‹ histoire d'ecosseChapitre 23 sur 86 · CHAPITRE Vn. 7S · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vn. 7S

Rejoints par sir Willitm Douglas > qui ayait été pris au si^ de Berwick , majs rendu moyennant rançon, les insurgés forcèrent Edouard à envoyer contre eux une armée en règle sous les ordres du comte de Surrey vie vainqueur de Dunbar. Plusieurs noUes, encouragés par Texemple de Douglas , s'étaient aussi rangés sous l'étendard de Wallace ; mais , épouvantés à l'approche d'une armée anglaise , et mécontents d'obéir à un homme tel que Wallace de naissance comparativement obscure , ils capitulèrent avec sir Henri Percy , neveu de Surrey , et en un mot , chaugèrent de drapeau. Wallace livra une bataitle à la tête de forces considérables qui se composaient , tant de ses propres partisans tous expé* rimentés dans l'art de combattre , et des petits barons ou tenanciers de la couronne, que des vassaux mêmes des seigneurs Tenégats et des volontaires de toutes les conditions. A forcée d'adresse et d'intrépidité , déjà Wallace s'était rendu maître du pays situé au-delà de laClyde et avait pris plusieurs châteaux , quand il fut appelé vers Sterling pour repousser Surrey, le régent de VÉcosse pour l'Angleterre. Wallace campa sur le côté septentrional du fleuve, laissant le pont de Sterling en apparence ouvert aux Anglais , mais résolu , comme il était long et étroit , à les attaquer pendant qu'ils lé passeraient. Le comte de Surrey conduisait cinquante mille fantassins et mille hommes d'armes. Partie de ces soldats cependant étaient- les barons écossais qui d'abord avaient joint l'étendard de Wallace, et qui, malgré leur volte-face vers celui de Surrey , ne méritaient presque aucune conGance.

Le trésorier aifglais, Cressingham, murmurait des dépenses oc^ casionées parla guerre, et pour la terminer promptement d'une manière ou d'une autre , proposa de commencer l'attaque dès la matinée suivante eh traversant la rivière. Surrey, guerrier plein d'expériertce , hésitait à engager ses troupes dans le défilé d'un pont de bois où deux chevaux à peine pouvaient passer de front; mais cédant à l'imprudente ardeur de Cressingham, il ordonna le passage , ce qui était contraire au sens-commun ainsi, qu'à ses propres opinions. Eh éflbt , Ta vant-garde anglaise se vit attaquée sans avoir eu le temps de se mettre en ordre , le pont fut rompu , et des milliers de gens périrent dans l'eau ou par l'épée : Cressingham demeura au nombre des morts; quant à Surrey, il gagna Berwick à franc étrier, pour annoncer à Edouard que l'Ecosse avait été perdue à Sterling , en aussi peu de temps qu'elle avait été conquise à Dunbar. Les suites de cette victoire furent qu'w

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très peu de tenlpi; presque toutes les forteresses du royauioe se reodirent à Wallace.

WaUace, dcmt Farioée augmentait saos oesse^ voulant lui donner une agréable occasion de pillage, la prom^Mi sur les frontières anglaises , et les ravageant dans toute leur longueur^ ne laissa derrière son passage que sang et que cendres. Le naturel de Wallace était vjlolent » mais non inaccessible à la pitié ou au remords. Un jour que ses farouches soldats saccageaient l'église d'Hexham, il prit les desservants sous son. inunédiate protection: •— « Saints hommes, leur dit-il, demeurez avec moi^ car mes^ g&ùs sont des coquins, et je ne puis les corriger. »

A son retour de cette heureuse expédition » les états tinrent we assemblée dans l'église de la Forêt, en Selkirksbire, et ily fut nommé régent du royaume d'Ecosse. Lennox » sir WiUiam Dour glas et quelques autres personnages de rang vinrent concourir à ^ cette nomination; mais le reste des nobles s'en abstint par crainte du roi Edouard ou par jalousie de ce qu'un individu d'une classe si iaférieure que celle de Wallace fût élevé à un poste si éminent.

Sûr de l'enthousiasixie qu'il avait excité à juste titre dans les

. cœurs de tous les habitants de l'Ecosse» Wallace continua, ce qui

était une fort sage mesure, à c»râonner de nouvelles recrues dans

. tout te royaume et à lea discipUa^r. Il n'y avait aucun temps à

perdre, vu qu'Edouard se mettait en route pour FÉcosse.

Lorsque cette insurrection avait éclaté , le roi d'Angleterre se trouvait en Flandre, mais ce qui fut encore plu^ contrariant pour lui , il fut obligé , avant de pouvoir obtenir de son parlement les -<etU»ides dont il avait besoin pour étouffer la révolte écossaise , de confirmer la grande charte , magna chartay ou charte des Forêts, et d'autres stipulations en faveur du peuple^ car les Anglais^ jen cela prqdrals, mais aussi ua peu égoïstes, voulurent garantir leur proprfi Uberté avant de consentir à prendre les armes pour détruire celle de leurs voisins.

Edouard satisfit aux demandes du peuple , et par ce moyea put, quand il revint des Pays-Bas , se mettre à la léte de toute la .'chevalerie d'Angleterre , qui formait bien la flm magnifique ar^ ^nxée jusqu'alors conduite ^1 Ecosse. Wallace se comporta avep ^une sagacité rare, et diaprés un plan qui, nombre de fois, précédemment comme, plus tard » a été suivi avec avantage dans les l^uerr^ d'ÉcQSse i il dévasta tout le jmys situé entre âterling;^ ^

tefltoiiàre , puîft «e retîm Ters le cëolre da rOyawm pour 7 «U tendre l'attaque des Aidais , quand leuïs troupes aeiaîeiii épuis^par les priVuUms.

Edouard a'avau^^ avec la hardiesse et la témérité qui le c»^ saetérisai^it Tours et viUes tombèrent devant lui; mais 'sa marche fut accQinpagnée d'obstacles^ et de périls qu*un monarque moîna résolu aurait jugés un motif sufDsaut pour battre en tetraite. Son armée eut à souffrir de la faim, et ce ne fnt qu'au bout d'aa eertaîn tempe que quelques-uns de ses vaisseaux parvin-* rmt. la ravitailler un peu. De plus, tandis qu'il étaità Kirkliston, dans le Lotbian occidental , une querelle éclata entre les Galloia et les Anglais de son armée ; le sai^ coula, et ils ne se calmèrent qu'avec beaucoup de peine. Pendant qu'Edouard béiitait entre avance encore et reculer, il apprit par la trahison de deux nobles écossais , tous deux apostats, les comtes de Dunbar et d'An^ gaSf que Wâllace avec l'armée écossaise s'était approché jusqu'à Faikirk. Il n'était sans doute venu de si loin que pour inquiéter hi retraite dont il supposait rintention aux troupes anglaises. Hais le roi d'Angleterre, ainsi informé du voisinage des Ecossais^ Résolut de les contraindre à une action. Il leva son camp, et mar«* ebant à leur rencontre le ptus prudemment possible^ passa la nuit suivante en pleine campagne avec ses scddats; mais il n'était pay encore au bout de ses» malheurs., Son cheval de bataille, près duquel il était couché comme un simple homme d'armes, lui lança une ruade et le blessa au flanc. La consternation se répandit dans tous les rangs ^ mais Edouard , pour l'apaiser,^ monta à cheval , malgré les douleurs qu'il ressentait ,. et parcourant tous les bi** vouacs , montra aux siens qu'ils ne devaient pas craindre pouç sa vie. >

. Le lendeoaain 22. juillet 1298 , au point du jour, les armées ^ rencontrèrent. L'infanterie écossaise était rangée sur une lan^^t avec un marais p^r devant. Elle se divisait en quatre phalanges ou masses épaisses, que leurs lances, obliquement înclinéiQslef unes pardessus les autres, faisaient ressembler, au dire d'i^n Itisf torien anglais à une forteresse dc»it les murs eussent ét^ d'airain)' Ces lanciers foirmaient l'élite des troupes de Wallaçe) quisai^ajl mis en eux ssi principale conGance. Il les caonnandait, (^n( part some, et ne leur adressa que cette brève exhpi:ta|tioo; «^ ¥< Je^ vous ai amenés au bal, dansez de votre mieux I », ' j

Lés archers écossais, aux ordres de sir John Steg^j^rt^i^frèr^ 4^

M HIStOIBE D'ECOSSE.

giiaiid-inattre oa sénédial d'Eeôsse, furent j^acés dns les viées que les masses d'iafanterie laissaient entre eltes. ilB avaient été principalement réunis dans le district boisé de Setkirk. Qoânt à des Highlandais , aussi fort habiles dans le maniement de Tare , on ne dit pas qu'il y en eût parmi eux. La cavalerie, qui ne s'^te" vait qu'à mille boonnes d'armes, formait la réserve.

Ce fut la cavalerie anglaise qui commença l'action. Le maréchal d'Angleterre en mena une moitié droit sur le front de ba* taille des Écossais , mais par cette manoeuvre, il l'engagea dans le marais. L'évoque de Durham qui en commandait l'autre divi* sion , s'aperçut de ce malheur, tandis qu'il tournait lui-m^me le marais du côté de Test , et parut avoir envie de s'arrêter pour attendre du secours. « A la messe, l'évêque ! » s'écria Ralph-Basset de Drayton, et il chargea avec tout le corps. Les hommes d'armes écossais prirent la fuite, sans même toucher Irars lances ; tùbis l'infanterie tint bon. Dans la mêlée qui suivit , sir John Stewart * tomba de cheval et fut tué au milieu des archà*s d'Etterick tp]! moururent tous en voulant le défendre ou le venger. Les corps» compactes des lanciers écossais, exposés dès lors sans moyens de défense ni de riposte , furent ébranlés par une grêle continuelle de flèches ; puis les hommes-d'armes anglais qui vinrent les charger avec fureur lorsqu'ils étaient d^à en désordre rompirent et dispersèrent ces formidables masses, lies Écossais dirent bientôt mis en une déroute complète, et le voisinage seul des bois leur valut de n'être pas tous passés au fil de l'épée. On trouva le corps de Stewart parmi ceux de seS fidèles archers qu'on reconnaissait à leur bonne mine et à leur haute taille entre tous les autres qui couvraient le théâtre de l'action. MacdufT et ce John Grahame , « le valeureux et le sage , » qu'on se rappelle encore ftVec tendresse , parce qu'il fut l'ami de cœur de-Wallace , périrent aussi dans cette désastreuse journée.

^ La croyance populaire est que la bataille n'avait été perdue que par trahison. A dire vrai , les communications que les comtes de jkmbar et d'Angus firent au rôi d'Ecosse , ainsi que la honteuse fuite de la cavalerie écossaise sans porter aucun coup , corroborent une telle idée ; mais la grande supériorité des Anglais à manier l'arc peut aussi expliquer cette défaite , comme beaucoup fl'autresque les Écossais essuyèrent. Les archers de la forêt d'Etterick se comportèrent bien , mais ils ne pouvaient être qu'en

' I On Stuart. ju M.

petit nombre. Au Teste, fl s'en fiiUut de si peu gue les plans de WaHace pour la campagne ne réussissent , qu'Edouard , même après avoir gagné celte grande bataille , itmnt en Angleterre et éîfffara de recueillir les fruits de sa conquête jusqu'à la saison sui« vmte. S'il n'avait su contraindre l'année écossaise à une action , il h'aurmt opéré sa retraite qu'avec beaucoup de déshonneur et d'immenses pertes, et l'Sccsse serait demeurée entre les mains des patriotes.

Les massacres et la Inmte de la bataille de Falkirk eussent pu 50. réparer sous bien des rapports; mais un malheur irrémé* diafoley vraiment irrémédiable pour l'Ecosse, ce fût ce qu'elle perdit à la suite de cet échec, les services publics de Wallace. Ne pouvant* plcâ, au milieu des calomnies que les factieux et les jaloux répandirent alors sur son compte , accomplir les devoirs de la régence, il donna sa démission. L'évêque de Saint-^André, Bruce , comte de Garrick et sir John Comyn , ftirent conjointement élus régents de rÉcossè , qu'ils administrèrent au nom de Baliol. pans le même temps , ce malheureux prince était , s(»t compassion , soit mépris, livré au pape par Edouard , qui exigea ^pavement du noh^e, résidant alors en France , un reçu de sa personne. Ce fut {'(Mrigine d'une nouvelle candidature au royaume d'Ecosse.

Le souverain pontife s'était efforcé depuis long-temps d'établir qu'il avait droit, comme si toute la chrétienté eût été un immense fief dépendant de lui, à revendiquer toutes les possessions situées dans un pays chrétien , à la propriété desquelles personne ne ^urrait produire un titre clair et poi^tif. Après qu'on eut accédé ù sa demande de garder leroi détrôné , le pape Boniface YIII s'en autcMrisa pour publier une bulle' où il réclatnait le royaume d'Ecosse comme une dépendance du siège de Rome , parce que la contrée avait été ccmvertie au christianisme par les reliques de saint André. Il est difficile de découvrir comment de telles prémisses autorisaient une telle conclusion ; mais n'importe. Le pape , dans le même document , se permit de discuter les titres d'Edouard à la couronne écossaise , et lui commanda impérieu- 'Sement d'mvoyer à Rome des fondés de pouvoir qui plaidassent Ba cause devant Sa Sainteté. Cette impérative requête fut présentée au n» par l'archevêque de Cantorbery, en présence du conseil et de la cour. Le pcélat engagea même le souverain à obéir sans réserve, «^car Jérusalem, dit-il, ne manquerait pas de prot^er ses

ImUtants , ni k montagne de Sion ses tdomtours. ^r^nWi jStoa ni Jérusalem , répliqua Edouard avec nae bautaîM eoière, lane rae tewni renoncer à mes justes droits^ tant qu'il y aura diLsoiiiBP^ dans ma poitrine. » £a conséquence , il fit commiuiiqtter la héUfy du pape AU parlement d'Angleterre , et les^nembres de eètieiisr semblée, décidèrent d'une joix unanime « que pour, les .obose$^ temporelles le roî anglais était indépendant de Rome^, et qu'iU ne permettaient pasque sa souveraineté fût mise endoote^. » Lei|r déclaration se termine par ces mots remarquables : « JKous ne permettons et ne vouUmis ni pouvoir permettre à notr&moQârqw 4e rien foire au détriment de la constituticgi , qne Im et sa^m avons jurée et que nous sommes résolus à niEaintenir. » Koblc^giar rantie du droit national ^ a'il ne ^'était pas agi. d'une cause aus^î mauvaise que cdle des titres d'Edouard à usurper rÉcosse.

Pendant cette étrange discussion » d'où le pape» au reste , f ut bientôt contraint de se retirer, la gtierre se- mit à Janguir. Il y eojt &i 1299 et 1300 des campagnes sans résultat. En 130i ^on flt une tr4ve dans laquelle TÉcosse et la FraBce furent comprises, Après^ ce délai qui laissa les parties respira, Edouard I«s au pîTintemp» de 1302 , envoya ep Ecosse une armée de vingt mille bommeg commandée par sir Jobn Seward , général fameux; Il marcha sur Edimbourg en trois divisions que de larges intervalles séparaient les unes des autres. Pendant c^te marche un peu désordonnée , Tavant « garde de Seward se trouva soudain à proximité d'un corps de troupes écossaises ^ peu nombreux^ car il ne se montait qu'à huit^miUe hommes^ mais cbeùsis, 4i^<^°UQ^ni<^ air John Gomyn , le régent y et sir Sknon Fraser, I»rave chevalier. Seward fut défait , etla bataille finissait à peine (|Qànd sa seconda diyis»onarriva. Les Écossais > animés par la victoire , jnefcrmèrant ievursrangs , et après avoir mis sans pitié leurs captifs i -mprt > al* taqu^rent et défir^ot aossi le deuxième corps. La tmisièfiie divi^ aion survint de même. Il fut encm^e nécessaire de tuer les m^ison^ niers et de se pr^arer pour la troiiûèmefois au combat. I^s chefs écossais n'hâsÂtàrent point ; leurs sddats se jetèrent avec fureur âur l'ennemi, cette diviâon fut déconfite oommeles deux autres^ et ils remportèr^t, ainsi que tears historiens s'en vttotentr trois tMitaUlesenunjour.

Mais répoque semblait approcher où ni courage ni efforts ne aerviiraient plus de rien au malheureux peuple d'Ecosse. Une l»iï ateo h f rwce^ dans laquelle Philippe-le-fiel omH complètef

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aôattdufestipalirtitmeii fc^«i]r9e(M«tll^ alwddoaia taroyaa^ lue À aas projkrM mdyMtfd» défenae» héks ! misoIBmiiIs, tMdif qa'édouaitidfrigea lAtoMité de aoB farces €(^ kiL lie cbâteeii de Breetrin, oà le imleareux sir Thomas Manie conuBMOdait) s^ àéÊBùi&L avec obstination. H ftit Uessé mortèUemMt et mourot ^ans une exoiainaiion de ragecontre les soldats qui demandaient siis ne poorraient pas alors rendre le dAteau. Édenard pâma ttâver à BomTerline, et ouvrit la campagne suivante par le siège ^e Sterling., seule place forte du royaume qui tint encore. Mais le coursge de» régents de TÉcoase les abandonna tout'^è-fiiii) ils Confièrent l'exemple de la sonraission, et néanmoins, iceus qui d^ntre «ux avaient monfré qnetqne ardeur dans ce que le roi anglais appelait la rdiellion, furent ccmdamnés i des amendes pins on moîDS fortes, à plus ou moins d'années d'exil. Quant à Guiltourne WaHace, on convha^ qu'il serait libre de se remettre sans eonditîon au bon plaisir d'Bdooard, pourvu qu'il jugeât oonvena^ Me d'en agir ainsi; traité qui ne ^léciflant rien de fiivorable A la personne qu'il était cerné cependant ftvoriser, dut être regardé» de la part des nobles Éoossims comme un moyen de se soustraire à la honte de n'avoir nulleraent songé au sort de Waliaee. On essaya bien de décenvrir à quels termes il était probable ^'Edouard entreraiten arrangement avec le plus brave et le plus t»mstant de ses ennemis ; mais autant tes prétentions de WaUaee tawB^ grandes, autant la générosité d'ÉdoUard fut petite. Le iiK>nsflrque anglais rompit enfin le traité, et mit la tôte de WaUace an prix de trois cents marcs.

Pendant ce temps^là, le château de Sterling continuait à se dé^ fteidre* La garnison, quoique peu nombreuse et privée de tout espoir de secours^ commandée qu'elle étaft par le brave William Otkàunt, tint fomie jusqu'à ce que ta esunine et le désespoir foiy ^Satnent ie^ gouverneur de se rendre à discrétion. Edouard n'en eatpi& davantage de pitié pour ^irt de bravoure.

Mais ce qu'il prisa plus quête reddkiAn de k dwnière forteresse q|ut rénstâi encore à ses araies, en-Écosses ftit la capture du der^ nier patriote de ce. pays; il artait trouvé dans cesnoUes Boossais» sir John Monteith, un homme disposé à suivre pour son compte les traces de WalIace parmi les lieux sauvages où il avait été contraint de chercher un asile. Il fut enfin livré à l'anglais par son indigne et apostat compatriote, qui, profitant de la perfidie d'un dcnnestique, s'était emparé de sa personne à Robroyston près

8g HISTOIIIE D^ÉCOSSE.

Glasglow. GuiUsume Wallace fat aussitôt traiisréré à Londres pour 7 être jugé. Son jugement eut lien dans la grande saUe de Westminster, et ses ennemis s'ingénièrent à entasser sur sa tête tous les affronts les plus horribles. Ainsi on le couronna d'une guirlande de ebône,pour donner à entendre qu'il avait régné sur les brigands des bois. Les charges articulées contre lui se résumèrent en une accusation de haute trahison, attendu qu'il avait assiégé et pris beaucoup de villes et de châteaux, et versé beaucoup de sang. « Traître ! s'écria Wallace, je ne l'ai jamais été. » Il confessa tout le reste, et tâcha de s'en justifier; mais, effort istutilei il fut condamné à mort et décapité. On (daça sa tète ausomuiet; d'un échïtfaud sur le pont de Londres; et son corps, coupé. en quartiers, fut envoyé dans les différentes parties du royaume. ' Ainsi mourut ce courageux citoyen, laissant un souvenir qui aéra éternel dans les cœurs de ses compatriotes. Quand eet intrépide champion de ^indépendance eut péri, et qu'un exemple 99^0* glant put épouvanter tous ceux qui s'aventureraient â marcher sur ses pas, Edouard songea à donner une espèce de constitution au pays qu'il avait enfin, au prix dé tant de peine, de diplomatie et de carnage, réuni pour jamais, croyait-il, à la couronne anglaise. Brx commissaires choisis pour l'Ecosse et vingt pour l'Angleterre, établirent une suite de règlements qui devaient présider à l'administration de la justice, et prirent toutes les mesures néces* saires pour renforcer et étendre la loi féodale qui avait été d^uis long-temps introduite en Ecosse, tandis que . les restes de ces anciens usages municipaux qui remontaient aux tribus d'origine celtique, ou les lois coutumières des Scots et des Bretons, en d'autres termes des races Scoto-Irlandaises et Bretonnes^ fuient défi* nitivement abrogées. Par là on voulut rendre la législation unifcHune dans toute l'étendue des tles. Des shérifs et d'autres magis* jtrats furent nommés aux fonctions de juges; enfin, on ayisft aussi à une révision générale des antiques lois et statuts de rScioase. ' Mais tandis qu'Edouard cherchai ta recueillir le fruit de tant 4'années de ruse et de vicdence, approchait une crise à la suite àfi laquelle toutes ses peines furent fortuitement perdues.

CHAPlTRS Vm. tl

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