‹ histoire d'ecosseChapitre 38 sur 86 · CHAPITRE XI. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. m

leurs cohtinuenes yictoires, en leur inspirent nne noble conflance, eussent momentanément refroidi Tardeor martiale de leure adver^ saires: c'est à l'habileté des chefs^ c'est à la perséyérante unité de plan qu'ils suivirent, que les succès de l'Ecosse peuvent être justement attribués. Les discordes qui divisaient la noblesse d'Angleterre étaient souvent terribles, et les querelles publiques du roi et de ses barons n'entravaient pas moiiis la marche du gouvernement que la défense militaire du royaume. Les six comtés do nord avaient tant souffert depuis tant d'années, qu'ils avaient perdu toute habitude de se défendre, et qu'ils aimaient mieux composer avec les Écossais en leur payant des rançons et des tribus, qu'attendre de leurs compatriotes un faible secours qu'ils ne leur pté^ taient qu'avec répugnance. Beaucoup même des habitants de ces comtés, sur qui le joug du vasselage pesait d'autant moins qu'ils étai^it proches de la frontière, préféraient se joindre à l'ennemi pour piller des provinces plus septentrionales, que protéger les leurs. Enfin toute la contrée était dans un tel état de méoonten« tement, de division et d'anarchie, qu'on ne pouvait combiner les forces nationales vers un but commun.

Si nousomettons pour le moment quelques aflkires civiles d'une gravité néanmoins considérable, et suivons les événements de la guerre, il nous faut mentionner ici qu'Edouard II, piqué au vif d'avoir perdu Berwick, résolut de tenter un effort désespéré pour reprendre cette importante forteresse. Après avoir conclu un arrangement temporaire avec ses barons, i la tête desquels était son parent, Thomas, comte de Lancastre, le roi anglais parvint à réunir une puissante armée avec laquelle il investit la place te 24 juillet 1319.

Gomme les murailles de Berwick étaient si basses, qu'un homme, en se tenant debout, pouvait porter un coup de lance à un défenseur sur les remparts, on décida qu'une attaque générale serait tentée sur tous les points à la fois. En même temps un vaisseau anglais, rempli de soldats qui devaient, de ses vergues et de ses agrès prendre les créneaux à l'abordage, entra dans l'embouchure de la rivière. Mais lorsque ce navire approchait déjà des murs avec ses vergues disposées en conséquence, il toucha sur un bas-fond et fat aussitôt incendié par les Écossais. L'attaque du côté de la terre, après avoir été soutenue avec courage et repoussée avec obstination peqdant plusieurs heures, 6nit par ne pas être couronnée d'un plus grand succès. Les assiégeants qui avaient perdu

JUÙ HI TOIRE D'ÉœSSE.

beMieoiipdeiBOBdeseretifîèreBt iriorsdaiifl teois tr«Bebéni. Le lendemain, ils firent afmeer nne aMehîae tornûdable, qiprté» traie, qoi consisttit en un Tuito tiangavd brméée grosses pentres et couvert d'un toit raeBoé comme le dos de rmimal dont elb prenait le nom. Cosame la ie9êmd»oa tortne romaine, la htne, eet ilrî mobile, était destinée à ^pirantir nne tnmpe de nûnei^ qu'appliquant restrémité de la machine contre la muraille, ils aapaient les défensesde ia jriaee. Les Eeossais araîent remis tenr inlut en Thabilêté d'un soldat mercenaire renommé pomr sa Bdeam eoaame ingénteur. Cet homme, du nomde JoimCreb^etFJamnil de naissanoe^ avait érigé uim inmaense ealapuite, machine propre, comme on sait, k kneerdes^ pierres, et avec laquelle ilsepropossâ de détruire la truie anglaise. L'issue du siège devait intdbaMement dépendre de son adresse, car le nombre des assiégeants était assez ecmaidérable pour tenir les défenseurs occupés sur tous les poinb à la fois, de sorte que si nne partie des mors avait été minée aa moyai de la traie, il aurait été diflicile de réunir des soldats pour défendre la brèche. L'énorme engin s'avançait lentement v^s les murailles ; une pierre, puis une seconde, furent en vain taneées cmtre lui, et au milieu des clameurs que les deux armées poussaient, ce massif hangard approchait des forttficatioia. €rab atait oqQo calculé sa distance et la force de sa machine; il lança une troisième pierre: c'était tout un quartier de roc, qui tomba «ir la lortueeten brisa les poutres formidables. «La truie anglaise a mis bas! » s'écrièrent les Écossais triomphants, Iwsqu'ils méat les soldats et les sapeurs qu'abritaient ce hangard en sortir ei gagner à toutes jambes les tranchées. Puis, jetant sur les déiM de la machine une quantité considérable de combustibles enflani' mes qu'ils avaient eu soin de tenir prftts, ils la réduisirent en cendres. Le grandHsénécbal qui, avec cent hommes de réserve, alhDt de poste ^i poste distribuer du secours, avait disposé de toas ses gens, sauf d'un, quand il reçut l'alarmante nouvcdte que les Anglais étaient en train de forcer la porte de Ste-Marie. Le brave cheva** lier, digne d'être joc que le destin avait arrêté qull fût, le père d'une race royale, se précifûta vers l'endroit indiqué, fit ouvrir i double battant la porte déjà brûlée à demi, et faisant une sortie soudaine repoussa l'ennemi de ce pœnt ainsi que de tous les autres. Quoique la garnison de Barwick se fût jusqu'alors défendtsa avec succès, Bruce commença A s'inquiéter pour le cas où le siège tratoerait en lopgueur^et résolut de chercher i. secourir son

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