‹ histoire d'ecosseChapitre 5 sur 86 · CHAPITRE I. * ff · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. * ff

souvent le théâtre d'affreux combats entre les Pietés et les Nortbumbriens, qui luttaient, les uns pour conserver, les autres pour reconquérir ces fertiles provinces.

Une lutte beaucoup plus importante que celle des Saxons et des Tictes se poursuivit entre ce dernier peuple et les Scots Irlandais qui, comme nous Favons vu, habitaient le côté occidental de nie, tandis que les Pietés en occupaient le côté oriental. Il était, à la vérité, de toute évidence, que, tant que ces deux vastes portions de \aGrande-Bretagne du nord ne seraient pas réunies sous un seol gouvernement, il n'y aurait pas de sûreté possi Me pour le pays contre des envahisseurs étrangers. Après bien des batailles meur*^ trières, après beaucoup de sang répandu et une impitoyable dévastation des deux contrées, quelques mesures semblent avoir été prises pour qu'une paix durable s'établît entre ces nations rivales. TJrgjiria, sœur d'Angus, roi des Pietés, fut mariée à Aycha IV, r^ des Scots, et leur fils Alpin, succédant à son père en cette qualité, régna heureusement de 833 à 836, dernière année pendant laquelle il fat tué en Galloway où Tavait attiré quelque contesta'» tion. Le trône, des Pietés, ainsi devenu vacant faute d'héritier mâle, fut réclamé par Kenneth, fils et successeur d'Alpin, qui, comme descendant d'Urgaria, sœur d'Angus, fit triompher an moyen d'une armée ses droits à Théritage. Wrad, dernier des . monarques Pietés, mourut à Forteviot, en 842, tandis qu'il com* battait pour sa capitale et son royaume ; alors les Pietés furent soumis. La tradition et les' anciennes histoires s'accordent à i'eprésenterjtenneth, une fois victorieux, comme s'efforçant d'extirper toute la race des vaincus ; mais il faut voir là une exagéralion. Desauteurs plus modernes choqués de l'invraisemblance d'un tel fait, ont, pour adoucir la chose, supposé que, à la mort de Wrad, Kenneth s'empara du trône des Pietés par droit de succession, comme légitime héritier de son aïeule Urgaria Par malheur^ et c'est ce qui rend inadmissible cette correction historique, il n'est plus question dans l'histoire d'Ecosse, à partir de la victoire de Kenneth Macalpin sur Wrad, ni de la nation Picte, ni d'un royaume de ce nom; au contraire, le roi des Scots et ses sujets acr caparent tout le territoire qui avant la conquête était occupé par les deux peuples. En un mot, la révolution doit avoir été si complète, que la langue même des^ Pietés est perdue et que le dialecte qu'ils parlaient forme un sujet de doute pour les antiquaires. Il était celtique, probablement, avec une forte teinte de goUiique.

CHAPFTRE n.

se rend maître da Cumberland; successeurs de Malcolm» — Kenaeth III et ms saccessenrs. — Mdcolm il,

Iiorsque KeoMtb Macalpio porta mr 9« tôtela double eourontie daaPictes^tdesScotSi ilttevintuo adversaire capable d'attaquer etde vaincre les belliqueux Saxons. La contrée soumise à son au^ torité prit alors popr la première fois le nom d'Ecosse % et depuis elie a toujours conservé ce nom. U lutta avec fureur pour planter 8a banmère dalriadlque dans le Lotbian, dont peutTêtre ilr even-*^ diqua la souveraineté, parce que le pays contesté avait fait partie du territoire des Pietés jusqu'au moment où ils en furent dé*» pouillés par Ida. On raconte encore de Kenneth Macalpin qu'il fut législateur , et telle peut sans doute être la vérité ; mais tes lois publiées comme siennes sont certainement apocryphes.

On pourrait avec raison appeler Kenneth le premier roi d'Ecosse^ car le premier il posséda une étendue de terres assez considérable pour qu'on les appelle un royaume , tandis qu'on n'accorderait pas sans absurdité le titre de souverains aux chefs Scots^Irlandais de l'Argylediire, dans l'obscure généalogie desquels il faut que rbistorien cherche cependant la souche originale de la famille régnante.

Afin donc 4e ne pas encourir l'accusation de lèse-majesté, que sir iïeorge Maekenzie, jM*ésentement avocat du roi , porta contre le docteur Stiilingileet pour avoir abrégé de quelques chaînons la généalogie royale , nous rappellerons brièvement que, d'après les meilleures autorités, vingt-huit de ces rois ou chefs dalriades» régnèrent successivemrat dans l'Argyleshire , où la vieille tour de Dunstaffnage était, dit-on, leur principale résidence. Kenneth Macalpin fut la vingt-neuvième descendant de Fergus» fils 4'£ric^ premier de la race.

Les successeurs de cet heureux prince passent devant nou$ dans un sombre et obscur intermède , comme ceux de Banco sur le théâtre. En les nommant nous ift mentionnerons^ des événements de leurs règnes , que ceux qui sont nécessaires pour éclairer la suite de l'histoire 4'EcQ$sé ou les mi»urs de la période

I En ^fgiBh »!0iUmir c^Mt-Indiro 4err4 des Se^ls. a, k.

que nous trtitûns. Nous éviterons ainsi lu péniUe tAshe ds m» emixit d'absmdes et féroces eoateslatioQS entre des princes dont les ncmis ne se pensent pnononeer; féeits d*ùà le leetenr, poor ^terane phrase deMiltoo en pareiile ciroonstusce, ne retire aoeone instrticUon pt»s préeieuse que s*ii lisait les détails d'uM fiterre oitre des milans et des corneille».

A Kainethsticcéda son frère Donald, car le mode de SttCcessÎQa dans les familles royales tant des Scols que des Piotes, ét«4 fsr toratike ausL collatéraux , et to firève d'un monarque défont était souvent ai^ieié au trône de préftrenee à son fila I afin ^ on peut le SiipfH»er^ d'édiapper è Tiaconvénient de minorités fréquentoa. Il n'y a rien à dire deOonald , et presque rien de Constantin son nerèu , fils de Kranetb, qni régna après lui. hd dernier Hieurut en défendant son ^rrkoire contre une invasion des Danois y qui étaient alors le fléau du siède ; ou , si on croit la tradition » il fut fait priscnnier Yîrant, et sacrifié, dans une caverne située sur le ittid de la mer dans k paroisse de Crail , aux mânes du général ennemi qui avait succombé dans i'action. Les successeurs de Ceofitantin furent Âodii, Eocha et Crig, qui régnèrent ensemble i après eux le trône fut occupé par un Donald, quatrième du nom» et par «n Constantin III. Tout ce qu'M est nécessaire de dire des qiiatre premiers , c'est que leurs règnes offrent les mêmes scènes demetulres et de sang qui nous ép<Mi vantent dans les annales de cette épocpie, et que ces borrears u'amèMot pas de plus be<irenx résultats. Constantin III n'est célèbre que pour s'être ligué avec Aulaf, rot de la mer V dims le but d'«ovabir l'Angteteire» et avoir partagé la défkite que kB Noraes^Men * essuyèreol d'Atheistane i la grande batailla de Bnmnantorgh. Ediappé au massacre de cette sanglait ^mée dans laquelle il perdit un vaillant fils, GonsUmtin se retira dans un cloître et devint supé* rieur de m<^^ ' en 952, la quatorzième année de sxm règne.

Hfolcelm, premier d'un nom qui est ftmeuxdansrblstoired'Éoosse , agrandit ses domaines d'une acquisitien précieuse. Nous n'avons pas eu ^loore l'occasion de menttoniier que , vis^vis éa royaume bteUm de SkatinClyde, s'en trouvait un autre de

4 La i^lv^ri de cc»f irft^f ^ w»A se décoraleoi fas^vejusemeDi «lors de ce titc^ Se rois de. la mer. A« M« 2 C'e6t-k-)dirB hommes du nord, et fi ft'et;ll iei des Baiivii ei de» Ke^Hidaièns.

^CvUes^ dit le texte : ordre de moines^ ^i s'éteiçtiU arant rétablissement dn f rolestantisme en Ecosse, a* v.

même genre, appelé Reged, peuplé aussi de tribus brebmnes et fort renotûiné dans les chants de leurs hordes. Cet état séparé^ qui comprenait le Gumherland et le Westmordand , opposa une vigoureuse résistance aux étrangers ; les princes Saxons de l'épo que ne purent jamais eux-mêmes le soumettre com[Aètement, Edmond l'aîné , d'Angleterre , ravagea ce petit royaume pourie punir de son insubordination , creva les yeux aux cinq fils . de ' Dunmail, son dernier roi de race bretonne , et en donna le terri^^* * toire à Malcolm, roi des Écossais, à condition qu'il deviendrait son allié et l'aiderait sur terre et sur mer à défendre son royaume. Ainsi, par une anomalie singulière, tandis que l'Angleterre était en possession des Lothians , qu'on ne saurait aujourd'hui séparer de rÉcosse , le monarque écossais se voyait mattre du Gumberland et du Westmoreland , que, de nos jour?, personne n'hésite à regarder comme des provinces anglaises.

Les règnes d'Indulf et de Duff, princes qui succédèrent à Malcolm, sont peu connus. Mats la mort de Gulen , troisième successeur de Malcolm, prouve, fait curieux, que les Bretons de Sti*ath^ Clyde étaient encore indépendants. Le viol d'une vierge bretonne de royale naissance fit éclater une guerre entre eux et les Ecos-» ^is. Les Bretons furent vainqueurs, et Gulen périt en 970.

Kenneth III, fils de Malcolm f, monta alors sur le trône d'Ecosse , il soumit à soii sceptre les Bretons de Strath-GIyde , et ainsi ajouta matériellement à la force de^on royaume; il parait toutefois que le Strath-Glyde fut quelque temps encore après cette réunion , gouverné par des princes différents, quoique tributaires. Sou» son règne, fes Danois pénétrèrent avQC une nombreuse flotte dans le golfe deTay. Le roi Écossais s'avança à leur rencontre , et une bataille décisive eut lieu à Loncarty. Les Danois se battirent avec leur furie habituelle, et forcèrent les deux ailes de l'armée écossaise à se retirer derrière le centre , qui , commandé par Kenneth en personne^ tint bon, et décida du sort de la journée. Des pierres monumentales, des monticules sur lesquels on trouve les ossements et les armes de ceux qui périrent , attestent la réalité de cette bataille, rendue mémorable par l'acharnement qu'on y déploya de part et d'autre ; il est cependant des histoires qui affectent de la regarder comme fabuleuse.

Kenneth III, périt victime d'une trahison de femme. Il aurait mis à mort le fils unique de Fenella, épouse du Maormor ou viceroi de Kincardineshire. Quoique ce ne fût qu'un acte de justice ,

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