‹ Histoire d'Arlon (volume 2)Chapitre 60 sur 102 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Château et marquisat d'Arlon.

c La montagne d'Arlon ayant paru aux Romains une émineoce propre pour découvrir de loin et défendre le passage de la chaussée romaine» ils y bâtirent trois tours d'une hauteur prodigieuse (I). •

c La colline sur laquelle est bâtie l'église des capucins, est celle où les comtes et marquis d'Arlon établirent [ensuite leur demeure par un très-beau château (2). »

Entre temps, le château fut conservé en entier ; sa construction et sa distribution permettaient de le faire servir à une habitation très-commode.

Autrefois» on voyait sur le faîte de la montagne, un château très-remarquable, qui formait pour ainsi dire le centre de la ville. Aujourd'hui, on n'en aperçoit plus que les ruines qui attestent quelle fut la prestance de cette antique construction.

c Dans un temps très-reculé, on voyait à Arlon, trois tours d'une admirable antiquité, construites en pierres solides et d'un travail superbe, tellement élevées que, de leur sommet, par un ciel serein, on découvrait et

Casirum intérim ipsum integrum relinquenteSj cujus videlicet canstitu»

tio talis erat, ut usibus humanis percommoda esse viderentur (4).

Castrum olim insigne in montis hujus cacumine, quod quasi centrum oppidi exislit, cernebatur, cujus modo ruinas, quae sufflcienter antiqui ejus status prsestantiam testificantur, vestigia licet intueri (3).

Superiori aetate, Aiiuni visebantur très turres mirae vetustatis, opère superbo et solido lapide, in altum eductae adeo, ut ex iis, sereno cœlo, et Treveri et Melae et ad X leucas circumcirca vicinae regiones detegeren-

(i) Extrait des mémoires de l'archive des RR. PP. capucins d'Arlon.

(2) Eclaircissements sur l'origine du culte de Notre-Dame d'Arlon, Luiera bourg 1759.

(5) Berthelîus, historîa Luxemburgensis, p. a48.

(4) Idemj p. 137-1 58.

tur : Ab immensâ corvorom copia turres circomvolantium, Germants nonuDquaro vocalum Arlunum Rrwm$burg. Earum unam, quae adhucArluni visebatur in veteri urbis arce anle annum 1558, tonnentis laceratam et flammis foede deformatam, solo aequari jussil dux Guisins* cùm Arluno marte subacto Gallus illic rerum poliretur. Eodem anno 1558 eliam ab iisdeni illalura est exitum castro illic anliquissitno et nobilissimo, quod superbis et amplis œdificiis centrum urbis et collis apicem occupaverat :

Mutuebat scilicet Gallus, ne ruina integriores sibi obessent, et a ni mu m posteris ad eas restaurandas adderent (Wtlh Wiltheim, disquisitiones, lib. 2, cap. XI, § 4).

Trêves et Metz et tout le pays alentour jusqu'à la distance de dix lieues, et à cause du nombre considérable decorqui volaient autour d'elles, Arlon fut autrefois appelé Ravensburg par les Germains L'une de ces tours, avant l'année 1558, se voyait encore à Arlon dans l'ancienne citadelle de la ville.

Après l'avoir déchirée parle canon et horriblement déformée par les flammes, le Duc de Guise la fit raser jusqu'au sol ; les Français commandaient alors à Arlon, après l'avoir soumise par les armes. La même année 1558, les mêmes Français ruinèrent ce château très-antique et très-noble, qui, par de magnifiques et amples édifices, occupait le centre de la ville et le faîte de la montagne. Les Français redoutaient que des ruines plus intactes ne devinssent nuisibles, en inspirant plus tard à leurs ennemis la pensée et le désir de les restaurer. •

c Les trois hautes tours dont on a fait mention, subsistèrent après la démolition du temple et de l'autel de la lune et servirent à faire partie du château qui ensuite fut bâti sur la même hauteur avec une chapelle spéciale de Saint- Biaise, dont la fondation royale fut par après transportée au R. P. des Carmes avec les reliques du dit Saiiit. •

c L'étendue de ce château était considérable : le terrain où sont à présent les R. P. Carmes en était la basse cour et son circuit occupait plus delà moitié de la ville, et fut érigé en comté avant la fondation de Luxembourg (I). *

C'est là tout ce que les auteurs ont écrit sur l'antique château d' Arlon.

Que les anciens comtes et les marquis d' Arlon aient eu leur demeure seigneuriale sur le sommet de la montagne, cela est certain ; qu'ils l'aient accrue et embellie, cela est probable aussi, mais qu'ils l'aient fondée les premiers, cela est plus douteux. Waleran 1er, avec son épouse Adèle de Bar et ses fils Foulques et Waleran, habitait le château dès le milieu du xie

(i) Extraits des mémoires des archivés des RR. PP. capucins à Arlon.

CHATEAU tf MARQUISAT, 188

siècle, cela n'est pas contestable, mais que s'était-il passé auparavant? Ici, le doute commence.

Ce qui parait très admissible, c'est que, si les Romains ont fortiûé Arlon, ils n'ont pas dû négliger le sommet du mamelon arlonnais ; ils ont achevé les fortifications, en y construisant un troisième refuge militaire avec les trois tours élevées dont parlent les historiens.

Les comtes d' Arlon, appréciant cette position élevée dans le chef-lieu de leur domaine seigneurial, ont sans doute conservé les trois tours et ont achevé le château, en y ajoutant de nouveaux bâtiments pour en faire une demeure spleudide, digne de leur situation dans le monde.

Les ténèbres qui enveloppent cette époque ne permetteut que des conjectures, et excluent toute affirmation.

Les comtes et les ducs de Luxembourg paraissent avoir également habité le château ; plusieurs de leurs diplômes sont datés d' Arlon (1).

J'arrive à un document plus certain qui révèle l'importance du château d' Arlon, au commencement de XIVe siècle (2).

État des revenus des domaines dépendants du château d'Arbn en 1309 (Cartulaire en parchemin, archives du Gouvernement grand-ducal de Luxembourg).

Ce sont les mairies de Chastelerie derlons.

Premiers franches villes : 1. Erlons. 2 Mussey. 3. Rure. 4. Habay. 5. Bologne. 6. Willeirs Hercy. 7. Bondorf. 8. Hoppexeit. 9 Yxen. 10. Bettonglize. 11. Atteil. 12. Seylangen. 13. Messencey. 14. Bebenges. 15. Eidenges. villes bâtisses. 1. Anliers. 2. Hensteide. 3. Attrenot. 4. Holt. 5. Martelenges. 6. Bulayde 7. Suyche le brouch. 8. Colepach. 9. Proyce. 10. Seweych. 11. Kaynes. 12. Meyrs. 13. Wolkerenge.

Cest la valeur de la terre derlons escrite en l'an m. ccc. et neuf en moys de décembre.

(i) J'indique quelques-uns de ces diplômes délivrés à Arlon. Voir l'appendice du chapitre IX.

fa» Je dois ce document a une communication bienveillante de M. IVurth-Paquct, président de la cour supérieure de justice à Luxembourg, ainsi que la plupart des notes qui expliquent le texte. Je n'ai pas attendu jusqu'à présent pour le remercier de ces preuves d'une extrême complaisance et d'une érudition si sûre, si étendue; mais il est de mon devoir de consigner ici l'expression de ma vive reconnaissance. Ce document de )3oo est inédit et précieux a plus d'un titre.

SB* HISTOIRE D'àRLON.

Le rédacteur distingue deux sortes de villes : î* Us franches villes et 2« In villes bâtisses. Que signifient ces dénominations?

< Déjà, dans un acte de vasselage de Jean de la Tour de juillet 1886, on lisait ce qui suit :

c Et est assavoir que parmi cest bornages que je a fait, et mi oir sont tenus a faire, li devant dis sires d'Erlons ne puet ne ce doit retenir nuns de mes homes, au quatre de mes wardains qui sont : Messires Arnuls de la Tur quon dit Putneis, Guiot de Baignies, Jehan de Baselles et Thirion li fis le signonr Lambert de Gommerich, en ville franche qu'il ait ni en ville baptice. »

Ainsi, le seigneur d'Arlon ne pouvait retenir aucun homme du sire de la Tour ou de ses wardains, en ville franche ni en ville bâtisse. La distinction pouvait remonter très-haut.

En quoi les villes franches différaient-elles des villes bâtisses dans la chastellerie d'Arlon ?

Dans les villes franches, on payait :

les rentes des bourgeois ;

le cens des près ;

le droit de four banal ;

le droit de moulin banal ;

le droit de terrage ;

un droit sur chaqne feu ;

des chapons, des poules et de la cire.

Dans les villes bâtisses, on payait :

la taille réduite en une rente ;

le terrage ;

la grosse et la menue dlme sur le seigle et l'avoine ;

un droit de voirie ;

de l'avoine pour les chiens du seigneur ;

le droit du moulin banal ;

un cens sur certains biens ou héritages ;

un droit sur le maire, les échevins et les forestiers ;

un droit sur les hôtels et sur chaque maison ;

des porcs, des chapons, des poules, de la cire.

Les bourgeois dans les franches villes payaient des rentes, ce qui remplaçait la taille des villes bâtisses.

Il existait, dans les franches villes, un droit sur chaque feu, comme il y avait, dans les villes bâtisses, un droit sur chaque hôtel, sur chaque maison.

Quant aux autres droits, sous des dénominations différentes, ils consistaient toujours en argent, en seigle, en avoine, en porcs, en poules, en chapons et en cire.

Que sont donc les villes franches, les villes bâtisses f Les unes et les autres, à l'exception d'Arlon, sont des villages. Le mot ville signifie simplement villa ou domaine, ferme. Les villes franches seraient affranchies par les marquis d'Arlon, cela est évident ; les villes bâtisses seraient-elles les exploitations rurales, fondées et bâties par les seigneurs d'Arlon et qu'ils n'auraient pas affranchies? Cependant les Tilles bâtisses avaient un maire et des échevins.

La question serait restée presque indécise, si le hasard n'avait mis sous mes yeux deux documents où la solution semble indiquée ; les voici extraits d'un volume io-4° contenant les coutumes du duché de Luxembourg, publiées en 1868, par M. Leclercq, procureur général près de la cour de cassation :

Extrait d'un record de mayeur et échevins de la franchise de Laroche du 11 septembre 1557.

c Et mesmement si disons que ung de nos bourgeoy-franc marié à une fille baptisée le peult bien affranchies mais une feme franche ne peult afranchier un homme serfve ou baptiee ; page 296. »

Record de la justice de Im Roche concernant un mode d'affranchissement du 19 février HII** et XIX.

c A scavoir quand un homme baliz mariet une fille a ung de nos borgoix affranchis de franchise de borgoisie, si iceluî borgoix ainsi mariés à la fille d'un homme baliz, s'il est tenus, de par sa femme, de faire comme homme batiz ; leurs avons declareit et déclarons en suivant nos dictes franchieses, que le dit borgoix ensi mariés, après qu'il at coucbiés avec sa femme, at affranchit sa dite espeuse, et n'est le dîct borgoix en riens tenus de faire., pour ceste cause, et doit demorer en sa franchiese de borgoisie ; mais une femme franche ne puet affranchir homme serf ou batiz. •

Il parait donc évident qu'un homme baptiee est un homme serfve, et les villes bâtisses de 1309 seraient des villes serves.

H reste toujours ù indiquer l'origine ou l'étymologie du mot baptiee ou bâtisse, avec la signification de serfve (i).

La nomenclature des villes franches, mise en tête du document, n'est pas exacte : il y en a dix-sept au lieu de quinze. Les voici dans l'ordre que le manuscrit les présente : * . Arlon, 2. Stockem, 3. Hacby et Fouches, 4 Villers- Tortru, 5. Habay- la-Vieille, 6. Boulogne, 7. Bulles et Marbehan, 8. Mussy,

( i) Voir pour villes bâties, annales de la société archéologique de Namur, 1870, p. 448, article : De C origine du conseil provincial de Namur, par Borgnet : Les villes batiches habitées par des gens de basse condition, soumis aux tailles du prince, à la morte- main et aux autres poursuites féodales.

S&6 RISTOIBB D'ABLON.

9. Beckerich, 10. Bondorf, 11. Hobsrbeid, 12. Eischen, 13 Autel, U. Selange, 15 Messancy, 16. Bebang**, 17. Udange.

Notre relevé donne une nomenclature assez complète des impositions payées aux XIIIe pi XIVe siècles ; la plupart étaient acquittées en nature : l'argent était trop rare, pour que le domaine put les faire payer eu numéraire.

H est à remarquer que les quantités sont indiquées en chiffres romains, c'est-à-dire par les lettres de l'alphabet.

Erlons vaut li tonnil (1) par an I. r torn. petis. li hallages (i) par an xl. * torn. (3).

li drois de feus (4) par an à la Saint-Remy et a may xv #. torn.

li nues (5) molins par an froment xx mald. qui font xij muys et demi. Soile (6) xx ml. qui font xij muys et demy et 1 porc.

Pour ij estaus de maseliers (7) en la halle par an vj * de cyre.

Somme c. v. * tournois, froment, xij mald. {S) et demy. Soile xij raujs et demi. 1 porc. vj. lib. de cyre (9).

Siokeltaim (10) valent les rentes des bourgeois par an iiij * de par (11).

Le cens des preis à la Saint-Remy Iiij s. pr. (12).

li fours par an xv * pr.

le cens de matresse (13) iiij. s. ij. d. et demi.

(i) Tonlieu, c'est-à-dire un droit sur les marchandises voiturées ou transportées.

(2) Hallage, droit perçu a raison des halles, endroits où les marchandises et les denrées étaient e« posées en vente.

Hallage, étalage, droit qu'on paie pour étaler, sorte «le cens ou de redevance. {Roçucfort. Glossaire de la langue romane. ) 3) Livres tournois.

>4p Les habitai. Is d'Arlon ne payaient pas de rentes des bourgeois connue dam les autres villes franches. Arloii ét*il un ancien viens romain ; il jouissait tins franchises d'uo muriicipi», c'e.<»t~a-dire d'une ville se gouvernant elle-même. Ou y payait un droit de Jeu. Qu'était-ce que ce droit pris en masse et san* répari itiou sur chaque feu ? Comiueut était* il payé? A Luxembourg, le même droit eiislail sous le nom de Hertpenning.

»5 Nues moulms, les neufs moulins, moulins nouvellement liât». Ces moulins étaientils banaux ? En d'autres termes les habitauud'Arlonétaieol-ils obligés d'y faire moudre leurs grains ? Un le croit.

(6) Soile, c'est-à-dire seigle.

(7) Estaus. Etal de maseliers, bouchers, charcutiers. Roquefort* idem.

48 Lisez muys. Voir plus haut : il y a xx mald. de hument qui font nj muys et demi. (91 Valeur de» lettres eu chiffres : 1 — 5o — al — 4o — av = \b - xx zz 70 »'j =: ta - ij ~ a vj — 6.

(10) Stot-kem. Des 1291, il eus tait uu Aldry de Stockehem. (in Livres de Pans.

( 1 2j 53 sols de Pari*.

(i3) Cens de matresse. Voir plus loin : droit de raacre ou mattre CQuid?)

li terraiges (1) par an soile xxvij muys. avoine iiij. xx. xviij mui&(2).

Ii molins par an. soile xxxviij muys. 1 porc et iiij chapon v. * de cyre.

et cbascuns feus doit par an ij geline qui montent ijc. lx. geline (3)

k Matheret (4) par an de cens iij bich. de soile et y at boys dont on vent la paigon quand il adresse (5).

Somme en par. xxi * xvij s. ij den. et demi.

soile Ixv. muids iij bich.

avoine iiij. xx et xviij muids.

V. lib. de cyre et 1 porc, chapons iiij et ij. c. lx. gelines sans les amendes.

Heraj et Fours, (S), valent les rentes de bourjois par an ix lib. par.

li cens de preis par an a la St-Remj iiij r xij s. par.

li terraigc par an soile xix muids. avoine iiij. (7) xj. muys.

li molins par an soile xlv. muids et 1 porc iiij. chapons.

Pour la poisserie (8) entre Vans et Fours xv ? de cyre.

li fours de Hercy est as enfans de Jacomiu dou mannb. qui en doivent la warde a boulogne (9).

Somme : par. xiij # xij. s. soile Ixxiiij muids. avoine iiij. xx. xi. muids et xv * de cyre. 1 porc iiij chapons sens les amendes et sens le foinc.

(i) Thrrages, redevance annuelle sur les fruits de la terre. On l'a nommé depuis Champart t Roquefort). Champart est campipajs. - De Ferrière, dictionnaire du droit, dit : terrage est un droit de gerbe de bled et de légumes que le seigneur de la terre prend.

Dans nos anciens usages, le seigneur relais*» it ses terres moyennant une tedevance annuelle, iandrecht ou terrage.

(3) Quatre fui* vingt et huit îS 88.

(3) 760 gelines. Stockein avait donc, en i3oq, i3u \vux ou S20 hululants, à raison de 4 habitants par feu.

(4) Sans duute Metzert. Mettergem 1 marquisat d' \rlon en i48o)

(5) Phrase peu compréhensible, y at hoys. Est-ce aux bois dont on vend la paisson quand il y a moyen, c'est-à-dire quand il y a laine et gland ?

• 6 Hachy et Potiches Hertzich marquisat d'Arlnn er i48o.

(71 Les lettres xx sont oubliées. Voir plus loin à la somme des droits, il faut lire : iiij xt xj ou 91 muys.

8/ Pêcherie, sans doute ? Poisserie ne se trouve pas dans Roquefort ; on y lit . Pois- 9oanage% droit seigneurial sur le poisson vendu au marc lie. Poissonnier, celui qui, dans les nu lias ter es, devait fournir le poisson et avait soin des étangs et des rivières. Pois série doit se traduire \>av pëchcie. Il .Va^it de ta pèche dans la Setnois entre Van* et Fouc/ies. La riv>ère appartenait au seigneur, ainsi que la péVhe.

19 La garde a Boulogne, château sei^ueoriil. Les habitants de quelques localité* devaient la garde, à certains jours, dans le château du seigneur.

Mannb est. croit-on, l'abréviation du mot Mahnbour tuteur, curateur, gardien, pro lecteur, administrateur 1 Roquefort* ibid. ).

Li fours, s'agit-il des fours à chaux de Hachy ? ou bien du four banal à cuire le pain ? Il est question du four banal ; il en est fait mention dans les autres localités.

Willeirs et tortemd (1) valent les rentes des bourgois xvi. s. par.

li cens de preis par an vij s. p.

H four par an xxx s. p. (2).

li terrage par an soile iij muids ; avoine x muids.

Somme : pr. liij s. soile iij muids, avoine x muids sens les amendes et nat messire que la moitié en cette mairie (3).

Habay (4) valent les rentes des bourgois par an Ixxij s. pr.

li cens de preis par an xxiiij. s. pr.

li four est monsig. Jake destale (5) et en doit la warde a boulogne.

li passage et li tonnil par an xi r de tournois (6).

li terrage par an, soile 1. muy avoine viiij muids. cyre viij *.

somme : par iiij *. xvj. s. somme tournois xi *. soile 1. moy. avoine viij muys. cyre viij *. sens amendes.

Boulogne ÇI)\ valent les rentes des bourgois par an xviij s. par. et inat nulz cens de preis.

li four par an xxv s. pr.

et est mis aiouste li terraige aueukes le terrage de Habay (S).

li tnolin par an soile xxvij. muids et ij pors. x. chapons et x * de cyre.

somme xliij. s. par. soile xxvij muids, ij pors. x* de cyre et x chapons.

(i) Villers-Tortru. En 1309, il y avait deux villages qui sont réunis aujourd'hui.

(2) Le four banal où les habitants devaient faire cuire leur pain, moyennant une redevance en argent ou en nature. Ici. la redevance est en argent. S'agit-il du prix d'un bail, d'un droit fixe par an, à payer par celui qui tient le four?

(3) 11 y avait déjà des mairies en 1309. Plus loin, nous verrons apparaître un maire et des échevins.

Qui possédait l'autre moitié de la mairie de Villers et Torlru ?

(4) Habay la vieille. — 1217. Hommage à Waleran par Philippe de Hauterive : Feo~ dum suum de décima de Habay,

1272. Donation à Orval : Prevot de Habay»

1260. Charte pour Etalle entre le comte de Bar cl le comte de Chiny : Viez-Habai.

Dès 1267, un seigneur d' Etalle fait hommage pour Bologne et Habbaye la neuve.

(5) Jacques d* Etalle. Staùulum, station romaine, a été changé en Staule, Estaule, Etale, Estale et Etalle.

(6) Les droits de passage et de tonnil indiquent que Habay était un point de passage pour les transports commerciaux.

(7) Bologne, aujourd'hui dépendance de Habay la neuve et consistant en d'anciennes forges, actuellement moulin à farine et scieries. ExisLiit-il d'autres habitations, parexenu pie sur le terrain occupé a présent par Habay la neuve?

i2i4. Mariage de Waleran et d'Ermesiude : Otto de B 0/0 nia. 1267. Hommage par le seigneur d' Etalle : Bologne,

(8) C'est -à -dire que le terrage est ajouté avec le terrage de Habay.

Bure et Marbehayn (1), valent les rentes des bourgois par an viij * pr.

li cens des preis a la St-Remy Ix s. pr.

li fours par an yj ^ iij s. pr. cyre xiij *.

la menue disme (2) par an xi * xvi s. toro.

li terraige par an : soile x. muys. avoine lviij muids. xiij * de cijre.

li molins : soile xxiiij muids. ij pors et iiij * de cyre. viij chapons.

li molin de Houdemont (3) soile iij muids et demi et demi porc.

la grosse disme (4) soile vij muis. avoine lxxviij muys.

et gelines en la dite maierie ij. c. pièces (5).

somme par : xvij * iij s. somme tournois xi *. xvj s. soile xliiij muis et demi, avoine ij. xx. xvi. muids. ij porcs et xxx * de cyre. viij chapons et ij. c. gelines.

Mussey (6) valent les rentes des bourgois par an vi * par.

(i) Rulies et Marbehan.

1097* Fondation du prieuré de sainte Valpurge à Ghiny : inter Ruris et Tintiniacum.

ia5g. Donation de la moitié du moulin de Gennevaux : La disme de Rure*

1260. Charte pour E ta Ile entre le comte de Bar et le comte de Chiny : Rure

(a) La menue dîme se paie ici eu numéraire.

(3) 1270, avril. Aveu par Louis V, comte de Ghiny : Houdemont.

(4) La grosse dîme est acquittée ici en nature.

(5) 200 gelines à 1 gtlines par feu, donnent 100 feux et à 4 personnes par feu, on a 4oo habitants pour la mairie de Rulies et Marbehan, y compris Houdemont.

(6) Mussy la ville.

1096. Fondation du prieuré du mont Saint-Martin, près de Longwy : S. Raimbaldi de Muceyo.

1149. Confirmation de biens à l'abbaye d'Orval par l'arch. de Trêves : Rage rus de Muceyo.

11 83. Idem : Hugo de MusceL

97* ) Donations à Or val :

9*° l Hugo dos de Mucey ou Mucei.

1293, Patentes de Louis, comte de Ghiny : Robert de Mussey-Conon de Muschey.

Mutzich, marquisat d'Arlon en i48o.

11 y a un autre Mussy auprès de Longuyon.

A quel Mussy s'applique la charte suivante ?

1160. Ch. par laquelle Hillin, archevêque de Trêve*, inféode le château de Mussy à Albert de Mercy, évêque de Verdun. Il le retire au comte Henri IV d'Arlon, successeur deWaleran dit Paganus, au profit duquel et de ses successeurs, ce domaine avait été inféodé précédemment.

Feodum Pagani de Muceïo et custodiam ejus castri cum pertinentiis suis, eo modo, eadera securitate, et iisdem conditionibus quibus Paganus et prœdecessores sui eamdem custodiam et îdem feodum et nobis et praedecessoribus nostris tenuisse cognoscuntur.

Captabît si quidem prœfatus episcopus hatredem jam dicti Pagani ut feodum quod a nobis libère et abtque média teoere débet ab eo recipiat (M. Jean tin, Marche*, I, 29g).

Il ne peut être question que de Mussy près de Longuyon. Car nous voyons Mussy -

Li cens des preis a la St-Remy ixxij s. par.

li fours par an xij *. par.

li droit par enqueste (!) par an xl. s. par.

li terraiges par an soile xxvij. mnys. avoine xxvij muids.

et li molins soile x. muids et 1 porc iiij * de cyre et iiij chapons.

somme : par. xxi. *. xij. s. soile xxxvij. muis. avoine xxvij muis. 1 porc, iiij r cyre et iiij chapons sens les amendes.

Bectong he(2) valent les rentes de Bourgois par an xxxvîij s. Lace.

li terraiges : (rement ij. muis et soile ij. rnuys.

et ne doient nulz cens de preis, car la ville est au droit de maccre (on maure ?) (3) et chascune maison doit j geline, montant a xlij gelioes.

somme : Lucc. xxxviij. s. frement ij muys. soile ij muys. avoine viij muys. gelines xlij.

Bonclorf valent les rentes des Bourgois par an xx s. par.

li cens de preis par an vij s. pr.

li fours* par an xxxvj. s. pr.

It. pour le porc dou molin iiij s. pr.

li terraige par an - soile xv muids, avoine xv muys.

li molin par an soile v. muys.

Messire a la moitiet en la "ille et en toutes les droitures (i).

somme en la partie Monseign. lxvij s. par. soile xx muys. avoine xv muys sens les amendes.

Hoppixeil (5) valent les rentes des Bourgois par an lxx s. par.

la-ville compris dans l'état des biens de ia chutellerie d'Arlon de i3oo et dans l'état du marquisat de i48o, que doit-on en conclure 7 C'est que la rétrocession de IVlussy à Pévêque de Verdun, s'il s'agit de <lussy-la-ville, n'a pas été exécutée Cet acte peut passer pour un essai de l'archevêque de Trêves. La maison d'Arlon, nonobstant les archevêques tréviriens, a gardé le comté et par suite le marquisat d'Arlou avec ses dépendances. '

(i) Droit par enquête Quid?). Probablement le droit que payaient ceux qui demanda (eut une enquête au* maire de Mussy pour établir leur droit. Mais alors pourquoi ce droit particulier à Mussy? Y avait-il donc un privilège attaché à ce droit par enquête? En quoi pouvait- il consister ?

(a) Beckerich (Beckirchen).

(3) Le droit de maccre ou maître est en relation avec l'affranchissement de tout cens de prés.

Cependant à Stoekem, on payait à la fois le cens des prés et le cens de mat r eue.

Qu'est-ce que le droit de maccre ou mattie ou matresse?

i4i A qui appartenait l'autre moitié dans Bondorf ? A d'autres seigneurs sans doute, car on a plus d'un exemple d'un village partagé entre plusieurs maîtres.

(5j Hobscheid.

li fours par an vij lib. par.

et est li terrages a dames de Clerefonlaine.

li molio par an soile vij mais. 1 porc et iiij chapons.

somme x *. xv s. (1) de par. soile vij muys. 1 porc et iiij chapons.

Yxem (2) valent les rentes des bourgois par an c. x. s. pr. li cens de preis xvî s. pr.

li fours par an xiiij. ft. x. s. par.

li teiraiges par an xxvj muids de soile avoine xxvj muids.

li molins par an soile xxiij muys. 1 porc et x * de cyre et iiij chapons.

It. chascune maisons doit par an ij. gelines, si montent a iij. xx gel. (3).

somme : xx * xvi. s. par. soile xlix. muys avoine xxvi muys. 4 porc et x * de cyre. iiij chapons et iii. xx. gelines.

Aleil (4) valent les rentes des bourgois par an Ix. s. lucc.

li terrages par an : freinent v muys. soile xi muys. avoine xxxiiij muys.

li molins par an : frement ij muys et xij bich. soile. vij muys. xij bichets. t porc et iiij chapons.

et chascune maisons doit par an iij. gelines qui montent a iiij. xx et x gelines (5).

somme lucc. Ix s. frement vij muys xij bichets (6). avoine xxiiij muys. 4 porc, chapons iiij. iiij xx et x gelines.

Srilenges (7) valent les rentes des bourgois iiij * viij s. par.

li cens de preis a la S1 Remij xij s. par.

li fours par an viij * par.

li terrains par an frement xx muys. durbleif la tiert frement iiij muys et demi soile viiij muys et demi, avoine Ix muys.

li molins par an frement ix muys. soile xviij muys. ij porcs x * de cyre et iiij chapons.

(i) 70 sols parisis des rentes des bourgeois et 7 #. parisis pour le four, donnent 10 * 10 sols, et non 10 # i5 sols. Il y a 5 sols oubliés à l'un ou à l'autre article.

(2' Eiscben.

(5) Trois fois vingt ou 60 gelines ; à 2 gelines par cbaque maison, on a 3o maisons ou feux, et à 4 personnes par feu, 1 20 habitants.

(4) Autel. Es! ce \ntelhaut on Au tel bas7

iii«*. Mariage de Walt-ran et d'Erinesinde : Simon d'Elter .

1223. Création de- la charge de maréchal du rointé de Luxembourg. : Villam quae a/lare mmcupatnr,

1257 août. Echange de biens avec Claîrefontaine : La ville d' Aulteit.

•5 Quatre fois vm-t et dix on 90 grimes ; a trois geltues par maison, 3o maisons ou feux et à 4 personnes pai maison. 120 habitants.

(6; Ou oublie dans la somme soile xviij muys xij bichets.

(7) Sélange.

somme xiij * prs. frement xiij muys et demi, soile xxvi. rauys et demi, avoine xxyj (1) muys. ij porcs, x. * de cyre et iiij chapons.

Messency (2) valent les rentes des borgois par an c *. vj. s. par.

li cens des preis a la S. Rem y. xvj s. par.

li fours par an' xij * xvj. s. par.

la menue (3) disme par an Ix. s. par.

li terraiges frement vj. muys et demi, soile xiij. iauys et demi, avoine xxxiiij muys.

It. vaut la grosse disme frement vj muys. soile xij. muys. avoine xxvj. muys.

li molin par lan : frement vj muys. soile xj muys et demi, j porc et viij chapons.

li molin de Thiefort (4) froment 1 muy et xi. bich. soile iîj muys. i porc et iiij chapons.

la taille de Longeyawe (5) par an xl. s. par.

la dite taille soile x bich. avoine 1 muy iiij bichets.

somme xxiij lib. xviij. s. par. (6). frement xx muys iij bich. soile xx muys x bich. (7). avoine Ixi. muys. iiij bich. ij porcs et xij chapons.

Beyhenget (8) valent les rentes des borgois par an xxxij. s. par.

li cens de preis a la S1 Remy viij s. par.

li fours par an Ix. s. par.

pour hiretaige qui est en ladite mairie de cens par an xviii den. par.

pour le dit hiretage cire par an iij * et vj. chapons (9).

li terraige par an : frement ij muys. soile viij. muys. avoine xxij muys.

(i) C'est une erreur, il faut lire lx (60) muys. V. plus haut à l'article ter/ âges (a) 1096. Bulle du pape Urbain II. Confirmation de biens à l'abbaye de Juvigny : Juxia Mansenceium» Mechzig ou Mechtzicht (marquisat d'Arlon i48o).

(3) Ici encore grosse et menue dîme, Tune en argent, l'autre en produits de la terre.

(4) Differt.

(5) Longeau. C'est la seule fois où il soit question de taille dans ces villes franches. Ce village était-il réellement franc ?

(6) Erreur ; il faut lire cxviij*" par xviij sols (118* 18 s.).

(7) Autre erreur j il y a 39 muys 18 bichets d'avoine ou 4o muys 2 bichets, a 16 bichets par muys, ainsi que je rétablirai plus loin.

(8) Bebange. Bebingen i marquisat d'Àrlon en i48o).

(9) Heritatice, Herits, Heritencey Herneys, hiretage, hiretz, succession, héritage, hareditas 1 Roquefort ibid.j. Dans le document de 1309, hiretage veut dire, sans doute, le cens payé pour le bien possédé à Bebenge, bien dont la propriété appartenait originairement au seigneur et dont les habitants n'obtinrent la possession perpétuelle que moyennant le paiement d'un cens.

pour un hiritage que Messires i at lequeil on fait waigaiet (1) avoine xv. muys.

somme par. c. 4. s. vj. den. frement ij. muys et soile vïij muys. avoine xxxvij muys eeyre vj* et vj chapons sens les amendes.

OJenges (2) valent les rentes des borgois par an lx. s. par.

li cens de preis par an xij. s. par.

li fours par an iiij * par.

li terraige par an : frement iîj muys et demy. soile vij muys et demy. avoine xviij muys.

li molins par an : frement vij. muys. soile vij muys. i porc et iiij chapons.

somme : paris, vij. lib. xij s. froment x. muys et demi, soile xiiij muys et demi, avoine xviij muys. i porc et iiij chapons sens les amendes.

gomme de franches villes, premiers, luccemburgis iiij * viij s. valent tornois vj. lib. xij. s. et pares, petis viij xx (3) et viij * v. s. ij den. et demi, valent tournois ij. c. iiij (iv. xiiij s. — tournois petis vi. xx. ix *. xviij. s. vj. den.

somme total brisies (4) pares, a torn. si font iij. c. xl * iiij s.

somme froment Ixviij muys. vij bich. soile iiij. c. 1. muys ix bich. — avoine v. c. lxv muys. iiij bich. — porcs xvj et demy. — cire c. xiiij. *. chapons Ixviij. — gelines vij. c. xij. gelins.

Ce sont les villes bâtisses.

Marlelenges (5) val. la taille (6) a la Saint-Remy et a may tournois petis xx *.

(0 Waignîet. Gagner, cultiver, labourer. On gagne de l'avoine. Changement de IPeng.

(i) Udangc, commune de Toernich.

tu 4. Mariage de Waleran : Albertus de Udinge. Udîngen (marquisat en l48o\

(3) Huit fois vingt et huit livres ou 1 68*.

(4) Brisies pares, c'est-à-dire que les livres parisis valent en livres tournois. ....

Plus haut, on a comparé la livre luxembourgeoise et la livre de Paris petit à la livre tournois.

4*8 sols I us em bourgeois valent G *" 12 sols tournois. 168 * 5 sols 2 deniers parisis petits valent 2o4 * i4 sols tournois.

(5) Martelange. Marti in gen (marquisat en i48o).

Martelinges. Cantatorium 58, donné à Saint-Hubert par Walcan en 817.

(6) Taille, impôt, tribut, imposition, taille franche , celle qui est due par des personnes de condition libre. Taille de pain et de vin, impôt, redevance d'abord payée en pain et eh vin, et ensuite en argent. Taille serve, celle que devaient les ma in mor ta blés ou serfs (Roquefort, ibid.). A Martelange, la taille est évaluée en argent; il y avait donc affranchissement dti labenr de la personne.

H passaiges (1) par an tournois petîs x * pour le cens de graininges (2) vij. den.

li terraiges par an : soile 1 muy et demi, avoine iij nrays et demi.

la disme de Volnedenges (3) soile iii] muys. avoine iiij muys.

It. voerie (4) avoine iij muys et demi.

avoine pour les chiens monsignour xxiiij muys (5)

li molins par an soile xx muys et ij pors, viij chapons et viij * de cyre.

li molins de Eulle (6) : soile xx muys, 1 porc, iiij chapons, iiij r de cyre.

! li molins de Plar (7) soile : v. muys, 1 porc, iiij chapons de cens et de

trierie. jx # de cyre.

Et chascune maison doit iij gelines par an, si montent à iij. c. gelines (8).

Et li maires a tout iiij eschevins et j forestier doient par an vj pors (9).

Somme tournois xl *. vij den (10). Soile 1 muys et demy. avoine xxxiîij (H) muys. pors x. cyre xvi. *. chapons xvi. gelines iij. c. sens les amendes (12)

Bulaydes (13) val. la taille a la Saint Remy et a may tournois petit xx. #.

(i) Droit de passage à Martelange. On y payait un droit sur les transports. (2) Graîgnînges. Grainenge.*. I^a racine du mot est granum% grain. Est-ce grange? Cest possible. Roquefort a le mot de greignaille, toute espèce de graine. (5) Volvelange.

(4) Droit de voirie. Voerie, voc, voie, chemin, via (Roquefort, idem). Voierie, juiidîction du seigneur- voyer (idem).

(5) Avoine pour les chiens du château. Celle redevance se rencontre encore à Bercheux ; pourquoi est-elle imposée par exception dans deux localités?

(6) Moulin d'OEiloud'Elle. Celui à* Œil est plus rapproché de Marlelangc. Ellcsi dans la vallée de l'Aller t.

(7) Perlé ou Péril.

(8) 3oo gelines à 3 par maison donnent 100 maisons et 4oo habitants.

(9) Les villes bâtisses ont un maire et des eschevins, ceux-ci au nombre de 2 ou 5; plus uu ou deux forestiers et li maires à tout veut dire avec. Roquefort. Ainsi, on doit traduire * le maire avec quatre échevius et un forestier doivent par an six porcs.

Le maire et les échevins avaient au xiv« siècle les mêmes foncliou* qu'avant la révolution française de 17S9. Les coutumes du pays de Luxembouig en dëtiuisscnl les droits cl les devoirs.

Le forestier était le garde du bois. Cet emploi élait connu du temps de Charlemagnr. V. les capiiulaires.

(10) Erreur. — D'après les détails, il n'y a que xxx * vij deu. (1 iV3? muys au lieu de 34.

(12) H y avait donc aussi des amendes prononcées à l'occasion de crimes ou d« déhls^

Une partie de ces amendes appartenait au seigneur, une autre partie au maire et aux échevins.

(i3) Boulaide (Bouslaiden) donné par l'évèque Walcanà l'abbaye deSt-Hubert en 819. Builahias. (Cantalorium § 8)1

]i passaigc (i) par an, lornois pctisiiij fr. x. s.

le cens des biens Wallerûm torn. ij. s.

li molins par an : soile xix rauys. ij. pors et iiij chap.

Et ebascune hoisteilz doit iij bieb. davoine. si montent a x muys (2).

li maires a tout ij. eschevins et j forestier iiij pors.

Et ebascune maisons doit par an iij gelines. si montent a ij. c. gelines (3).

It. de cens v. gelines (4).

Somme : Tournois xxiiij. * xij s. soile xix muys. avoine x. muys. vj pors, iiij chapons ej ij. c. et v. gelines.

Suytelbrouch (5), valent la taille par an xiij. *.

de cens a noel torn. ij. s.

li molins par an : soile xviij muys. ij pors et viij chapons.

de cens par an avoine j. muy. (6).

de commandises (7) cyre ij *.

Li maires a tout ij eschevins et j. forestier iiij pors.

Et ebascune maisons doit iij. gelines si montent a. vj. xx. gelines (8).

Somme tor. xiij. lib. ij. s. — soile xviij muys. avoine \. muy. pors vi

et ij * de cyre. chapons viij et vj. xx gelines sens les amenles.

Heynsleide (9), valent la taille par an torn. petis. xx *.

li cens par an torn. p. xtiij, s,

(ij Boulaicie était aussi un cndiuit de passage

(2) Un droit sur les hôtels, distinct du droit sur les maisons, 3 bichets par chaque hôtel donnent 10 muys. Il faut iG bichets par muys, on aurait pour 10 muys 1G0 bichets et a 3 bichets par hôtel, 53. Qu'en tendait- on par hôtel ?

Hoîêteils. Maison, logis, hôtel, auberge, hôtellerie. Jusqu'au xiv* siècle, on donna indifféremment ce nom a toutes les maisons en général. Ensuite, on désigna particulièrement ainsi celles des grands seigneurs et les endroits où on loge en voyage.

(Roquefort, ibid.\

(3) aoo gelines a 3 gelines par maison, donnent 66 maisons et a64 habitants.

(4) Cens ? V. plus loin.

(5) Schwiclelbrouch.

(6) Gens, nouveau droit. Ceust rente seigneuriale et foncière dont un héritage est chargé envers le seigneur du fief d'où il dépend. Donner à cens, affermer moyennant une redevance annuelle et quelquefois perpétuelle.

(Roquefort, ibid.J.

Cens petit être synonyme avec Itéritage.

(7) Commandises [Quid ?J Commandement, ordre, dépôt. (Roquefort \ Le sens précis esta trouver.

Commandise : Commandement, ordre, jussion, aussi* dépôt. [Ducange*.

(8) Six fois vingt ou 130 gelines à 3 par maison, donnent 4o maisons et 160 habitants.

(9) Heinstert.

li terraiges par an : soile viij. muys et avoine viij. muys et x * de cyre.

de cens avoine par an xvj. muys.

li molins par an : soile xx mld. qui font xij muys et demi. (1) ij. pors.

x * de cyre et x chapons.

H maire a tout (2) deus eschevins et ij forestiers, v. pors et xij chapons.

somme torn. xx *. xvj. s. (3) — soile xx muys et demi. — avoine xiiiij muys. viij pors et x * (xx #) de cyre. chapons xxij, sens les amendes.

Altrenod (4) valent la taille par an. torn. xv *.

de voerie a Scoinlere (5), a Bedenges (6) et a Rubwilre (7) lucceburgis x. s. vj. den. valent tornois petis xv. s. ix den. et sont en cest compte li quatre s. que on doit a Tontelenges (8).

li molins par an soile xl. mld. qui font xxv. muys. ij porsetiiij chapons.

avoine de cens 1 . muy.

li maires a tout ij eschevins et ij forestiers v. pors et xij chapons.

It. a Achlrenot de cens iiij chapons.

pour la maison Ruphus v * de cyre.

It. chascune maisons doit iij gelines par an. si montent a ij. c. gelines (9).

somme tornois xv # xv s. ix den. — soile xxv muys. avoine 1 muys. vij pors et v # de cyre. chapons xx et gelines ij. c.

Holt (10) valent la taille par an tournois vj *.

li molins par an soile vij. muys. I porc, iiij chapons.

et chascune maison doit par an iij. gelines. si montent a Ix gelin. (11).

et li mairs a tout, ij eschevins ij pors et iiij chapons.

(0 20 malfiers font 12 muys 14 ou 200 bichels à 16 bichels par muys. 1 maldre fait donc 10 bichels, comme aujourd'hui. Le bicliet était-il eu i3og ce qu'il est aujourd'hui? On le croit.

(2) A tout signifie avec* V. plus haut.

(3) i4 sols au lieu de iG, d'après le détail.

(4) Attert. iai4. Mariage de Waleran et d'Erinesinde. Simon de Atar. 1246. Testament d'Erinesinde : de c imam de Atlreicn.

1254. Confirmation pour Glairefontaine : decimam de Attrenate. Attert (marquisat de i48o\

(5) Scoinlere (?) Scoinlere endroit qui aura probablement disparu. Est-ce Sc/iaJeci 011 Schockwilre ? On sait peut-être à Attert si Scoinlere n'a pas été connu comme lieu dit. On croit qu'il s'agit d'une simple ferme.

(6) Est-ce Redange ou Bedange? On pourrait lire Redar.ge, puisqu'il est question de Ripweiller ; mais il y a Bedanges sur l'original très-évidemment.

(7) Ripweiller.

(8) Tontelange.

(9) 200 gelines a 3 gelines par maison donnent G6 maisons et 264 babitantt.

(10) Holtz.

(11) 60 gelines à 3 par maison donnent 20 maisons et 80 habitants!

somme toro. vi. *. soile vij muys. iij pors. viij chapons et gelines lx sens les amendes.

Proyches (1), valent la taille par an tournois xij #.

li cens par an tor xxiij. s. aueukes les iij. s. de places (2).

de voerie par an vij. s.

li molins par an soile xxiiij muys. li dies molins ij. pors et x * de cyre.

avoine de voerie j. muy et demi.

li maires a tout. v. eschevins et j. forestiers, vij. pors.

pour biretage Matheu et Henekin de Bode (3) j. porc.

cyre de voerie vj. *.

des maisons c. gelines (4).

somme tornois xiij #. x. s. (5) soile xxiiij. muys. avoine 1 muy et demi* pors x. cyre xvi # chapon xx (6) gelines c.

Collepach (7) valent la taille par an tornois viij #. de cens et de voerie tournois ix s.

la disme soile 1 muy. iiij bich. avoine ij muys et iiij chapons.

de cens avoine iij muys.

li maires a tout. ij. eschevins. iij pors et iiij chapons.

et chascune maisons doit par an iij. gelines si montent a cent gelines (8).

de cens de preis viij gelines.

somme tornois viij *. ix s, — soile iij muys. iiij bichets. avoine viij muys (9) pors iij. chapons viij gelines c. vij. (10).

Schiveych, valent la taille par an torn. xij. *. pour biretage Saire de Luenges (41) lune année doit x biches de soile l'autre année x biches avoine.

li maires doit 1 porc et ij chapons.

Thomas doit pour son hirteage j. porc.

(i)Pralz.

(a) Places (?) Est-ce un droit pour uue place sur un marché ou une foire?

(3) Bode i?) Est-ce Bodange ?

(4) 100 gelines à 3 par maison donnent 33 maisons et i3a habitants.

(5) i3* i3 s. d'après le détail.

(6) Dans le détail des droits, il n'est pas question de chapons. Cesl une omission sans doute.

<7)Colpach.

(8) II y avait donc 33 maisons et i3i habitants.

(9) 11 n'y a que 5 muys dans le détail des droits.

(10) 108 geliues d'après le détail des droits.

(11) Luenges (?) Est-ce encore un endroit ruiné, disparu ? Eit-cc une simple ferme qui aurait changé de nom ?

268 HISTOIRE D'AftLON.

de voerie 1 ^ de cyre, de cens iiij. gelines.

et chascune maisons doit par an iij. gelines. si montent a iiij. xx et x gelines (1).

somme tornois xij * . soile x bieb. avoine x biches, pors ij. et 1 # de cyre. chapons ij. gelines iiij. xx et xiiij.

Kayvcs (2) valent la taille par an tournois vj. *".

la disme par an : avoine iij rauys.

li waignaige (3) monsign. par an v. muys de soile.

li dis waignaige monsign. par an avoine xv. muys et j. porc.

li molin par an soile iiij muys et demi et 1 porc et iiij chap.

li cens de Gnerry (4) torn. pelis iiij. s.

pour hirctage Guelemant le masson xij s.

li maires doit par an 1 porc.

somme : torn. vj *. xvj. s. — soile ix muys et demi, et avoine xviij. muys. pors iij. chapons iiij.

Wolkerengcs (5) valent la taille par an en la partie monsign. torn. xx. s.

A Dieicnberch (6) de cens a noel torn. ix s. de cens vj den. et ij * de linc (7).

si at li femme signeur melin d'Aix (8), le siste denier.

li terraige par an froment demi muy. soile et avoine demi muy.

pour la partie monsig. de pars, xx s. lune fois, plus laulrc moins.

de cens vij. gelines.

(i) 90 gelines à trois par maison, donnent 3o maisons et 130 habitants. (a) Kayves (?) Serait-ce Kehlen ? Ce village a-l-il fait partie du marquisat d'Arlon? Le rapprochement de Koerich semble donner à entendre qu'il s'agirait de Kehlen.

(3) Waignaige 0) Cest gagnage ou ferme, mêlait ic. (Roquefort id.).

(4) Guerry (?) Est-ce Koerich, Guerrium? Peut-être bien, ce qui prouverait que Koerich n'a pas cessé d'appartenir au château d'Arlon. Peut-être Guertange?

(5) Wolkrange. 1309. Confirmation des privilèges du prieuré de Marientbal : de allodio suo Woleringtn, curtis de Ifoleringen.

Wolkringen (marquisat de ri 80).

(6) Thiaumont. i?5a, juillet. Bienfait au prieuré de Maricuthal : apud Didenberg. Marquisat d'Arlon de i48o : Diedemberg.

(7 Nouvelle redevance en lin, c'est le seul village où elle soit exigée.

(8) Aix. Est-ce Aix sur Cloie? Aix.

1086. Diplôme de l'empereur Henri III en faveur de l'évéque de Verdun : Alaudium Ifearici de jische.

1096. Bulle du pape Urbain II. Confirmation de biens à l'abbaye de Juvigny : in Ci/» menceio terra apud ax apud aliud ax quarto par. mansi.

1255. Héritage pour le duc de Lorraine : Esch de lez Obenges.

n56. Vasselage du sire de la Tour : Robert d'Aix.

1162. Hommage pour Marvillc : Robert d'Aix.

somme tor. xlix s. vj. den. — froment demi muy — soile demi muy, avoine i muy et ij *. de iinc. gelioes vij.

Meirs (1), valent la menue disme par an tornois xx s.

de la grosse disme soile iiij. muys. avoine xij. muys.

pour hiretaige que on tient a meirs de monsig. doit par an ij. pors. de cens xiij. gelines.

somme : torn. xx s. soile iiij muys.

avoine xij. muys. pors ij. gelines xiij.

Ârdiers (2), valent la taille par an torn. xvj. * de rente par an.

a Berchou (3) iij. s.

H terraiges par an : soile ij. muys.

li ferrages don bois de Rure (4) soile ij. muys.

li molins par an : soile xxiiij muys. ij pors et iiij chapons.

It. avoine pour les chiens de monsig. xviij muys.

cyre de forestiers de la foreste danliers pour les charliers, les estueliers, hugiers, feiures, charbonniers et autres gens de mestier (5) qui assentent la forest viij. xx et viij (6) * de cyre et puet croistre et amenrir.

gelines de maisons par an ix. xx. (7).

a Bercho de cens par an. iij chapons.

(i) Meix le lige. Meeir et Meer. (Marquisat en i48o).

(a) L'église d'Anlier a été donnée à l'abbé Thierry I de S t- Hubert, l'an 106 5 par la comtesse Adèle d'Arlon el ses deux fils, Fulcon et Waleran. Anslarum. (Ctntatoriutn £ a8.

n55. Dot de Catherine de Luxembourg: Centiim in eu ri a de Anliers.

il 53. Confirmation pour Clairefonlaine : Banni de Anselières.

>a56, Bulle du pape Alexandre en faveur d'Anliers: In villa d' Anliers. ^/«/^.(Marquisat de i i8o*.

(3) Bercheux. Coameut saute-ton de Au lier à Berchctix, commune de Jusscret, sur la route de Neufchâteau à Bastogne.

1246. Testament d'Ermcsinde : Wageriam de Bcrcheu,

(4) Rulles. Comment cela figure -t-il dans Anlier? Selon toute apparence, le bois de Bulles était sur le territoire d'Anlier.

(6) Charliers, charrons (Roquefort) Estuelliers. Roquefort dit que Estuyer est serrer, enfermer, cacher, mettre dans un étui, et Estuyer, substantif, armoire, lien où on série quelque chose. D'après cela estuellier pourrait bien être un menuisier, un coflrier, un faiseur de coffres.

On a Stu/il, chaise, en allemand. Serait-ce un faiseur de chaises? Ifvgiers. Ifuge, coffre, huche, écrin. — Huichier, faiseur débuches, de cornes, babutier (Roquefort). Feiures ou feivres, forgeron, ouvrier travaillant à la forge.

(Gj Huit fois vingt el huit.

(7) Neuf fois vingt gelines ou 180 gelines, a 3 par maison donnent 60 maisons et a4o habitants.

somme : toro. xvj **. iij. s. — soile xxviij muys. Avoine xviij. muys. pors iiij (1) cyre ix. xx et vj # (2) chapons xi et gelines ix. xx.

Cest la somme des villes bâtisses :

somme tornois petis ix. xx #. xiiij. s. x. den.

somme froment demy muy.

somme soile ij. c. ix muys xiiij bich.

somme avoine vj xx. ix muys. ij. bicb.

somme pors. Ixvj.

somme cyre ij. c. xxxi. *.

somme chapons vj. xx et iij.

somme gelines mil iije xxv. Iiij ij. * (3).

somme toutal de toute la terre derlons en droitures, rentes et tailles sans les amendes.

tournois petis (4) v. c. * xxi *. xviij. s. et x. den.

somme de froment Ixix muys. j. bich. valent ex. raid et v bicb.

somme soile: vj. c. lxi. muysetvij bich. valent mil lviij mld. ij. bichets.

somme dauoine vj. c. iiij. x*. xiiij. muyds vj bich. valent xj. e. x maki, et x bich.

somme de pors iiij. xx. ii et demi.

somme de cyre iij. c. xxxv. *■„

somme de chapons c. iiij. xx. xi.

somme de gelines ij. c. (5) xxxvij.

sens les amendes et sauf le foint

Et est en ce compte la terre de Bolonge (6) que le chastelain rechoit qui monte soile c. muys et demi. Avoine viij. xx. muys et ij muys et les pors, deniers et les autres droitures, at rechut li celleriers derlons.

Cest ce que on doit as p.. vendiers et as fieveisdou chaslail derlons (7).

(i) D'après le détail des droits, il n'y a que a porcs.

(a) Voir plus haut ; il n'y a que huit fois vingt et huit et oou neuf fois vingt cl six.

(3) L'auteur oublie les a * de lin dus a Didenberg.

(4) Iburmiê petis* Il s'agit des tournois à vingt sols frappés à Tours pour les distinguer des tournois parisis à vingt-cinq sols.

(5) Lisex m au lieu de c, c'est-à-dire mille au lieu de cent,

(6) Bologne.

(7) Mendier est le receveur des droits seigneuriaux dans les marchés et dans les foires. (Roquefort, id.). Fieves (?) ouvriers.

Gelines.

Froment

Lin.

muys.

Martelange VoIveldange,ŒiH

Boulaide.

Schwidelbrouch.

Heinstert.

Altert et Ripwoiler.

Holtz.

Pratz.

iOO

Colpach.

Schweich. '

Kehlen (?) et Kœrich. i

Wolkrange et Thiaumont.

Meix-le-Tige.

Anlier et Bercheux.

Récapitulation de l'auteur de notice. 137g

3D8 Gelines.

Porcs.

Cire

Arlon.

Stockem et Metzert.

Hachy et Fouches.

Villers tortru.

Habay-la-Vieille.

Bologne.

Bulles et Marbehan.

Mussy.

Beckerich.

Bondorf.

Hobscheid.

Eischen.

Autel.

Se lange.

Messancy, Differt et Longeai

Bébange.

Udange.

Tôt!

Récapitulation de l'auteur d<

notice.

Valeur en livre tournois.

Récapitulation.

lorcs.

Cire.

Chapons

Geiiws

Lin

^om-

nom-

nom-

bre.

bre.

bre.

Villes franches.

Villes bâtisses.

Valeur en * torn. petis.

Récapitulation d'après l'aui

Villes franches. 6 '/, 114

Villes bâtisses. $6 231

Valeur en livres tournois.

Total en * torn.

Récapitulation écrite.

Valeur en maldres.

CHATBMJ ET MARQUISAT. 371

premiers a sigaour de Marex (i) que on li doit par an a molins de Fours et de Hercy (2) soile iiy. mujs.

a gigneur de Euseldenges (3) sur le terrage de Stokehaym (4)f avoine xvïij muys et li doit on a four de Stokehaym uv. j.

a leglise de Frilengcs (5) sur le terraige de Stokehaym avoine 1 muy vj bich et gelines xxij. pièces.

a monsig. jehan de beyren% chanoine de Trieues (6) pour hiritage que li Eglise de Trieues avoit a Bybenges (7) soile 1. mald. avoine j. maldre et xx s. de Treueriens— chascun an sur le terraige et as rentes de la dite ville de Bebenges.

a Thilemanl de Messency sur le molin de Thiefort (8) soile i maldre.

a leglise de Lozebrucke <9) et a la chapelle Dorions (10) sur le terraiges de Seylenges (il) et as rentes de Messency par. iiij. s. soile demi muy, avoine iiij muys.

as enfuis de Conrych (42) s. Leozolins daleil (13) vj. mald. de soile.

Id. as dits entais de Conrych sur le terraiges dam (14) avoine iiij muys.

a Steffan le bouteillier sur le terraige de Bondorf soile iiij muys*

a Jacob de Bondorf sur le terraige de la dite ville soile 1 muy. avoine. 1. muy.

(i) Est-ce Marais? Le seigneur de Clémaraisl Cela est possible. M. Wurth-Paquet inclioe à penser que c'est Mersch. Dans un ancien titre, il a lu Marey pour Mersch. Marichienne» Mariscb. Oe là Marey (ou Marex). (s) Foucbes et Uacby.

(3) Useldange.

(4) Stockera.

(5) Freylange.

(6) Trêves. Bayer de Boppard.

(7) Bebange.

(8) fliffert. 1 269. Lamberkin de Diflfert.

(9) Lozeèruci. Il est question de ce village dans deux anciens documents : Anselmus, curé à LouebrUhe, est témoin dans un acte passé à Arlon en 1273 (Gartulaire marieudal 8.55. Arch. du gouvernement Grand ducal). D'après un autre acte de i38o, M. Symon, curé à LoesèrUken, fait donation aux altaristes de Munster, delà maison sise Munstergass au Grund, a Luxembourg [Reg. Munster, Société histor. Luxerob.].

L'Etat de 1309 serait le troisième acte qui constaterait l'existence de ce village disparu sans doute à la suite des guerres qui ont désolé le pays a la fin du xiv° siècle.

[Note de M. Wurth-Paquet]. Où était Lozebrucke ? Etait-ce près d' Arlon ?

[10] Chapelle d'Erlons. Où était-elle située.? Etait-ce la chapelle dédiée à saint Biaise, bâtie près du château ?

[ujSeknge.

[ta] Est-ce Koerich ?

ji3] Autel.

[ii] Aix-sur-Cloie.

a labbesse de CUirfontaine par an xiij *" de teile raonoie que H xij. deniers doient valoir xxj s. tournois et montent les xx *. a xxx*. tournois et lor doit on froment x. mld. cyre x * et iiij pors.

Et on doit a couvent de CUirfontaine par an xiij # de teil monoie que est coursable ens au pays.

on doit a chapelain de la chapelle dou chastel devions sur le terraige et as rentes de Hercy par. xvj. s. avoine viij muys.

on doit a lescrivain j. robe, v. maldre de soile et j. bacon (1) ij bichets de poys et ij cens harans.

on doit a ij forestiers des bois ij. paires de robes iiij biches de poy3 et iiij c. harans.

on doit a portier du chastail j. pare de robe. v. maldre de soile, demy bacon, j. biche de poys et i. c. de harans.

on doit a portier qui warde la porte de la ville les wiviers et le preis. j. robe, v maldres de soile demy bacon, j. bich. de poys. j. c. de harans,

a la wayte dou chastail 1. paire de robe, v mald. de soile j. bich. de poys. j. c. de harans demy bacon.

a ij tourremans ij. paires de robe, x mald. soile j bacon, ij. bich. de poys ij. c. de harens.

on doit a voiture qui fait les voitures charyer longnes (2), estrain (3), foinc et autres chozes dont on^tt mestier en chastial et pour les bousongnes (4) monseigneur, premiers j. robe, soile v maldres. demy bacon, j. bich. de poys. c. de harens.

somme brisies Treveriens, parisis et autres monoies a tournois p. lij. *.

somme froment x maldres.

somme soile brisies muy a maldre lxviij mld. ij. bich.

somme avoine lvij. muys et demi, valent iiij. xx et xij. mld.

somme pors iiij.

somme bacons vj.

somme poys xij bich.

somme cyre x *.

somme robes ix. paires.

somme harens mil ij. c.

[t] Bacon. Bacon est cochon, lard, jambon, viande séchée à la fumée [Roquefort, ibid.J. Dechevallety origines de la langue française, chapitre UT, élément germanique : Bacon, porc tué. Tudesque : barc/i, baie ; allem. bork, borg.

[a] Longnes de lîgtium, bois.

£3| Paille; allem. stroch, d'où sirain, estrain.

|4] Besogne*, ouYiages.

Ce qui était dû à la domesticité du château d'Arlon, en nature de denrées ou d'habillement, peut se traduire ainsi :

A l'écrivain, un vêtement, cinq malders de seigle, un porc engraissé et salé, deux bichets de pois et deux cents harengs ?

Aux deux forestiers, deux paires de vêtement, quatre bichets de pois et quatre cents harengs :

Au portier du château, une paire de vêtement, un demi porc salé, un bichet de pois et un cent de harengs ;

Au portier gardien de la porte vers la ville, les viviers et les prés, un vêtement, cinq malders de seigle, un demi porc salé, un bichet de pois et un cent de harengs ;

Au veilleur (concierge) du château, une paire de vêtement, cinq malders de seigle, un bichet de pois, un cent de harengs, un demi porc salé.

A deux gardes-tours, deux paires de vêtement, dix malders de seigle, un porc salé, deux bichets de pois, deux centaines de harengs.

Aux charretiers qui font les voitures, charient le bois, la paille, le foin, et autres choses dont on a emploi au château et pour les besognes de premiers métayers, un vêtement, cinq malders de seigle, un demi porc salé, un bichet de pois, un cent de harengs.

Le compte de 1309 parle de maldre et de bichet. Il est question probablement du maldre et du bichet, mesure d'Arlon, puisque le compte roule sur des prestations faites par les manants du marquisat d'Arlon. Il est probable aussi que la mesure d'Arlon, telle qu'elle était avant le système métrique, ou avant 1789, était celle du moyen-âge. Rien n'est plus difficile que de changer les habitudes et les usages sous ce rapport (1).

Tournois pelis.

Les tournois étaient une petite monnaie qu'on battait à Tours et qui était bordée de fleurs de lis. Il y en avait de deux espèces, le gros tournois et

[i] Extrait d'uti volume in-ia, publié à Luxembourg en 1820 chez Lamort, intitulé : Table de conversion des poids et mesures anciens usités dans le grand duché de Luxembourg, comparés aux poids et mesures du système métrique t Mesures de capacité, matières sèches.

Bichet [blé] de Luxembourg en rasière [hectolitre]. 0,20463482

Rasière [hectolitre] en bichets de Luxembourg. 4,88675379

Bichet [avoine] de Luxembourg en rasière [hectolitre]. 0,28989933

Rasière eu bichet. 3,44647027

Bichet d'Arlon en rasière. * 0,18017647

Rasière eu bichet d'Arlon. 5,53o 1 45o8

5 bichets d'Arlon valent, hectolitre. 1,023

10 bichets ou un maldre. a,o4G

le pariais. Celle de Tours n'avait que douze fleurs de lis, et celle qu'on battait h Paris en avait quinze.

La livre tournois ou tournoise ne valait que vingt sols, et la livre parisis en valait vingt-cinq (1).

(Roquefort ibid.).

Peut-on évaluer en valeurs de nos jours les divers revenus du château d'Àrlon en 1309? J'essayerai de résoudre cette question, parce que la solution offre un haut intérêt de curiosité. Je ne me dissimule pas toute la difficulté de l'entreprise, car les éléments divers d'appréciation n'ont pas de certitude bien établie.

Le revenu en grains du château d'Àrlon en 1309 était :

En froment 110 malders 5 bichets.

En seigle 1058 id. 2 id.

En avoine UlO id. 10 id.

En 1872, la valeur serait :

Froment 211 hectolitres à 26 fr. U fr. 5842 24

Seigle 2116 id. à 16 fr. 11 fr. 34088 76

Avoine 2222 id. à 6 fr. 18 fr. 13732 96

Comparons avec diverses époques.

J'extrais ce qui suit d'un registre de la justice d'Arlon (archives de l'Élat à ArlonJ :

En 1791, le bichet de froment coûtait 26 sols luxembourgeois ;

Et le seigle 17 sols luxembourgeois.

Ce qui, réduit en francs, a raison de 0,0823 par sol luxembourgeois donne :

Pour un bichet de froment 2 14

Id. de seigle 1 40

[i] Extrait des tables de conversion, etc., Luxembourg, 1820, Lamort :

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