‹ Histoire d'Angleterre (vol.2)Chapitre 99 sur 327 · Froûmrt, c » Sflfy m · texte numérisé non relu

Froûmrt, c » Sflfy m

2U UÏST0JKE n^ANütETERfSE.

lorsqu’il apprendra la réception cordiale el les promesses ene ourageantes faites au Castillan, Le prince alla au-devant de lui, le reçut avec honneur, rassura de son amitié et de la protection , et s'engagea h le replacer sur lo trône dont il avait été chassé 1 [23 sept.1366]* Pèdre, il est vrai, paraissait devant lui couvert du sang de sa femme, de ses trois frères illégitimes, et de beaucoup d autres victimes illustres et in noce nies. Mais le mérite ou le démérite du suppliant ne fut pointée que Ton considéra : comme souverain héréditaire dépouillé de sa couronne, il avait droit à la pitié do tout vrai chevalier* il était disposé h reconnaître. généreusement l' assistance qu'on lui prêterait; et s'il était besoin de plus de justification, on pourrait en trouver dans les liens qui existaient depuis longtemps, tant par le sang que par les traités, entre les maisons royales d'Angleterre et de Castille* On donna secrètement avis du dessein d Ldouard aux a compagnies. » Le nom de leur chef favori ébranla leur fidélité, ci douze mille bonimes, sotie les ordres de sir John Calverly et de sir Robert Rnowtes, abandonnèrent l étendard de Henri, et se bâtèrent vers la fi-uïcmu?. Le consentement du roi de Navarre, sans la permission duquel 1 armée ti aurait pu passer les Pyrénées, fut acheté par la cession du Guipuseoa et la promesse d'un présent considérable [février 13(17]; et trois corps de cavalerie, dont chacun montait à dix mille hommes, traversèrent successivement la vallée de Iîoiicevaux, théâtre supposé des exploits du fabuleux Roland* On était au cœur de 1 hiver : la neige bal tait les troupes au visage ; ci au froid et a la fatigue se joignait le manque do provisions dans une contrée stérile cl montagneuse, A Pampeïunc, lo foi de Navarre secourut. 1 armée plutôt par crainte que par amitié ; et de Pampelune, le jeune .Edouard continua sa marche jusqu'aux frontières do Castille L Deux jours avant la bataille [i «■ avril , j] envoya par un héraut une tell re Si doit Henri. 11 y exprimait sa surprise qu'un prince doué de si nobles qualités ci fils de roi sc moutrât déloyal envers son souverain; il t'avertissait qu il était venu, par suite d’anciens traités, replacer Cèdre sur le trône; et offrait sa médiation pour éviter l'effusion du sang et rétablir Tamiüé entre les deux frères* Henri, dans sa réponse [2 avril], sou Lin t que don Pèdre avait perdu la couronne a force de crimes : Bi que son devoir, qu il accomplirait, était de repousser l’injure

3. Voyez les traiies faite entre eus dans Ryrauï^ vi, alS-aaS.

% Froissa ç* $34,

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