‹ Histoire d'ArlonChapitre 109 sur 139 · IP · texte numérisé non relu

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BIBNFAlSAIfCB PUBLIQUE. 555

Rapport de M. Du Rieux, du 2i septembre 1788.

< Le règlement du 2 avril 1764 pour la ville d'Arlon, en parlant à l'art. 2d« de la confrérie de S^ Catherine, a chargé le mambour d'icelle de spécifier et distinguer à la suite dans les comptes chaque legs ou fondation à part, en exprimant aux textes respectifs l'intention et la destination des fondateurs, et de séparer par chapitres le revenu propre de cette confrérie d'avec celui de l'hôpital et béguines; ce qui semble annoncer que ces fondations, quoique différentes, sont cependant employées en effet au soulagement des malades, puisqu'elles ont un seul et même mambour qui ne rend qu'un compte quoique divisés en différents chapitres. >

Rapport de M. Du Rieux du 25 septembre 1788.

c 11 résulte de Tinventaire des biens, revenus et charges de la confrérie de S^ Catherine et de l'hôpital d'Arlon, que la maison que l'on nomme hôpital, est effectivement habitée par douze pauvres infirmes à chacun desquels, outre ce logement, l'on fournit un bichet de grain par mois et un sou et demi par jour, et en commun dix cordes de bois pour leur chauffage.

Les revenus de la confrérie sont confondus avec ceux de l'hôpital. >

Au conseiller Du Rieux f. f. de Président au Conseil provincial de Luxembourg.

L'Eir.pereur et Roi :

c Cher et féal, aïant eu rapport de l'avis que vous nous avez rendu le ^.septembre dernier, sur la représentation du curé d'Arlon, tendante à ce que les instructions annoncées par l'article 16 de l'édit du 8 avril 1786, soient remises aux préposés de l:i nouvelle confrérie de Vamour actif du prochain, nous vous faisons la présente à la délibération de notre conseil royal du Gouvernement, pour vous dire qu'en attendant que ces instructions puissent leur être remises, notre intention est que vous chargiez ceux du comité, dépositaire des biens des confréries supprimées, de délivrer ensuite de l'article 12 du même édit aux préposés de Li nouvelle confrérie, tous les biens et effets de celles supprimées en la ville d'Arlon, ainsi que les inventaires qui en ont été dressés en exécution du dit édit, savoir, de celles des Trépassés^ du Rosaire, du Scapulaire, de S* Sébastien, de S^ Anne, de S* Adrien et Nathalie et de celle de Notre Dame des sept donleurs. >

c Vous chargerez notre substitut Procureur général Perin de veiller à ce que les biens des dites confréries supprimées, soient administrés séparément par les nouveaux préposés, au profit des pauvres d'Arlon, et que les revenus en soient distribués selon le prescrit des ordonnances relatives à la régie des biens des pauvres. >

c Quant à la célébration des anniversaires fondés sur titre ou possession, vous chargerez les nouveaux préposés de les faire célébrer de la même manière qu'ils Tétaient avant la suppression des dites confréries. A tous cher et féal

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KM litffi^tM D'*iii.0ii/

Dieu vous ait eo sas^' garde Bruxeltes* le 18 octobre 1788 (Signé) Laanoy avec paraphe. »

Cette dét^isloD fui notifiée par M. Du Rieui aux cheh et aasistanla 4e là coih frérie de V amour actif eu ptoekain^ le 10 nov. 1788.

Ce qui résulte de plus évident des pièces qui précèdenl,| c'est que, à la tin du siècle dernier^ il existait à Arlon un b&timent dit de S^ Catherioe, qui servait d'hôpital et dans lequel quelques malades étaient entretenos ; c^ést C6 Même b&timMi agrandi et amélioré récemment^ qa'on a nommé le Bock^ qui sert aujourd'hui d'hospice pour les orphelins et dllApital |>Ottr les malades.

Avant de relater ce que devint Thôpital de S^« Catherine depuis l'invasion française de 1 793, je dois dire, en quelques mots, quelle fîit alors et depuis la législation sur la bienfaisance publique.

L'administration des secours aux indigents iut également organisée par les lois de la République française, devenues communes à la Belgique.

I^ société en masse doit-elle des secours aux indigents indépendamment de ceux qu'elle trouve dans la charité privée ? Le principe de ces secours est chrétien, la charité est écrite dans l'Évangile. La charité privée est facultative, la charité publique eêX d'obligation. La charité privée a commencé par créer les nombreux établissements secourables aux infortunes de toutes les catégories ; ces établissements sont entrés dans ^organisation sociale ; l'autorité a dû protéger leur existence, Us sont devenus publics.

D'autre part, il a fallu déterminer l'endroit où l'indigent, ^infirme^ le vieillard, le malade auraient droit à un secours public.

C'est sur ces principes qu'est fondée la législation de la bieBfaisaace générale.

19-32 juillet 1791, Ut. â, art. 22. Loi concernant la répression de la mendicité.

84 vendémiaire an 2. Décret portant création du domicile de serours. Maisons de répression de la mendicité. Travaux à établir pour assurer un salaire aux indigents. Secours à domicile à ceux qui seraient incapables de travailler.

7 frimaire an 5. Loi qui établit les bureaux centraux de bienfaisance. Cef bureaux centraux furent remplacés par un bureau de bienfaisance dans chaque commune (arrêtés royaux des 7 décembre 1822, !•' juillet et 15septembre 1823). Ils furent maintenus par la loi communale (articles 84 et 92).

Les bureaux de bienfaisance sont composés de cinq membres» renouvelés Ions les ans par cinquième (décret du 7 germinal an 13). Us sont chargés : |o 4e radaainistration des biens des pauvres ; 2« des secours à domicile ; 3« de

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BIRRVAISAflGB PUBUQUB. 1(57

tout ce fui a rapport k tai suppressioo de la inéndîciié ; 4* de rentrelien des enfants trouvés et abandonnés.

En cas d'insuffisance de ressources pour remplir leur mission» les communes sont obligées de leur venir en aide par des subsides (arrêté royal du 24 août 1821. Loi communale, art. 131 n' 16).

Là charité publique se développe encore pkv les hospices et les hAphanx qui viennent au secours des pauvres malades, des infirmes, des vieillards indigents. D'autres institutions ont été créées pour aider d'antres infortunés, tels que leâ orphelins, les insensés, les furieux.

D'un autre côté, la charité privée, excitée par des sentiments religieux, a été ingénieuse l créer une infinité d'asiles pour subvenir k diverses plaies de la société.

Sous le Gouvernement des Pays-Bas, la loi du 28 novembre 1818 détermina, d'uue manière plus précise, les lieux où les indigents ont droit aux secours publics. Cette loi avait soulevé de nombreuses réclamations dans son application. Une loi du 18 février 1845 statua derechefsur une matière présentant de sérieuses difficultés. De nouvelles réclamations s'élevèrent ; le législateur devra bientôt y pourvoir.

Cependant la mendicité et le vagabondage avaient été réprimés par la loi pénale. Un décret impérial du 5 juillet 1808 l'avait défendue et ordonné t'établidsement de dépôts pour y conduire les mendiants et les vagabonds en état d'arrestation et de condamnation. Un arrêté royal du 12 octobre 1825 prit de nouvelles dispositions pour la répression de la mendicité. Aux dépôts de mendicité, on ajouta les colonies de bienfaisance et de répression.

Les frais d'entretien des mendiants dans les dépôts de mendicité et les colonies de répression ftorent mis ii charge de la commune du domicile de secours {Lai du 13 août iSSS. Lai du SO mars i8S6, arl. iSi n<» i6, iduf tes subsides des pravinces. Lai pravinàale^ art. 69 n^ f5).

Après cet etposé général, toyons ce qui concerne plus particulièrement la ville d'Arlon.

Dans les années qui suivirent l'invasion des Français dans les Pays-Bas, en iî&S et 1794, l'hôpital de S^ Catherine était tombé ; il fut supprimé en 180S et ses revenus remis au bureau de bien&isance, pour être distribués aux pauvres à domicile. Ces revenus s'élevaient à 2459 flrs. au capital de S0,992 francs.

Il n'y eut point de Changement sons le Gouvernement hollandais.

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Après 1830, le bàtimeDt de l'ancien hôpital servit provisoirement iie prison.

Lorsque la construction de la prison cellulaire derrière la gendarmerie fut achevée, on y transféra les détenus ; le bâtiment fut remis k la ville d'Arlon qui y plaça ses écoles primaires. Celles-ci l'occupèrent jusqu'en 1863, année de la construction du bâtiment qui leur fut spécialement affecté.

Ëntretemps, on avait songé au rétablissement d'un hôpital à Arlon. Dès 1841, un premier essai fut tenté. On fit circuler dans la ville une liste de souscription qui réunit environ 10,000 frs. ; les fonds oot été levés plus tard. On resta viugt ans sans donner suite à une pensée excellente ; le motif sérieux était que les bâtimenls du Bock n'étaient pas libres.

Enfin, en 1861, M. Molitor père, docteur en médecine à Arlon, prit une heureuse initiative ; le 5 mars de cette année, il s'adressa au Conseil communal pour demander le rétablissement de l'hôpital sainte Catherine, aGn d'y recevoir et y traiter les vieillards infirmes, les orphelins, les malades des deux sexes, les femmes en couches.

M. Molitor plaidait une cause gagnée d'avance. La préférence à donner à des secours dans un hospice à ceux fournis à domicile n'était pas douteuse. Néanmoins, il faut lui savoir un gré infini d'avoir été le promoteur d'un établissement qui était peut-être dans la pensée de tous, mais dont personne ne sollicitait la création, on ne sait trop pour quel motif.

On s'occupa donc dès lors du mode d'exécution, afin de rétablir un hôpital sur les débris de l'ancien.

Le rétablissement fut effectué en 1862. On avait pour ressources :

Les revenus de l'ancien hospice de 2459 frs. au capital de frs. 50,992 12

La souscription volontaire de 1841 qui fut levée en 1861 et 1862 10,000 00

Un subside de l'État 8,000 00

Il y avait bien encore le legs Mohimont de 1854 d'une valeur de 15,000 frs., mais frappé d'un usufruit qui durait encore.

On chercha un terrain pour une construction neuve. Une commission fut nommée k cet effet. Dans l'intervalle, le bâtiment du focft fut débarrassé des écoles primaires et l'administration communale le rendit à son ancienne destination d'hôpital.

En 1864, les efforts purent aboutir; une commission fut nommée pour l'administration de Thospice-hôpital ; elle fut composée de MM. MoUtor père, président, Libert, vice-président, Tedesco^ Bosseler et RosseL

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La commission s'occupa d'approprier le bâtiment du Bock a sa nouvelle destination. Une seconde souscription fut ouverte parmi les habitants de la ville et des personnes étrangères, qui furent conviées k s'associer k une œuvre charitable.

Cette deuxième souscription produisit une somme de 5056 frs. dont les paiements furent échelonnés. Des cotisations annuelles furent également consenties.

Enfin, rhospice-hôpital d'Ârlon put ouvrir ses portes aux vieillards pauvres des deux sexes.

Depuis 1864, les bâtiments existants furent exhaussés et des constructions neuves élevées ; un mobilier fut acheté. On y dépensa environ 20,000 frs.; cette dépense fut couverte par les ressources disponibles alors et par un deuxième subside de l'Etat de 12,000 frs. accordé, en 1865, k l'intervention de M. Victor Tesch, Ministre de la Justice, comme cela avait eu lieu pour le premier subside de 8,000 frs.

La charité des habitants d'Arlon fut d'ailleurs inépuisable ponr la création et le maintien d'un établissement dont ils appréciaient toute l'utilité.

L'orphelinat^ ajouté a l'hôpital, fut créé en 1867. Le prix de la journée d*entretien fut de 1^25 pour les orphelins d'Ârlon et de 1^50 pour ceux des autres communes de la province.

Commencé avec six lits en 1864, l'établissement en comptait quarantecinq en 1868.

La direction de l'hospice-hôpital fut remise aux sœurs hospitalières de Luxembourg, k des conditions peu onéreuses. Elles furent principalement chargées de donner leurs soins aux orphelins, ce qui comprit les soins physiques, l'éducation, l'instruction, les ouvrages manuels et professionnels.

Les avantages du nouvel établissement furent bien compris dans deux circonstances.

En 1866, a l'occasion de l'invasion du choléra, l'hospice-hôpital fut converti en infirmerie cholérique ; ce qui fut d'un grand secours.

En 1868, dans un moment de crise alimentaire, des soupes économiques furent distribuées par l'établissement aux indigents gratuitement et k d'autres habitants moyennant une rétribution légère.

L'hospice-hôpital répondait k des besoins réels, il avait prospéré et pris de l'accroissement ; dès 1868, les locaux étaient reconnus insuffisants, et il fallait songer k les agrandir.

Mais un nouveau projet surgit. La commission voulait déplacer l'hospicehôpital, en le transférant dans les bâtiments de l'ancienne prison que l'État

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remettait k la Tille. On voulait créer ub établisBemeDl provineiaU f4iis vaste qae ce <|ui exifitait.

Ce projet ne put aboutir. La Conseil communal avait donné ^ ees bâtiments une autre destination ; il y transféra une école des beain-arta ^i manquait également k Arlon et qui n'était pas moins utile. L'hospice d'ailleurs était logé et s'il fallait lui donner plus de développement en b&timeBis, on verrait k y pourvoir d'une autre manière.

U reste k faire connaître les noms des bienfaiteurs plus particuliers de l'hospice-hôpital d'Arlon. Ces noms doivent rester dans les souvenirs de la population.

i^Donsftion des époux Mohimont du tJnemaisonavecjardin rue de l'hôtel 1 septembre I8S4 avec réserve de fa de Ville et rue du Gouveineroent, évajotthisaiice ao profit du dernier vîvaift. lues h 15,000 frs.

9^ Legs dti laoùt I8W de la dame Une partie de maison rue de fathéveuve Eichorn, née Kayser, à charge née vendue pour frs. 3800. de serviiSe» religieux*

&* Donation de M. Kocb, greffier Un capital de frs. \^lï\^^dà par honoraire du tribunal d'Arlon du 3 la ville d'Arlon et provenant de sa dette avril i867. constituée.

A* Legs du même du ii octobre Un capital de 40,000 frs. à charge de 4867. supporter les frais de ses funérailles

et d'acquitter deux legs particuliers s'élevant à 4000 frs.

5«Legâdltf S^ttèu1erDbaifûîque,pro- Maison et terres dont raliénatîon à prlétaire i Arfoil, du 24 septembre produit une somme de 40376 frs. à 1874. charge de payer ses dettes et d'ac-

quitter deux legs particuliers, s'élevant ensemble k 9100 frs.

La commission administrative de l'hospice-hopital est actuellement composée de

ItM. Aolitor père, docteur en médecine, président ; Bosseler^ notaire ; V. tedesco; Rosset ;

Fischweiler Jean ; Hanus^ receveur.

L'administration de notre hôtel des pauvres malades et des orphelins est entrée désormais dans une situation normale suffisamment décrite dans les énonciations suivantes du compte de l'exercice 1871.

BinfFAISAlICB WBLIQtJB. Mt

Recettes eaffraarimmres.

Excédant 4ji comiUe préoédeot 41 53

Riçcouvreineot des exercices aniériejirs 368 78

Souscription, dernier terme ,.,,•• 100 00

Dons et produits divers 350 00

Entrption d'indigents par divers 4916 05

Maison Eichom, à-compte 277 50

Capital remboursé 900 00

Retrait de fonds cbez Berger et 0« 3M00 00

Total frs. • . . Î886886

Receîteê orUnaireê.

Intérêts de capitaux actifs . • , . 4457 73

Rentes en nature 81 15

Intérêts de capitaux chez Berger 1054 94

Souscriptions annuelles « • . • 110 00

Concessions dans le cimetière 39128

Total frs. . . . 6095 10

Total général des recettes frs. . . . 34963 96

D^meê or4mair$$ et exh^mtf^inaires.

Remises du receveur. . , 364 48

Secours aux pauvres 6830 35

Frais de bureau S6 80

Traitement des sœurs 1050 00

Servante (gages) 250 00

Médicaments «,»•»• 46944

Chauffage, éclairage, lavage 1073 00

Mobilier, lingerie et literie 1234 90

Entretien des bâtiments 558 73

Loyer d'un jardin. 15000

Dépenses imprévues 93 00

Travaux aux bâtiments 1425 89

Placement de fonds sur l'Etat 20650 81

DépAt chez Berger et C» 554 90

Sur intérêts. « « « . 265 32

Total frs. . . . 34996 96

Excédant des dépenses 33 00

562 ttlSTOIRE D'ARLON.

Bureau de tnenfaisance.

Je continue ce chapitre de la bienfaisance publique par quelques mots sur le bureau de bienfaisance d'Arlon. Établi vers le commencement du siècle courant, il reçut une nouvelle impulsion depuis la révolution belge et k la suite de la promulgation de la loi communale. Ses revenus se composent de diverses sources : de fondations, de legs, de donations, des droits des pauvres sur le produit des fêtes, des spectacles, de souscriptions volontaires de toute nature : concerts, bals, listes colportées chez les habitants dont la charité est inépuisable.

Les noms suivants se recommandent également à la mémoire des pauvres.

Legs Steis Louis, desservant à Meix Les deux tiers d'une maison sise à le tige, du SI février i856 : Ârlon, rue du marché au beurre, ainsi

que les deux tiers des biens meubles

et capitaux délaissés par le testateur.

Legs Koch Jean, greffier honoraire Tout son mobilier vendu par acte du

du tribunal d'Arlon, du i\ octobre notaire Gaspar, pour la somme de SS83

1867 : francs.

Le bureau de bienfaisance est actuellement formé de : MM. Hollenfeliz^ bourgmestre, président de droit ; Houry^ président du tribunal, président ; Ed. Barth^ juge, vice président ; Em. Tandel^ secrétaire ; Em. AfoJttor, docteur en médecine ; Hougardyy commissaire de police ; Hanus^ receveur.

Le compte de 1871, dont les énonciations suivent, renseigne suffisamment la nature et le montant des recettes et des dépenses du bureau.

Recettes extraordinaires.

Excédants des exercices antérieurs. ........ 4,17362

Droits des pauvres sur les bals et fêtes 438 50

Dons volontaires et autres produits i, 270 09

Souscriptions.. ,........• i, 4 71 95

Avances à des indigents étrangers 30 00

Total. • . 7,084 16

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BIBNPAI«AlfCB PUBLIQUB. M3

Recettes ordinaires.

Intérêts de capitaux aclifs 2,85660

Prodoit dés troncs 178 95

Concessions au cimetière 391 27

Total. . . 3,426 72

Total général des recettes. . . i0,5i0 88

Dépenses ordinaires.

Remises du receveur 201 20

Secours aux pauvres 796 76

Secours extraordinaires 2,931 50

Secours distribués en nature 592 00

Habillement des enfants pauvres 589 80

Médicaments 588 80

Ensevelissement et enterrement 318 50

Dépenses diverses 65 60

Dépenses imprévues 539 00

Reprises pour recettes non encaissées 19 30

Total. . . 6,649 45

Excédant des recettes. . . 3,861 43

Pour achever l'histoire de la bienfaisance publique dans le Luxembourg, j'ai quelques mots à dire de la fondation Nigolay, Ferdinand^ Commandeur de l'ordre Léopold et domicilié à Stavelot.

Par deux actes notariés en date des 21 mai et 19 août 1852, M. Nicolay fait donation de deux rentes sur l'Etat, l'une de 5000 frs„ l'autre de 2500, aux pauvres de la province de Luxembourg, représentés par leurs bureaux de bienfaisance. La répartition s'en fait ainsi : les communes de la province sont, dans chaque acte, réparties en cinq séries successives de 39. Les bureaux de bienfaisance des communes de chaque série reçoivent pendant trois ans, savoir, dans les communes désignées au premier acte, une rente annuelle de 128^20 et dans celles indiquées au second acte, une rente annuelle de 64^10.

Ces rentes sont appliquées, pour chaque somme de 64^10, k l'apprentissage d'un métier d'un enfant orphelin et k défaut d'orphelins, d'un en-

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!S64 nmroiu Wf'àKLW,

fant paovre le plus méritant par sa condaite, dans chaque commune avantagée.

La députation permanente ^u Conseil provinciri ou to«le antre administration provinciale qui la remplacerait, est chargée de l'adminisIraÉiiNi et de la répartition des revenus.

Ainsi, en trois ans^ cent dix-sept orphelins ou pauvres apprennent un métier et tous les quinze ans, cinq cent quatre vingt cinq enfants sont arrachés à la misère.

Quel magniflque usage d'une grande fortune !

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