‹ Histoire d'ArlonChapitre 8 sur 139 · IBO · texte numérisé non relu

IBO

Virton

il5

Marche

Hooffalize

Chiny

Neurchâteau

Qoo^<z

Canton d^Arlon.

Canlon de FlorenviUe.

Sterpenich

Izel

Tœrnicta

Rossignol

Tbiaumont

Jamoigne

Freyiange

Chassepierre

Keinstert

Ste-Céciie

Elcherot

FlorenviUe

Attert

Muno

Vil!er8-d>-0rval

Canton de Meuancy.

Canlon de Fauvillers.

Meix-Ie-Tige Rachecourt

Martelange

Halanzy Gaerlaoge

Wilry

Straincbamps

Warnacb

Habergy

Fauvillers

Messancy Sélange

Ebly Senlez

Hondelange

Bercbeux

Canton de VirUm.

Canton de PalJMitJ.

Cbâtiilon

Cugnon

Musson

Mortehan

SULéger

Herbeumont

Torgny

Bertrix

St-Mard

Meix-d*~Virton

Canton de St-Hubert.

Ettae et Beimont 32

Robelmont

Cbevigny Ste-larit 82 X 4 = Id. Ik-Piem 116

Canton d'Étoile.

Vesqueville

Ocbamps

Anlier

Villance

Hactay

LIbin

Vance

Maissin

Tintigny

Hatrival

ËlaUe

Remagne

Ste-Marie

Rondu

Canton de WelUn.

Mabompré

Wardin

Wellin

Traosinnes

Canton de Houffalize.

Redu

Daverdisse

OloiDont

Wibrin

Canton de Sibret.

Cberain

Rettigny

Hoomont

Longviily

Hompré

Sommerain

Amberloop

Gouvy

Assenois

Bibain

Roumont

Bœur

Louville

Mont et Dinez

Sibret

Taverneux

Tillet

Tailles

Flamierge

Tavigny

Givry

Limerlc

Givroul

Morbet

Canton de Marche.

Nives

llechrival

Humain On

KeiDoiville

Mande-Ste-Maric

Roi et Bande

laJeJt-EdeiM

Waha St-Marlin

Rosières

Waha St-Etienne 30

Melreux

Canton de Neufchdteau.

Canton de Laroche.

Orgeo

Léglise

Cbamplon

Cens

Canton de

' Bastogne.

Erneuville

Ortho

Noville

Vecmont

Racbamps

Docbamps

Vellereux

Marcourt

Villers-ia-b.-eau

Halleax

Bertogne

Reo^ni St^llne

Bras

Sanirée

Compogne

Tenneville

Longchamps

Hives

HISTOIRE D'ABLOM.

Canton de VieUalm.

Enneilles

Graodban

Salm 300 X ^ =

My

Bovigny 62

Izier

ArbrefonUine 58

Tohogne

Wéris

Canton de Nassogne.

Canton d'Érizie.

Masbonrg 60 X ^ =

Nassogne 205

Grandmenil

Heyd

Canlon de Durbuy.

Jupille

Jusaine

Barvaux 60 X '^

Ny

Beffe 6^

Soy

Bornai iOO

Amonines

Borlon 60

TiUen^(ertra4e

Durbuy 79

Malemprez

Les habiialions.

J'ai décrit les misères des populations luxembourgeoises pendant des siècles, misères qui n'ont cessé que depuis environ quatre-vingts années; quelles pouvaient être les habitations d'êtres aussi infortunés» accablés de tous les fléaux, n'ayant pour ainsi dire rien à eux? Il n'en reste aucune description, mais on peut se les figurer.

Aujourd'hui, en parcourant les villages du Sud de la province, on aperçoit des habitations solidement construites, bien aménagées, où l'espace ne manque pas aux chambres. C'est là que demeurent des privilégiés, dont l'aisance ne remonte pas bien haut, datant seulement des lois qui ont émancipé les per* sonnes et les propriétés, qui ont fait les hommes égaux devant la loi et le travail.

Cet heureux aspect de nos villages est-il le même partout, par exemple, dans le Nord du Luxembourg, au milieu de nos Ardennes ? L'est-îl surtout et en général pour nos classes ouvrières agricoles?

On peut lire ce qui suit dans un rapport de la commission médicale pro« vinciale du Luxembourg de l'année i868, rendant compte des épidémies qui, à cette époque, avaient désolé la province :

c II est des localités qui sont en quelque sorte fatalement vouées à être périodiquement visitées par toute espèce d'épidémie ; ce sont celles qui sedistingent

Googh

par ragglomération des habitations, rencorobremeni des familles dans chacune d'elles, par Tabsence de propreté et de renouvellement d'air, par Taccaoïulation de fumiers et d'ordures sur le iseuil des maisons, par les eaux croupissantes contenant des matières animales ou végétales en décomposition, par le mauvais état des chemins, celles dont les habitants ne séjournent que dans des chambres humides d'un rez-de-chaussée, reposant sur la terre à un niveau souvent inférieur à celui du chemin et qui souffrent la plus horrible misère, i

c Borlon, composéde67 feux, est situé sur une pente d*un terrain schisteux iaclinéeau Nord-Ouest. Sa population est de ^00 habitants environ. La routo de Barvaux à Huy traverse la localité dans la plus grande partie de son étendue.

« A part le presbytère, la maison d'école et celle d'un fermier, les 64 autres demeures ne sont que de pauvres et chétives chaumières invariablement composées d'une petite cuisine et d'une petite chambre basse au rez-de-chaussée, à peine éclairée, chambre dans laquelle on prépare sur un poêle en fonte l.'s aliments pour gens et bétes, et dans laquelle père, mère et enfants mangent, boivent et logent en hiver.

c C'est la misère sous ses plus hideux aspects, contrastant avec l'aisance des villages voisins de la province de Liège, dont le sol, à dire vrai, est infiniment meilleur, sans que les habitants soient plus sobres ou plus laborieux.

c Cette population, mal logée, mal nourrie, mal vêtue, s'adonne presque exclusivement à !a culture de quelques morceaux de terrains communaux; cette culture est dévolue aux femmes et aux enfants. Les hommes travaillent comme journaliers dans les fermes des environs, i

c Le village de Grandmenil, traversé par la route de Hotton à Manhay, se compose de 58 habitations rangées sur deux lignes qui se coupent perpendiculairement. Elles sont presque toutes construites en pierres de grès et couvertes en ardoises. Les intervalles q.ui les séparent sont de dix à trente mètres. Toutes sont basses, n'ont qu'un rez-de-chaussée et sont d'une malpropreté iatérieure réellement repoussante. Il y a peu d'exceptions. Partout, des fumiers et des mares stagnantes sur le seuil des habitations, dont l'accès est rendu difficile par les accumulations d'ordures de toute espèce ; partout aussi, une porte de communication entre la pièce unique où la famille mange, boit et dort et l'écurie qui y touche et dont on respire sans cesse les émanations ; peu de lumière et pas d'air par la petite croisée qu'on n'ouvre jamais ; un poêle en fonte au milieu de la chambre sur lequel on prépare les aliments: telles sont, à peu d'exceptions près, les habitations de cette partie ardennaise du Luxomboarg. >

Cette misérable condition des classes ouvrières chez nous est-elle une exception pour quelques parties de la province? 11 ne faut pas se faire d'illusion : elle se rencontre à peu près partout. En voici la preuve.

Extrail (f tin discours prononcé par M. h Gouverneur^ le 2 juillet i87i, à Fouverlure de la session ordinaire du Conseil provincial du Luxembourg.

€ Nombre total d'habitations 41 ,800

Les constructions agricoles consacrées à l'élève du bétail sont de 93 sur 100 et établies en conséquence de cette destination.

Ces habitations sont distribuées en 630 groupes généralement fort petits et éparpillés.

Pour la province i habitation sur 10 hectares.

Arrondissements de Marche 1 » 12 >

de Neufchilteau 1 > 12 i

de Bastogne i i 16 i (1)

c Cet éparpillement agit sur Tétat sanitaire des habitations et des habitants.

c Dans le Luxembourg, en moyenne, 100 maisons habitées renferment 493 habitants. Plus de 500 ailleurs dans le pays.

c Sur 41 ,800 habitations, il y en a 25,000 rangées dans les dernières classes du cadastre. Sur ces 25,000 maisons, il y en a 3400 avec une seule pièce, les autres habitations ont deux places, quelques-unes avec un grenier, rarement trois pièces.

c Sur les 630 groupes d'habitations delà province, il y en a 280 on le nombre moyen d'habitants par maison est de 5 et au-dessus.

18,515 maisons abritent plus de 5 personnes, savoir : 82 maisons 10 habitants et plus

C Pour 8000 de ces maisons, le nombre des habitants est une cause d'Insalubrité.

c Quelle peut être la situation des habitations des classes inférieures dans le Luxembourg ?

( i ) Sur la même superficie de terrain où

l'on trouve dans

le Luxe

mbou

g maisons

il yen a, dans le

Limbourg

if)

dans la province

de Namur

Anvers

Liège

Flandre occidentale

Brabant

Hainaut

Flandre oriental^

c Presque partoat, la construction dos habitations des dernières classes est exécutée dans les plus mauvaises conditions. Ici, on se sert de matériaux de rebut ; là, tout le bâtiment est de torchis. — Des murailles récrépies sont un luxe presque inconnu. — Ces cabanes sont couvertes en chaume pour la plu* part; quelquefois même le toit est en gazons; rarement on voit des toits en ardoises. — Souvent, les constructions destinées aux classes inférieures sont assises beaucoup trop bas. — Ailleurs, ces chétives demeures sont en partie enfoncées dans le sol : ce sont des huttes du plus misérable aspect, et Ton en découvre en assez grand nombre, dans six ou sept de nos cantons. Il y a plusieurs de nos villages où sur 100 habitations, on en compte au moins 20 dans ce cas. — Partout le grand vice de ces demeures est leur peu d'élévation. Il n'est pas rare de rencontrer des chaumières à une seule pièce n'ayant que S mètres de hauteur. Jamais, dans ce genre de maisons, l'élévation ne dépasse 2 mètres 50 centimètres. L'aérage est généralement détestable ; les ouvertures des portes et des fenêtres sont insuffisantes ; dans une foule de ces cabanes les châssis des fenêtres ne sont pas mobiles. — U est tout aussi commun de Irouver des habitations où la porte d'entrée sert à la fois pour la famille et pour le bétail, l'étable étant établie sous le même toit que l'habitation et à peine séparée de celle-ci par des cloisons mal jointes. — Dans tous les cantons, on voit des maisons qui n'ont pas de cheminées, la fumée du foyer n'ayant pas d'autre issue que la porte.

c La réforme des habitations de nos^classes ouvrières est indispensable.

c Pour le travail agricole, il faut plus d'espace destiné à l'outillage de la culture.

( L'emploi des machines diminue le travail manuel agricole ; il faut le remplacer par quelque travail industriel ù exercer dans la famille, ce qui exige une demeure sufQsamment spacieuse.

c Et puis, ce qui domine, c'est le perfectionnement moral de l'habitant.

.€ Dans les insalubres demeures habitées par une notable partie de notre population, il y a peu de place pour le développement de l'éducation ; nulle ressource pour le respect de soi, pour cette honnêteté extérieure qui s'appelle la décence, en un mot, pour la pureté des mœurs.

« Au milieu de toutes ces misères, ce qu'il y a particulièrement de pénible, c'est que ce sont précisément les familles les plus nombreuses qui ont les logeroents les plus resserrés. Qu'on se figure une famille où le père, la mère, les enfants, par fois le grand-père, ou la grand-mère végtèent tous ensemble en UD seul réduit de quelques mètres carrés, où s'accomplissent tous les actes de leur existence, où naissent les uns, où les autres meurent, et l'on comprendra ce qu'il y a de dénuement et de souffrances dans cet entassement meurtrier.»

Je constate des faits officiers : Quels tableaux ! La situation est navrante ; estce une riaison pour n'en rien dire? A quoi le silence servirait-il? On doit la

Qoo^<z

84 BISTOIIIB D'aBLON.

vérité à ceux qui dirigent la société. Quels remèdes pourrait-on apporter i des maux aussi déplorables? Faut-il les espérer du temps ou bien d'une intenrention puissante du Gouyernement ?

Renseignements sur Vexislence des Juifs dans le pays de Luxembourg antérieurement à Voccupation française en 1795.

Il parait que de très-ancienne date, des Juifs habitaient Luxembourg» car Bertels dit : (H. L. page 117) que la porte de Luxembourg vers l'occident a le nom vulgaire de Judenpferty parce que, dans ce lieu, existait jadis un cimetière pour les juifs.

Plus tard, il paraît que les juifs n'ont pins été soufferts à demeure fixe daos le pays de Luxembourg où Ton professait exclusivement la religion catholique, apostolique et romaine, mais que l'on tolérait leur présence momentanée daos le pays, pour fréquenter les foires et pour trafiquer. Cependant pour restreindre même le nombre de ceux-ci, on les astreignit au payement d'un droit de 3 sols Va et de 4 sois, à leur entrée dans la province vers la France et vers Trêves, et à leur passage sur certains ponts et à l'entrée de la ville de Luxembourg, où il existait des péages sur les marchandises, sur les denrées et les bestiaux. Ils étaient d'ailleurs subordonnés aux ordonnances très-sévères contre les banqueroutiers, les receleurs, les gens sans aveu, les mendiants et vagabonds, les fraudeurs, les voleurs, etc. Il étaient, pour ainsi dire, placés hors la loi (I).

C'est après la prise du pays par les armées françaises que quelques familles Juives sont venuesde Thîonville et de Metz s'établir à Luxembourg. Leur nombre n'était pas bien considérable, car, en i808, la populationjuive qui existait dans la dite ville (il n'y en avait point dans aucune des autres localités du département des forêts) s'élevait seulement à 75 âmes.

C'est depuis i808, que des familles juives sont venues habiter la ville d'Àrlon. De 61 qu'ils étaient en 186i, ils sont 150 en 1872^ avec une synagogue.

ERRATUM. A la page 64 ligne 2, lisez ; Baenrait (Bonnert) 24 feux, 84 habltanU; en 1871, 565.

(i) Voici deux faîu k noter à Tappui de ce qiïi précède :

Perception sur les juifs du droit dit de Ifaui conduit (InyfeniBire âea archives de TEtat a Ârlon, série A, n® 3796%

Suppression du droit de 3 !/^ sols auquel les juifs étaient, assujettis en voulant entrer dans le pays. Au III (Inventaire des aixhives de TÉtatâ Arlon, série G, n? aSSjé

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