‹ histoire d'ecosseChapitre 47 sur 86 · CHAPITRE xn. wm · texte numérisé non relu

CHAPITRE xn. wm

Si, cependant, ses préce^eR ne purent empêcher la natioii écossaise de perdre des batailles, son exemple apprit aux Écossais i en supporter les tristes résultats avec une oonstaiice inéhranlabta. Cest en efibt à rexemple de ce monarque et aux éYénements d'à» règnesichar àl'Ecosse, qu'on peut attribuer^ sanscruate d'erreur) ^e vif auxHir de la patrie qui dès kvs a toujours carMtérisé si ftrtement les Bretons septentrionaux, qu'on en a quelquelMS supposé qu'il ne leur laissait d'sAtention et de déTOuement que fMmr leurs seuls compatriotes ; mais un tel reprodie de prédilee» iion, dit en bonne part, ne saurait être que glorieux. A Tépoque d'Alexandre III et de ses successeurs, les différentes tribus com* mandées tpar ces rois étaient divisées les unes des autres par la langue et les usages; ce ne fut qu'à force de demeurer sur un «d commun qu'elles parvinrent i s'unir un peu. Mais, après la noit de Bruce, il n'est pLm guère question ni des Scots, ni des Galwé*^ gieoBf ni d^ Pietés, ni des Saxons, m des Bretons de Strath-Glyde. Us avaient tous été, à Texception des Highlandais, confondus dms l'unique dénomination d'Ecossais, et généralement parlaient la langue anglo^écossaise. Cet immense changement avait été produit par la fiision de mille petites différences domestiques dans le creuset de la nécessité. Pendant les guerres contre les Anglais touslesdistricts delà contrée avaient également souffert, et presque tous s'étaient distingués également à combattre et à repousser Tenuemi commun. Il y avait à peine un district d'Ecosse qui n'eût pas vu flotter la bannière de Bruce et envoyé de braves soldats se ranger sous ses ordres; puis, le roi avait porté si loin ses pas errants> il avait accompli tant de voyages et tant d'expéditions ; les appels laits aux indigènes pour qu'ils vinssent de tous côtés à son secours avaient toujours été entendus si bien, que les légères distincticms quiexistaiententre eux avaientdisparu,et que l'état qui, composé d'upe multitude de tribus diverses et à demi indépendantes, avait d'abord ressemblé à un faisceau mal fait, s'était peu à peu changé ^ un tronc fort et indivisible quiavait noérité le nom de royaume.

A dire vrai, la grande dissemblance des deux races saxonne et gaélique pour le costume, la langue et les usages, divisait encore le Highlandais, de son voisin des basses terres; mais cette ancienne ijgne eUe-même de séparation s'était beaucoup amoindrie, beaur coup eflfocée pendant les guerres civiles et le règne de Robert

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%m HISTOIRE D*ÉCOSSE.

Bruce. L'autorité des Mac Dougal qui, avant que Bruce montât sur le trône, se comportaient en chefo indépendants et faisaient suivant leur bon plaisir la paix ou la guerre, avait été abattue dans le Galloway ainsi que dans TArgyleshire. Le puissant Campbell, d'origine normande, mais que son mariage avec rhéritière d'un chef celtique appelé Dermid O'Duine avait rendu possesseur d'immenses domaines Highlandais, obtint la majeure partie de leurs possessions de l'Argyieshire, et comme il était allié à la famille royale, Gt beaucoup pour empêcher que les habitants de cette pro* vince ne retombassent dans la barbare indépendance de leurs ancêtres. Il y eut encore d'autres grands barons des basses terres qui vinrent s'établir dans les contrées celtiques, et on peut obser* ver en peu de mots à leur sujet que, comme les barons anglo^ normands qui se fixèrent en Irlande du côté intérieur de la frontière, ils ne tardèrent pas ni à prendre les coutumes des Celtes et l'autorité de chefs montagnards si flatteuse à l'orgueil humain, ni , pour conclure , à adopter les titres et les généalogies , quelque antiques et même quelque forgés qu'ils fussent , au moyen des-^ quels les bardes rattachaient les ancêtres de ces parvenus aux anciens héros celtiques dont les descendants avaient droit à honneur et à obéissance^ Toutefois, les Campbell, non plus que les autres grandes familles qui , originaires des basses terres ou de Normandie, s'établirent dans les Highlands, ne songèrent ni à imiter la conduite sauvage des Mac Dougal et autres princes de naissance gaélique, ni à se concilier une indépendance aussi absolue. Les premiers reconnurent l'autorité royale, et obtinrent du monarque une délégation de puissance qui leur permit de se renforcer eux-mêmes et de dominer , ou , comme il arriva, d'opprimer leurs voisins. Ainsi les Highlands, quoique régions d'Ecosse où régnait encore beaucoup de désordre, s'étaient à peu près soumises envers le roî à une obéissance qu'elles contestaient et méprisaientjadis.

Mais rien dans cette longue lutte ne contribua autant à consolider l'état, que l'union qu'elle tendit à établir entre lés hautes et les basses classes. Les barons et les chevaliers avaient , ainsi que nous l'avons observé déjà, presque perdu l'habitude de se regarder comme membres de tel royaume ou sujets de tel roi, lorsqu'ils ne tenaient plus de fiefs situés dans le ressort de sa juridiction. En

i l\ est dit dans un acte de parlement quMls devinrent ipsis Hibernis NiberniorêSp plus Irlandais dans Içurs usai^es que les Irlanilais enx-mdmes.

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