‹ histoire d'ecosseChapitre 59 sur 86 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

ATénement &û§ fitaarts; leur origine. — Robert II et sa famille. — Prétention du comte de DoVjglaa tm trône ; il Pabandonne. -^ Déraite des Anglais près Mel« rose. " Incursions dévaslatrices snr la frontière. — Jolm 4e G ant ou 5ean de G and négocie ayec VÈcotHi il y Tient chercher un refuge contre une émeute des Anglais. — ' La France stimule les Écossais à recommencer la guerre. «- Invasion dirigée par Jean de Gand.-Jean de Vienne arrive avec une armée d^auxiliaires français. — Ils sont mécontents de PÉcosse, et PËcoaae nVist pas plus contente dPeux. ^- Ils pressent les Écossais de livrer une bataille en règle aux Anglais î les Ecossais refusent, et expliquent leurs motifs.- Aiebard envahit PEcosse; il est repoussé. ~Les auxiliaires français quittent TÉcosse.— Lee Écossais menecenl d^envahir PÂngleterre. — Bataille dU)tterbourne. — / Bégence de Robert, comte de Fife.« Trêve avec TAn-

gleterre.— Uort de Robert iL

La généalogie dee Stuarts, qui fureiit alors appelés au trâne d'JÉcosse, a étéie sujet d'un grand nombre de Mries. Mais de modernes antiquaires Tont fait distinctement resaonter à l'illustre famille anglo-normande de Fitz^Aian d'Angleterre; origine qui n'est point à déctotgner , même pouor une race de souverains. A l'époque de David TS Walter Fitz-Alan occupait le poste hon<mimnd de Stetmrt , c'est-à-dire de gmnd-sénéebal ^ , dans la maison ita roi-, puis, la dignité devenant héréditaire dans la famille, ce qui d'a})ord n'aidait été qu'un titre devint un surnom, le sumeoi ^ changea en nom, et fut emidoyé comme tel. Walter, sixième gi^liMl-âénéchal, combattit couragensement à Bannockburn^ àéi&Bf 4it Berwii^avecla valeur la plus chevaleresque, et fut unanime** fiaent jugé digne de la main de JMarjory Bruce , fille du. libérateur de l'Ecosse. C'est à l'unique enfont, fruit de ce mariage et septième grand-séné(^l , dont il a été si souvent question pendant le der^nier règne, que la couronne échut, quand la postérité mâle de Broce s'éteignit dans son seul fils David II.

Le successeur k la couronne s'était marié deux fois. ÉliaabeSi

4 Le mol; stswaii fue nova avons endéià occaaion d'expliquer , aignifiait alMS sénéchal; il se prend aujourd'hui dans le sens àHuttiidant. On a fait de ce même mot un nom 4e faraUie en en modifiant Poribograpbe, c^8t4i-4ire en éeriraot Stuart an lieu 4e Stfiioart, a* ic

fM HISTOIRE D*ÉCOSSE.

Mure de Rowallan , sa première femme , lui donna quatre fils , Jean, que David, comme nous l'avons vu, créa comte de Carrick, Walter, comte de Fife, Robert, comte de Monteith, plus tard duc d'Albany, et Alexandre, duc de Buchan. Du même mariage il n'eut pas moins de six filles, et comme elles avaient épousé toutes les héritiers des plus illustres maisons d'Ecosse, elles durent contrî* buer beaucoup à établir solidement leur père sur le trône. Le nouveau roi était marié en secondes noces à Euphémie^ fille du comte de Ross, père de David, comte de Strathem et de Walter, comte d'Athol. De quatre filles que cette deuxième femme lui donna, Tatnée avait épousé le comte James de Douglas, et les trois autres avaient également choisi leurs époux dans de puissantes et anciennes familles.

Le père de cette nombreuse race était un vieillard qui atteignait sa cinquante-cinquième année , et è qui une maladie aux yeux les rendait aussi rouges que du sang. Il avait été dans sa jeunesse un brave et actif soldat; mais alors il avait dépassé l'ftge où les fatigues militaires se supportent aisément , et ne pouvait commander lui-même son armée. Il déploya pendant son règne les vertus d'un souverain pacifique : et fut juste, affable, clément, rempli de sagesse.

Le comte de Douglas menaça la tranquillité du royaume par ses prétentions à la couronne : mais presque aussitôt qu'il les éleva, la main de la princesse Euphémie qu'il reçut en mariage les lui fit abandonner / Robert II fut donc sacré à Scone le 27 mars 1371, avec les cérémonies ordinaires. Comme l'Ecosse continua de payer assez régulièrement la rançon du roi David , elle n'eut pas de guerre ouverte à soutenir contre l'Angleterre jusqu'en 1378; mais à cette époque, après bien des rapines et des incursions mutuelles, les hostilités éclatèrent avec une nouvelle furie, et des escarmouches, des combats, d'un genre plutôt destructeur que décisif, eurent lieu. Un petit corps d'Écossais s'empara de la citadelle de Berwick ; mais , trop faible pour se défendre long-temps, il fut surpris et passé par les armes. Dans une chaude rencontre près de Melrose, les AnglaiscommandésparMusgrave, gouverneur de Berwick , furent défaits par le comte de Douglas. Ce fût Archibald, son parent, qui décida la victoire parson courage personnel; maniant avec aisance une épée qu'un homme ordinaire n'aurait pu lever qu'avec peine, il ouvrit les lignes anglaises par la violence de ses coups. Les Écossais paraissrat avoir d'autant mieux eu l'avan-

Page 1