‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 95 sur 327 · Ryra. vi, 134. Knyght. SîGlti. Wals · texte numérisé non relu

Ryra. vi, 134. Knyght. SîGlti. Wals

2. llym. vi, 143. Froissart donne un curieux detail «lu bagage du l’armée. * Je dois vous informer que le roi d’Angleterre et ses riches seigneurs étaient suivis! de clnriots chargés de tentes, de pavillons, de moulins et de forges, pour moudre leur ble, et fabriquer des fers pour leurs chevaux, et tous les objets de cette sorte dont on pourrait avoir besoin. A cet effet, il y avait plus de six mille chariots, chacun «eux traîné par quatre bons et forts chevaux, qui avaient été uuienés d’Angleterre. Sur ces chariots étaient aussi maints navires et petits bateaux, etouiniminent bien faits de cuir bouilli ; ils étaient assex grands pour contenir trois hommes et les mettre à même de pêcher tout lac ou étang, quelle qu’en fût l'étendue, et ils furent d’une grande utilité aux lords et barons durant le Cnrêmo; mais la multitude usa des provisions qu’elle put se procurer, Le roi avait en outre

[CHANTR E QUAT1UÈM E . i«7

el de renoecni, elles se firent jour h travers la Picardie, l'Artois et le Cambrés!»* jusqu'à Reims, où les rois de France étaient généralement couronnés 30 nov. ]♦ L'intention d’Edouard était de se faire sacrer lui-même dans cetlo ville; mais elle fui si vaillamment défendue par r archevêque cl parles habitants, qiPaprès avoir perdu sept semaines sous ses murs, le roi leva le siège et entra dans la duché de Bourgogne |;20 janvier 1^60j. Le due Philippe, hors d’état de proléger son peuple contre un ennemi si puissant, obtint une trêve de trois ans [10 mars], en s’ engageait a payer la somme de 50,000 mares \ 5 condition qu’il resterai l neutre, que ses états seraient exempts de contributions el d'hostilités, que ses sujets auraient la permission de servir fuï ou } an Ire prince hors des limites do la Bourgogne, el que, si la majoriLé des pairs de France acquiesçait au couronnement d'Edouard comme roi do Franco, le dissentiment du duc serait considéré comme une violation du traité ‘2*

tandis qu LJouard émit en Bourgogne, la nation anglaise fui jetée dans le trouble par l'apparition soudaine d’une flotte française qui balaya la Man che , el insulta la côte avec impunité. Winchcfem fut prise et pillée [1 Ci mars], el lo bruit des barbaries exercées sur les captifs engagea les hommes de toutes les proies-» rions, les clercs aussi bien que les laïques, a s’armer pour la défense de leur pays. Pour plus de sûreté, le roi de France fui, par ordre du conseil, conduit de place en place; on rassembla des troupes dans les ports les plus exposés a reimcmi; on s’empara de tous les batiments marchands pour le service du roi; on obligea les comtés maritimes 5 fournir un certain nombre d'hommes d armes, et une flotte de quatre-vingts voiles, ayant quatorze mille hommes a bord, fut placée sous le commun dément de sir John Faveloy , prieurs des chevaliers hospilnliers* Les Français jugèrent alors prudi.nl de se retirer f 26 mars] ; mais les Anglais, pour venger les atrocités commises a \Y inchelsea, les suivirent jusqu'à leurs propres côtes [13 avril], et prirent el pillèrent la petite île do Sein sur celle de Bretagne

induit fauconniers &riumd, portant dus faucons [ soixnnlu cmmlea de forts chien* cmimntR, et amant do lévriers : de chasse ou de b pêche. Beaucoup nusfli bien que le roL » Froiss. de 1- 200,000 mouton* d’or.

Hym. vq IüI-Ujj, Scala Chr. 100*

3. Rjnn vi, 107, 16S, ISO* D'après les ordonnances royales, les Fronçais pns-

sorte q » te rhaqucjoiir it prenait k1 plaisir de lu tic lords avat cul leurs faucons et leurs chiens, John es, c. S0&

m mSTOlKE ÏVANtîtEfEUHK.

^ 3-1 mars. De la Bourgogne, Edouard tourna ver* le nord, suivit k cours delà Seine, et, au bout du quinze1 jours, pin nia sa bannière devant les portes de Paris 2 avril ]. Pendant les fêtes de l'ûques, les opérations de la guerre lurent suspendues d'un consentement mutuel; mois ce fut en vain que les légats du pape tentèrent d'ouvrir une négociation. Les prétentions hautaines du roi d'Angletætre furent reçu es avec une obstination égale parle dauphin, dont la confiance était raffermie par le nombre de troupes qui accouraient sous son étendard, par la rigueur du temps et par la détresse oh la rareté des provisions tenait les Anglais Après avoir envoyé un vain cartel h son adversaire, et avoir déchargé sa vengeance sur les faubourgs en y mettant le feu 1 avril ", Edouard décampa, en menaçant de rendre dans F été à la capitale mu* seconde et plus redoutable visité, La nécessité lui fit prendre le plus court chemin pour aller en Bretagne. A Galiardon, il fut rejoint par le chancelier de France, porteur de nouvelles propositions de paix. Elles furent rejetées ; le chancelier persévéra, H le roi liât a sa marche. La précipitation des Anglais était semblable à celle d’une armée défaite, qui tâche d'échapper h la poursuite d’un ennemi victorieux; leur rouie était couverte d’hommes et de t hevaux morts de besoin et de fatigue, et aux environs île Chavires | i| avril ], ils se trouvèrent exposés a une dos plus effroyables tempêtes dont F histoire tasse mention, La violence du vent, la grosseur de la grêle, la lueur incessante des éclairs et lu vue des milliers d’hommes qui périssaient autour de lui, éveillèrent dons k trieur du roi le sentiment des horreurs Causées par son ambition. Dans un accès de remords, il sauta a bas de son cheval, et, étendant ses bras vers la cathédrale de Chartres, il fit voeu à Dieu et a la Vierge de ne plus repousser les propos i lions de paix, pourvu qu’elles fussent compatibles avec la conservation de son honneur K

La négociation avança alors avec plus de rapidité. Le 7 mai, un armistice lut conclu : le 8, le traité, emphatiquement appelé w la grande poix, » fut signé b Bréligny par les commissaires dus deux parties. Le roi d1 A ngle terre renonçait a ses prétentions sur la couronne de Franco, et h son droit aux anciennes possessions patrimoniales de sa famille, la Normandie, l'Anjou, la Touraine

sèri&nttou* les lirintantn de Wiïicheljeé, au fil dé-Wpôe* TrmtûripiM /or Afetf %w«rpi

I ■ Y roiss. c. SCfe. Survimt Kuvgliton, il ghêrii cft iaur-M S.000 ciiovnux. Kuyglu. 50âî4* Seal a Chron. Ma.

nnAïUTUE iii’ATHiôii:. m

et le Maine ; il restituait toutes ses conquêtes, à f exception de Calais ei de G urnes, el se réservait le Poitou et la Guierme avec leurs dépendances, et le comté de PonlhieuT l'héritage de sa mère. Le dauphin, au nom de son père, consenti! a ce qiC Edouard el ses héritiers, possédassent h toujours la pleine souveraineté des pays qui lui étaient assurés par le traité; qu'une rançon de trois milliou> ihy couronnes d’or fût payée pour Jean dans le cdurs de six années, et qif Edouard reçût cl retînt conflue otages vingtcinq barons français, seize des prisonniers faits à la bataille de Poitiers et quarante-deux bourgeois des pins riches cités de France J.

;18 mai. Leroi partit immédiatement pour f Angleterre^ et Jean fut envoyé à Calais, a lin de pouvoir communiquer plus facilement avec son Pis le dauphin, qui h cet effet se rendit à Boulogne [8 juillet]* Il s'éleva bien des difficultés inattendues : h plusieurs reprises des explications furent demandées et données de part et d'autre, et trois mois s'écoulèrent avant que le traité fût solennellement ratifié* La ratification elle-même contenait nue déviation importante des articles originaux. Jean était jaloux d'oblenu tf Edouard sa renonciation h toutes prétentions sur la couronne de France; Edouard, d’obtenir de Jean une renonciation h la suzeraineté do la Guienne, du Poitou et du Ponthieu. Cependant ces renonciations ne se firent pas; mm qu'aucuu des rois refusât de s’en tenir mi traité original, maïs parce que les hommes de lot prétendirent qu’aucune renonciation ne serait val me, tant que les au 1res danses îf auraient pas été mises a oxécuLicSÊ U fut néanmoins convenu mutuellement [24o0fc], que toute cession stipulée par le traité serait faite aussitôt que possible; qu' alors les renonciations seraient fidèle me ni échangées dans l'église des Augusiins à Bruges, h la prochaine fête de 1T Assomption, ou au plus tard à celle de Saiul-Amiré. En a Lien dan: chacun des monarques engagea sa parole qull ne donnerait aucune suite a ses prétentions , et qu’en ce qui concernait F intérêt de Tanirc partie, elles seraient considérées comme fumieOeméot abandonnées K

Vprès ces mesures préliminaires, le traité fut ratifié a Calais avec plus de solennité que de coutume* Edouard ot Jean sc réunirent dans l’église de Saint -Nicolas, montèrent les degrés do

1. K vm. vi, na-lUti* Dt'Lî v colonM d'or é< t ni valaient h nu noble cmgliiU, Trtmscrïpt& jrom New Hyw i* §ü.

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