Wuls, l(foj, Art-sb. 1711, im Mûri m. 103. Slow, -2 kl
Kym, v, V04-7ÎKJ, 808, 81ü. KuygbL 3007. Tfïls. 170. Murim. lüâ.
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se plaignît de* la mauvaise foi do son adversaire : rindignatioji le poussa de nouveau aux ormes: el un pian d'opérations combinées lui concerté onl.ro lui et son dis aîné, nommé alors, h cause de la couleur de son armure, le prince Noir, Ce dernier ouvrit la c api pagne avec une armée de soixante mille hommes, Los ordres donnés aux soldats étaient de piller, do brûler et de détruire; el afin qu'ils pussent étendre leurs ravages sur un plus grand espace de terrain, ils furent partagés ou plusieurs a batailles, » dont les instructions étaient de se tenir, dura ni la marche, h une certaine distance les unes des autres (> odi. 1355 . Des murs de Bordeaux* le prince conduisit ses pillards par le comté dT Armagnac jusqu’au pied des Pyrénées; et tournant au nord, il continua ses dévastations jusqu'à ce qu’il fdt arrivé devanl la ville do Toulouse, Deux jours se passèrent en efforts Infructueux pour provoquer Peiméini au combat : le troisième, il passa la Garonne h gué, reprit sou œuvre de destruction, et livra aux flammes les faubourgs de Carcassonne et le bourg de Narbonne, Mais les mesures qui avàieni été prises pour assembler une nombreuse armée sur ses derrières F avertirent de revenir. L'ennemi se relira a son approche : les Anglais, chargés de butin, retournèrent a Bordeaux ; et le jeune Edouard put se vanter d'avoir, dans le court espace de sept semaines, réduit eu cendres plus de cinq cents cités, villes et villages, dans nue province populeuse qui, depuis un siècle, n'avait pas été en proie aux horreurs de la guerre L
i2 nov, • Durant ceHe expédition, le roi d'Angleterre partit de Calais à la iùle d'une brillante armée ; mais tous ses pians furent déconcertés par la politique de Jean* qui évita avec prudence un en gagé mon l., mais eut soin, en se retirant devant son adversaire, dé dévaster le pays d'alentour. Les Anglais n’avaient pas atteint Amiens que le manque de vivres les força de revenir. Ils s'en procurèrent une petite quantité dans le Boulonnais, cl ils rentrèrent à Calais dix jours après en être partis [12 nov,]. Lh le monarque français chercha à amuser Edouard en lui proposant une bataille générale, tandis que ses alliés les Ecossais surprenaient Renviek |fî nov. I, inondaient la frontière et répandaient la dévastation dans les comtés du nord. Mais h cette nouvelle, îc roi se hâta de passer en Angleterre, tint son parlement h West-
I. Vovcz U- rapport officiel duriX AÿêÉÈbury, 210-§3fl. CurcikHsonnj;' Omit nus si gmtïdo «J tu1 York* Narbonne iied'éüiÎT guère moins que Londres, Ibid, 3&0, Le j irèléïte de ce* dcvmtUilun^ était que le roi de France tirait une partie considérable di; son rC verni de cm provinces, et que les ravager ce serait diminuer en proportion ses moyens rie comîmrnr ta guerre. Ibid.
CHAIUTHE (JÛÀTItlÈMË. ïï“
müister (25 nov.j, obtint une aide considérable pour six années, et union na a ses forces do Rassembler dune îo NorthumberlancL La seule terreur de son approche lui rendit Berwick ; el à Roxburgh ît acheta de Baliol ses biens patrimoniaux dans le.Gallow.ay, ainsi que ses droits au trône Ecosse [30 janvier lâ§6 * Ceprince, avancé en Age et sans enfant, céda avec joie un titre stérile él contesté pour une somme immédiate de cinq mille marcs et une rente annuelle de deux mille livres L De ttoxburgh, Edouard traversa les Lothians, faisant porter devant lui la bannière d'Ecosse déployée; et les Anglais, ne rencontrant point d'ennemis, se divisèrent en petits fcorps, et réduisirent en cendrés toutes les fermes, tous les villages et les villes à vingt milles des côtes de lu mer. A Edimbourg, leur marche fut arrêtée de nouveau parle manque de vivres. A la vérité, une Hotte qui portait d'abondantes provisions avait fait voile pour le port de Leith ; mais elle avait été répoussée par un fort veut du nord ; et Edouard ordonna a regret à son armée do retourner en Angleterre, Les Ecossais harcelèrent son arrière-garde, et assouvirent leur vengeance sur lu peu de traîneurs qui s'attardèrent. Le dégât causé par cette expédition fui longtemps présent a la mémoire des indigènes, qui, daiis leurs incursions subséquentes en Angleterre, s'excitaient h de pareilles déprédations pur le cri de « la Chandeleur brûlée ! 2 »
L'année suivante fut signalée par la victoire a jamais mémorable de Poitiers." L' honneur et le buiin.de la dernière campagne avaient stimulé le prince de Galles a une tentative semblable dans une direction différente [6 juillet]. Avec une petite armée de douze mille hommes, il quitta Bordeaux, remonta la Garonne jusqu'à Agen, el tournant h gauche, ravagea las fertiles provinces du Qnercyy du Limousin, de E Auvergne et du Berry. Sun but n otait point de faire des conquêtes, mais d'infliger aux indigènes" les maux de là guerre, et d'enrichir ses compagnons aux dépens de l'ennemi. La moissou fut foulée aux pieds, le bétail fui mas- **cré, les vins et tes provisions que l'aimée ne put consommer furent détruits ; les fermes, les villages et les villes furent réduits en cendres, et tons les captifs qui pouvaient payer leurs rançons furent conduits a Bordeaux. Il se détourna d'issoudun et de Bourges, qui menaçaient d'une vigoureuse résistance [4 sept.]; mais
1. Rym. v, m-frll, mf svu. Rot, Seat. T< 7 m, m Baüol mourut en 1 m Koyght
V. Avesburj , ,395-aâ». Knyght, mi. Lui. ColL i, 500, Ford, jtjv, la.
m HISTOIRE ]>TÂft GLETERRE ,
il prit Vîerzon d'assaut, et Komorantm en y mettantle feu. Dans cette expédition dévastatrice, T niée ne semble pas être venue au jeune prince qu?il était dangereux de pénétrer si avant dans lui puissant royaume, ou que la retraite lui sérail probablement coupée par des forces plus nombreuses. Le roi de France avait ordonné à ses vassaux de le rejoindre à Chartres; et traversant la Loire a Blois T avait poussé jusqu' r à Poitiers. Edouard s’était mis trop tard en marche pour la môme ville ; mais le malheur était qu'il n'avait sur l1 ennemi que des rapports vagues et suspects, tandis que ses propres mouvements étaient exactement observés et notifiés chaque jour au monarque français. Une après-midi . après une marche fatigante , les Anglais avaient atteint h village de Maupertois, à environ cinq milles rie Poitiers, lorsque leur avant-garde rencontra inopinément l1 arrière-garde de l'ennemi. [17 sept.] Le danger de sa position frappa Immédiatement l'esprit du roi, a Bleu nous aide! s'écria -Uil; il no nous reste qu'à combattre vaillamment L »
Les historiens sont eo grand désaccord sur la force des deux armées : mais on peut s'en faire une idée approximative d’après le témoignage de sir Thomas Gray, qui dit que Jean avait sous ses ordres huit mille cottes d’armes, et Edouard mille neuf cents3. ToutefoLs^cidtesiqiériorité était balancée en partie par l'avantage d’une pqsUigji très-défavorable aux opérations de la cavalerie , qui formait la. réelle, la seule force de l'armée française. C'était un terrain montant, couvert de vignes et entrecoupé de haies, accessible seulement sur un point par un défilé long et étroit T qui nulle part ne tenait que quatre cavaliers de front. [18 sept.] Dans la matinée, le prince ordonna à ses hommes d'arrhes de so former a pied en tète de la route ; il posta devant eux une moitié doses arêtiers, qu’il disposa on herse, disposition qu'il affection- Tient ; il fit ranger l'autre moitié le long des baies, entre le corps principal et la lande oîi l\unemi était campé. Jean partagea sou armée en trois divisions a pied, sous le commandement séparé de son cousin le duc d’Orléans, do scs trois (lis aînés, et de Iui-môme et do son quatrième fils, jeune homme do seize nus. Il ne fit rester h cheval que trois périls corps, dont l'un, composé do trois cents chevaliers et écuyers, choisis dans tonie l’armée, était destiné a la mission dangereuse de disperser les archers placés en tôte de la ligne anglaise. Ces dispositions étaient h peine achevées, que
1 , Praiss. c. 155-157.
% Scaîfi Chron. 175-
CHAPlTftK QUATRIÈME. m
le cardinal Talteyrand Périgord arriva sur le champ de bataille, et les mains levées au del, supplia Jean d'épargner le sang de LanL de nobles chevaliers, et de ne pas risquer sur F incertaine issue d’une bataille les avantages qu'il obiiemlrnit eertainemeni d'une négocia lion. Ses prières réitérées arrachèrent le consentement du roi; et allant vers le prince, il lui représenta le danger de sa situation : a Sauve/: mon honneur T dit le jeune Edouard, et l1 honneur de mon année, et je suis prêt h écouter des conditions raisonnables. — Beau (ils, repartit le cardinal, vous avez sagement répondu, Qe sera ma tâche d1 obtenir de telles conditions. » Le légat fut infatigable dans ses efforts. Il courut d’une armée a l'autre. H travailla h vaincre la répugnance du prince et & diminuer la confiance du roi. Edouard offrit de rendre ses conquêtes, son butin et ses captifs, ci do ne pas porter de sept nus les armes contre la France. Jean, h la persuasion de révêqïio de Châloûs et df Entache de Kibeaumout , demanda comme ultimatum, que Je prince et cent de se* chevaliers se rendissent prisonniers 3 exerce ^ La proposition fui. rejetée avec indignation : la perspective d'une pacification s’évanouit, çi la nuit fui employée h se préparer au combat. A en juger d'après la différence du nombre, on ne pouvait avoir aucun doute sur son issue; mais le souvenir do la bataille de Crécy animait les Anglais d'une lueur d’ espérance , et ébranlait par instants la confiance de leurs ennemis * .
f 19 sept,] Au point du jour, les trompettes appelèrent les deux nattons h leurs postes respectifs. Les Anglais avaient profité de Vin ter va lie pour ouvrir des tranchées et former une barricade de chariots dans les endroits ou leur position semblait d'un aceè* moins difficile. Les Français n1 avaient fait d’autre changement que de placer h Y arrière-garde un corps de réserve sous les ordres du duc d’Orléans, et de donner le commandement de la première division a deux maréchaux, Arnold cTÂndreglien et Jean de Clermont. Le cardinal Tatleyrand était. encore sur les lieux; mais ses instances fur^BI mutiles, et on lui dit qu’une telle importunité déplaisait au roi ©t pourrait avoir des conséquences désagréables pour lui-même. Tl alla donc porter celte nouvelle au prince, qui répondit froidement : « Dieu défende le droit!» et le départ du légat fut le signal de la bataille. Les maréchaux, français, h la tète de leur cavalerie, entrèrent intrépidement dans le défilé, et