il reçut deux coups sur sou casque, qui doux fois b firent tomber à genoux; mais il se releva h l’aide de son hou l lier, et finit par se rendre maître do son adversaire.
Le ne fut que lorsque les prisonniers eurent été amenés dans cc
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