‹ histoire d'ecosseChapitre 13 sur 86 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

M&lcolm IV. — Ga!llatime-Ie~T.ion; sft captitité. -^ TrUié de Félaite; Alehard l*^ l*Ébrog«« ^ Moii tl «ik ractér» do C uillaume. ~ Alauiadre Ik m morU

Malcolm IV j &gé de douze ai^, succéda» eu 1153, à son^pxcelleat aïeul » David I«r ; prince d'origioe celtique, et appelé qu'il était à régner sur des sujets la plupart Celtes , il fut couronné à Scone avec les céréoionies particulières à la r^ce des $cots Irlandais. Conformément à leurs anciennes coutumes , on le plaça sur une pierre en quelque sorte consacrée qu'on réservait 4 ce soleanel usage , et que Fergus , fils d'£ric , avait apportée exprès d'Irlande. Un banle Irlando-Ecossais , ou né dans les Higblands, â'avauQa aussi , et chanta au peuple assemblé un poème gaélique , contenant l'énumérationdesancâtres du jeune roi depuis le règne de ce même Fergus, fondateur de la dynastie ^ Ce poème, qui nous est heureusement parvena , ne doit pas être considéré seu"^ lementcomn^e une de ces odes écrites par Gibber ^ pour lesgrands jours; au contraire, il fut un exposé) fait de par le roi k la nation , duroyal lignage en vertu duquel il réclamait son obéissance, et se trouve asse^ exactement conforme à d'autres maigres documents sur le môme sujet , pour que les antiquaires modernes qui veulent prendre la peine de les coUationner, puissent établir une liste régulière de ces barbares rois ou roitelets de la race dalriar dique.

Sous le règne de Malcolm TV > les seigneurs des ties Hébrides , qui étaient en état d'indépendance , et reconnaissaient â peine être tenus , même nominalement , de fidélité envers la cou* ronne d'Ecosse pu celle de Norwège , quoique ces deux contrées y prétendissent , commencèrent à exercer , le long des côtes occidentales de la première , de graves brigandages que leurs gale-

1 Le barde celte était ordinairement seannechie ou généalogiste, et en de nombf enseft circonstances déployait son talent par le récit de généalogies versifiées. Il existe, sous le nom de THowlat, un poème burlesque où un de ces bardes est ridiculisé, et qui date du règne de Jacques II, car on cessa dès lofs de respecter les honimes de cette profession^ du moins dans les basses terres.-* Voyez Péditiou BannaUque de cet ancien poème, v. s.

a Collet Cibber, auteur dramatique anglais, mort en 1767, poète lauréat du roi Georges IL C'était un écrÎYain médiocre dont Pope a lait le héros de sa Dundade^

GHAFIYUir. «

gts légèroBeitt armées , ou hirUnê , et leurs habitudes de piraterie lem* rendaîeDl fort aisés. Somerled était à cette époque seigneur 4qs ttes, et coBunandait souveot de telles expéditioos. Une paix fut faite en I153avec ce cbefturbulent; maison 1163, dix années jdus tord» il reprit les armes et fut tué dans une descente qu'il ienta à Renfren,

Les relations de Malcolm avec Henri d'Angleterre furent bien plus imp<»rtantes. Ge Henri , deuxième du nom, avait juré , en 1149 , que si jamais la couronne anglaise lui était dévolue , il BEiettrait le roi d'Ecosse en possession de Carlisle et de tout le pays situé entre la Tweed et la Tyne; mais , une fois sûrement établi sur le trône , au lieu de remplir sa promesse , il tâcha d'enlever à Maloolm les territoires dont il était encore possesseur dans les oomtés septentrionaux , oubliant ainsi les obligations qu'il devait à son grand-onde JDavid et sa parenté avec le jeune roi , petit-fils du même prince. La jeunesse et l'inexpérience de Mal- -colm paraissent avoir été , en cette occasion y circonvenues par l'habileté de Henri , qui était en outre , sous le rapport de la puissance , infininaent supérieur au monarque écossais. Il semhlerait même que le souverain d'Angleterre edt pris sur son parent une ioflMence personnelle dont les sujets de cdui-ci avaient Beu d'être jaloux. Malcolm céda à Henri tous ses domaines tant du Cumberland que du Northumberland \ et pour peu qu'on réfléchisse que son grand-père David n'était pas parvenu à les pos* séder d'une manière sûre, alors môme qu'on était distrait par les guerres civiles d'Etienne et de Mathilde, il faudra avouer que son descendant^ face à face avec Henri II qui était dans la plénitude d'un pouvoir incontesté,avait peu de chance d'en venir à un meil* leur résultat. Il lui rendit encore hommage pour le Lothian, et ce, au grand scandale.des historiens écossais, qui, s'imaginant que cet acte de Malcolm préjugea la question de l'indépendance écossaise» sont fort disposés à croire que le Lothiau pour lequel hommage fut rendu à Leeds, ou en quelque autre lieu, diffère du Lothian véritable,qo'ilsregardaient comme une partie originaire de l'Ecosse* Maîa cette croyance leur vient d'avoir conçu l'opinion absolument fausse que le Lothian conservait encore, au temps de Malcolm IV , le caractère qu'il avait long-temps eu de province intégrante du royauose écossais. Si leâ rois d'Ecosse firent hommage pour le Lothian , e^est par la simple riiison qu'il avait un district > Une moitié snôme du Northumberland , qu'Eadulf-Gudel, comte saxon

de cette contrée , céda à Malcolm moyennant promesse d^une amitié et d'un secours en cas de guerre , dont un hommage féodal devint naturellement TemMème lorsque les institutions de la féodalité commencèrent à prendre racine.

Outre cette cession de ses domaines northumbriens , Malcolm semble s'être attaché personnellement à Henri II et avoir entretenu avec lui une étroite liaison , qui ne manque presque jamais lorsqu'elle existe entre un prince puissant et un prince plus fai* ble, de devenir dangereuse à l'indépendance de ce dernier. Le roi écossais fut armé chevalier par . Henri , et l'accompagna , le seconda dans sescampagnes de France , jusqu'à ce qu'il fût rappelé par les représentations formelles de ses sujets qui déclarèrent ne vouloir pas laisser l'influence anglaise prédominer dans leurs conseils. Le retour et la présence de Malcolm calmèrent un mécontentement qui avait failli éclater en révolte ouverte. Il parvint aussi à étouffer des insurrections partielles dans les provinces détachées et à demi indépendantes de Galloway et de Moray. Malcolm ly , quoique brav« dans l'action , semble , d'après sa conduite avec Henri y avoir été d'un caractère flexible et mou dans le conseil *, et c'est à cela , ainsi qu'à son extérieur un peu efliémi- Qé, à ses manières un peu froides qu'il faut attribuer le surnom de Vierge, ou de Malcolm-le-Puceau , que l'histoire lui donne. Oa n'en doit pas faire honneur , quoi qu'en disent des écrivains monastiques, à sa sévère continence, puisqu'il est aujourd'hui prouvé gue ce prince eut au moins im fils naturel.

Guillaume , frère de Malcolm lY , lui succéda , et fut couronna en 1166. Il sollicita instamment de Henri la restitution du Northumberland , et furieux contre le monarque anglais qui la lui refusa , se mit à négocier avec la France. Telle est la seule et yéritable cause des relations qui s'établirent alors entre les deux pays , et qu'une sotte légende impute à une ligue entre Achay , ou Achains , roi des Scots^ et le célèbre Charlemagne , ligue d'à* près laquelle ce dernier monarque , est-il rapporté ridiculement^ aurait pris à son service un corps de mercenaires Écossais.

Ennemi déclaré de l'Angleterre, Guillaume profita des discordes qui divisait la famille de Henri II pour prêter à Richard, fils de ce souverain , secours contre son père. Le roi d'Ecosse obtint du prince rebelle qu'il lui cédât le comté de Northumberland jusqu'à la Tyne. Voulant reconnaître cette munificence de Richard, Guillaume , en 1173 , envahit la province, mais sans aucun suc«

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