VII- siècle
Bastogne
Cherain
Lierneux
Steinbach
Arbrefontainc
Laroche
viif siècle.
Longeau
Ville dû bois
Jupille
Neufchâleau
Chatclel haut
Heyd
Bouillon
et bas
Odeigne
Longlier
Charmois
Marche
Mellier
Champion
Bras
Michamps
Orgeo
Halleux
Awenne
ix« siècle.
Marlelange
Salmchâleau
Grupont Lesterny
Belh les Abbia Anloy
Rollé
Marloie
Arville
Houffalize.
Aye
Maissin
Sprimont
Lignîères
Tellin
Louville
Waha
Vesque vil le
Halma
Wellin
Redu
Paliseul
X* siècle.
Parette
Bêche
Ville
Mirwart
Chiny
Bovigny
Rende
Porcheresse
Muno
Noville
Jenneret
Chanly
Chassepierre
Ourth
Oneux
Ucimont
Jamoigne
Qoo^z
41 BlifWUI Wf'MLM.
SaB0 éwMi d68 iMalié» eiistent 4aiifl ce lâbleaa des ineiene villages da Luxembourg : des eharies ont dû ^happer aux invesUgatioBS. Dea «ndroits aalres que ceux nommés dans les documents écrits de ces lemps^
Watermal
Barvaux
Ste-Marie
Botircy
Moircy
Burel
Remagne
Herroanne
Biliain
XfMèctek Messancy
NÎTes
Montaigu
St-Fîerre
Ste-Marie
TiUsl
HailogM
Lompres
Ansart
M«it
Dttrifuy
Ânlier
Les ëpîoux
FMiîmoiit
Fèrriéres
Herbeurooni
Lalour
Morhet
Fays
ViUance
VilloBOBt
Aywaille
My
Asfteaois
Mttssy-la-Yîlle
Racfaamps
Toliogiie
Bellevaux
Bulles
PiOMmoiit
Smuid
SenaenrUth
Sdessin
Freux
Semel
xiE» sîède. Ster|)enîch
Salle
Mormon t
JehenviUe
Faing
Haiauzy
Taverneux
Bornai
Hautfays
Vance
Fiaitnre
Ozo
Gembes
Valansart
Ider
Ocbamps
Villersd'Orval
Masbourg
Ofiagne
Saint-Mard
Orlho
Rondu Martilly
Conques
Ste-Cécile
Bulles
Ruette
Torgny
XiiP siècle. AUort
Arloncourt
Aisne
Bertrix
Gommery
Chirefoouînè Ddffelt
Grune
Presseux
Rossignol
Cléiiiaraîs
FauTÎUers
Marloie
Neuvillers
Harnoncourt
Lottert
Mabompré
Rendeux
Wilry .
Romponcel
MJÈktTùih
Mont
-Wéris
Ebly
Dampicourt
Post
Moot-le-^ban
Marcourt
Montplain-
Gérouville
Schadeck
kecogue (No-
- Nohaiprë
champs
Habay - la -
Thkumoftt
viUe)
Hampteau
Semel
Vieille
Toernich
tVîcourt
Hodisler
Massul
ViUers-la-I^iir
Udange
IVîbrÎD
Bercheux
Robelmont
Wolkrange
Compogoe
Gribomont
Luchert
Villeroux
Fonce!
Villers • sur -
Nobressart
Vellereax
Bîourge
Semois
WaluÎDg
tiowan
Traîmont
Rouvroy
3chockv)lle
Engreux
VolaiviUe
Gennevaox
AubMg.
Gouvy
Transinnes
Icourt
Meiz-le-T^
Footenoille
Meîx«-devant-
AMchecourt
Rcilîgny
Virton
LA WfVlkTJOV. 40
ôDt dû exister également. Ce qtii ressort du tableau, c'est i^ecroissemént du nombre des villages avec la succession des années, mais la population restait assez faible.
Tous ces endroits ne datent pas seulement des époquiss où il en est fait mention pour la première fois, ils existaient auparavant et si l'on songe à la lenteur avec laquelle se forment les réunions d'habitations, on comprendra que les localités dont je viens d'indiquer les noms k de certaines époques, remontent k une plus haute antiquité.
D'autres villages étaient alors de création assez récente, ce sont les villes neuves fviUae novae) fondées par les comtes de Luxembourg, de Chiny et d'autres seigneurs.
Ces viUes neuves datent chez nous du xiii« siècle, et le plus souvent se peuplaient aux dépens des seigneuries voisines dont les paysans désertaient* C'est ainsi que furent fondés :
Petit Verneail
en 1906,
Âvioth
eni223,
Monimédy
en 1239,
Gérouville
en 1258,
Grand Verneuil
en 1264,
Vigaealx
en 1270,
Lacoisine
en 1304.
Ces villages furent affranchis à la loi de Beaumoniy comme on disait alors. Cette loi avait été publiée en 1182 par |Guillaume, archevêque de
Heînscii Sotnmeraiii Vîllancotirt
Differt Warnach BeHefonlame
Stockein Tailles Sivry
PoDtenoille
Lacuisina Elhc Belmoiit Fresnols Prouvy Termes MoBtquîntin Musson Lîmes.
Je borne là ces indications ; aux siècles suivaals le nombre des localités ne cesse de s*arcroitre.
Reims. C'est un document remarquable pour Tépoque : il renferme une législation complète disposant sur presque tous les intérêts (1).
(0 L'Institution de ces ailles neuves^ de même que raffranchlssement des villages, était assez mal vue des seigneurs voisins. Aussi, que de précautions contre la désertion des hommes attachés à la glèbe et dont le maître tirait profit. J'en donne quelques exemples tirés des chartes citées par Bertbolet et par M. Jeantin dans Us Chroniques et les Marches de V Ardenne et des Woëpres.
Si aucun de mes bourgols prenolt bourgeoisie en aultre heu que en mes ville •••... ou s'avouolt d'autrui que de my, ou se faisolt reclamer par autre que par ml. en quelque manière que ce feust, je averole atteint toute sa vaillance en meubles et en héritages, ou qu'elle fust se par ml ne soit fait et seront miennes sans; parçons d'autrui [Moue et Sassey, 1807 ; Montigny, ia85).
Et se bourgols marioît sn fille fors de mes villes et de ma signorle à homme qui ne feust mien. Il perderoit autant du sien propre comme il averolt donneit en mariage k sa fille, se par ml ne le falsolt, et averolt il senne bourgeoise se donnolt en mariage â homme qui ne feust de mon signoralge, se par ml n'estolt, je averoys attant toute sa vaillance et sa remanance quan qu'elle averoit de sous ml [Idem).
Ces dispositions rigoureuses n'existaient point partout, il y avait ailleurs plus de ll< berté.
Ly bourgeois puent marier lor enfant là ou ils veulent et ou 11 le peut mieux et
si aucun bourgeois marie sa fille à homme du dehors. Il peut lui donner de son meuble et ne ly donner son héritage s'il ne la marie à homme qui est en la ville demeure iBrieuieSf ia6i)«
Peuvent les bourgeois et leur fils prendre femme et amener en la dite ville, mais que suite n'ayt d'autrui {Montigny^ isSS).
Peuvent les bourgeois prendre femmçeo toutexepté les femmes de Mezières.... peuvent s'établir librement ou s'en aller en payant 1 sols d'assises et le valnage(/{iiiicof</t, ii&5).
Item chaque bourgeois de Tourgny peut aler et venir ou que 11 plait, parmi les droi^ tures palans, telles comme 11 autres bourgeois paieront (Tbrgny^ i3oi).
Ne retiendront ni nos hommes ni les hommes de nos fiez {Ambedeux, 1294).
SI cen*estdemou conseniemeni {Montmédy^ laSg).
.Ne peuvent retenir les hommes du seigneur sans Sun consentement. Si on bourgeois quitte la ville, le seigneur aura tout ce qui. lui appartient en ^meubles et immeubles {Motts et Sassey, 1307. Idem. Montigay^ I285).
Ne peut tenir nul honrnie du comte de Luxembourg, ni il de nos {St^Mard et PHeux- Virton^ la&S).
Ne peuvent retenir aucun homme de nous et de nos hommes (Avioth^ laaS \ Brou-enne^ 1247).
Et set a sauoir que on ne peut retenir homes que le cuens ne la contesse aient en nulles de leurs villes neuves ou vies, ni homes à leurs homes iGerouptlie^ ia58}.
Villa de Efl. non retlneblt In llbertate sua homines comltls sol aliunde venientes, nec hommes hominum suorum nec et IpsI homines comltls ejusdem, homines teneant in villls suis [Eckternach^ i^bS ^ Luxembourg^ X344).
Et nous cuens et religieux de sordit nous sommes aocordeit que on ne paet retenir en la ville de sordite nulle de gens le dltarchevestre, ne de ses fies, ne de nos gens conte de sordit ne de nos fies, si ce nest donc par nre commun consentement (Faux^ X194).
On lit dans le Grand record de Muno :
a6. Tous les bourgeois qui se marient hors du ban doivent emmener leurs femmes la première nuit au ban du dit Muno et la progénie qui en issirolt sont bourgeois de Muno
Qoo^<z
LA POPUUTION, 51
Les défeoses de quitter la terre sans le consentement du seigneur existaient encore pleinement dans le cours du xv^ siècle. En ¥oici des exemples.
iAUf 22 juillet. Hautz von Parsperch, chevalier, drosses du duché de Luxembourg et du comté de Cbiny, fait savoir que Marie de Semelle, abbesse de Clairefootalne, a comparu devant lui, se plaignant que Heinrich Meyer, fils, de Nordîngen, serf du couvent de ClairefoDtaîne, s'est marié et a abandonné le bien du couvent à Nordingen^ sans son consentement. Henri Meyer, cité devant la justice d'Ârlon, a soutenu n'être que Zimmann du couvent. Après enquête, il a été trouvé que le soutènement de Henri Meyer n'était pas fondé. Cependant est intervenu un arrangement en vertu duquel les héritiers de Henri Meyer sont reconnus serfs, lui-même restant libre.
lArch. ArUm^ Carlul. Clairefontaine, f^ 136 K«. ilf . Wûrth-Paquet, no 97, règne de Sigismond.)
i432, 31 décembre. Robin von Sassenheim, seigneur d'Ansenbruch, déclare qu'il a demandé à Aleyde d'Autel, prieure, et à tout le couvent de Mariendal, de lui laisser suivre un serf (voetman, homme voué), nommé Herman, fils de feu Herman, mayeur à Tuniingen, pour le marier à une de ses serves (voetwiff)^ 6Ile de Welter de Maerlzborne, son écoulêlc. Le couvent a accédé à sa demande. £n revanche, il sera tenu de faire de même à l'égard du couvent, si celui-ci fait une demande semblable. Le dit Herman est institué dans la vouerie explicitée par son père ù Tnntingen, dont il assumera les charges. Au cas où ledit Herman et Elsye, sa femme, auraient des enfants, l'un de ceux-ci sera tenu de rentrer dans le bien de Tuntingen^ appartenant au couvent.
{Archives Luxemb. Al. Wûrth-Paquet, règne de Sigismond, n^ 308.)
J'ai dit, dans le cliapitre précédent, comment la loi, ou la coutume, était venue au secours du manant qui voulait quitter une seigneurie, pour s'établir ailleurs.
et qui ne faudroit seroit à Tanieode à la volonté du seigneur [Luxemburger Weh* ihimer^p. 55i).
Quelle précaution pour ne pas perdre un membre de la seigneurie devant rapporter plus taril au mahre sa part dS'mp6(s !
U était cepeudaol admis que, après un an et jour de résidence dans une localité affranchie par uu homme appartenant à une seigneurie voisine, le seigneur ne pouvait plus le réclamer, et n*avait droit qu*à une simple redevance uni; fois payée. Et s'il a habité un an et jour bors de ma terre, qu*il soit reçu [^Montmédy^ iidg).
Et si alterius quam comitis vel hominum ipsius ad villam dictam se transtulerit, dominus loci iUî potest infra aunum dare licenliam recedendi, quod anno elapso facere non valebit {Echtemachy i^'à^ \ Luxemboutg, ia44).
Souvent aussi, les manants opprimés d*une seigneurie se réfugiaient sur les terres d'un établîssemenl religieux et jouissaient des immunités et privilèges accordés à cet établissement.
Qoo^<z
fSSt OWM D'ABLON.
Pendant que la population mtài misérablement aona Poppreaaio& des aeignenra, elle fot frappée par divers fléaux qni la déeimèrent crnellement.
c Une des plus cruelles famines dont Thistoire fasse mention commença Tan iOdO et désola non-seulement la province de Trêves et le Luxembourg, mais tout Tempire pendant trois années consécutives. La source de ce mal vint des pluies presque continuelles, qui ne permirent pas de labourer, ni d'ensemencer les terres : la récotte cessa de tontes parts, et le prix du blé devint si exorbitant, que les pauvres, et même les familles bonnétes, furent réduits à la dernière misère.
c Lorsque les greniers furent épuisés, les pauvres eurent recours à l'herbe des prairies et aux racines des arbres. Cette nourriture ne suffisant pas, on mangea et on vendit publiquement de la cbair humaine. On poussa la fureur plus loin, et les hommes alloient pour ainsi dire à la chasse les uns des autres, non pour se voler, mais pour se manger (1).
c Une espèce de peste qu'on appeloit dei ardens suivit tous ces malheurs et causa une aalre mortalité. Ces deux fléaux, réunis ensemble, sembloient devoir faire rentrer le monde dans le cabos dont il étoit sorti. Les hommes qui mouroient à la campagne restoient sans sépulture et étoient mangés des loups ; ces bétes carnassières prenant ainsi goût à la cbair humaine, se jettoient ensuite sur les vivants et en faisoient périr un grand nombre (2). >
La peste des ardents sévit en 1044 et 1045.
1348 et 1349. Des nuées de sauterelles, de mauvaises récoltes produisirent une horrible famine, à laquelle se mêla une peste désastreuse. Ces deux fléaux dépeuplèrent tellement les villes, les bourgs et les villages, que la désolation fut universelle et que la grandeur du mal étoufia de nouveau dans les hommes tous les sentiments d'humanité.
II y eut alors un massacre des juifs accusés d'avoir empoisonné les eaux.
Comme si ce n'était pas assez des fléaux du ciel, les hommes eurent leur part dans les maux qui affligèrent le pays. La noblesse détroussait sur les routes les pèlerins, les voyageurs et les marchands. Sur la plainte du comte de Luxembourg, plusieurs seigneurs farent mis au ban de l'empire, k cause de leurs excursions et de leurs brigandages.
Les bourgeois et le menu peuple aussi soufl^raient des exactions de seigneurs qui les obligeaient de payer leurs propres dettes, sous peine de
(i) HJst. Trev. c, 55. Berth. 3, 1 1 u (i) Bertholiet, m, ii3.
Googh
priMU 61 dd 6<ni68eation dès biens, et leur imposaient de nouverax droits incoiiniig jnwpi'alon.
La BMê dPar luxembourêgaise^ délivrée par l'empereur, à Metz, le i^ janvier 1357, mit fin à ces déprédations.
L'emperenr défend très-expressément à toute persouue, dequelqoe difuité, état ou condition qu'elle soit, de troubler ou inquiéter les bourgeois, habitauts et hommes des villes, bourgs, villages ou hameaux du Luxembourg, daas quelque ressort ou juridiction qu'ils soient, pourvu qu'ils résident sur les terres du duché et ne soient soumis à aucune servitude, ni de les arrêter ou emprisonner pour les dettes de leurs seigneurs, duc ou prince de Luxembourg, qu'ils n'auront point personnellement on solidairement contractées, ni de se saisir de leurs meubles ou de s'emparer de leurs marchandises, ni enfin de leur causer aucun dommage en leurs biens ou en leurs personnes.
En 4604, i696 et 1636, le peste désola de nouveau le Luxembouiig. Celle de 1636 fut la plus désastreuse, des villages entiers disparurent (1).
A tous ces fléaux, les hommes persistèrent k ajouter les ravages de la guerre.
Je me bornerai à quelques citations dans cette longue suite de luttes des comtes de Luxembourg avec leurs voisins. Arlon en fut souvent victime.
En 4136, dans la guerre entre Henri PAtreugle et Adalbéron^ archevêque de Trêves, celui-ci prit et détruisit plus de trente ch&teanx dans le Luxembourg.
Otton de Frisingen^ auteur contemporain, dit qu'on y avait mis tout k sang et à pillage et qu'on en craignait la ruine totale de la patrie : omnia praedâ et incendia commiscentibus, tncuâmum reipublicae dispendium exprotabatur.
(i) Voîcî un exemple des ravages de la peste de i656 ; je le prends dans la Notice sur Anlierde M. le curé Clbssb, însën! dans les annales de \ Institut archéologique d' Arlon, annéis i8S4, page 167 :
« La mortalité fut considérable dans cette paroisse. Avant la peste, en iSaS, Anlîer et LooftéaaoBt avaient ensemble 83 maisons, Valansart et Behéme 55, par oonaéquent iSy maisons. Supposé 3 personnes dans chaque ménage, il y avait environ 4oo personnes. M. Halkin trépassa Tan i636,enviion Taoust; pour lors la paroisse lut mise en ruine totaleet diminuée jusqu'à 18 mariages, c'est-à-dire jusqu^à environ 5o à Co personnes. Il serait donc mort environ 35o personnes. Il n'était resté «^ Behéme qu'un vieillard qui, se voyant aeul, abandonna le village et alla demeurer à Louftémon t. La paroisse ne fut repeuplée que par des bûcherons^ forgerons et charbomiiers venus du Hainaut pour activer les' forges. »
Qoo^<z
64 HMTOIU D'ARIiOlf.
En i217, guerre entre le comte de Luxembourg et le comte de Namnr. Elle dura près de quatre ans et se fit avec de grands frais de part et d'autre; les peuples en souffrirent beaucoup. Les hostilités y furent cruelles, les campagnes désolées et le^paysan presque^réduit à la mendicité.
Cette guerre fut terminée par la paix de Dînant en 1222.
En 1274, sous Henri III, comte de Luxembourg, éclata la guerre dite de la vache entre les pays de Luxembourg, de Namur et de Liège ; elle dura deux ans, causa la perte de plus de quinze mille hommes et ravagea quatre principautés.
1324. — Guerre avec Tévéque de Liège.- Celui-ci commanda aux siens de faire une incursion dans le Luxembourg, ordonnant, dit le P. Focllon, c que pour une vache on en prit dix et que pour une maison arse on ardit une ville. > Ces ordres cruels ayant été exécutés, la partie septentrionale du Luxembourg, la Famenne surtout, souffrit beaucoup. La désolation y fut même si grande, que plusieurs chevaliers furent ruinés (1).
Plusieurs chevaliers furent ruinés, dit l'historien; mais te manant^ que devint-il ? On n'en dit rien. Les chevaliers furent ruinés, parce que leurs serfs avaient été eux-mêmes ruinés ou massacrés.
Puis vinrent les envahissements fréquents du Luxembourg, lors des guerres entre les couronnes d'Espagne et d'Autriche d'une part et la France de l'autre, guerres qui remontent au-delà de 1529 et finissent \ 1713, non sans quelques interruptions.
Ceux qui devaient défendre le pays contribuaient eux-mêmes k l'appauvrir.
16S6. — Guerre entre la France et l'Espagne.
c La province la plus maltraitée fut celle de Luxembourg et elle eut à souffrir de l'un et de l'autre parti. Une armée de huit mille hommes, composée de Croates, de Hongrois et de Polonais, que l'Empereur envoya pour faire une course en France, crut qu'ayant passé la Moselle, elle étoit sur les terres ennemies, et elle y commit une infinité de désordres et de brigandages. D'an autre côté, une armée de sept à huit mille Français qui sortit de la Lorraine, se jetta sur les quartiers wallons, n'y respectant ni le sacré ni le profane. Durant ces calamités, tout le monde s'enfuyoit, les uns dans les villes, les autres dans les châteaux ; ceux-là dans les bois, ceux-ci dans les rochers. Mais le fléao qui fut le plus douloureux, c'est que du ravage des campagnes s'en suivit la cherté des vivres, de la cherté la famine, et de la famine la peste (S).»
(i)B0rtholet,\\,f»i.
l2)Sertàolet,yil,6S.
Googh
LA POPULATlOn. SB
C'est dans les représentations des Etats delà province qu'il faat chercher la peinture la plus exacte de la situation du pays. Ces remontrances sont pea ou point connues, c'est pourquoi je les reproduis comme pièces intéressantes. Sans doute, il peut s'y rencontrer de l'exagération ; les couleurs sont peut-être chaînées, mais le fond doit être vrai, car il est la conséquence de tous les faits antérieurs.
Représentation des états de Luxembourg du i4 octobre 1600.
4.... Pour être iceluy (le Pays) fort stérile et vague, plain de montaignes, bayes et bnyssons, auxquels la plus part des subjetz sont constrainct ouvrer et besogner journellement de leurs mains, et s'entretenir à grandissime paine et travail de leurs corps, si comme à faire les sarts et les mettre en nature de labeur^ et à ces fins coupper et descader les dits buyssons et bayes et aultres (erres espaînes, sans qu'il y ait aulcune commodité de trafBcque de marchandise, sinon de quelque peu de bestail qu'ilz nourrissent aux vains pastures samens plustot à leur entretien nécessaire que de commodité.
iî. — Ce néantmoins Ton n'aurait cessé depuis 35 ou 36 ans en ça de travailler extrêmement le dit pauvre pays sans le gré ny consentement des dits trois estatz, mesmes contre les anciens droits et privilèges du dit pays, tant par pretz d'argent et contributions pour les dites garnisons ordinaires et chevaux d'artillerie, que par imposition de plusieurs exorbitantes charges, et subsides, mesmes par entretenement de plusieurs compagnies de Reitres allemans, et régiments de gens de pied, aussi par grand nombre de monstres places, plusieurs passages et recreues, logement d'hyver, excursions, foulles et oppressions, et par plusieurs aultres charges infinieset auparavant non oyées oi usitées, ne voulans les dits étalz faire icy plus ample récit des forces, violences, rapines, larcins, pilleries et insolence de gens de guerre commis indifféremment contre toutes personnes audit pays, de quoy l'on aurait fait plusieurs plaintes et doléances par escript auz Gouverneurs des dites provinces, par ou l'on ne pourrait exprimer ni deschiffrer par le menu quelles dommaiges et iaterestz le dit pauvre Pays auroit jusque icy souffert, ce qui ne se pourroit amender ny restituer avec plusieurs millions d'or, de manière que le dit pauvre peuple depuis tant d'années et temps susdit n'a eu non plus de repos en leurs maisons que la feuille de l'arbre agi tée.incessament des vents de ça et delà.
13.— Davantage Ion veult encor bien adverlir et asseurer certainement vos dites altezes que pour la très grande charge et contribution militaire de l'hyver passé, portans par mois 33 mil fl., et pour plusieurs aultres maulx infinis dès lors jusques icy souffertz, le dit Pays est présentement reduicten telle extrême
Googh
M HiiMiu tTànm.
pauvreté H royoe ; voires en si bas et piteux estât, qu'il ne fust ottcques cy devant esUnt les officiers a collecter et faire venir les dites contributions, constraindtz do mener cbarettes après eulx pour y mettre et vendre les meubles et gaiges qu'ils prennent du pauvre peuple, n'ayans moyens de satisfaire ans dites contributions. Et qui plus est, l'on a veu prendre et substrataer aux pauvres vefves et auUres misérables personnes le pot au feu ou il n'y avait que de l'eau et ung peu de seel pour repaistre leurs petits enfans au très grand regret et clameur du dit peuple, le nombre duquel sestant cy devant extendue a grande quanlitez de feuz, Ton craint que pour le présent a cause des exorbitantes charges de la guerre il sera bien diminué jusqu'à la moitié et plus, selon qn'apperera en cas de besoîng plus amplement par information et désignation des feux que cy après en pourront estre faits ; qu'adviendra il doncques, si par dessus et nonobstant tout ce conviendra encor souffrir les monstres, places de deux régiments et de tant de recreues qui causeront infailliblement que la plus part des stbjectz seront contrainctz se retirer et abandonner le Pays I la ruyne entière de ceulx ausquels restent encor quelque peu de moyens, ensemble des prelatz et nobles et bonnes villes, que par conséquent seront constrainctz abandonner le lieu et se retirer es provinces voisines. A ceste cause les dits Estatz supplient au nom du dit peuple en toute humilité et conildence que vos dites Âltezes, prenant esgard et Juste commisération à ce que dessus, et que le dit pauvre Pays auroit jusques icy enduré tantdemanix avec si grande patience, fidélité et obéissance comme simple brebis, sans avoir oncques murmuré nyse resenty, soient servies d'avoir pitié de leur calamité et misères, et les exempter de telles semblables monstres, places et recreues.
t4. — Attendu singulièrement le grand respect, constance, fidélité et obéissance qu'ilz ont toujours portez a leurs princes naturelz, de qnoy rend tesmoingnage les annales et siècles passez et signament la bulle dorée de Charles le quatriesme Empereur des Romains, et Roy de Bohême, qui passé deux cent quarante ans, at daigné d'appeler ceulx du dit Luxembofïtg Gentem suam fidelem euius firmam constantiam sua semper rsî experîa serenitas. Se trouvant aussy que non seulement du temps passé et depuis longues années, mais aussy de plus freische mémoire doiz l'an i543, les villes de Luxemi>ourg, Arlon, Thtonville, Ivoix, Dampvillers, Montmedy, Verton et anitres seroient par plusieurs fois esté prinses, pillées et bruslées par les ennemis Français, et combien qu'iceulx promettoient de sauver Icelles villes du dit sacq et destruction et laisser chascun paisiblement en ses maisons, biens, honneur et offices parmy renonçant à leur prince naturel et faisans nouveau serment et hommaige ausdils Français ; si est ce que vos dits fidèles subjectz ne les ont oncques en ce voulu escouter, ny leur prester l'oreille, ny aussy aulcunement se subniectre a leur serment et obéissance ; ains ont mieulx aimé d'abandonner le tout que changer de maître etd'estre reputez infideizet desobeissans a leur prince, et
Googh
LA rOffJLATION* STf
(ootes oes choses sont freisches et récentes, Yoires notoires a tout le monët^ aussy plilra a tos dites AUezes benignement y avoir mémoire et considératiov telle que pour la oonjoaclure de ce tems misérable sera trouvé appartenir^ et estre mieulx seans a vos grandeur et clémence. (ÀrdUtei de FEtaî à ArUm).
Auire représentation de l'année i648.
Les députés des trois Etats du Pays de Luxembourg et comté de Cbiny représentent humblement, que depuis les guerres arrivées entre les deux couronnes, ils ont, à l'acquit de leurs devoirs, représenté de tems à aultre. Testât et la misère à laquelle la dite province se relreuvoit, et qu'elle alloit à sa perdition et ruine, sans que néantmoins y ayt esté prins peu ou point d'esgard, nonobstant que par diverses lettres, S. M. a témoigné désirer sa conservation comme d'une province qui n'at oncques esté que très fidèle à son service et de ses très augustes prédécesseurs, veoir qu'elle fut en telle sorte soulagée et supportée que les subjects y pussent subsister, mais au lieu de ce et sans prendre esgard ni considération à ce que après tant de ruine antérieure encore fraicheâient que l'année passée cette province avoit souffert de nouveaux par l'armée ennemie soubs la charge du vi-comte de Turenne qui entra en icelle province et y séjourna pillant, saccageant et bruslant, comme aussi par les troupes que feu le baron de Beck y conduisit pour tenir teste aux dits ennemis, et les faire retirer ; onze régiments des troupes de S. A. de Lorraine avec train d*artillerie, ont byverné l'hiver dans la dite province, et en un mot, suyvaat leur liberté cl façon ordinaire y ont vécu à discrétion, n'y ayant laissé par le plat pays que ce qu'ils n'ont peu emporter et emmener, et des villes, tiré la substance des pauvres bourgeois, partie desquelles troupes y ont séjourné jusques au mois de juillet, paf dessus ces trois régiments d'infanterie des gens de S. H. quatorze compagnies d'infanterie et huyt de cavalerie, de plus troià cents soldats que le baron de Beok y a envoyé de recrute de son régiment y ont séjonrné toot Tété sans autre entretien que celuy qu'ils ont tiré du pays, lequel les at eu nourris et soostentés, de mesme sa compagnie nouvelle de cavalerie composée de 150 chevaux, levée sous prétexte d'estre continuelleffietit stft* les frontières pour travailler les ennemis et faire augmenter lesMntribôtiotm, n'at fait atiltre service que d'avoir vescu comme elle Mi avecq beaucoup de libeHé ft la thw(^ du paiatre pays, ôulire celles ttvfupes 4n général Ôrtadi ayant si^ounié ptesieurs semaliies es environs de UoiHmédy ont entièrèkÉeniirnliié la freniière« ^ pour comble de misère, au lieu ^ue Tannée passée la dite provioce avaii autouoementété fertile en grains, lesquds les pauvres gens ont esté forcés de vendre et de donner à vil prix pour fournir à la sonslentation des troupes que dessusi ceste année est stérile en grains, en sorte que de la mesure que Ton payoit Tannée passée six sob, s'en paie
Googh
58 HUTOIBB D'ARLOM.
desjà présentement trente sols» n'y ayant subject.qui ait da graip pour Tivre trois mois, voir les avoines sont encore pour le jonrd'hui sur les champs» avec apparence y demeurer sous la neige, de manière qu'une famine et extrême misère est évidente et à attendre tant pour les hommes que pour le peu de bétail qu'il y reste et qui périront cet hyver faute de fourrage et nourriture» les grains et bétail étant néantmoins la seule et unique substance de cette pauvre province pour estre dénuée de tous aultres moyens et trafiques ; toutes ces choses estant véritables et notoires» comme il est que la dite province est réduite en ce pauvre estât et à l'estroil par les meilleurs quartiers que les ennemis possèdent par leurs armées» comme Thionville» Dampvillers et Ivoix avec leurs dépendances» et que le surplus paie contributions par voie des dites places et de Longwy» comme d'aultres de France abordantes la frontière» et qu'il n'est pas moins véritable que cette province va s'achever à dépeupler» comme le voient les remontrants à l'œil» que les pauvres subjects s'en vont comme tant d'aultres s'en sont allez appréhendant le quartier d'hiver sans moyen d'y pouvoir fournir ni subsister n'y moins souffrir les mauvais traitements qu'ils reçoivent et pfttissent à cause de leur impuissance ne pouvoir satisfaire aux volontez et demande des soldats (I).
On Ut dana un document du il janvier i649 :
Le peuple est maintenant abandonné dans une ruine générale» une désolation non pareille» et misères plus grandes que celles du tems des troupes auxiliaires de l'an 1636» qui n'ont laissé que la trentième personne en vie.
Représentation de i65i.
Les charges militaires ont ruiné le peuple an point que» dans beaucoup de localités» on a dû faire du pain mélangé de glands» de semences de lin, de foing» de raclures de bois et semblables ordures.
Quelle peinture des maux soufferts par le peuple luxembourgeois ! quels traits que ceux-ci : c la province se dépeuple à l'œil ! les misères de Tannée Î636 n'ont laissé que la trentième personne en vie I >
Que répondait le souverain? rien, les remontrances le disent assez.
Passons et arrivons à la fin du dix-huitième siècle. La République firançaise envahit le Luxembourg, laissons encore parler les Etats.
(i) Rapport de M. Noblom pour le partage et la remise des archives de Luxembourg, Bruzdles, 1847» p. lit.
LA PC^ULATION. B9
Rapport des Etals du 18 février i79S.
Faible produit des récoltes, maladies contagieuses, gelées de printemps, orages de Télé qol, dès 1791, avoient plongé les habitants dans la plus profonde misère.
Ravages des troupes.
Les troupes prussiennes et bessoises, en repassant par la province pour rentrer dans l'empire, y ont marché plutôt en ennemis qu*en alliés, sans ordre ni disciplîoe, pillant et enlevant aux habitants tous leurs meubles, bétail et vivres qu'elles ont pu trouver et emporter.
Une dévastation plus générale et plus cruelle était encore réservée à la fureur des factieux français ; ils ont commencé à Texercer dans tous les districts des frontières, où ils ont pillé tout ce que les habitants possèdent en meubles et effets, rt ceux qu'ils n'ont pas pu enlever, ils les ont fracassés, de même que les portes et fenêtres des maisons, ainsi que d'autres parties d'une destruction aisée et de peu de durée, ce qu'ils n'ont pas exécuté sans faire souffrir aux pauvres habitants qui tombaient sous leurs mains les outrages les plus inhumains.
Dans les autres parties du Couchant et du Nord des dites frontières, ils n'ont pas cessé de faire des excursions par des détachements de leurs troupes, pour y rançonner les habitants et les obliger à leur fournir les quantités de grains et de fourrages t|u'ils trouvaient bon de leur imposer; joint à cela l'invasion de la ville de Marche et de son district qu'ils détiennent encore ; outre plusieurs antres irruptions dans la ville de St-Hubert et les environs.
Rapport des États du 2 janvier i794.
La rapacité inhumaine des républicains français n'a rien épargné ; ils ont porté leurs mains impies sur les vases sacrés des églises, et ont poussé le sacrilège jusqu'à fouler aux pieds les saintes espèces ; tous les ornements et les cloches de ces églises^ ainsi que les meubles et etteis des habitants, leurs denrées et leurs bestiaux de toute espèce, ont été pillés et enlevés par ces cruels cannibales. Les bâtiments de Téglise et de l'abbaye d'Orval, ces magnifiques constructions fument encore sous leurs ruines du feu que la rage de ces Barbares y a jeté ; les belles forges, les moulins et autres usines que cette célèbre maison possédait à sa porte, ne représentent plus leurs emplacements qne par leurs décombres.
De somptueux châteaux, après avoir été pillés et dépouillés de leurs riches ameublements, sont également devenus la proie des flammes : l'église paroissiale de Sainte-Cécile et plusieurs maisons de ce village viennent encore tout récemment d'éprouver le même ravage.
00 HIIMIIR W^àm^OM.
Rapport des États du ii février 1794.
Lies frontières de cette province vers la France, laissées sans défense sont devenues le théâtre infortoaé de vols» de dévastations, d'incendies, de morU et de tous genres de désolation.
Au moment que les États en font le triste tableau, ils vienneot d'apprendre que ces furieux sont, depuis cinq à six jours^ toml>és sur les villages de Meixdevant-Virton, de Rouvroy et d'HamoncourI, où après avoir exercé leur barbarie accoutumée, ils oui réduit en cendres seixe maisons dans le prenîer de ces villages, trois dans le deuxième et cinq dans le troisième.
Rapport des États du 24 mai f 704.
L'impiété sacrilège de ces soi-disant républicains a continué de perler ses torobes incendiaires dans les meilleurs eâ les plus petits cantons de cette province : non seulement ils se sont étendus plus avant dans l'intérieur du pays en pénétrant de rechef jusqu'à la ville d'Arlon et dans to«s ses environs à pLu* sieurs lieues à la ronde, d'où ils n'ont été chassés qu'après avoir tout détrail e( saccagé, ménie en arrachant les toits des maisons pour faive servir oes couvertures aux Jbaraques que se formaient ces cruelles et inhumaines pha* langes, mais il ont surtout pris à tâche etMe fois de Caire «euunener à Loagvy tous les meubles, effets, deurées^ besiîaux, etc., qui malhettreosemeoC sont tombés en leur pouvoir, et non conteots d'avoir ainsi rainé entièrement les habitants de la campagne, ils ont poussé leur rage destraotlva M potnt tf'in* cendier quantité de belles habitations, telle entre autres que l'abbaye de Clairefontaine, les châteaat de Montqoinlin, de la Tour et de la €laire-Ean, avec les forges de ce dernier endroit, ainsi que l'universalité des maisons des Tillages d'Ethe et Bellement et en outre douze à treize autres bâtiments de celui de La Tour
Les hordes incendiaires sont pour la troisième fois en possession de la ville d'Arlon et de tous ses environs, où, d'après leurs menaces, il est très à craindre qu'elles ne mettent également tout à feu et à sang.
De quelles misères, de quelles désolations de tontes sortes, les pauvres hsd)itants du Luxembourg n'ont^ils pas été frappés de siècle en siècle. Est-il donc surprenant que cette province soit restée longtemps \ peu près dépeuplée et déserte.
Aussi, ceux qui le pouvaient, abandonnaient bientôt une terre ingrate qui semblait maudite, pour s'établir ailleurs ; mais k différente époques, des mesures ont été prises par l'autorité contre Témigiatian ^ ^i^M?r!*^
Qoo^z
LA POPULATION. Gl
1758, 17 mars. Cons. provincial. Défense a tout individu de 18 5 40 ans de s'absenter de la paroisse. Les parents, dont les fils sont absents, subiront des peines pécuniaires.
l7Cd, 30 déc. Marie Thérèse. Peines contre les pères et mères et tous autres dont les enfants, dans un jeune âge, seront transportés hors des pays de la domination de S. M.
1764, 42 mai. Idem. Défenses contre Témigration.
1766, 40 mars. Idem. Défense de sortir des Pays-Bas dans la vue de s*éUbiir à l'étranger, sans une permission.
1770, 14 juillet. Conseil provincial. Ces défenses sont renouvelées pour la province.
1785,30 octobre. Joseph II. Publication des anciennes ordonnances contre fëmigration.
Quelles entraves contre la liberté de la personne, contre le droit d'aller et de venir, selon sa volonté et son intérêt, sauf la jusiificatioa de moyens sttlBsants d'existence, si elle est demandée ; car la liberté de la personne ne doit pas conduire jusqu'à la mendicité et le vagabondage.
D'autre part, on comprend que, dans un pays où la population était cbiir-semée, on cherchait à favoriser l'immigration. Voici ce qui a été ordonné :
177^2, ^ février. Conseil provincial. Permis aux communautés de céder aux étrangers ou gens des endroits qui manquent d'habitation, des eiuplacemenls, soit dans l'enceinte dos villages, soît dans leur voisinage, qui me pourront eicéder dix verges grandes de terrais.
1773, âl août, 19 octobre. Marie Thérèse. Les étrangers peuvent acquérir ce terrain à dire d'experts à charge de se bâtir une maison dans le délai d'un an.
Après une année d'habitation, les étrangers admis à s'établir dans la province, jouissaient de certains avantages dans les bois et dans les aisances de la commune et en outre, de droits d'usage dans certaines forêts (1).
(i) l«es encouragements à rimmigratîon se rencontrent dans des chartes anciennes. Cil. de Beaumout» Ii8a :
SI quis burgensîs ad Jnliabilanduiii ibi noviter advenen't, in introitu suo unum numroum inajori et unurn juratîs dabit, et îta libère, pro ut eî divideliir, a majore «ccipiet inensuram et terram. - Beiufort, iiSS, mêmes dispositions.
Charte tTlifoix, fèxfrier 1212.
11. Si aucun bourgeois veut édifier une maison, tous et aultres lur doient aides tant de bcstes que de corps en conduites et vages [yiatura\ et est entendu tant seulement liors du grand liuis.qui est dict forest. Si aucun est négligent de y aller, il paiera douze deniers à Tutilîté commune de la ville du concile des bourgeois.
3o 8i aocuti bourgeois survenant requiert une masure vague ywàcuam)^ ledroîcl liëri-
Qoo^z
09 UISTOIRB D'A1iU)|l.
Mais tout en favorisant raccroissement de la population, on écartait les mendiants, les vagabons, les gens sans aveu.
4765, 25 juin, 1770, 4 octobre^ Le conseil provincial indique quels sont les moyens d'existence que doivent fournir les étrangers qui viennent s'établir dans le pays.
Tout étranger qui se présentera pour se domicilier soit dans quelque Ville, Bourg, Village ou Hameau de cetle Province de Luxembourg, étant muni de certificat, notamment des trois dernières annéos de vie, mœurs et de sa profession, devra fournir à TOfficicr bonne et resseante caution, soit fide-jus- ^ soire, soit réelle, savoir les sujets de Sa Majesté :\ concurrence de deux cents florins, et ceux nés d'une domination étrangère trois cenls florins une fois, pour servir de sûreté qu'il subsistera sons être a la charge de la Communauté, et qu'il se comportera irréprochablement, à peine que ceux qui ne fourniront pas cette caution, seront chassés sans forme ni figure de procès du lieu où ils Se proposent de se fixer.
C'est la^ avouons-le, un singulier moyen de favoriser l'immigration dans une province où la population était assez rare. Les mesures prises en 1772 et 1773 allaient mieux au but à atteindre.
Le duché de Luxembourg avait également ses lois somptuaircs.
i53iy 7 octobre. Charles V. Aux noces, on ne peut inviter plus de vingt personnes et la fête ne durera qu'un jour.
1613, 30 septembre. Les archiducs. Défense de convier aux festins de noces des parents en plus de 32 paires. Les noces peuvent durer deux jours.
Défense de tenir banquets funéraux. Les proches parents pourront être traités en toute médiocrité et modestie, le jour même du service.
i711, 10 juillet. Maximilien. Mêmes dispositions (1).
lier sera convenu pour rédiOer, elsi dedans an et jour ne la reinestcn estât, le comte la donnera à qui il plaira iLuxemburger WeistfiUmer, p. 374).
Record de Tavigny du g janvier i56o.
a8 Ceux qui feront édifier maisons, peuvent //«c/4«r pour aller quérir une ciiarrée de bois et une ckarrëe d*escaille, et ceux qui sont huches doivent comparaître pour aider à dresser la dite maison, et .s'ils ne comparent point, peut l'édifiant faire ferir à la cloche et si ils ne comparent point et qu'il advient malaventurCf pourrait que Tédifiant tourner cette malaventure sur les défaillants {Luxemburger U^eUthumer,p, 700].
J'ai vu encore Tapplication de ces vieilles et charitables coutumes envers des indigents; mais cela devient très-rare et ne sera hientùt pluj qu'un souvenir, comme beaucoup d'autres vieux et pieux usages.
(1) A l'occasion des noces, le nombre des in vitéj ou Hes personnes qui y venaient sans être invitées se montaient quelquefois jusqu'à cinq à six cents personnes. Ce qui donna lieu à l'édit de Charles V. L'arrêté ayant été mal exécuté, les archiducs durent publier leur ordonnance de 16 13, pour défendre ces noces ruineuses qui, tout en appauvrissant les nouveaux mariés, amenaient une foule de désordres tels que ivrogneries, querelles, batailles à coups de poings, de couteaux et de pieux et quelquefois d'épée et très-fré-
Qoo^z
ir>89, 22 juin. Philippe IL Les kermesses ou dédicaces se tiendront au même jour et ne dureront qu'un jour.
1786, \\ février. Joseph IL Mêmes dispositions.
1790, 1â février. 1791, 12 mars. Déchiralions qui révoquent ces défenses.
1550, 27 mni. Charles V. 11 prohibe les habillements de luxe ou de soie et autres garnis de fils d'or ou d'argent. Les garnitures seront en passementeries qui sont déterminées pour les nobles et les officiers.
Uni à l'empire français, le Luxembourg prit part aux guerres auxquelles mirent fin les traites de 1815. Depuis, la province a joui d'une paix qui dure depuis 55 ans.
On a appelé le Luxembourg la Sibérie de la Belgique^ autant pour la rareté de ses habitants que pour l'âpreté du climat.
La rareté des habitants, on se l'explique lorsqu'on voit le pays d'abord dévasté de fond en comble par l'irruption des Barbares, livré ensuite pendant plus de neuf siècles aux ravages de la guerre, aux pillages, aux meurtres, k la famine, a la peste, exténué par les exigences exaclionnelles du régime féodal ; lorsque les endroits habités ont été presque toujours lenus dans l'isolement ou parce qu'il n'y a\ait pas de chemms ou parce qu'ils étaient impraticables.
Les <lénombrements qu'on possède remontant au \v^ siècle, ne peuvent guère servir, quant à l'ensemble, pour établir des comparaisons avec les tableaux de population de notre époque ; la province a changé si souvent de limites. D'ailleurs, il s'agit anciennement de dmombrcmcnls de feux et sous le mot de feux on comprenait seulement les feux iwposafdcs et non tous les feux d'une localité.
On peut cependant établir des rapprochements pour quelques endroits.
Population en 1S09 (i).
Slockem avait 130 feux devant chacun 3 gelines, 130 X 3 =» 390 habitants; en 1871, 679 habitants.
Autel. 90 gelines à 3 p. maison = 30 maisons ; 30 x 3 =: 90 habitants ; en 1871, 2i>9 habitants.
Âttert. 200 gelines à 3 p. maison =: 66 maisons X 3 =: 198 habitants; en 1871, 435 habitants.
quemmenl des tneurlres. AiijouriVhiiI, les noces les plus splendides ne réunissent jamais uo aossi grand nombre d'invités, sinon soixante quatre personnes au [i\us[Soiice sur Anlier par le curé Clesse).
i) Etat des revenus du château d*Arlon en idog. Voir i" volume, pnge 333
Population en 1495 (i).
Posse (Post) avait 12 feux^ 48 habitants (4 par feu] ; en 1871, 494. Baenrail (Bonnert) 21 feux« 81 habitants; en 1871 Udingen (Udange) 15 feux, 60 habitants; en 1871, 687. Turnich (Tœrnich) 12 feux, 48 habitants; en 1871, 372. Fraissem (Frassem) 4 feux, 16 habitants; en 1871, 270. Schockwiler (Schockville) 13 feux, 52 habitants ; en 1871, 319. Nothem (Nothomb) 4 feux, 16 habitants; en 1871, 544[ Girts (Guirsch) 12 feux, 48 habitants ; en 1871, 198.
Quant à la population totale de la province actuelle de Luxembourg, on n'a de certitude que depuis 1831. Le chiffre de la population a été trèsascendant de dix en dix ans, qu'on en juge :
En 1831, on comptait 163,358 habitants,
en 1841, 176,493
en 1861, 194,390
en 1861, 301,127
en (871, 204,913 (2).
En 40 ans, l'augmentation a été de 41,555 habitants. L'accroissement le plus faible est celui de la dernière période décennale. Doit-on l'attribuer k des émigrations plus nombreuses soit en France, soit en Amérique ? Cette fièvre de transmigration vers les pays d'au-delà des mers parait se calmer aujourd'hui.
Je reviens k la ville d'Arlon plus en particulier.
En 1495, cette ville comptait, en ménages contribuables et non exempts, 200 feux, ce qui k raison de 4 ou 5 personnes par ménage donne une population de 800 à 1000 habitants. Ajoutons les ménages exempts ou 100 personnes, et la population montera de 900 à 1100 âmes.
Autres documents.
Liste et spécification de tous bourgeois de la ville d'Arlon qui ont été
(i) Elirait du compte rendu par Gilles de Busleyden, receveur général du Luxeml>ourg de l'aide de 24 liOiiveauz gros de I.uxeni bourg sur chaque l'eu et ménage, consentie par les états de Luxembourg en i485 ^Compte des aides et subsides» Archives de l'ancienne cftambre des comptes en Brabant).
(s) Mémorial administratif et exposés de la situation administrative de la province de Luxembourg.
annostez cejourd'hui S9 décembre 1658 (1). Cetle liste comprend 187
ménages.
187 ménages multipliés par 4 donnent une population de 750 habitants
environ. C'est peu, mais on ne doit pas oublier que la peste de 1636 avait
duré deux ans à Arlon, et réduit de beaucoup la population ; depuis, il ne
s'était pas écoulé plus de vingt-deux ans. En 1709, d'après les manuscrits de Pierret, le nombre de familles \k
Arlon était de 400 ; ce qui indiquerait une population de 1600 à 20i)0
habitants.
Il résulte d'une note reposant aux archives deVÉiaià ir/on qu'en 1784,
le dénombrement des habitants d'Arlon était le suivant :
Ecclésiastiques et moines 57
Militaires retirés ^ 5
Hommes et veufs 290
Femmes et veuves 484
Garçons 176
Pilles 247
Enfants 713
Domestiques 52
Servantes 109
Tolal 2133
Je trouve les renseignements ci-après dans une notice sur les anciens recensements de la population belge par M. A. Quetelet, président de la commission centrale {Bufletin de la commission centrale de statistique^ tome III) :
Arlon 1801 2291 habitants.
La population s'accroît, mais assez lentement.
J'extrais du Mémorial administratif du Grand-Duché de Luxembourg, les chiffres suivants :
En 1817 3360 habitants.
En 1821 3676 »
Mais h ces époques, comme auparavant, étaient réunis à la ville d* Arlon les villages de Bonnnt^ de Vivilte et de Wallzing^ qui n'en ont été détachés qu'en 1823, pour former une commune à part.
( i) Ctite l:^Ic prê.ti iilc iin i^iinul iiilcrcl (!t* ctiiio^ifê : elle tluiinc Ivs nuiiiâ el Im prologions dtis cUei's de laniille. - Je Im publie eu entier à l'appendice du présent chapitre.
Googh
66 HISTOIRB D ARLOM.
En 1828, pour la seule ville d'Arlon, la population était de 3280 habi-^ tants et de 3387 en 1829.
A la fin de 1830, Arlon devient chef-lieu de province: je procède par époques décennales :
Année 1831 3283 habitants
Combien la ville d' Arlon s'est-elle développée depuis quarante ans? mettons en regard ce qu'elle était en 1831 et ce qu'elle est en 1872 (1).
Nombre de maisons 335 771
de feux 663 1429
de granges 86 40
d'écuries 514 41
Le nombre des maisons et des feux a doublé. Au contraire, le nombre des granges et des écuries a considérablement diminué. La ville d'Arlon, en 1831, comptait de nombreux cultivateurs; en 1872, ces cultivateurs ont fait place à des citadins ; les granges et les écuries étaient converties en maisons, ou démolies, en même temps que de nouvelles habitations se construisaient.
Décomposons la population en ses divers éléments en 1831 et en 1872, nous verrons se produire les mêmes résultats.
Nombre de mariés 514 i 893 j
de veufs 34 1539 115 2904
de célibataires 991 ^ 1896^
Nombre de mariées 505 j 933)
de veuves 147 1744 267 3102
de célibaUires 1092^ 1902^
XO Etats annuels de U population transmis à l'autorité provinciale.
Soas le rapport religieux, la population arlonnaise se divise ainsi :
Catholiques 3222 5856
Protestants i >
Israélites 61 150
Dans la revue historique qui précède, j'ai montré les Français détruisant les abbayes d'Orval et de Clairefontaine, portant le ravage et la désolation dans nos villages de la frontière, et au-delà.
Sans doute, on peut faire des reproches sanglants de toutes ces dévastations déplorables qui n'avaient pas de motifs sérieux ; on ne fait pas la guerre en sauvages pour le simple plaisir de détruire. Ce qui peut les absoudre, c'est la large compensation qu'ils ont apportée avec eux dans notre pays, où l'on ne comptait alors pour quelque chose que la noblesse et le clergé, le peuple n'étant presque rien. Dans le Luxembourg, on n'était à peu près partout que noble ou manant, privilégié ou plus ou moins serf et esclave de la terre. Cela existait tout au long dans nos vieux usages, dont la coutume de Luxembourg^ ainsi que je l'ait dit, n'a été que la relation écrite : il y avait peu de localités affranchies, restées en partie dans les liens de la féodalité.
I^ Révolution française implantée en Belgique, par dol ou violence si l'on veut, je ne chicane point sur les mots, a balayé toutes les distinctions entre les hommes : il n'y a plus de nobles, plus de vilains, tous sont égaux, tous peuvent aller et venir, acquérir, être propriétaires pour eux, pour leur famille. Les grandes libertés proclamées en 1789 ont été comprimées un instant sous Tempire français ; mais h la chute de Napoléon I^^ elles ont passé dans la loi fondammentale de 1815 et avec plus d'expansion encore, dans la constitution belge de 1831. Grâces à ces libertés, grâces au Gouvernement qui les a fécondées, le Luxembourg, suivant le mouvement de la Belgique entière, est devenu ce que nous le voyons aujourd'hui.
On croit que, sans les Français de 1793, tout cela serait venu de soi même, par le simple jeu des progrès de la civilisation. Erreur ! Voyez donc la vieille Prusse et r.\llemagni*, où l'ancien régime féodal demeure, ici complet, là mitigé ; rappelez-vous le fouet restauré assez nouvellement dans une petite principauté au-delà du Rhin ; considérez que ce n'est que depuis peu de temps que la Russie a pensé à l'émancipation de ses paysans, et encore quelle émancipation !
Googh
HISTOfM D'ARLON.
Le point de départ de notre régime constitutionnel , c'est la France de 1789. Maudissons les excès des Français chez nous en 1793 et 1794 Je le veux bien, mais soyons justes en même temps et reconnaissants des bienraits reçus. Si nous avons souffert, nous avons été largement récompensés.
Appendice an chapitre II.
Lisle ei spécification de tous les bourgeois et veffues de la ville d'Arlou, qu'ont été annotiez ce jourd'huy S9 décembre 1658 ; ensuite des ordres de Messeigneurs les Gouverneur président et gens du conseil du Roi nre sire à Luxembourg, en datte du S4 décembre 1658^ le tout coe sensuite.
Debet56fl.Brabant.
Débet 98 H. Brabant.
Debet312n.Brabant.
Débet 900 fl. Brabant.
Débet '0 fl. Brabant.
Débet 15 fl. Brabant.
Débet 750 fl. Brabant.
Débet 75 fl. Brabant.
Débet 250 fl. Brabant.
Débet 238 fl Brabant.
Débet 375 fi. Brabant.
Débet 2000 fl. Brabant.
Débet 120 fl.
Macles de hondiing est un maonouriy qui demeur d^ns une maison louez.
Peter Cornelis. Idem.
Jean Reding est un brasseur; il at sa maison.
Denis» tecberon est un techeron, demeur en sa maison.
Matbias GKzIng est un paure tescberons, réside dans sa maison.
Henri Calmus est un tescberons, réside dans sa maison.
Nicolas Renter est un paure chartier, réside dans sa maison, at 2 cheual.
Michel Hagen est un boulangier, réside en sa maison.
Sondag Hagen est un paure cordonnier, réside en une demi-maison.
Hanz Hector est un paure estropié monusier, réside dans une maison louez.
Nicolas Hoster vend de la bicrre, réside en sa maison.
Michel Barnicb est un manouvriycr, réside dans une maison louez.
Nicolas Eischen est un boulanger, réside en sa maison.
Henri Bamich est un peltier, réside en sa maison.
Jean Pratz est un tailleur, réside en sa maison.
André Harling est un cordonnier, réside en sa maison.
Guillaume Machonnalle vend du ving, réside dans une maison louez.
Christophe Dann est un paure sellier estropié, réside dans une maison louez.
Googh
Débet 16H)0.
DebetiaoOfLBnibant.
Débet 480 fl. Brabant.
Débet 534 fl. Brabant.
Débet 180 fl.Bnbant.
Débet 8\ fl. Brabant.
Débet 150 fl. Brabant.
Débet a Teocontre 75 fl.
Brabant.
Débet gr75fl.
Débet 150 fl.
Débet 100 fl. Brabant.
Débet 300 fl. Brabant.
Débet 600 fl.
DebelâOOfl.
Débet 250 fl. Brabant.
Débet 100 fl.
Débet 1200 fl.
DebetaoSfl. Brabant.
Débet 560.
Débet 1900 fl.
Débet 100 fl. Brabant.
Débet 450 fl.
Débet 450 fl.
Débet 204 fl.
Débet 250 fl. Brabant.
Debet750fl. Brabant.
Bernard Cronen vend du ving, réside dans sa maison.
Miche! Sasses est un cordonnier, réside en sa maison.
Didier Claus est un cordonnier, réside en sa maison.
Jean Nidert est un paure marischal, demeur dans une maison louez.
Gille Schmit est un marischal, réside dans sa maison.
André Toulic est un pnure estropiez, réside dans une maison louez.
François Wagener est un paure Rouyer, demeur dans une demy maison.
Nicolas bouchier est un bourbier, réside dans sa maison.
Nicolas Nerenhaus est un serurier, réside dans sa maison.
Hanz Heinrich est un paure serrurier, réside dans su maison. •
Claude Reuter est un paure manouyrie, réside danb sa pettitte maison.
Jacob Barnich, Idem, réside dans sa maison.
Nicolas Reding est un zonyinr, réside dans sa maison.
La veffue Kurt tient hottellerie, réside dans sa maison, at 3 cheval.
Peter Wilz vend du ving, réside dans sa mnison.
Georg GilsloiTest un paure cordonnier, demeur dans une maison louez.
Valentin Âltenhoven vend de la bierre, réside d!ins sa maison.
Nicolas Krûer est un gorlio, demeure dans une maison louez.
Valentin Pralz est un mercier, réside dans sa maison.
Paules Schlenmer est un tuari»chal, réside d;ms s» maison.
Jean Hollenstein est un paure bresseur, réside d:ins la moitié d'une maison.
Peter Pirel est un mercier, réside ilans sa maison.
Peter Claûs est un cordonnier, demeur dans une maison louez.
Nicolas Schwailz esl un drappier, réside dans sa maison.
Jean Birenbuum vend de la bierre, réside dans sa maison.
Louys Pauly esl un paticier, demeur dans un logistlourz.
Jean Ebinger est un paure roannouvrire, réside dans une pettitte maison, al un cheval.
Friderich Pillgen est un marischal, réside dans sa maison.
Débet 400 fl. Brabant.
Débet 280 fl.
Débet 700 fl.
Débet 480 fl. Brabant.
HISTOIRE D'ARLOM.
Peter Girsch est un chartier, réside dans une demy maison et a 2 chevaux.
Peter Wilz le jeusne, vend bierre, demeure dans une maison louez.
Peter Has est un paure hoe, réside dans sa peltitte maison.
Sondagh Eischen est un cordonnier, réside dans sa pettitte maison.
La veffue Peter Betling (sans trafiicq) réside dans sa pettitte maison.
Peter Schniit est un serrurier, demeur dans un logist louez.
Wulfert Walzing est un manouvrie, réside dans sa maison, at un cheval.
Jean Speder vend bierre, réside dans sa maison.
La veffue Henri Reuter (sans trafiicq) demeure dans uu logist louez.
Nicolas Feusch vend bierre, demeure dans une maison louez.
Jacob Ueuschling est un serrurier, demeure dans une maison louez
Nicolas Bebing vend ving et bierre, demeur dans une maison louez.
Débet a rencontre 406 Michel bouchier est un bouchier, demeur dans une maison
n. Brabant. ,
louez.
Débet 405 fl.
Dcbot 75 fl.
Débet 96 fl. Brabant.
Débet 250 fl. Brabant.
Débet 45 fl. Brabant.
Débet 90 fl.
Débet 900 fl. Brabant.
Débet 84 fl. Brabant.
Débet 300 fl.
Dtibet 200 fl. Brabant.
Dobet 200 fl. Brabant.
Débet 100 fl.
Débet 300 fl.
Débet 375 fl. Brabant.
Débet 312 fl. Brabant.
Débet 450 fl. Brabant.
Débet 240 fl. Brabant.
Débet 150 fl.
Débet 50 fl. Brabant.
Débet 750 fl. Brabant.
Peter Greimling vend ving et bierre^ roside dans sa maison*
André Toulie est un paure tontië, réside dans sa pettitte maison.
Peler Tinting est un paure boulangier. Idem.
Jacob Metzig est un cordonnier. Idem.
Nicolas Kaiffleisch Idem.
Nicolas Feltz est un d^apier. Idem.
Jean Didier est un masson. Idem.
Carel Bock est un bouchier demeur a une maison louez.
Nicolas Hanz est un recaillons, demeur dans une maison louez.
Peter Olig le vieux est un boulangier, réside en sa maison.
Wilhem Potty est un poltier, réside dans sa maison.
Jean Guillaume est un tirreux de minnes, demeur dans une maison louez, at un cheval.
Henri Tibessart est un tescherons, réside en sa maison.
Googh
Débet 100 (1.
Débet eo fl.
Débet 1060(1.
Débet SO n.
Débet 96 0.
Débet 97 fl.
Débet ISSfl.Bnbant.
Débet 45 fl.Brabant.
Débet 200 fLBrabant.
Débet 2W0.
Débet 350 fl Débet 150 fl.
Débet 76 fl.Brabaut.
Débet 54 fl. Brabant.
Débet 36 fl.
Débet 300 fl.
Débet 72 fl. Brabant.
Débet 200 fl.
Débet 150 fl.
Débet ttO fl.
Débet 64 fl. Brabant.
Débet a rencontre 40S fl.
Brabant
Débet 175 fl. Brabant.
Débet 60 fl. Brabant.
Débet 600 fl. Brabant.
Hdoibta rencontre 240 fl. Brabaai.
Gaspar Schreîner est un monnssié, réside en sa peltilte maison.
Barlel Eischen est un tescherons.demeur dans une maison louez.
Nicolas Leffliug est un bresscur, réside en sa maison.
Hanz Sibenboren esl nu mannonvrie, réside en sa pettitlc maison.
Michel Leineweber est un teschï'ron, demeur dans une maison louez.
Nicolas Toulie est un tonlie, réside en sa maison.
Glas Seling est un chartier avecq un cheval, réside en sa maison, at un cheval.
SlefTen Girsch est un chartier avecq 2 cheval, réside en su petlitte maison, al 2 chevaux.
ClasFrassem est. un paure chartier, demeur en uuc maison louez, at 2 chevaux qui ne sont a luy.
Nicolas Tontling est un tailleur, ref^ide en sa maison.
Michel Schwartz est un drapier, réside en sa maison.
Conrard Staudt mène une bouricq. Idem.
Henri Kremer est un poltier de terre. Idem.
Wiihem Steinmetzer esl un masson. Idem.
Peter Bous esl un tailleur. Idem.
Weirich Didmhoven esl un drappior. Idem.
Jean Waty est un mannouvrie, réside en sa maison.
Jean Wilz. Idem.
Peter Sloul esl un paure esiropié nollairc, demeur dans une maison louez.
Peter Olig est un chartier avccq 2 chevaux, resid î a sa maison.
Jean Mersch est un tonlié, demeur dans une maison louez.
Henri Didemberg est un mannonvrie. réside en sa maison.
Nihs Leyer est un paure teschcron, demeur dans une maison louez.
Glas Melzler est un bouehier, demeur dans une maison loué^.
Nicolas Rompes est un (!^lropic mannouvrie, réside dans sa petlitte ^^aison.
Arnold Ueding est un tescheron. Idem.
Glas de Altenhoven est paure chartier. Idem at un cheval.
Philippe Ninwmetzmer est bouehier, demeur en unedemy maison.
DebeOOOn.
Debdt 300 fl. Brabant.
Débet f)0 A. Brabant.
Débet 1680 n.
Dtîbet 45 n.
Débet 307 n.
Il doibt a rencontre 187
n. de Brabant.
Débet 450 fl.
Débet 450 fl. Brabant.
Il doibt 360 fl. Brabant.
Débet iOOfl Brabant.
Débet 300 fl.
Débet 540 fl. Brabant.
Débet 000 fl.
Débet 100 fl.
Débet 25 fl.
Débet 400 fl.
Débet 3(10 fl.
hebet8(K)n.
Débet 75 H.
DebuliaJIl.
Débet 100 n. Débet 129 fl. Brabant.
Débet 100 n.
Débet ',VX) n. Oiabant.
Débet 30 fl. Brabant.
Adam Martin, un tirreux de minncs, réside en sa maison, at un cheval.
François de Musson un tescberon, deineur en une maison louez.
Michel Susses est un cordonnier, i^esideen sa maison. Gorg Richt est un paure cordonnier, réside en sa maiso». Jean Pieircl vend ving et bierre, réside en sa maison. Jean Lanipach est un paure tailleur. Idem. Nicolas Hilman vend ving et bierre, demeurdans une maison louez.
Nicolas bouchier csl un bonchier, réside en sa maison. Jean Richt est un paure cordonnier, réside en sa maison. Peter Eischen mesne un bouricg. Idem.
Gabriel bouchier est un bouchier, réside dans sa maison. La veffue Jean Everling (sans trafficg) Idem. Bernard Kerschen est un cordonnier, idem. Tante Françoisse est un aveugle h^e, demeur dans un iogist louez.
Henri Noble est un laboureur, réside en sa maison et al 3 chevaux.
Peter Everling est fermier du tonlieu. Idem. Evrard Jasses, un paure estroppie. Idem. Denis Schweich est un tailleur, demeur dans une maison louez.
La Veffue Schwartz sans trafficg, réside en sa maison. La Veffue Menz idem. Idem.
Malhis Schwebach est un tailleur. Idem.
Michel VVillz est un drappier, demeur dans une maison louez.
Lorens Sterpenich est un tailleur, demeur dans une deiiiy maison.
VVilhcm Beckrich est un mannouvric, réside en sa maison. Henri Eschet est un mercier, réside a sa maison. Paul Petit est un paure estropie. Idem. Peter Girsch est un cordonnier. Idem.
Nicolas Steinmetzer est un masson. Idem. Gaspar Kûffer est un toulie. Idem.
La Veffue Jean Kuffer sans trafficg. Idem. Lambert Lambe, un cordonnier. Idem.
Jean Bechrich est un thesserons, demeur dans une maison louez.
Googh
Débet 900 n.
Débet 300 n. Brabant.
rH?bel i50 n.
Débet 77 fl.
Débet 750 fl.
Débet 175 fl. Brabant.
Débet 1:30 fl.
Débet 2&0n.
Débet 500 n.
Débet 120 fl. Brabant.
Débet 750 fl.
Débet 180J fl. Brabant.
Débet 300 n.
Débet 900 f I.
Sondag Scbwariz est un pel'iicr, réside en sa maison. Michel Waltzing est un cordonnier. Idem. Nicolas Renier csl un tailleur. Mcn).
Jean André est un tailleur, demeur dans une maison louez. Peter Wiltz est un drappicr, réside en sa maison. Henri Letty est un cordonnier. Idem.
Nicolas Barnich, un recaillon. Idem.
Jean Lambe est un cordonnier, réside en sa maison. Peter Ventnor, un boulangier. Idem.
Peter Schweitzer est un paure chartier. Idem, at un cheval. Jean Beckrich esi un cordonnier. Idem.
Mathis Keispelt vend bîerre. Idem.
Nicioss Harlings est un cordonnier. Idem. La YelTue George Becker, sans trafficg. Idem. Pierre Piilot est un mercier réfugie. Demeur dans une maison louez.
Les bourgois forains d^Oberelter.
Débet 450 n. Theisscu Glas al A chevaux, 3 vaches. Sa maison ruyne par
les soldats.
Nilis Peter. 2 chevaux, 2 vaches. Idem et nat pas de pains a menger.
Jean Staudt at 3 chevaux appartenant au sergant mayor Roux, et nat autre chose. Se veult absenter.
Teisein Bitgen est un paure mannoury et nat aucuns chev:)ux, ny bestiaux et une hobette.
Le grand Glass est un paure mannoury et nat aucuns chevaux ny bestiaux et une hobette.
Georges Jean at 3 chevaux, 3 vaches, sa maison ruyne par les soldats.
En oaltre les charges y oppose les dits subjects doibvent anouellement neuf malders de grains, rentes fonciers k l'abaye de Mariendal et aultres cloistres et seigneories qui monte plus que leurs biens vaillent
Un bourgois forain demeurant au village Del.
Glas Kriîer a une demy charut, at sa propre maison et i vaches.
A Hondlange il ny at plus personne qui soit bourgois forain» a cause que les maisons sont tous ruyne.
Débet 350 n.
Débet 300 n.
Débet 240 fl.
Débet 50 fl.
Debet2 Ofl.
T4 mSTOIHB d'arlok.
SensnyccfU les bow^ois gui sont morts drpuisVan 1656 et de ceux qui sont retirre hors de eeste ville et auUres qui i,oni mis au serviu coe sensuit,
I. Glas Lambe s*est relirre en loraine depuis ic 17 juillet 1658. ^2, La VefTuc Jean VVelter est mort le 17 septembre IG57.