CHAPITRE IX. ty
La renommée toiqoars croissante de Bruce , le bruit de ses ex» plcîts , retendue des talents que sa conduite réyélait en lui , parn Tinrent de plus en plus fréquemment aux oreilles d'Edouard I*' et causèrent au vieux souverain les douleurs les plus vives d'un orgueil blessé et d'une ambition déçue. Pour accom^r un romanesque vœu qu'il avait fait au ciel et aux cygnes , il s'était avancé jusqu'à Garlisle et avait compté ouvrir lui-même b cam* pagne qu'il méditait contre l'Ecosse; mais il avait été tout l'hiver retenu dans cette ville par les pernicieux effets d'une dyssenterie. Quand arriva l'époque d'agir , le roi , irrité du renom sans cesse croissant des succès de Bruce , se persuada que la colère lui renr drait la force dont la vieillesse et la maladie l'avaient privé. A vrai dire, c'était une mortifiante situation que la sienne. Pendant l'espace de dix-neuf ou vingt ans, la conquête de l'Ecosse avait été Voblet cbéri de ses pensées et de ses plans. Elle lui avaitcoûté des prodiges de hardiesse et de ruse'; rien, ni le sang , ni l'argent , n'avait été une seule fois épargné pour atteindre le but de ses vœux les plus ardents ; puis , quand une maladie fatale avait abattu sa vigueur et son énergie , il était condamné à voir de son lit de souffrance les montagnes de l'Ecosse qu'il savait être encore libre. Conmie s'il eût tâché de rétabUr par un violent effort d'esprit la santé défaillante de son corps , il se déclara remis parfaitement, suspendit en ear-voto dans la cathédrale de Garlisle la litière dans laquelle il avait voyagé jusqu'alors, mais dont il croyait ne plus avoir besoin, et montant sur son cheval de bataille» se dirigea vers le nord. C'était une tentative trop grande pour qu'il la continuftt long-temps. Il ne put atteindre que le village de Bui^h sur les Sables, et y exph*a le 7 juillet 1307. Sur son lit de mort , les affaires d'Ecosse occupèrent seules ses pensées; il exigea de son fils le serment de poursuivre la guerre sans trêve et sans répit ; il réitéra l'injonction étrange que ses os fussent dépouillés de leur chair y et que , portés en cet état à la tête de l'ar^ mée avec laquelle il avait été sur le point d'envahir l'Ecosse , on ne les restituât à la tombe qu'après l'entière soumission des rebelles. Par vcrie de corcdlaire à cet ordre bizarre , il recommanda aussi que son cœur fût envoyé dans la Terre-Sainte , pour la défense de laquelle il avait jadis combattu.
Edouard II , successeur faible , cependant obstiné , du plus habile et du plus résolu des monarques anglais, commenta par né^ gliger l'extraordinaire recommandation du roi mourant au sujet
Ik HisraïAS irâciossE.
^ 9011 eédffrre. fl earmjsa ses resÉesi I^moAiesimir y ^âti^ ^mb^ dans l'église âe We^minsler., ce np»i €ni]p6oiia probabieifisast icpie les 06 •d'Édkmaid I^^ se t/màmmj au poirveir des Etossaîs^ fuis , Chargeant le tomh& de Mmbpoke d'abord ., et ensoète Jean 46 Breta^e, éomle de Riehoioiid , de le rm»placer m Éckisse, il Iroura lui-mêoi^ ptos agréable de iietoumer jouir des ptattârede la<capit£Ae a^de Ga^eston H ses aulnes favoris , que d'eotrepi^^}dre la tftctie 4iflBoi]e el -taboriesse de iidmRettre Srace et ses ia^ 4»^ptdes partisans.
Btl reste , le nouT^aa gouverneur anglais fit son devoir , et -eut bientôt rassemblé ées fcM^ces teHemeot supérieures à ^œlLes de Sraoe, que le roi écossais , iaksant ijeaies Dôdiglas continuer la guerre dans le district montagneus: et boisé •d'Etteridce , jugea aécessatre de transporter sa propre armée dans tes partie ^eptetttrioDites de J'Écesse , où r^nneoit ne poumit pas race voir 5i fit^sinpteaient des renforts.
Sans l'AbenleeQftfaire Alexandre et Sitiion Fraser, fils du vail- Jant héros de Rosltn, vàir^at se ranger sous la bannière àe Bruce; iDaîsil y trottv^a pouraâversaipeCoœyayOomte^e Buchan^ qui, jfiigOMit à une haine de parti «m vif désir de v^s^ l'assassinat 46 sou paraît. L'époque sénUaît favorable à son dessean , car Bruee était aleis attaqué d'no» malftdfo de Iffiagueur qui rainait •a âanlé«t menaçaît sei^ jours. Ea 4^tte position , il crut sage de Be nefirer devant lé comte , qui néamnoîiis finit par presser assez nwmmùt ses derrières pour l'attoindre <laas la ville d'Old-Mel- 4roin <t lui causer «pidh|^ dommage. « Ces gens parvîeiKfrimti: me gi^riri ««'éeria fimee. A ees mots «ils'ébiMe borsde bi ^ dont il étsut fotcééà faire osiige depuis quelque temps, se sur les Augiftis ; qudqu'ii fallât le soutounr eu terre r li fiit si vaiHaomient secondé par ees troupes, qu'il défit coppté^ tement teeomte de ftichan ; ^is , en retour del'ùpittiàtreté aipee laqîÉeBea avait été poftinsttivî, il ravagea d'une manière si affreuse lâ contrée natale de Gomyq , que Faèhatnenaea^ide ce seigneur fut nu siijet âe lamentation pendant tout un sièbie , et que même, la trace des ravages de Bruce peut se voir encore.
Après cette vengeance , sir David de Brechin , neveu de Brocer qui avait combattu jusqu'alors dans le parti du comte de Buchan, passa, dit-on, dans celui de son oncle; néanmoins, en I31ii, environ trois ans plus tard , nous le voyons servir de nouveau sous la bannière anglaise ; tant y à ces époques de ti^ouide , les défectioûS
lUfi^mi jQWdflioea, mkmp9fm togeas ^i joiiiiiaieiit 4'i9M Imute jnéputaitkiq ée foi -et <f bowieur ! * ies bubitwts d'AJberdMi jse déetep^*€»Kt a.u^ en faur^ur 4e Bruoe » de ptas , pour «ppuyer par dea ciete3 leur ()no^e9totioa de 4é^^ ils assiégèreait te
iCtiâteav de leur viUie, le prirent let en esputoërent la garniaoB anj^'se. CeUtt de W^kr toiuba auaaî «u pouvoir de Bnuee qui iea fit décDoUr 40U9 teis deux. Qe £ut uoe riè^ (p'U observa toujour^y IM^iOe que , eomme les Aaglaia lu^ étateat supérieura daaa VéU^r 4ijae et. te défeoae dea places fortea, pluia il ea réduisait le aombre» f)hiis â tour ôtaît bi ebanee d'acquérir et de conserver deapositiom en ïicQsae, ee qu'ils n'eussent jamais pu faire si le pays avait été oav#ii au lieu d'âbne eoosunaBdé par tant de citodelleset de $bàteau3^.
Tandis que la ytetoire accompagnait aioai les drapeaux du roi &otM^4aM te nord de rÉeosse , il envoyait des bandes de ses ptfurtiaaoa, sous tes onkes de ses meilteurs capiteinea^ répandre i'josaiwdion dans d'autres djstiiets , et divisant par ce moyen l'atteotlitt des eoMakiaseurs , tes (ompécbait de rasaenMer nno armée considérable et de terminer la guerre d'un seul coup» tDOMoe àlHinhar et à Falkirk* Édomrd Bruce , son frêne, livra, dans te Galioway , pluaieu^ batailles où il fut vainqueur , aussi biw eoolre tes inglais que contre les naturels de cette province isisrbam qui s'étaient toiyours montrés contraires à te canaa narr timiate. Ureaipf^a de tels succès par d'inconcevables prodigesda Miifiag^ Wi d^imit l^99a teff calculs orcfoaires da la prudence. Suto f «pnte ^m terribte défaite qu'il (it essuyer le 29 juin 1 908,. «iir tes b^ de te ]tee, aux chefs iodigènea du Galloway età \8wm alliés du sud » Édonurd cbfuiss cutièrecipot tes Anglais do cette say vaea province , et te réduisit sous te puissance de son
DnngteA^ pour la seconde fois , prit et démantela son prc^»re ebâtcau; c'était «lors te troteiéme attaque qu'il dirigeiiit contre le mmoir de sa familte ; et <m doit se rappeter qu'en une précédente oecasion» U n'avait pss rtosi moins complètement* Il se mit en-) suite è battre les montagnes de Tweeddale et te forêt d'Sttricfce. Un ionr qnj 'il de^i^i^di^t ta petite rivière de Lyne pour reconnaître le pays^ il arriva près d'unç cabane dama tequelte un espion» qu'il
i PiiDS les RQiulcB Swiii9, qm Tyder dU, é4ov«r4 domie D«(ifi4 da arescbiu pour collègue k Moot-Fkhet danâ la régence. Voyez Phistoire d^Écos8« de Tytier, tolame 1*', et comparez la page 168 ayec la page 289. ir. »» - ■
(envoya en avant , entendit des 'gens parler à haute voix et Tun 4l'eux jurer de par le diable. Conjecturant que des soldats pouvaient seuls se permettre un juron si terrible, Douglas donna ordre à ses hommes de cerner la maison et y arrêta prisonnier Thomas Randolph , le neveu du roi , et Alexandre Steward de Bonkill , qui tous deux , depuis la bataille de Methven , s'étaient déclarés pour l'Angleterre. Ils furent traités avec bienveillance et envoyés au roi qui reprocha doucement à Randolph d'avoir porté les armes contre son souverain légitime. « C'est vous, s'écria le jeune et orgueilleux guerrier, qui déshonorez votre^propre cause eh vous prévalant d'embuscades , au lieu de marcher en pleine campagne à la rencontre des Anglais. » -^ « Nou& pourrons bien le faire quelque jpur, répliqua Bruce ; en attendant ^ il est bon que vous appreniez de force à vous mieux conduire. »> Thomas Randolph fut donc jeté en prison, mais n'y demeura que peu de temps. Il se réconcilia avec son oncle, et dès lors le servit toujours avec la plus grande fidélité ; même il n'y eut que Douglas parmi tous les partisans de Bruce , qui Fégala en renommée militaire.
Les succès de Bruce lui permirent bientôt de châtier le seigneur de Lorn , par qui , après sa défaite de Methven , il avait été si crudlement persécuté. Il se mit en marche vers l'An^eterre et gagna Dalmally. Là il apprit que John de Lorn et ses Highlandais s'étaient postés dans un formidable passage. C'est un endroit où la haute montagne de Cruachan-Ben s'avance jusqu'aux bords du Loch-Awe *, de sorte que la route passe entre des précipices à gauche et les abîmes du lac à droite. Mais Bruce n'ignorait pas plus qu'aucun tacticien moderne comment surmonter de pareils obstacles. Tandis qu'il occupait lui-même l'attention des montagnards en les menaçant d'une attaque de front , il envoya Douglas avec un détachement de troupes légères tourner la montagne et doubler le passage. Les soldats qui le défendaient, ainsi attaqués à la fois par devant, par côté et par derrière, furent mis en déroute avec un grand carnage. Les seigneurs de Lorn , père et fils, n'échappèrent qu'au moyen d'une embarc>ation. Leur château de Dunstaffnage fut bientôt pris et leur domaine pillé , événements qui se passèrent en août 1 308.
C'est ainsi que Robert Bruce , à force de patience et de résolution, arrachait l'une après l'autre ses provinces aux Anglais,
I Le lac d'Awe. !• ic
encoarageant et récompensant ses amia^ épouvantant et châtiant ses adversaires , enOn rendant son autorité plus respectable do jour en jour. La profonde sagesse et la ferme vigueur d'Edouard P' eussentété nécessaires pour maintenir, malgrélestalentsdeBruce» les conquêtes qu'il avait faites , mais le faible et mobile carao» tère de son fils était tout ce que l'Angleterre avait à lui opposer.
Les mesures auxquelles Edouard II recourut dirent toujours molles et insuffisantes, toujours prises avec précipitation et quittées sans motif apparent. A une époque il honora de sa confiance William de Lymberton , archevêque de Saint-André, que son père avait jeté en prison. Ce prélat, rendu à la liberté par Edouard H , et même pensionné par lui , proposa ses services qu'on accepta, pour promulguer la bulle d'exccxmmunication lancée contre Robert Bruce ; mais si cette bulle n'avait guère produit d'-effet sur l'Ecosse pendant l'adversité du roi, encore moins fit-elle d'impression lorsque l'éclat de ses nombreux succès eut disposé la plupart de ses compatriotes à bannir de leur mémoire l'acte de violence par - lequel une si brillante carrière avait commencé. La mort de Jean Comyn fut comme un de ces nuages du malin qu'on ne se rappelle plus quand le soleil brille à midi de toute S2i splendeur.
Le roi de France , qui avait abandonné les Écossais dans le comble de leur détresse, recommença alors à intercéder en leur &veur, et le roi anglais consentit à négocier une trèveavec Bruce et son parti ; mais, de leur côté, les Ecossais n'en voulurent accorder aucune que moyennant une forte somme. En efiet, la conduite d'Edouard paraissait dominée par une influence de faiblesse et d'incertitude. Six gouverneurs difilérents furent nommés pour l'Ecosse, et révoqués avant qu'aucun d'eux n'eût, à proprement parler , le temps d'agir. Des levées générales de troupes étaient ordonnées, mais les fiers barons d'Angleterre obéissaient à de tels ordres ou les négligeaient selon leur bon plaisir. Enfin, tout dénotait un gouvernement sans force ni fermeté qui ne voulait pas renoncer au royaume d'Ecosse , mais était incapable de prendre les mesures pronH)tes et fortes qui auraient pu seules le lui conserver. Au contraire, chez les Ecossais , le moindre acte d'intérêt public rencontrait une admirable promptitude d'exécution qui était due à la conscience de leur supériorité , et cette conscience provenait du caractère de leur souverain. Les états du royaume protestèrent solennellement que l'arrêt d'Edouard I*""
HISTOIRK d'ÉCOS$E.
IM ' HISTDIBE iréCOS8E.
qai a^iigedt \A oûimmiie d'Ecosse à Jétn BaJâd^ était «ne iajush tfce envers Taïeiil de Bruce. Ib reconimreoi le feu lord d'AitniEi' Ade oomme TéiitaUe béritiér du trône , déelarèrefit que aon petU-41& était leur roi , et reitdiirent une seitieiice de haiite4ra^ hîsciii contre quiconque conteaterait ses droits à la royauté. Les dieb du clergé t pour leur part, adressèrent aus fidèles de letsrs diocèses respectiCs im Buauâetneiit où ils reconnaissaieftt Bruce eODome leur aoov^iaia ^ en dépit des foudres d'excoomiaiiîeatioii lancées contrôlai.
A la ftci 9 m 1310 , Edouard se décidant à agir, rassemUa une nombreuse armée à Berwicfc ^ entra en Ecosse , mais à une époque trop tardive^ de ramiée pour réussir à rien. Bruce j ae bornant à déjo«ier tes éfl<»is des envahisBeùrs qui voulaient pro^ Tôquer une bataille générale, leur eoupa les vivres, les inquiéia dans leur marche , et augmenta le plus possible la mis^ et le dang^ qui aceompagnent toujours une armée d'invasion dans une contrée non seulement bosttte^ mais encore ccmtinuellazient désolée par la guerre. TJn tel système épuisa tout à fait la patience d'Edouard et les ressources de ses troupes. Une seconde ^ une troisième , même une quatrième expédition , ftuient tentées sans plus de succès jpôsitifs. Les dommages que ces irruptions posth baient causer à l'Ecosse étaient terriblement compensés par les ratages que le roi Robert, avec une ioapitoyabte rigueur, exerçait sur les frontières anglaises. Les rigoureuses souffrances de Afiice lui-même , de sa fomille et de son pays ctemandaient hautement tme vengeance qnî devenait ainsi excusable , sinon exemplaire. Bn ees occasions , les Ecossais ne recueillaient pas moins d^ar*gmt que d'autre butin ; car, ai^ès qu'ils avaiœt demeuré quinze jours €xi Anglet^re , les provinces septentriot^es ainsi envahies se voyaient ecxitraintes à acheta leur retraite.
Bruce quitta les ftontières pour se présenter devant Pertb qa\ était bien fbrtifié et qufune gam^o» anglaise défendait. Il y avait un endroit où le fôssé , quoique rempli d'eau , était si peu profond , qu'on le pouvait guéer. Le rot fit une audacieuse attaque sur ce p(Hnt. Après avoir préalaUement fkit {M'endre le change aux Anglais par une retraite immolée, il reparut soudain devant la ville avec des troupes d'éUte prêtes à doimer l'assaut Ce fat lui-même qui montra le chemin. Armé de pied en cap et portant une échelle au bout de ses hras^ il traversa le {tNSsé avec de l'eau jusqu'au menton, et parvînt le second au faite du mur. IM
eilevHfierfiaÉiçàis qui seayaài sous, la Kanaîècer «FÉcone^ ^yml une telle audaee, s'écria r « O ciel ! que fimdrd^-il dtre de ta ék' ticatease des seigneur» de France,, quand nées* soyons* m ret ai hsmt exposer sa personne peur se rendre matire &\m si raisé^ iMe hameau !; » Ce disant , il se jeta dans le fossé eè fut nadea plus prompts à escalader te saur; La jdaee ne tarda guère à étce prise.
Lesafflfûft sûrs q/euè Bruce eliargeait da cemBuaideHieDi dis cUh niions séparées dans diverses parties de FEcosse , et pamû les» qoeis se t£ois?aieBt dès henunes dfun bant mérite mililaire ,. tâh c&âieat de seasrpasser les uns les autres' en suivant Tesempte de leur héroïique sçniveraiii. Doeglaa et Ba&doiph. particulières ment se* diatiagiiBèrent (kns cette patriotitiue rivalité. Le Cartel vaste eliàkeaui de BiHcbucgh éteit protégé par sen site , sesfortiflkeatioos et le nombre dsrses défeoseurs», eontve toat siège que lei fèossais entent pu es former. Mais le 6 mars 13*1^2 eu 13 y une VdUe de manUrgrass pendant que ta gacnisont se lircait à la jeiev eommè df usa^^ et s'abandonnait à rivi^easer Bouglas et les siens, ^nt sur lears armures des maotsauii da cealeoii sombre , s'a}»» procbèreot dtot cfaâlaaui en rampantsDv leurspieds. et leuEe^nnia»* les soldats* joi^Sl les* prirent peur um trea|iean de gneUpui paysan^du) voisinage, cpii s'était échappé taote- de sorveiUaace pendant les piaîsBisdkK soir. Ge ftit donc sans sarprise ut alarma qu'ils les. vôent armer aa bord da fiissé, ydesaendtw mêam; e( fls ne reeonnarcnt ymt erreur qne: quand le eri de :. Bourbe} Bouglaa! anDan(^queIe!mmi était escaladé et le cbAteanitMâe^
Ëomme pour bire le pendanli k ce g^mîéux exploit ^ Tlmnaa BandoliA s^'empara d» cbàtsaui eneore mieux fertifié d'édinih bemrg:. La suopriae aussii l'en rauiiè maître. U» seldfat deramiite de HandDipfr, nenrané WiOmm Frank^ quk ar?aît kafiité le ctaMeav dans sa jemiesse ^ aiiait alms» afi^ris à descendr® te- long deaf. ro^ diersi pie sur lesque&te fisrferesaeeat bâtie ,. esei&dhnt peav eel^ lamuaaiile dfeaceiate-i a»endroâ:p«D élèvéi M ^étaiH babê-* tué à cette route périHeose peur mesBotE maoB' intrigue airee une femme de te vâle, et eonuaet nombre de fois il avait pu ainsi sm^ tir da château et y rentrer^ il s'offirit pour diriger une escalade sor le poiiit qu'il savait faible. Baadolpb 9& mit avec trenOe si^ âais de ckms, soustaeonduite de; cet homme. Pendant qu'ils-giavissaient an mîfeu des ténèbres ,. ils entmidiient les patromliee fiure Irara toavnécs ei appeler tes sentiaettes owunelaefaaevse
lOi HISTOIRE D*ÉCOSS£.
pratique dans les places bien gardées. Un roc dérobait alors les Écossais aux yeux des uns et des autres. Néanmoins , en ce ter* rible moment , un des soldats de nmde s'écria : « Je vous vois ! » et lança une pierre de leur côté. Mais ce n'était de sa part qu'une plaisanterie pour effrayer ses compagnons , et quoique ses paroles se rapportassent si bien à ce qui se passait , il ne s'était réellement douté de rien. Les patrouilles continuèrent leur chemin, et les Écossais , avec autant de silence que possible , poursuivirent leur fatigante et périlleuse ascension. Ils atteignirent le bas du mur en un endroit qui n'était haut que de douze pieds, et l'escaladèrent au moyen d'une échelle de corde. Franl£, le guide, monta le premier ; vint ensuite sir André Gray , puis Randolph lui-même. Les sentinelles anglaises prirent alors l'alarme tout de bon; mais la hardiesse de la tentative fut cause de sa réussite. La garnison eut beau résister bravement; comme elle ne soupçonnait pas le petit nombre de ses adversaires , le château tomba enfin au pouvoir de l'ennemi. Cet exploit eut lieu le 14 mars 1312 ou 13.
Des princes et des guerriers ne furent pas les seuls qui à cette glorieuse époque se distinguèrent par des actions d'éclat. La prouesse d'un courageux paysan du nom de Binnock ou Binning n'est pas moins remarquable que la surprise de Roxburgh ou d'Edimbourg . Ce brave hommedemeurait aux environs de LinUthgow où les Anglais avaient construit une forte citadelle. Accou* tumé qu'il était à approvisionner la garnison de fourrage, Binnock cacha huit Écossais armés dans son chariot qui ne contenait en apparence que du foin ; puis, donnant ordre au plus vigoureux de ses valets de le conduire à destination, il l'accompagna lui-môme à pied comme pour voir livrer sa marchandise. Quand le chariot arriva sous la herse à l'entrée du portail, soudain Binnock, avec une hache qu'il tenait à la main, coupa les traits des chevaux, qui, se trouvant n'avoir plus rien à traîner, n'en poursuivirent leur route que de plus belle. Alors il lit entendre un signal convenu et en même temps pourfendit le portier.de ses armes. Les Anglais voulurent fermer la porte ou abaisser la herse, mais le chariot tout rempli de foin les. empêcha d'y réussir. Une troupe de soldats Écossais qui placés en embuscade attendaient l'événement, s'élan* cèrent aux cris de leurs compagnons, et le château fut bientôt pris.
Les succès de Bruce n'étaient pas limités au continent de Vir cosse; il poursuivit Mac-Dougal deGalloway, qu'il avait à punir non*seulement de la captivité, mais aussi de la mort de deux de