CHAPITRE XIV
Hommes éminettte nés à Àrloa ou dans le» enviions.
La ville d'Arlon ne compte point, parmi ses enfants, de grands hommes, de ces figures lumineuses qui traversent les siècles et commandent une admiration universelle* Mais s'il est question de personnages sortis de la foule, qui ont brillé par leurs vertus, par leur savoir, par leur position élevée dans le monde, certes la ville d'Arlon en a vu naître plusieurs dans ses murs ou dans les environs. C'est un devoir pour l'auteur d'une monographie de mettre ces noms en lumière, de perpétuer leur souvenir et de montrer cernssent Ut ont mis en hœneter leur endroit natoL
ÀRNOULD, né à Àrlon, était un homme riche et puissant, et pour «en époque* un personnage considérable.
Araould a été d'aberd, de 1823 à 1329, prérit h Arien, ensuite* en 1832, sénéchal du comté de Luxembourg.
En 1343, Araould est lieutenant du roi de Bohême au même comté.
En 1345, il est conseiller du roi Jean de Bohême*
En 1346, il resta également conseiller de l'empereur d'Allemagne Charles IV, qui le nomma capitaine en chef, souverain gouverneur des prévôtés d'Arlon, de Marche, de Saint-Mard, de Dampvillers et de leurs <kpéildàtt«es<
Arnonld avait prêté de grandes sommes au roi Jean de Bohême et h l'empereur Charles IV, et 11 avait reçu en naatisseMttt lit mena* de plusieurs prévale* et seigneurie»* Après son décès en 1348* des comptés ont été demandés à set héritiers: Ceux-ci transigerez avec Charles IV. Hs renouèrent an* bien* que leur père avait reçus en garantie dans te Luteri*heurg et il* payèrent, m outre* vingt mille réaux {tut.
468 histoire d'ablon.
AUTEL. La maison d'Autel, originaire du château du même nom, aux environs d' Arlon, est l'une des plus célèbres dans l'histoire du Luxembourg; elle s'est éteinte pendant le siècle dernier ; elle a fourni des guerriers, des administrateurs, des magistrats.
BERNARD Philippe, né à Arlon, le 28 avril 1797, mort à St Gilles lez Bruxelles, le 6 décembre 1853. Il publia plusieurs ouvrages de littérature et des commentaires sur des auteurs latins et grecs (Biographie luxembourgeoise de M. Neyen).
BOCK Georges, humaniste, né à Arlon, à la fin du XVe siècle, mort au milieu du xvie (Idem).
BUCH Henri Michel, né à Arlon en 1608, simple cordonnier de profession. S'étant rendu à Paris, à l'âge de vingt ans, il y fonda d'abord la Société des frères cordonniers, ensuite V Association des frères tailleurs. Ces deux fondations eurent des succursales en France et dans d'autres pays et subsistèrent jusqu'en 1789.
Buch mourut à Paris, le 9 juin 1666. 11 fut appelé le Bon Henri (Idem).
BUSLEYDEN (la famille).
Tbilman Busleyden était échevin à Arlon en 1449 et possédait le fief de Boulaide (Buschleyden ou Bauschleyden) enclavé dans la prévôté de Bastogne.
Son fils, Gilles de Busleyden, résidait à Arlon ; il était secrétaire et greffier de l'état noble du duché de Luxembourg et fut annobli par lettres patentes de février 1471, sous Charles le Téméraire, duc de Bourgogne.
La maison de Busleyden, après avoir quitté le Luxembourg, s'est éteinte k Bruxelles en 1623 (Idem).
Entre les années 1467 et 1473, Gilles de Busleyden était prévôt à Arlon et propriétaire de la seigneurie de Guirsch, voisine de cette ville.
BUSLEYDEN Jérôme naquit à Arlon vers l'année 1470 ; i\ était fils de Gilles qui précède.
Jérôme fut chanoine de sainte Gudule à Bruxelles, de saint Rombaud à Malines ; docteur en droit, il fut nommé, en 1503, conseiller de l'état ecclésiastique au grand conseil de Malines et conseiller des requêtes. U était lié avec Erasme et Thomas Morus. Il fut ambassadeur auprès du pape Jules II, de François l<r, roi de France, et de Henri VIII, roi d'Angleterre.
RMMS6 AHMMV8. 466
Envoyé en Espagne en 1517, il mourut k Bordeaux le 26 août de cette année. Son corps, ramené k Malines, fut enterré en l'église de saint Rombaud.
Jérôme fonda, par testament du 22 juin 1517, k Louvain, le collège de Busleiden ou des trois langues, avec treize bourses, dont six pour des étudiants natifs, deux de Boulaide, deux de Marville, deux d'Ârlon. Chaque bourse valait, en 1517, 25 florins du Rhin. Les biens de cette fondation ont été, dit-on, vendus par la République française; cependant des bourses Busleydem sont encore conférées aujourd'hui. Sur quels fonds sont-elles payées (Idem) ?
BUSLEIDEN François, frère aîné de Jérôme, également natif d'Ârlon, fut préposé k l'éducation de Philippe le Bel. Il devint prévôt de saint Donatien k Bruges, doyen d'Anvers, ensuite chanoine k Trêves, puis archevêque de Besançon le \% octobre 1498. Il fut, dit-on, promu cardinal par le pape Alexandre VI. 11 est mort k Tolède, le 21 août 1502. Il avait suivi Philippe le Bel en Espagne, pour l'initier dans le gouvernement de son royaume.
CHOLINUS Materne, né k Arlon, vivait en 1570. Il s'était voué, k Cologne, à l'art typographique, auquel il fit faire des progrès remarquables ; il y acquit nne grande fortune et fut nommé membre du Sénat, impérial de la ville de Cologne. Gholinus fut remarquable par sa probité, sa prudence et son érudition.
GHOLINUS Jean, fils du précédent, également natif d'Arlon, docteur en théologie, fut pourvu de divers canonicats k Cologne, k Liège, et devint prévôt de la collégiale de Bonn. Il fut employé, avec succès, dans plusieurs négociations diplomatiques {Biographie luxembourgeoise de M. Neyen),
CYRILLE (le père), né k Bastogne, entra chez les Capucins d'Arlon où il devint gardien. C'était un prédicateur éloquent et un religieux d'une vie exemplaire. Il est décédé en 1657. Il composa un volume intitulé : Traité de la divine sagesse et contemplation des chrétiens (Biographie lua&mbourgeoise de M. Neyen).
ELCHARD ou d'EUhrod, nommé aussi Elchardus, naquit k Nobressart vers l'année 1547.
Vers 1565, florissait k Erfcrt, en Thuringe, Nicolas Elgard, évêque (TAscalon, suffragant de Daniel, électeur et archevêque de Mayence. Après
•voir fait m études ayee gloire k Louvaia (fui l'aNàit proekunô lauréat, il tmU à Trêve** ot il eut pour maîtres le retteur Maximin et le euré de Si-Antoine. Sur leurs recommandations, l'archevêque l'envoya, à ses frai** h Rome où il brilla eu peu de temps au Collegium Qermaniemm, Proaù au grade de docteur en théologie, il fût reçu comme théologien parmi la suite de Gasfw Gropper, nonce apostolique en Allemagne* qu'il accompagna en Sue* chez le priatce de Brandebourg et à Magdebourg. Dans Une légation honorifique à Munster en Wesphatie, il acquit, par son éloquence et sa doétritie* les suffrages des catholiques de ce pays. Nommé évéqoe suffingant par les soins de l'archevêque Daniel, il accomplissait avec zèle et dévouement les devoirs de l'épiscopat. Revêtu de la dignité d'ecclésiastique, il en remplit successivement les fonctions avec succès ît ftotne, en Suisse, k Trêves, en Allemagne, veillant Constamment à la conservation de la pureté dé là doctrine chrétienne, combattant les sophismes des hérétiques ; il n'épargnait ni peiné ni privations pour la sainte cause de la religion. Il mourut i Erfurt, lé il août i587, à l'âge de quarante ans, regretté des siens et de l'église d'Allemagne. II fat enterré dans la chapelle de St-Sa&gvin, à l'endroit où reposent S. Adelarien et Eobain, évêques martyrs. Il légaa ses ornements pontificaux au collège des Jésuites à Heiligenstadt et loi fit d'autres libéralités.
Voici son épitaphe écrite de sa main :
c Nicolas Êlgard, Arlunois, docteur en théologie, évëque suffiragant d*&furt. ïant qu'il vécut il désirait et voulait aimer Dieu et le prochain, mais le diable, la chair et le monde, et par suite de grandes infirmités, retardèrent son vœu, et empêchèrent son œuvre. C'est pourquoi, invoquant la vérité et confiant en la miséricorde, il soupira après le passage. *
EYSCHEN Georges, naquit à Arlon, le 1$ février 1592. ïl devint prévôt de Heiligenstadt dans l'Eifeld, et chanoine de l'église de Cologne; il fonda, dans ou près de l'église de Saint-Martin d' Arlon, la chapelle et l'autel dédié à la Sainte Vierge du Rosaire.
Il fat auteur de plusieurs ouvrages.
Il avait fondé, le 1* mars 1639, à l'Académie de Cologne, des bourses d'études en faveur des jeunes gens de la famille d'Eyschen etf h leur défaut, en faveur des jeunes gens d' Arlon.
Georçes d'Ey«hen est décédé le 19 février 1664 et fat inhumé dans la cathédrale de Cologne. Il avait été annobli, en 1627, par l'empereur Ferdinand II (Biographie t/mmbourgmsè de M. ZVtyat).
HOHHM tMBfWftt VI i
EYSOHEN Jacques, frère du précédent également natif d'Arlon, avait été curé à Hessancy. Il fut depuis pourvu d'un canonicat à Cologne, où il mourut (Biographie luxembourgeoise).
FELLER de, famille originaire A'Autelbas près d'Arlon. Fraoçoi* Xavier de Feller, l'historien, est né à Bruxelles et fut annobli par Marie Thérèse, le 28 janvier 1741. Après avoir professé, à Luxembourg, la poésie et la rhétorique, rempli des missions en Hongrie et voyagé pendant cinq ans, il fut reçu dans l'ordre des Jésuites, en 1771.
L'abbé de Feller écrivit dans le Journal intitulé : la clef du cabinet des princes de F Europe ou recueil historique et politique des matières du temps. Ce journal avait été commencé à Luxembourg dès 1704 ; lorsque de Feller coopéra activement à cette feuille en 177% elle prit le nom de Journal historique et littéraire, et dès lors, il fut à peu près le rédacteur unique de la collection.
Persécuté pour ses opinions par Joseph II, il se réfugia dans diverses localités, enfin à Paderborn, et en 1797 à Ratisbonne, où il mourut le 23 mai 1802.
De Feller fut l'auteur de divers ouvrages dont quelques-uns volumineus. L'auteur de la Biographie luxembourgeoise en compte vingt-sept qu'il en h mère.
GA&ERIUS <* GAUDEWUS Henri, né k &eiïrciwb, près d'Ado», dans la seconde moitié en seizième siècle, devînt ewé h K&rfcb, mmite b SfW» penich où il mourut &a 4636, U avait établi, à Uwerofeewg, we Jrès-ricjie fondation pour les études moyennes, laquelle, par le malheur des guerres et la négligence des administrateurs, est réduite aujourd'hui & deux bourses de 39Î frs. environ chaeune (Biographie faœembowHjeoteêj.
BEIOT inrfrë pu Mathios, natif <d'Arlt* en 1500, U fut d'abord *ecré~ taire particulier de Mwgwrite d'&irtriche, Gouvernante des Pays-Baa. Charles V le nomma viwnettancelier de l'empirs, fonctions qu'il conserva sons Ferdinand K AanoMi à qan*a de m Longs *t Jpyanx services, il est mm k Cologne w 1563.
JACOBI, né à Arlon, prévôt de> collégiale de Backnaugen et chanoine de Stuttgard, était un personnage très-docte et très-éloquent. Il a composé m i>wm* Mttié ; DiswWiw W Vwigifie fa &*&$& tribu* .& la race jg^r^niq^
4T2 HISTOIRE D'ARLOlf.
On ignore l'époque de sa naissance et celle de sa mort (Biographie
luxembourgeoise) .
JEAN d'Arlon fut abbé de Munster en t488 et devint le réformateur de celte abbaye*
LEMASSON Barthélémy dit Latomus, naquit à Arlon en 1485; il étudia quelque temps les belles-lettres à Fribourg en Brisgau ; mais se livrant k des études supérieures, il devint excellent poète, orateur, philosophe et théologien ; il fut célèbre par ses leçons dans toute la Germanie, l'Italie et la France ; il brilla d'abord à Trêves, fut ensuite rhéteur à Coblence, et enfin à Paris premier docteur royal d'éloquence ; il y avait été appelé par François Ier, en 1531. En 1540, il retourna dans le pays de Trêves et fixa sa résidence à Coblence. Il remplit plusieurs missions importantes tant pour l'empereur que pour l'archevêque de Trêves. Il mourut à Coblence, le 3 janvier 1570. Par suite de son enseignement, il put atteindre les sommités de l'éloquence. Au témoignage de Budée, Roterodamus le plaçait parmi les hommes les plus doctes de son siècle. 11 composa plusieurs ouvrages.
Wilhelm Wiltheim, disquisitiones, lib. J8, cap. XI, § 9, cite les titres de quatorze ouvrages de Latomus, avec les noms des imprimeurs, les villes et les années des impressions.
La Biographie luxembourgeoise en énumère vingt, et ajoute qu'on cite encore aujourd'hui Latomus pafmi les plus grands dialecticiens, les orateurs, les poètes, les jurisconsultes et même les théologiens.
NEUNHEUSER, Henri Dominique de, né à Arlon, le 11 janvier 1755, de François de Neunheuser, député des États du Luxembourg et receveur général des domaines. Reçu dans l'ordre de la prêtrise en 1779, il fut bientôt nommé à la cure de Steinsel. Lors de la révolution française, de Neunheuser s'expatria. Rentré dans sa patrie en 1800, il fut promu à la cure de la paroisse primaire de St-Pierre, à Luxembourg.
11 fut nommé en 1806 provicaire pour les affaires ecclésiastiques dans le département des forêts et en 1823, vicaire capitulaire pour le Grand- Duché. Il est décédé a Luxembourg, le 22 juillet 1831 (Biographie luxembourgeoise).
NICOLAS, natif d'Arlon, était en 1353, évêque d'Azot (episcopus aconensis) ; il mourut en 1392, sufiragant de l'archevêque de Trêves. Ce
HOMMES ÉMINKNTS. 473
personnage fui aussi remarquable par ses vertus personnelles que par son érudition. Il fut enterré dans l'église des Carmes à Trêves.
NICOLAS d'Arlon, qui vivait en 1413, fut le 38e abbé d'Oral.
NOTHOMB (famille de).
La famille Nothomb est Tune des plus anciennes du Luxembourg. Elle existait déjà dès le xme siècle. Elle acquit des droits à la seigneurie de Vance par ses alliances avec les familles de Vance, d'Everlange et d'ArimoDt. Elle était divisée en deux branches.
Première branche.
1434, Existait Nicolas de Nothum.
1474, Henri, fils du précédent, épousa Catherine de Todsrath.
1515, Jean Huart de Nothum, son fils, se maria ï Anne François.
Clément de Nothum, leur fils, époux de Jullienne de Hollenfeltz, fut, le 26 août 1576, convoqué aux États de Lorraine par le duc Charles.
Le 19 août 1567, il avait acquis par donation de la veuve de Frédéric de Steinsel la totalité d'un grand étang situé entre Vance et Villers-Tortru, dépendant, moitié de la prévôté d'Étalle et moitié de celle d'Arlon.
En 1571, il fit le relief de la seigneurie de Rachecourt, ainsi que du château ruiné de Hobstedt entre Sesselig et Wolkrange et du grand étang.
En 1597, son fils Jean Jacques de Nothum fit le relief de ses terres au Roi duc de Luxembourg, pour une partie, le reste relevant des ducs de Bar. 11 possédait Rachecourt, Hobstedt et le grand vivier.
La seconde branche des Nothomb appartient de plus près à l'histoire d'Arlon.
Jean Mathieu de Nothomb, échevin d'Arlon en 1561, était fils de Henri, époux de Marguerite de Bassenheim. Il épousa Anne d'Everlange, fille de Bernard et de Gilette de Vance, et devint ainsi seigneur en partie de Vance et de Chantemelle.
En 1595, Jean de Nothomb est échevin d'Arlon.
François de Nothomb, fils de Jean Mathieu, épousa Catherine Freylinger et eut huit enfants, parmi lesquels :
Jean François de Nothomb, époux de Jeanne d'Arimont. Il est titré écuyer, seigneur en partie de Vance, prévôt de Bologne, échevin de la ville et homme du prévôt au marquisat d'Arlon. Il mourut le 4 avril 1652 et fut enterré aux Carmes d'Arlon.
Voici son épitaphe :
c Ici gist noble et honorable homme Jean François de Nothomb, écuyer,
AU BHWIII1 VàÊIM.
en soft tivant seigneur en partie de Vâïice, prévôt de Bologne et échevia en celte ville, qui décéda le 4 avril 4658» »
Il avait été échevin de 1636 à 1652.
1688. Jean François de Nothomb, fils aine du précédent, fut le héros d'un fait qui eut alors un certain retentissement.
1688, octobre. Un corps de troupes françaises, qui venait d'Étain, s'avançait pour piller la foire d'Arlon. Jean François de Nothomb alla audevant, à la tête de quelques braves soldats. La rencontre eut lieu entre Ethe et St- Léger. Les Français furent mis en déroute, mais le brave commandant mourut à la suite de ses blessures, ainsi que son cousin, Jean Devaux de Sibret, et le nom de tuerie Nothum donné par le peuple au lieu du combat, a perpétué le souvenir de leur vaillance.
Philippe de Nothomb, autre fils de Jean François, fit preuve de 16 quartiers de noblesse. Capitaine au service du roi d'Espagne, il se trouvait à Luxembourg pendant le siège de cette capitale en 1684. Marié à Anne Marie de Jacquesse, il eut d'elle un fils et plusieurs filles.
Philippe François de Nothomb, fils du précédent, né dès 1698, fut capitaine du génie au service de l'Autriche et mourut à Bruxelles, le 30 août 1744.
En 1673, Dominique Nothomb, seigneur d'Qberpallen, était justicier à Arien.
En 1701 , on trouve encore comme justicier à Arlon, Dominique Nothomb, seigneur d'Oberpallen.
Ce Dominique Nothomb vivait encore en 1706.
Gomment cette famille se rattache-t-elle aux Nothomb d'aujourd'hui, originaires du Luxembourg (1) ?
PASTôttET Nicolas, fils tf Antoine Pastoret, centenier et négociant, eàt né a Arlon, le 20 octobre 173Ô.
Ayant fait d'excellentes études au collège des Jésuites à Luxembourg, il fréquenta l'université de Louvain, où il eut l'honneur d'être proclamé primus.
(i) Il existe pour la famille Nothomb un cartuïftfae qui m'a jé*é communiqué par tant tierce personne. Celle-ci ta'fc jamais pu me dire qui le posséda*. J'auratsdéstréle réclamer pour -la collection des manuscrits de Y Institut archéologique d'Arlon. Il serait fâcheux qu'un manuscrit aussi précieux fût perdu.
Une notice sur Van ce, dans laquelle A est question de la famille Nothomb, aélé publiée par le R. P. Pruvost de la Compagnie de Jésus. Cette notice est insérée aux Amnmim de l'Institut archéologique d'Arlon, tome VI, page 20.
Cest de ces deux documents que j'ai tiré quelques notes sur les Ko&orab d'Arlon et dtii tarirai*»
HOMMBS ÉWKBNT8. 478
1762. Il est inscrit au tableau des avocats postulants près le conseil provincial de Luxembourg.
1778. Il est nommé conseiller lettré au conseil provincial de Luxembourg.
1er août 1782. Le conseil provincial de Luxembourg est érigé en cour souveraine avec une seconde chambre. Pastoret présida cette seconde chambre.
1785. Il est chargé de la rédaction d'un projet de code et d'organisation judiciaire à introduire en Belgique.
1787. Il est nommé conseiller au nouveau conseil d'appel à Luxembourg, qui fut abrogé le 21 juin.
Le conseil souverain reprit ses fonctions et Pastoret présida la seconde chambre, et peu de temps après, le conseil entier. -
1795. Suppression du conseil souverain.
Sous le régime français, Pastoret fut successivement nommé président du tribunal civil à Luxembourg ; en 1800, conseiller à la cour d'appel de Metz, et président de la cour criminelle du département des forêts à Luxembourg; en 1804, admis aii Corps législatif. Revenu à Luxembourg, il y mourut en 1810, ayant continué à présider le tribunal criminel, et décoré de la légion d'honneur (Biographie luxembourgeoise de M. Neyen).
THIRY d'Arlon était, en 1339, le 38e abbé d'Echternach.
WILTZ Pierre, Jésuite, né à Àrlon, le 31 décembre 1671, décédé le 8 avril 1749.
11 fut auteur de nombreux ouvrages religieux imprimés à Luxembourg, entre autres :
La dévotion envers saint Donat, dont on honore les reliques dans l'église des pères Jésuites de Munster Eiffel, avec une explication des raisons qui font invoquer ce saint pour être garanti de la foudre et la manière de rinvoquer. Luxembourg, Jacques Ferry, 1722.
N. B. Je dois me borner à ces courtes indications. Pour le surplus, on peut recourir à la liste des hommes nobles d'Arlon, à celles des personnages qui remplirent les diverses fonctions de la magistrature locale.