‹ Histoire d'ArlonChapitre 7 sur 139 · Tiri Obnon, prestre · texte numérisé non relu

Tiri Obnon, prestre

Spécification des dettes que la ville d'Arlon doibt coe sensuit.

Premièrement la ville doibt une soe de trois mille cinq cent florins de Brabant, de quoy la ville en pay annuellement l'interresty portante par chaque année deux cent dix neuf florins, ergo le capital est de. fl. 3500

Item la ville doibt a Madame Moustie mille paltacons fl. 34(>0

Item la ville doibt a feu le maislre de forge Magottaux mille paltacons fl. 2400

fl. 8300

76 UlftTÛMib d'ahlon.

llem la ville fourny anaueliement aux soldais dans les corps de guardepour des chandelles une somme de cent vingt florins. . . < fl. lîO

llem en lunne i657 tous les grains a leniour de la ville ont este coupe sans antcunnc rrserue, et en oultre en lad. anne Mons le sergant roayorde batlaille Bascourt ni faicl enleuer aux bourgois deux cent et cinquante sept maldre de grains, pour Tentretien de la guarnison et la gendarmerie qui estoient campé deuantceste ville, desquels grains Ion nat rien retirre. Mont en argent a i5fl la mesur en tout i927fi. iOs.

Signé P. Longlly justicier. Biuers, Gronloy, Gnef, W. Beyer, J. Rumlîng, M. Hans, N. Schweilzer, Peler Kilzinger. Avec paraphes.

AduerltssemenL

Messeigncurs les Depnlle a la reueue des dénombrement des feu em la province de Luxembourg, sont 1res humblement supplie de considérer qu'au dernier dénombrement des feu ils ont este noUablement enscharge, eoe il est clarrcment a voire par icelluy et en oultre les charges cy après spécifie.

Premièrement que la ville d'Arlon est fronlier, en but aux passages et repassages journaliers en grands frais^ entretenant guarnison ordinaire tant en esle que hyuer.

Secondement que la ville pay annuellement pour contribulÂoos aux ennemis a Sedan la soe de mille pnttacons.

Ticrcemenl que Ton donne annuellement au Gouuerneur pour soa logement et scruice deux cent cl dix paltacons.

Qualriesme que tous les bourgois sont par semaine oblieye à la guarde, conforme les soldats, oultre le grand logement qu'ilz ont byver et esté.

Cinquiesme. La plus parte des maisons inserre dans oeste pntle liste» aont tellement arrentées aux seigneurs d'aux enuirons plus qu'ilz ne vaittent.

Sixiesme^Les debtes a la marge de cesle liste y apposez qui me^leot a «ne nottable soe, sont dheue a Lîege, Malmedy, Stauelo* Luxembourg ei ailleurs.

Sestiesme. Ne se faict aulcune mention des bestiaHx dans eesie Ksie, veu que l'on nen tirre aulcun prouffit coe au village, daultant que Ton est oblige dacepter le fourage pour les nourir, consistant environ cent et ^iusiure vingt bestes a cornes, appartenant aux bougois coltisables.

Signé P. Longlly, justicier, W. Beyer. J. Kumiing. Aves paraphes.

A la fin de 1658^ la population d'Arlon était ainsi partagée :

Chefs de ménage exerçant une profession iSO

Idem sans profession 46

Idem privilégiés 41

Googh

LA P0PDLA110N.

Les dettes des 130 che& de ménage exerçant une profession, un métier, s'élefaient à 53,396 florins de Brabant. Le florin de Brabant étant évalué à i<B5, la dette calculée en francs s'élèvera h 88,t03 frs. 40 c. En t658, la valeur de l'argent était de trois à quatre fois celle de notre époque. En monnaie actuelle, la dette de 1058 serait de 352,413 frs. 60 c. Les créanciers résidaient principalèsent à Liège, i Malmédy, à Stavelot et à Luxembourg.

Les dettes étaient enflées pour le besoin de la cause, on le comprend^ car on espérait obtenir un dégrèvement des charges publiques ; cependant ces dettes ne pouvaient être au-dessous de 250,000 frs.

Quelles sont les dettes des 1429 ménages actuels de la ville d'Arlon? Le commerce et l'industrie vivent en partie de crédit ; il existe, dans la vie intérieure des fiimilles, plus de bien-être, plus de luxe. Il y a un passif courant qui, avec le temps, finit par se combler, sauf les accidents et les mécomptes, ttael est ce passif? Est-il plus fort ou plus faible que celui de 1658? C'est une qoestion délicate à résoudre, parce qu'il faudrait soulever le voile qui couvre la vie intime. Nous nous en garderons. Cependant, combien de familles ne marchent-elles pas vers la ruine, à cause de la simple ambition de pabaItbb !

La dette de la communauté n'était, en 1658, que de 8300 patacons. Nous sommes en progrès : depuis 1830, la ville d'Arlon a emprunté successivement 150 et 100 mille francs qui seront remboursés dans quelques années, et elle ne sera plus débitrice que du montant de deux autres emprunts s'élevant ensemble à 70,000 frs. : mais combien d'améliorations obtenues au profit de la communauté.

Plusieurs des familles arlonnaises d'aujourd'hui peuvent retrouver leurs ayeux dans la liste de 1658; néanmoins, beaucoup de noms sont disparus : est-ce extinction totale des familles ou émigration pour s'établir ailleura?

Population en il09.

On rencontre dans les Manuseiçjfs de Pierrei (Archives de Luxembourg), un travail intitulé Popuhtion des paroisiis en 1709, avec Tindication des paroisses oa localités et le nombre de feux ou de familles pour chaque paroisse et localité. Je mentionne quelques-unes de ces paroisses ou endroits avec le nombre des feux ; ceux-ci multipliés par 4, indiquent à peu près la population à cette ipoque.

Nombre de foox

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Bastogne

Laroche

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