‹ Histoire d'Angleterre, Volume 3Chapitre 6 sur 21 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

PniNCES CONTEMPORAINS.

nr. D*AU.ivAC.

■ou o'icossi.

■on M VIAKCB.

■OIS D'KSTAaVR.

fkpn.

OtboniT, 1118.

Frédéric. II,

Interrègne de

sa ans. isys.

Alnandnir,

MrtBppi-AiigOB-

te, iss3.

Louis wu« t<*6.

Louis IX, 1170.' PhiUppe m.

Henri t , 1117.

Frédéric m,

Alplioèsez.

Honorius tu ,

us?.

Célrëi»»,tt4K Innocent n ,

Alexandre iT,

Urbain ir, 1164.

Clément iy ,

is66.

Grégoire x.

Couronnement de Henri. — Départ de Louis. — Rivalité des ministres. — Chute de Hubert de Burgh. — Querelle avec rÉcosse. — Avec le pays de Galles. — Avec la France. — Réclamations du pape. — Taxes. — Provisions. — Acceptation de la couronne de Sicile.— Contestation entre le roi et ses barons. — Stipulations d'Oxford.-— Bataille deLewes. — Victoire d'Evesham. -r- Mort du roi. — Les communes dans le parlement. — Lois et police. — Évéques anglais.

Henri de Winchester avait justement accompli sa dixième année, quand il se trouva, par la mort

HEWIII 111. 107

pi^matur^ede aon^Pf ^ eu pQssieftsIon du titre de roi > mais de fort peu dé potfvbiK Ljoais règDaiit d^3!9 la eapitale Kt dans les ridies prôvîncesi du $u4p^6tqtiea(kDS opposition: da^ lies autres ' cotntéd , ses pf^rti^aits étaient les plo^ âètîfe ét^â c^q9^. la plus populaire : danp T^uest et d'ans le mr^i les ; prifaces de Galleg et le roi d^Éco«sè atai6ntxecoï)aa son autorité, et Us étaîeni^ve-' nusâ^^a^aux^. Cependant le fils de Jean ^otiVait compter duiir^ée dea baronâ et de» étrahgters qui étaient restés fidèles à ison pére,^urla puiv^-^ sMie p^otentloùa^dtt'Saint^ii^l^, sut led disp<>sitjons f^ariables des indigène» ^ui âdfaérai$u4^ an parti d6 son xiTal ^ et sur la pitié que deitait na^ turçlletnedt^nspirersa jeunesse et 6OÉ1 Innocente.' (îrfwtcdbre. ) Le; dixième jour ap$è& là liioWid^t dernier monarque , o,n le conduisît à la oàllvé-» di^aié die Glocèster, où , ayant prêté le ser*ment habituellement ;çxigé dés tùh anglais < et J4Uîé Tas6alitcaupape:Bqnoriu&vilftt* eouronfefè par le légal Gualo et tes chèques de Wiiicteéstéï*,; d'Exietet et de Bath, qut piacièi^entâuî^sa tête i4« simple «e^ciexi'ob ao Ileu^diéia eôtrronne^ que IW avait perdiieaveote teste des^lrt^ors roy#iï«.' Oft fit paraître te iepdemain «ne proclamation dans laquelle I0 nouveau roi , gémissant ^ut*les disaensimis qui avaient existé cnlBe son péïNeët les barons» dissensions qui ne sortiraient jamais de sa mémoire^, promettait à toos ses $iqets

108 HISTOIRE d'AR€MET£RRE.

pleine amnistie pour le pasâé, et leurs libert^s^ légales pour l'avenir; requérait des tenanciers^ de la çpuronne Uhomnniage ^t le seraient d'allé^ geance qu'ils lui devaient comizie à leur souvcf-* raip légitime ; et défendait k qui que ce fût deparaître çp public, pendant le mois suivant, sans s^vo^ir un bandeau blanc autour de la tête^ en* l'honneur de son, couronnement. On confia le soip de sa personne au comle de Pembirokef^ cointe-marécbal» avec le titre de gardien (ou curateur) du royaume (i).

( I a novembre. ) Un grand coifôeil fut convoqué sous quinzaine,. et il y fut accompagné pat tous^ les évêques et abbés, plusieurs comtes et barons,; et un grand nombre de chevaliers, qui prêtèrent serm.ent* d'allégeance,. et accoihplirent la cérém<^ie féodale de lliommage.Mais le grand objet de l'assemblée était de concilier les droits de la couronne aved ceux de» sujets, et de satisfaire aux demandes des barons opposants, sans trop empié^; tersur,le$ prérogatives royales. îA èfet effet, on; revisa, la charte, et l'on réduisit à quarante-deiix le^ SQÎxantersix articles doni elle- était origiqai* rement composée. On effaça toutds les clauses de n^tture transitoire, ou qui Regardaient ptï^\ son9ellemen4; le dernier.roi et: ses adversaires. Op çn omit plufiieiui!S/ autres jqui parurent troii

' (iJfR^m. I, ai5, Paris , 243; Wikes. 38.

opposées aux tiociens droits, de la couronne^ et particulièrement celles qui se trouvaient relatives aq droit de lever des aides et soutages , et de convoquer le grand conseil ; celles qui détruisaient tous Jes abus des forêts et forestiers, des garennes, des garenniers, des shérifs, des baillis, et des a^atresofliciers royaux; celle qui obligeait d'avertir les {wirent^iavaiit le mariage d'un héritier; celle qui accordait la liberté de sortie et d'entrée du royaume; et celle qui permettait que les biens des personne^ qui mouraient intestat fussent partagés entre leurs parents , après le paiement de leurs dettes. Maïs on établit d'une manière positive quecesarticles n'étaient pas révoqués. Leur exécution était seulement suspendue, jusqu'à ce qu'on pût les soumettre à l'examen d'une assemblée complète dcs'barons des deux partis^ (1). On fit aussi des améliorations. On défendit aux seigneurs de se saisir de la garde de^ la personne et des terres de l'héritier, avant d'avoir reçu l'hommage ^de son pupille : car, sans cet hommage , il ne se trouvait pas engagé à défendre les intérêts de son vassal. Tous les articles relatifs au*

,(i) Quia quaedem capitula in priore charta continebaotur, quœ gravia et dubitabilia videbantur , scilicet de scutagiis... placuit supradictis prœlatis et magnatlbus ea esse in respectu, quo^ue pleniùs consilium habvierimus. Magiu chart. 1. Hen. III.C.61.

UO HISTOIRE D ASGLtTERRE.

tutjollos furent appliqués à la gavde des hétïéûctd yaeanls, ^?èc cette exception, que cette garde serrait griituite. On fixa le taux du prix deâ traus* ports pour Fusagedu roi (i), et Ion fit quelques règlements pour le paiement de ses dettes. Les royalistes reçurent avec reconnaissance Id ratification de la charte sous cette forme : et elle ûe fut pas trop. virement repoussée par le^ opposants « quand ils apprirent que Tofi soumet-^ tfdit à u»e prochaine discussion les clauses qui avaient été omises (a).

Si Louis s'était réjoui de la mort du roi Jean « i\ $*apercut hdentdt que le fils lui serait un com-^ pétiteurplus redoutable que le père. La jeunes^ et l'innocence dt' Henri inspiraient une compa^-^ sion univeréelje, Jean, A la vérité ^ n'avait été qu'un tyran : mais quel crime avait commis le nouveau prince qui dût le priver de la cou-* ronne pour laquelle il éiajt né ? Son rival était un Français, qui montrait journellement laf plud injuste partialité en faveur de ses c<nnpatrfote9. Actuellement même, tandis que ses succès dépendsûent des etfforts de ses partisans anglais ,

(f ) II paraît dé là que le prix d'ua cliar à de^ux chevaux «'tait de 10 den.; à trois chevaux de i4 den. par jour. Mag. chart. c a5.

(3) Comparez la charte de la dix-septîéme année de Jean avec celle de la première de Henri. Yoj. aussi Ryro. i , 3i5.

HCMll Tll. I I f

beaucoup dlndigènes TOjaient atec indiguation les honneurs , qui leur appartenaient de droit , donnés en récompense par un prince étranger à sesTassaux étrangers. La politique de Gualo et de Peknbroke rint soutenir ces fâTorables impres» sions, et fomenter la jalousie et le mécontente-* ment de leurs adversaires. Us confirmaient leurs dDci0nnes libertés à tous ceux qui retournaient à leur allégeance : ils répandaient adroitement des contes sur l'arrogance des Français, et leur méprif pour les nationaux. On fit reyîyre le bruit d'une conspiration contre les chefs de la noblesse anglaise, de manière à ce que Ton y don-« nât croyance ; et tous les esprits furent effrayés et troublés par la répétition hebdomadaire de 1 excommunication fulminée contre Louis et ses adbéientSé l^e pontife n'oubliait rien de ce qui pouvait servir les intérêts de son jeune vassal. Il stiihulait par ses lettres le lèle du légat , et ré-^ veillait dans les barons leurs sentiments de loyau-* té. Il observait que, pour justifier leur rébel-» lion, ils avaient autrefois allégué la tyrannie de Jean ; mais que cette accusation devait être ac« tuellement abandonnée. La tyrannie de Jean avait péri avec le tyran ; et s'ils persistaient à s'opp4>ser à ce que son fils lui succédât , ils donneraient à croire que leurs anciennes assertions n'étaient que des prétextes, et qu'ils avaient été poussés par des npotifs qu'ils rougiraient d'à-

112 HISTOinE DANGLETERRE.

vouer (i). Par ces moyens, une révolution à l'avantage de Henri s'opéra graduellement dans les esprits ; et les espérances des royaliste se ranimèrent par le retour du comte de Salisbury et de plusieurs chevaliers , qui vinrent jurer fidélité à leur souverain national. William d'Albiney même , dès qu'il eut recouvré sïi liberté par le paiement de six mille marcs, déploya la bannière royale (2).

Louis avait «nûn levé le siège de Douvres , et pour compenser la perte.de son temps au pied de cette forteresse , il avait pris les deux châteaux de Hertford et de Berkhamstead, ( 6 déc. ) Pembroke lui en remit deux autres, comme le gage d une trêve jusqu'aux fêtes de Pâques , suspension d'hostilités qui était également nécessaire aux deux partis. Le prince français employa cet intervalle à revoir le continent, et à réunir une troupe considérable d'auxiliaires : le maréchal profita de son absence pour détourner de ses intérêts un grand nombre de ses alliés. A l'expirafion de l'armistice , les hostilités recommencèrent par le siège de Montsorèl , que firent les royalistes. ( la 17,30 avr.) Afin de secourir cette forteresse, l'armée confédérée, au nombre de six cents chevaliers et de vingt mille hommes ,

(i) Ëp. Honor a p. Raynald , i , 252.

(2) Paris, 245. Dunstaple, 78, 79. Rym. ï, 216.

HENKI II1<. !ll5

quitta Ijondres , sous le commandement du comte de Perche. Sa route fut marquée par tous les genres d'excès, particulièrement commis par Tinfânterie étrangère , qui s'habilla et s'enrichit aux dépens des indigènes. Les royalistes n'attendirent pas leur approche; et les confédérés, au Jieu de poursuivre les fugitifs, entrèrent à Lincoln aux acclamations des habitants , et assiégèrent le château, qui fut vaillamment défendu par une héroïne célèbre, Nicolette de Camville. Pembroke somma immédiatement tous les tenanciers de la couronne de venir le rejoindre à Newark , et compta bientôt , parmi les défenseurs de Henri , quatre cents chevaliers avec leurs écuyers , deux cent cinquante arbalétriers, et un corps nombreux d'infanterie. On employa trois jours à ranger l'armée en bataille et à pratiquer les devoirs de la religion , car le légat donnait un Caractère religieux à cette expédition. Il exhorta les soldats à combattre pour leur Dieu , leur roi et leur pays : il excommunia tous leurs adversaires , et accorda aux combattants les privilèges qui n'appartenaient qu'aux croisés. ( iSmai. ) Ils partirent de Newark en sept divisions, avec des croixblanches cousue&sur leur poitrine. Les archers se tenaient à un mille en avant, et les J)agages à un mille en arrière. Cette disposition trompa les confédérés , qui, prenant les bagages pour une seconde armée , se retirèrent inconsidérément derrière les

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