CHAPITRE IX/ fW
ses trèreSj jusque dans l'Ile de Man. Là il le déGt complètement, «nporta d'assaut sa citadelle de Roschin, et réduisit l'fle, dont jl était possesseur, sous la domination écossaise.
Lorsque Bruce revint sur le continent de la Bretagne du nord a{>rès cette expédition, il eut le plaisir de reconnaître qVie l'énergie de son frère Edouard avait continué, avec un succès constant, la girande œuvre de l'expulsion des envahisseurs anglais.* Il s'était rendu maître des villes et châteaux de Rutberglen et de Dundee ; Dundee qui, l'année précédente, n'avait résisté aux armes éco^ saises qu'à cause, en partie, d'une violation de traité que nou5 ' mentionnerons tout à Theure.
Mais à ces bonnes nouvelles il en succéda d'autres d'un geni% plus équivoques. Yictorieux à Rutherglen et à Dundee, sir Edouard Bruce mit le siège devant Stirling, seule forteresse importante d'Ecosse qui demeurait encore au pouvoir des Anglais. Le gouverneur, sir Philippe de Mowbray, se défendit avec un grand courage; mais enfin, se voyant prêt à manquer de vivres, il passa avec ' l'ennemi un traité par lequel il convenait de rendre la citadelle s'il n'était pas secouru avant la fête de saint Jean-Baptiste, à la mi-été suivante. Bruce fut fort contrarié de la précipitation de Son frère Edouard à accepter un tel arrangement sans attendre soti avis. I) était clair qu'on s'exposait par là à une chance qui avait été si souvent fatale aux Ecossais, à celle de compromettre le destin de l'Ecosse dans une bataille générale où la supériorité des Anglais pour le nombre, la discipline et l'équipement, leur assurait un avantage que l'expérience avait montré qu'ils n'avaient plus^ l)eaucoup s'en fallait, lorsque leurs voisins du nord les combattaient par petites divisions. Le roi réprimanda son frère de l'imprudence de sa conduite ; mais Edouard, avec l'intrépide valeur qui le caractérisait, s'exCusa sur ce qu'il n'avait qu'agi en chevalier, et parut même s'enorgueillir d'avoir fait que peut-être la lutte déjà si longue entre les deux royaumes se terminerait par l'issue d'une bataille en règle.
Si pourtant Robert avait voulu n'en pas venir là, il aurait eu une excellente excuse à donner. L'année précédente , comme nèus l'avons déjà dit, William de Montfichet, gouverneur anglais de Dundee, s'était engagé, par une convention analogue à celle de Stirling, à livrer la place, si, passé certaine époque, il ne recevait pas de secQursjmais, d'après l'orjire exprès de son souverain Edouard II, il avait violé le traité et repris la défensive. En sorie
HisicuE anâoœsE.
4MA Ai«De«?ari;ralH^ desonsorive à fari iiywwl «te»» Irèm avec Mowbcay^ il^fiût fol 1»efi pu 8'ai*ori9er;dei'«i0fi)ple4'Édouard son antagoiûfile. Mffislex«û%abert sentit^a^iiiiefQi^^ moaurir â De «tnoyea d'^éhider /la scom^iiliwi.saiifiiœffHaBdi^ ébanfiiasi&e de :ses fmiimas& ^t ^dioùyer leur eo^aaioe'; fo«& ii se flBcait pnrvé par U dues aenriee&du JMniittaiit,aiaîsînirépîde'É^ ikmt il «avait, aswec son coerage plis froide Urer si bon prefiL I^ tnàasei, «sib propre caraotène, «qiTQiqtte mitigé par l'expén^ieiace, jéÉait «atur^lemeDi impéfeiieux et àanAi^ et ile idispasait peu à éirîter ilariii tirage A'xme bataille, quand sa vé^ïàstàon eoDHiie apldst et comme vrai chevalier Texcitait à s'y soiimetftre. il faut AjwÉer CDOoreique dksil prévoy^Qt de firuce décQUVi!aii!tiiat)6i'aiireiur des oicconatances qm, explorAées avec tonte l'adreese «scmreBable, fKHirratent éter a«a: anglais i'avanta^ qpue la si^érknità du <BQmlire,de la diaoîplme et des :i»viea, leur doB&ait^ans doute. H fie prépaca donc, avec la 'P^udeace calme d'un généralaecoiBqpti ^'intelligent, i la lattedéciatve let an cmnbat à oi^anoe dont ami !(Dère édonard avait accepté le défi oBbvec ile iol enUiQuaiaâBEœ td'un €Clïev»lieFHacrafit
Ciependant sir Philifxpe de Mofvbray, gimvemeur àe StirkkMg^ q^rofita de lia trêve que le traité avait vaine à la igannison jsoufi ses tnrArefi, pour se bâter d'aller en ^personne àâjondres, y exposera Jidouard let i son conseil que le dernier resife à peu près des conquêtes d'£dDuard i*^' en Ecosse serait irrévocablement pendu ^si lon ne secourait âtirling. LeToi et ses barons, par Ja faute en j>remier, ne vivaient >pas alors eoi <trës bonne intelligence; mais ces ^nouvelles étaient de nature à ramener laconoordeparmi les esprits, •lie roi ne pou vaitsans bonté refnser les «secours qu'on loi deman^ tâait>;fet si les barons n'eussent pas voulu favoriser l'entreprise, ito ■se seraient rendus coupables de trahison envers ileur souverain et d^honneur de leur pays. Le tompsque le Israité accordait et qm rs'éiendait à plusieurs mois suffisait pour réunir toutes les fonces gigantesques de l'Angleterre, et l'intention formelle, tant du mo- {narque que de la noblesse, ^ait d'^n itirer le meilleur avantage fmssible.
Les préparatifs de l'Angleterre pour cette décisive entreprisa (CiiTentfaits sur une éoheUe à ébranler la foi d'bisloriens modernes; leep^idant leur étendue est pmuvée par des piàœs qui existent fencore. Quatre^ingt-treize grands vassaux <de la couronne fom^ foirent le .nombre compiet decavaliers.auquel ils étalent tenus par
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ta loi féodale, et ce nombre fut de quarante mille, dont trois mille, liommes et chevaux, étaient complètement couverts d'acier. Les recrues des différents comtés d'Angleterre et du pays de Galles montèrent à vingt-sept mille fantassins. De grandes forces furent ^ussi tirées dlriande tant sous la conduite de barons anglais ââblis dans cette contrée que sous celle de vingt-six chefs Irlandais, qui les uns et les autres reçurent l'ordre d'assembler leurs Vassaux et de rejoindre la bannière royale. Toutes les troupes durent se trouver réunies à Berwîck le 11 juin 1314, terme le plus ^tngné que l'arrangement de sir Philippe de Mowbray permit, afin qu'<Hi eût le temps d'amasser l'énorme quantité de vivres, de ftmrages, et de foutes les autres provisions nécessaires pour le mouvement et l'entretien d'une armée, qui, incontestablement, était la plus nombreuse qu'un OKmarque anglais conduisit jamais contre l'Ecosse, car elle s'élevait en tout à plus de cent mille eoniiiattaots.
Bruce, qui était instruit en détail de tous ces terribles préparatiUs, épuisait cependant les ressources de son immense génie militaire à imaginer et à mettre en œuvre les moyens d'y résister.