‹ Histoire d'Arlon (volume 2)Chapitre 24 sur 102 · MONUMENTS PRIVÉS A PERSONNAGES · texte numérisé non relu

MONUMENTS PRIVÉS A PERSONNAGES

4° Monuments qui se trouvaient encore à Arlon.

N° 9, pi. i. Tombe quadrangulaire surmontée d'une pomme de pin. Sur le devant, dans un carré, deux personnages occupent la scène. Un homme assis dans une chaise pleine en forme de fauteuil, tient à la main des tablettes, cerata, advecto ad capiendam ceram leniter excavato; tandis que celui-ci, légèrement penché, repasse ses comptes, l'autre, assis k une petite table, appuyé avec nonchalance sur le coude gauche, le visage et le corps tournés vers le lecteur, l'écoute d'une oreille attentive, prêt à accepter le compte et à y satisfaire, au moyen d'un tas d'argent placé à côté de lui.

11 s'agit évidemment ici de receveurs et de comptables de deniers publics.

Le vêtement porté par chaque personnage, enveloppe tout juste le corps sans aucun pli ; il est k manches longues. Est-ce une tunique ou une casaque sur la tunique ?

(i) Le Musée <T Arlon, comme on le verra plus loin, renferme une pierre semblable ; mais les cavaliers combattent dans un sens inverse à celui du n° 327 du Luxtmburgum romanum. Le dessin de celui-ci doit être rétabli dans son sens vrai.

N° 216, pi. 43. Dans le mur latéral de droite de la tour de l'église paroissiale d'Arlon k l'extérieur, une pierre d'un mètre carré représente une alliance conjugale. Un homme et une femme se donnent mutuellement la main droite. L'homme k gauche est revêtu d'une robe eu camail dont les deux bouts traversent l'estomac et pendent jusqu'à terre ; il tient k la main gauche un rouleau, selon toute apparence les sponsof ta ou la promesse de mariage. C'est ce que dit Al. Wiltheim. Mais les sponsalia sont partout ailleurs portés par les femmes. Ici, le rouleau indique la profession de l'homme, celle d'un écrivain ou d'un magistrat. La femme k droite a les cheveux en bandeau, une robe fermée jusqu'au cou, la tunique, et pardessus uu mantelet ou sorte de chàle long, passé sur les épaules et dessinant la taille. Entre les deux époux se trouve la borne de stabilité. Les deux côtés de l'angle de cette pierre sont ornés de petits génies gracieux. Le tout est couvert d'un badigeon séculaire qui a détruit la pureté des formes.

Ce monument a été conservé, grâce k la place qu'il occupe. Ce n'est pas le seul auquel une église ait servi d'abri et de protection dans le Luxembourg.

, N° 217, pi. 43. Dans le vestibule du presbytère d'Arlon, une pierre autrefois en forme d'arc ou de niche, devait renfermer deux figures, ce qui donnerait une réunion d'époux, la droite étant comme d'usage réservée k la femme. Des restes d'ailes indiquent que le milieu des deux personnages a été occupé par l'amour ou Cupidon présidant au mariage (Monument perdu).

N° 218, pi. 44. Dans la maison Greisch k Arlon, on trouvait la moitié d'une conque ou niche, avec la figure d'un homme ; l'autre moitié où se trouvait la figure de la femme était brisée. On se servait de la forme de conque dans les monuments des gens mariés, cette forme étant dédiée a Vénus (Monument perdu).

N° 221, pi. 53. A la porte de la ville d'Arlon, un Lectisternium. La femme presque entière était assise k une table k trois pieds, le mari est couché au milieu avec un bout de serviette ; on aperçoit sa main. A droite une servante sert k boire (Monument perdu).

N° 222, pi. 45. Dans le rempart, près des Capucins a Arlon, est la représentation d'un repas. L'homme, contre la coutume, est assis, et la femme, assise également, k droite, semble couper une pomme ou quelque autre fruit dont la table est chargée. Un domestique est debout près d'un

buffet et on laminaire garai de deux chandelles éclaire la place. A câtédu domestique est on chasse -mouche (Monument perdu).

N° 228, pi. 49. Voici encore la moitié restant d'un monument considérable qui se trouvait à Arlon. Tout a fait sur le faîte étaient couchés deux lions; l'un d'eux subsistait encore, portant une crinière ample et terrible. En-dessous, dans une sorte de niche, on voyait une femme, totalement nue, les cheveux épars, avec une tablette ou un écnteau à la main : quippe prostibulum, ajoute l'auteur du Luxemburgum romanum (Monument perdu).

Pourquoi, à l'occasion d'une débauchée ou d'un mauvais lieu, ces lions terribles?

Ce monument est assez richement orné. A-t-il été élevé à une femme de mauvaise vie ? Est-ce probable? Ou bien Ta-t-il été à un guerrier d'un courage éprouvé, ainsi que l'indiqueraient les deux lions? Alors pourquoi cette femme nue avec une tablette à la main ?

2° Monuments du jardin Mansfeld.

A. (Disquisitienes, Wilh. Wiltheim, lib. 2, cap. 5).

IV. Un bomme togatus et une femme stolata sont représentés sur une grande tombe. L'homme porte Va lu ta indiquant que le défunt était un magistrat ou un fonctionnaire.

V. La femme stolata a la fiole funéraire et l'homme jeune togatus porte les insignes de la magistrature. La pierre est complétée par l'inscription suivante :

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