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1res, pour être tenues par lui en plaine souveraineté sans aucune dépendance du monarque français. C’étaient de dures et cruelles conditions, mais que justifiait peut-être l’état des affaires. Le roi de France était captif; son fils, le régent, était sans autorité : dans quelques provinces, les paysans avaient pris les armes, et pillaient et démolissaient les châteaux des nobles; d’autres provinces étaient pillées par des partis de maraudeurs qui appartenaient autrefois h l’armée anglaise, mais qui maintenant étaient désavoués par Edouard. Dans Paris, le prévêt des' marchands, h la tête de la populace, bravait l’autorité royale ; et en Normandie, le roi de Navarre déclarait la guerre au régent, et était soupçonné d’aspirer au trône, comme héritier, par les femmes, de Louis le Hutin. Jean, après bien des explications, des hésitations et des délais, finit par accéder aux demandes d'Edouard : les actes nécessaires furent rovôtus du sceau [2A mars 1359] ; et deux prisonniers de guerre retournèrent en France pour mettre le iraité sous les yeux des états et en obtonir la ratification ; mais quand le contenu en fut révélé, il fut reçu avec horreur. Chaque Français prit a cœur l'avilissement de son pays, et on répondit unanimement par un refus péremptoire. Edouard se plaignit d’avoir été de nouveau trompe par la mauvaise foi do ses adversaires, et leur dit de se préparer à la guerre pour la fin de la trêve. Ils essayèrent de rétorquer l'accusation, en soutenant que la déraison de ses demandes était une preuve qu’il no désirait point qu’on les acceptât L
|28 oct .] Au commencement de l’automne, le roi partit de Sandwich avec onze cents bâtiments de transport, montés de l’armée la plus nombreuse et la mieux équipée qui eût été levée en Angleterre depuis plus d’un siècle. I)e Calais, cette imposante armée se mit en marche [A nov.j, partagée en trois divisions è une distance considérable l’une de l'autre , et avec de longues files de chariots dans les doux intervalles 1 2. En dépit de la saison