‹ Histoire d'Angleterre, Volume 2Chapitre 7 sur 31 · I^DOUARD · texte numérisé non relu

I^DOUARD

d^gés d'attaquer l'ennemi en flanc, pendant la chaleur du combat. Dès qu'il eut pris toutes ces précautions 9 le jour commençant ii paraître, il partagea son armée en trois divisions: l'avant -garde était commandée par le comte de Warwick ; i'arrière-garde , par les comtes de Salisbury et de Suffolk, et le corps principal, par lui-même.

Le roi de Françe disposa son armée. de Ja mémé manière : la première division était commandée par Le duc d'Orléans; 1^ seconde, par le dauphin qui était accompagné de sqs plus jeunes frères; le roi conduisait le principal corps d'armée , ayant à s^s cotés son plus jeùn^ fils , le plts cher de ses enfans^ âgé alors de quatorze ans'.*

Ck)mme il fallait passer par un défilé long et étroit, avant de pouvoir attaquer l'armée anglaise, les Français, eurent beaucoup à souffrir des archers qui étaient placés de chaque côté des palissades; et lorsqu'ils furent sortis de ce danger, ils ne se trouvèrent pas dans une meilleure situation ; car ils rencontrèrent le Prince. Noir qui, à la téte d'un corps de troupes choisies , les attaqua si furieuse-^ ment, qu'il Jeta le désordre parmi eux; et bientôt une déroute complète s'en suivit. Ceux qui étaient restés dans le défilé furent forcés dé reculer; les troupes anglaises , profitant de.cette occasion , augmentèrent le trouble et la confusion, et décidèrent la victoire en leur faveur.

Le dauphin^ et le duc d'Orléans furent les pre-

'19 septembre i356.

' Depuis Charles V.

58 HrsToiHE d'angleterre.

miec3 à prendre la fuite. Lé roi de France eut beau feire des efforts iuouis pour recouvrer par sa va* leur ce qu'il avait perdu par sa témérité , son s^ courage ne put parvenir à arrêter la consternation fit le découragement qui s'emparèrent de ses troapes; et sa cavalerie ayant pris la fuite, il se trouva abandonné et entièrement exposé à la fureur de rennemr.

Il vit avec douleur la fleur de sa noblesse tomber autour de lui , en combattant vaillamment pour la d^ense de sa personne ; son fils bien aimé fat blessé à ses c6tés. Accablé de fati^e et désespérant du succès, il prit le Jîarti de se rendre prisonnier, et s'écria plusieurs fois qu'il était prêt à se remettre entre les' mâins de son cousin le prince de Galles. Cette noble prise fut réservée à uii homme ind^iie d'un tel honneur : ce fut un nommé Denis de Morbec, chevalier d'Arras, déserteur d^ son pays pour un meurtre qu'il avait commis, qui fit prisonnier lé roi de France.

Le brillant succès de cette journée fiit du en grande partie à la val^r et à la prudence <ki Princé Noir. Mais sa modération dans 1^ victoire lut le plm beau triomphe qui of nàt jamais aucun vainqueur. Jl vint à la rencontre du roi captif , le reçut avec les plus grandes marques de respect, plaignit son sort de l'^îr le plus modeste, et lui fit observer avec douceur que ses malheurs devaient lui sembler moins douloureux, par l'idée consolante que, quel que fut pour lui le mauvais succès de cette bataille , il avait tout fait pour mériter la victoire.

inouARD tii. 5q Il hu promit que les plus grands égards seraient prodigués à sa dignité, et le pria de croire qu'il désirait vivement pouvoir- à force de soins adoucir sa captivité. Il refusa de s'asseoir à table près de lui , et ^e tint debout avec la suit^ de son illustre prisonnier, en déclarant que, comme sujet, il n'avait pas le droit de s'asseoir en présence du roi. Le printems suivant^ il le conduisit k Londres, suivi d'un concours infini de peuple de tous les ihangs La modestie du prince de Galles ne se démentit pas : Jean , revêtu de tout l'appareil royal , était monté sur un coursier d'une éclatante blancheur, rémanpiable par sa beauté et la richesse de son harnois. Le prince royal était à ses côtés , monté sur un cheval de modeste apparence et harnaché avec la plus grande simplicité.

Deux rois prisonniers , et à la même époque , of^ fraient un événement digne d'être considéré comme un des exf^oits les plus glorieux; mais il n'en résulta pour l'Angleterre que de la gloire seulement. Les acquisitions faites en France, au prit de tant de dangers et de frais dispendieux, se trouvèrent perdues insensiblement. On doit supposer que les traités qui forent faits avec les roi» captifs forent très-avantageux aux vainqueurs; mai^ ces traités ne forent observés que tant que FÀngletefre eut le pouvoir de contraindre les deux rois à l'(d>éissance. Jean , il est vrai , tint ses engagemens autant qu'il lui fot possible de le faire; malheureus^ent, sa captivité en Angleterre lui fit perdre son auto-

' Andc J. C, 1357.

6o HISTOIRK D'AIfGI.ETERRE.

rité, et ses malheurs le rendirent un objet de mé* pris pour ses sujets. Le dauphin et les états <Je France rejetèrent le traité qu'il avait été forcé de signer, et se préparèrent sérieusesnent à repousser les invasions que méditait le vainqueur.

Toutes les villes considérables furent mises en état de défense ' , ce qu'il y avait de plus précieux dans le royaume fut renfermé dans les places fortifiées. Ce fut en vain qu'Édouard envoya un défi au dauphin pour l'engager à hasardei" une bataille; il fut impossible d'obtenir de ce prince prudent qu'il changeât le plan de ^s opérations. Ce fut encore en vain qu'Édouard allégua le traité qui avait été signé à Londres et qu'il dévasta les pays en vironnans, pour provoquer un engagement : tout fut inutile. Ayant perdu l'espoir de réussir, il jugea à propos d'écouter des propositions d'accommodement, et la paix fut enfin conclue.

Il fut convenu que Jean serait rendu à la liberté % en payant une rançon d'un nûUion et demi environ de notre monnaie anglaise Il fut stipulé également qu'Édouard renoncerait à toute prétention sur le royaume de France et resterait en possession seulement des territoires du Poitou , de la Saintouge, de l'Agénois, du Périgord , du Limosin , du Quercy^ du Rouergue , de l'Angoumois et d'autres cantons de ce côté, ainsi que de Calais, Guynes,Montr«euil, et le comté de Ponthieu,de l'autre

' An de J. C.» iSSg. ^ • Ande J. C, i36o.

^ Ce qu! revient à trente sept millions cinq cent miUe francs. A.M.

Edouard ili. 6i coté de la France. Quelques autres stipulations furent faites aussi en faveur des alliés de l'Angleterre, et quarante otages y furent eûvoyés comme assurance de l'entière exécution du traité.

Jean ne fat pas plutôt de retour dans ses états, qu'il se trouva .dans* l'impossibilité de remplir les conditions qui venaient d'être signées ; ses finances étaient épuisées, ainsi que son-royaume; ses soldats étaient sans discipline , et ses vassaux sans subordination* Plusieurs s'étaient révoltés et s'étaient associée avec des brigands. L'un des chefis de ces* bandits avait pris le titre d'ami de Dieu et terreur dethomme.Vn citoyen de Sens^ nommé JeaiiGoilge, était parvenu, à force de brigandages^ à se faire nommer roL, et, sous ce nom, il avait causé autant de maux par ses^ dévastations que le roi véritable par ses infortunes. Tel était l'état dè la France au retour de son monarqué captif, et cependant telle était l'absurdité <fe ce prince, que son premier soin en arrivant dans son royaumé fut de tout préparer pour une croisade , avant même d'être remonté sur le trône. Si ses sujets, épuisés par la misère, avaient jèté en état de lui fournir tout ce qui était nécessaire pour cè projet chimérique, il est probable qu'il serait parti pour la Terre-Sainte; mais leur détresse était si grande, qu'ils ne purent même payer la rançon xle leur souverain.

Ce fut là le motif de la violation du traité auquel Jean avait promis d'être fidèle ; et plusieurs fois on l'entendit s'écrier à ce sujet : Que si la bonne foi était bannie du reste de la terne y elle se

62 HISTOIRE d'aN<^L£TERR£.

réfugierait dans le cœur des rois, £ii con$équeii€e de cette déclaration ^ il se détermina à retourner eiî Angleterre et à se rèhére prisoianier de nouveau , puisqu'il ne pouvait rester Ëbre sans déshonneur ^

Quelques personnes prétendent que sa passion pour la comtesse de Salisbury fut la cause réelle de ce voyage, mais ce bruit iqjurieux paraît n'avoir aucun fdndemeiatML fut logé dans le palais dé Savoie^ où il avait résidé pendant sa captivité. Peu après, sa mort Vint itiettre un terme à son tègne qui û'avait cessé d'être, infortuné. U mourut dans sa cinquante-cinquième anii^e.

<iharles, surnommé le Sage, succéda à son père i ce monarque, misdgré quelques dé£aites, parvint^ par une politique finement condiiite^ à rétablir la tranquillité dans son royai»meet à ^ui Éaire recouvrer sa puissance^ U dompta et dissipa les àssociations des bandits qui, sous le nom de grandes compagnies^ étaient depuis long-tems la terreur des habitàns |>aisiblefi ^ U les fit enrôler et les envoya en Castille, contre Pierre, surnommé le Cruel, que ses sujets avaient détrôné et qui, au moyen d'une alliance avec l'Angleterre, s'efiforçait

dç rémonter sur le trône; .

» Ande J.C., i364l

• dû dit àu contrairè, dans les tettns sut rHiitoire d'Angleterre^ .(|ue le roi Jean était dans un âge où l'on se laisse toajoùrs trop enchaîner par une pia^sion tardive , et que la galanterie du siècle rend encore plus probable Topinièn ici combattue. C. Y.

^ Ces bandM étaient commandées par les seigneurs qui profitaient du désordre pour piller les passans sur les chemins, et ravager les villages à leur convenance. Toute k France en était infestée. Dugnesclin l'en débarrassa en les emmenant en Ëspagae. Y.

Ésyovknv ni. 63 Ensuite de ces alliances^ l'Angteterre et la France en viùrent de nouveau à un en^gemént. L'arméé Anglaisée était Commandée par le Prince Tîoir , et l'armée française, par Henri de Transtamare' et Bertrand Duguesclin , l'un des guerriers les plus habiles et l'un des hommes les plus accomplis de ce siècle. Le bonheur ordinaire du prince de Galles? le servit coiftme de coutume; îienri Transtamare perdit douze mille hommes^, tandis que du côté . des Anglais il n'y eut dé tués que quatre chevaliers? et quarante soldats

Ces victoires n'eurent, cependant, aucun résultat heureux. Les Aâ§^ais, presqu'épuisés par les subsides continuels qu'ils avaient fournis jusqu'alors, étaient dans l'impossibilité de soutenir plus longtems les frais de la guerre. Charles „de l'autre côté, évitant prudemment d'en venir à aucun engagement décisif, se contentait de laisser les ennemis se fatiguer en efforts superflus pour dévaster un pays fortifié. Lorsqu'ils àe furent retirés, Charles fit une vigoureuse sôrtie et s^empafa des places qui ne furent pas assez, fortes poùr se défendre Il tomba d'abord sur le Ponthiéu; les bourgeois d'Abbevillé lui ouvrirent leurs portes: ceux de Saint-Valori, de Rue et de Crotoy suivirent cet exemple , et toute cette partie du pays fut en peu de tems soumise au rôi de France^ Les efforts de

' Frère et usurpateur du trône de Pierre-le-CmeL C. Y. * Avril de l'a» i36j.

^ Uhistorien anglais aurait dà ajouter que cette disproportion de pertes était absurde. A. M.

^ An de J. G.,x369.

64 HISTOIRE D'aNGLKTERRE.

ses généraux furent également couronnés de succès^et les provinces méridionales furent conquise.9 également. Le Prince Noir, dépourvu d'argent et épuisé par une maladie de consomption, fut obligé de retourner en Angleterre et dé laisser les affaires du midi de. la France dans l'état le plus désespéré.

Le ressentiment du roi xl^Angleterre fut porté au plus haut point, ét il parut déterminé à tirer vengeance de ses ennémis du continent ; înaii l'occasion favorable était évanouie^ la fortune ca* pricieuse commençait à Fabahdonner; et, dès ce moment, tôutes ses entreprises furent suivies de mauvais succès. Le comte de Pembroke fut pris sur mer avec toute *son arm'ée et fait prisonnier par Henri, roi de Castille^. Édouard lui-même essaya de s'embarquer pour Itordeaux avec une autre armée; mais il fut retenu par des vents contraires et obligé de renoncer à cette expédition. Sir Robert KnoUes, l'un de ses généraux sur lé continent, fut défait à la tête de trente mille hommes par Bertrand Bugue^clin; tandis que le duc de Lanças tre, qui en commandait vingt^mille, eut la mortification de voir ses troupes diminuées de moitié par Ips désertions,, sans avoir jamais pu livrer un seul combat.

Tel était le tableau pénible qui , sur le déclin de sa vie, s'offrait à ce monarque toujours victorieux jusqu'alors. Cet exemple peut servir 'de leçon aux princes du siècle et doit léur appreridre que les

' Henri de Transtamare. An de J. G. , 1371C1 •

EDOtJABD HT. 65

succès durables s'obtiennent par la sagesse bien plus que par la valeur.

Bientôt Fautorité d'Edouard fut méconnue ; ce qui vint encore ajouter à ses autres motifs de chagrin. Ce fut en vain que, pour ^se distraire des contrariétés que lui donnaient ses sujets , il s'abandonna<malgré son âge, à l'attrait du plaisir, et chercha à se consoler dans les bras d'une maîtresse favorite, nommée Alice Pierce; cette conduite ne servit qu'à exaspérer son peuple contre lui, et l'indignation générale se changea en mépris souverain. Mais ce qui, plus que toute autre chose, contribua à obscurcir la fin de ce règne éclatant, ce £af la mort prématurée du Prince Noir , dont la santé épuisée offrait depuis long-tems des signes trop certajij^s d'une dissolution prochaine'. Ce prince vailknt et accompli mourut dans sa quarante^sixième année, laissant après lui une réputation sans tache. liA douleur du peuple fut excessive : sa clémence, son afEabilité, son caractère noble et générais l'avaient rendu cher à tous les Anglais. Plusieurs historiens se sont empressés de célébrer ses vertus^ Quoique né dans un siècle où les talens militaires étaient les seuls qui fussent considérés , ce prince cultiva avec ardeur les arts paisibles. Aussi modeste que remarquable par son mérite, il ne rechercha jamais les éloges et parut toujours plus heureux de les mériter que dç les recevoir.

Le roi, au désespoir de la perte de son fils, embrassait, avec empressement, tous 1^ moyens

■ And€ J. C, 1376.

66 HISTOIKE D\prGLET£RIlK.

d'écarter sa sombre douleur : il l'appela sa maîtresse qu'il avait bannie depuis quelque tems, espérant trouver dans ses bras l'oubli de ses peines ; il éloigna de lui le fardeau des affaires et abandonna l'administration de son royaume a des ministres ambitieux et avides , qui pillèrent l'État impunément et s'enrichirent de ^es dépouilles. Édouard ne survécut pas long-tems aux tristes conséquences de sa conduite blâmable. Il mourut, un an environ après le prince de Galles, à Shene, dans la province de Surrey , délaissé de tous ses courtisans, même de ceux que^sa libéralité avait enrichis. Il termina sa vie dans sa soixante-cinquième année, la cinquante et unième de son règne

Ce prince mérita plutôt l'admiration de ses sujets que leur amour. Son règne fut plus brillant et plus glorieux qu'avantageux au bonheur du peuple. Si TAngleterre , pendant les triomphes éclatans qui eurent lieu sur le continent, obtint quelque avantage réel, ce fut cet esprit d'élégance et de loyauté qui se répandit dans les hautes^ classes de la société : il y a toujours dans les conquêtes quelque chose qui tourne au profit de la civilisation; et comme la Françe était à cette époque beaucoup plus civilisée que l'Angleterre, le peuple imitateur des îles adopta avec empressement les arts et les coutumes .de la nation qu'il vainquit. Le soldat anglais, du rang inférieur , commença alors à suivre son chefp^ir amour et non par contrainte; il devint brave par sentiment; et l'honneur de son

' 21 juin de l'an 1377.

EDOUARD m. 67

pays lui devint cher.. Cette époque est celle où l'esprit de chevs^lerie fut porté au plus haut point; et la plupart des succès de l'Angletei're furent dus à ces idées chevaleresques que le roi s'efforça d'entretenir et dont il donna lui-même des exempleîi éclatans.

Ce fut ce mélange d'amour, de générosité et de gloire qui contribua en grande partie à adoucir les mœurs barbares de ce sièç^e. Lés fils des nobles , au lieu d'étudier les sciences, n'apprenaient que le métier dés* armes ^ et étaient conduits sur le champ de bataille dès qu'ils étaient en état de combattre; les seuls talens rechérchés alors étaient l'art de monter à cheval ^ de manier la lance , de courir la bague, de briller dans un tournoi et de poursuivre une maîtresse. possession de tous ces talens était regardée comme le comble de toutes les perfection» humaines; et quoique la guerre fût la seule étude dés siècles, les règles de tactique , les campemens, les stratagèmes, les fortifications étaient considérés comnie rien.

Ce fut sous ce règne que Pordre de la jarretière fut institué'. Le nombre des chevajîers reçus était de vingt- quatre ^ outre le roî. D'après une histoire que la tradition populaire a conservée , et qui paraît n'être fondée sur aucune autorité ancienne , l'origine de cette institution est due k la con>tesse de Salisbury : ayant laissé tomber sa jarretière dans un bal, le roi la ramassa et la hii préseiita, en disant ; Honni soit qui mal j pense,

' An de J. C. , 1349.

68 HISTOIRE d'aJ^GLETERRE.

Édouard eut cinq fils de sa femme , Philippa de Haiu^ut. L'tuné fut le Prince Noir qui mourut avant lui; mais il laissait ua fils nommé Richard, qui monta sur le trône après Édouard III. Le second fils d'Edouard fut Lionel , duc de Cl^rence ; le troisième, Jean de Gand, ain^i nommé du Ueu où il naquit, et qui fut depuis dréé duçde Lancastre; le quatrième fils d'Édouard fut Édpuard, comte de Cambridge, depui^ duc d'Yorl^. Le cmquièpt^^ enfin, fut Thomas, duc de Gloucetster, le f\m ambitieux et le plus entreprènaQt de la &mille-

Édauàrd eut aussi plusieurs fiUe9^> mai^^ \txir histoire n'ôffiràftt rien de remarquable, mm »ous ^stiendrons de les nQmTOe^^

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