‹ histoire d'ecosseChapitre 69 sur 86 · CHAPITRE XVIII. ftfg · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII. ftfg

'minelâ que les autres, furent décapités pour des actes de brigaodage et d'oppression. En outre, voulant que sa justice parût imr partiale , le roi 0t pendre James Gampbell qui avait assassiné un ancien lord des lies, nommé John. \

Au milieu de ces terribles exemples, Jacques P' se montra clément à l'égard d'Alexandre des Ues, successeur de ce Donald qui avait été étrHlé a Harlaw, et se contentant de lui représenter qu'il devait absolument mettre un terme aux habitudes d'insu» bordination propres à sa famille, le renvoya sur sa promesse de se comporter mieux par la suite. Sa mère fut gardée comme otage ^n garantie de sa parole. Alexandre, cependant, n'eut pas plus tôt remis le pied sur ses domaines, qu'il leva l'étendard de la révolte, et rassembla , soit dans les tles, soit dans les hautes-terres, une armée de dix mille hommes, avec laquelle il envahit le continent et brûla la ville d'Inverness où il avait naguère subi l'insuHe d'une arrestation. Le roi Jacques, réunissant des forces de son côté, marcha en toute hflte vers le nord où sa prompte arrivée alarma les envahisseurs. Deux puissantes tribus, le clan Chattan et le clan Cameron, abandonnèrent le lord des tles pour se ranger sous la bannière royale. Affaiblies et découragées, les troupes highlaadaises essuyèrent une affreuse défaite. Alexandre s'humilia ju^ qu'à demander paix et pardon -, mais on ne lui accorda rien avant qu'il ne se fût soumis A un châtiment féodal pour son manque de parole. La veille de la Saint- Augustin, il se présenta devant le mattre^aulel de l'église d'Holyrood, à Edimbourg, qui était remplie de monde , couvert seulement de sa chemise et d'un caleçon , et là, à genoux, offrit au roi la poignée de son épée nue, la tenant lui-môme par la pointe Dans cette attitude de soumission , le chef insulaire confessa ses' foutes et supplia que la punition qu'elles méritaient ne lui fût pas infligée. Jacques commua la peine capitale qu'il aurait pu légalement prononcer contre le re-' belle en un long emprisonnement au chflteau de Tentallon.

La captivité du lord des lies n'empécha point les peuples indisciplinés qui les habitaient de se révolter encore. Se choisissant pour chef un Donald surnommé, Ballach ou U Roux S cousin* germain de leur seigneur, et qui exerçait son autorité pendant son absence, ils envahirent de nouveau le Lochaber avec une armée de sauvages Catherans. Le chef celtique rencontra les comtes de Mar et de Gaithness, les défit complètement avec un inrnienae

I L9 mot freckled sigoiOe Uchelé de rousseurs, a. H.

Sm mSTOIBE irÉCOSSE.

iMDage, et retoantt vaioqtteorâaas te« îles. Mm comme le roi lM8ait4e gvaiids préfiarafÊifs pour weogdr cette wvasion^ les 'Cbefis .hi^landinfi qui tous y avaient ihtîs part , s'effrayaient de la puissance royale que l'énergie de Jiacques avait teUem^t fortifié^ et mon aeuiement se s&nmirent à leur souvt»rain, mais lui i»*oposëiWDt leurs services oootare Donald Ballacti , dont l'extrême ioâolence, prétendirent-^ils , avait été cause de leur erreur. Ainsi -aiaadonné des conplioes de son crime ^ Donald fut forcé de fuir «n iftesde. On Ty tua peu après pour plaire au roi d'Ecosse, et on envoya sa tôte À la cour de Jacques.

Jacques I" ne recourut pas toujours à des moyens aussi violents pour affermir les droits de la couronne écossaise. Par exemple, il s'arrangea amiablement avec les Norwégiei:» quiréclar maieiit avec instance les longs arrérages d'une rente à eux €onS'<^ tituée paar Alexandre IH, en retour de la cesaon des Hébrides, Boats foeles^ontinueUes iaforimies de TEoûsse avaient onyiôehé de pa) er avec régularité.

Jacques poarmiivit^ en on «utre point matériel, son gim d'ar baisser la puiseanoe des noUes pour les rendra plus déy^endants 4e la caoronne; et ce n'i»t qu'en nous rejetant sur de tdles aMrces ée renaeigi^meuts aocktaitels que nous pouvons nous former une juste idée des projets qu'iiavait cwçus ou des oioyeits l»ar lesquels il comptait les exécuter. Nous avons vu les puissante eomtesdeJiiut^b, qui ré»âaie»t sur la frontière orientaled'Écosse, . se 'dédn'er, suivaitt leur bon plaisir, pour ou contre le pays, et .fùtede Icmr ch&teau deDunfaar, tantôt nue bairièreeontre les Axt- -^iais, taiHât «m lieii de vefuge jK>ur les mcmarques de <ce royaume^ quand ils battaient en relx»ite. Le pi^^sent comte s'étaU-il réoem* iinent rendu «eoupaUe de ^elqu'une de œsinfraetktns aux lais^et deces pi»fidîes que safeunille ne s'était pas^génée pour oominetti^ dans de pÂ^édefttes s^néraÉions? ou bien son seul crime élait41 de parallnre dangereux ? Kous ne saurions le dim au juste; maïs oa 4'iBmpriaMna auichftteau d'Sdnofbourg, «it son manoir de Ducbar^ .^éBsA te roi ^it possessîoii, fat oon&é à la .garde d'Adam Hfypbura ^ îlales. Les raisons li^ales qu'on i»i allégua étaient que , ocanme la confiseatioii du eemté de March avait ^é ordonnée A Muse des nombreuses tratasons du titulaire^ le duc d'Albany fl'ianmt pas eu te d^eR^ môme en^sa quabté de négent, de dstcaîne ie£t oomtéde lacottreonrei laq^a&eiltétaîtirevenu^ et de le<»nférer au fils du traître. JCacques cq^ndant ^'avait pas l'mtenUoa

GHiLHTIlE XVm.

•dîiigir «vee r igaeur «a inînstiee à l'égard du comte d'ilors, quoi^ tfSi'A le pri?ât depoeseBsîonft^iuidoimidfiiit à leur proiiriétaire eiiB puissance dont il pouvait CaeiteRient abuser. En éSei^ U eonfém «assitôt à VeKrComiB de Mscoh le comté de Bueban , qui , par lu iBort déjà mentionnée du brave connétal^le de France à la bataille de Yeroeuil , était retourné à la couronne. Par celÉe •poliliqcie , Ja<»iue6 «spéraît que les membres d'ime si puissante laneûlte qui , tant qu'elle avait habité iesfn nUères, avai^t toiilonrSjàté d'ime foilncertaiiie , deviendraient 4& fidèles vassaux , lersqu'eile tebtterait l'intérieur du royaume.

Presque toutesles mesures4e Jacques toidaient au môme but; Àcelui d'a&iblir , d'une part , le pouvoir de ia utd^lesse d'où ré« mitaient tant de discordes dans l'état et l'oppression générale du ptenple ; de l'autre , à augmenter et à étendre preportiennémeAt t'influence de la couronne. Ces eff(Mis, à dire vrai , renfermaient le dessein égofete d'élever le roi lui-^néme à une supériorité plus lOOmplète ^ i&ais comme, à cet âge de la société , la prépondérance ^ l'iintarlté royale était le meiHeur moyrai par lequel la paix et Vssrd^ poavMtd être nuôntenus <laDS tout le royaume , on doit Mycorderà Jaequ^ 1% qu'il poursuivit son objet favori avec des TUS6 iiumaincB et patriotiques pbis favmabSes^u biea-^ôtre4e l'Ecosse qu'à l'agrandissement de sa propre puissance.

Au moyen d'tan acte de parlement qui prohiba toute espèce de tcaités et de lignes par lesqilds les nobles avaient coutume de s'en* .gager à prendre le parti les uns des autres contre le reste de la nation , «u même contre la ccEUHmne , et qui déclara qce toutes lee^assodations formées dans ces buts illégaux et dangereux n'étaient pas <d»iipilfHres , Jactpies s'efforça d'dterâ ces petits priaces le moyen 4e s'armer contre son autorité. Il se donna aossi beamoaupde peùie peor asenreria régulière adminiâtradoo de la }ustiee devant ies oours royales, et décréta ^ue lorsqu'un pauvce plaideur ne pourrait, faute d'habileté i^ d'argeni, ni sedéfeadae ku-fm^me , ni ebar^r quelqu'un de sa dépense, un ludMleaM* catkti'serait^naé aux f»ûs delà coaroMie. v

Une autre loi , rriative au meosooge , porta peine de mort coor Are ^utconqae i«feBterait4es fttusseAésde nature à vendre odieuK a» peuple iegettvememaiiA du roi. Gs cbàtiflaent , quoiquo$é«è- M^ a'élast peut*étre que coavenaUe pour i'^époque, ou il y aimât ^ !»« de 4X»aMiaicatî(ms entre les diffiérenteS'parties de la eon- Iréa^ 'Ot^ ttae{MPovîDeesa«ait^si peu ee «pii se passait dans une

SMt HISTOIRE D'ECOSSE.

aotre , que le bruit d'une mesure impopulaire ou d'un acte oppressif de la part du souverain aurait pu mettre une moitié dû royaume en rébellion ouverte avant qu'on eût eu le temps de le dè^ mentir ou de l'expliquer. Mais , dans la suite, cette 1(m, s'appli* quant môme aux simples confidences d'homme à homme , devint une source de tyrannie et d'iniquité.

Quant à la politique étrangère , Jacques I*' paratt avoir dignement joué son rôle au milieu des luttes de la France et de l'Angleterre. Gomme ses prédécesseurs, il aima mieux s'allier aux Français, que l'occasion de tromper sa confiance ne tentait pas continuellement ; et son amitié sembla si précieuse, que Charles YII crutdevoir la cimenter par le choix de Marguerite , fille aînée du roi d'Écos.se , pour fiancée de son fils le dauphin , plus tard Louis XI. Le mariage eût lieu en 1436, huit ans après les fian* cailles. Celte union était aussi honorable d'un côté que de l'autre» mais ne fut pas proportionnellement heureuse pour la jeune princesse. Quoique aimable et pleine d'agréments , son mari , un des hommes les plus pervers qui vécurent jamais , la négligea et la méprisa. Même il n'y eut aucune médisance, aucune calomnie que les indignes courtisans du roi n'inventassent contre elle ; et ces imputations ignominieuses lui furent, dit-on, si sensibles, que la violence de son chagrin lui coûta bientôt la vie.

Comme , par suite de l'enthousiasme que l'apparition de la pu* celle d'Orléans sur la scène excitait dans toute la France, les Anglais y voyaient leurs afiaires prendre chaque jour plus mauvaise tournure, ils envoyèrent lord Serop comme ambassadeur en Ecosse pour qu'il tâchât de décider Jacques- à se brouiller avec la France. L'Angleterre proposa en cette circonstance des conditions auxquelles nul diplomate , lorsque les deux pays avaient eu à négocier ensemble, n'avait songé depuis bien long-temps. I Ue offrit de signer avec TÉcosse une paix indéfinie , et de lui restituer , non -seulement le château de Roxburgh et la ville de fierwick, mais encore une partie du Gumberland et du Westmoreland qui s'étendait vers le sud jusqu'à Rere' Cross , ou Staumore. Les historiens écossais prétendent <]ue les Anglais n'étaient pas sincères dans leurs propositions; s'ils l'eussent été, Jacques n'aurait pu accepter leurs offres sans une violation formelle de son traité avec la France. Le clergé du royaume lui représenta cet empêchement , et, de plus , souleva cette importante objection , que le contrat par lequel il était Ué envers les

CaiAPlTRE xvtn. !M

Français avait rec^ , de la sanction du pape , un caractère invior lable 9 et , M quelque sorte , sacré ; par conséquent , il ne pouvait être enfreint sans sacrilège. Dans le cours de la discussion scoiastique qui s'engagea sur le point de savoir quelle force l'approbation du pontife romain conférait à un traité solenndiement con«* clu entre tes deux monarques indépendants Jesdisputeurs perdirent de vue les propositions de l'Angleterre; c'étaient cependant les plus fav(H^bles qui eussent jamais été faites à l'Ecosse par sa fière voisine depuis que les armes de Bruce avaient extorqué le traité de Nothampton ; et les pourparlers n'allèrent pas plus loin.

On peut aisément concevoir que la rigueur inaccoutumée avec laquelle Jacques , poursuivant- ses mesures favorites, annula les concessions de terres faites en fiiveur des plus puissants nobles^ changea à son gré lé siège de leur puissance comme dans le cas du comte de March , intervint , pour la contrôler, dans la justice qu'ils rendaient à leurs vassaux, parfois incarcéra les plus redoutables d'entr'eux , par exemple , son propre neveu le comte de Bouglàs , et substitua partout Tautorité de la couronne à celle des seigneurs qui s'éclipsait par son étendue, fut jugée différemment par deux catégories de ses sujets. Jacques était (jApulaire pour la grande masse de la nation ; car le peuple se sentait protégé par la puissance du roi qui ne pouvait être tenté que rarement d'opprimer les classes linoyennes , et se réfugiait volontiers sous sa protection pour échapper à la tyrannie en sous^ordre des nombreux seigneurs, dont les châteaux couronnaient chaque éminence, et dont la rapacité ne respectait rien. Mais il en était autrement de la noblesse ; car elle comprenait avec amertume que plus l'impor* tance du roi grandissait aux yeux de la nation , plus la sienne diminuait peu à peu .Elle regardait la quantité de sang qui avait coulé par l'ordre <de Jacques, moins comme un sacrîGùe à la justice, que comme un .moyen par lequel le monarque avait assouvi sa rage de confiscation et sa haine vindicative contre les grands. Beaucoup de victimes qui avaient éprouvé ta rigueur des lois tenaient à dillustres familles ; et c'était pour leurs parents un point d'honneur, presque un point de conscience, que d'épier l'occasion de venger leur mort. Il y avait donc un grand nombre de nobles à qui Jacques semblait aussi redoutable qu'odieux , et qui n'attendaient qu'un instant propre pour faire une sanglante mahifestation de leurs sentiments à son égard.

Ces mauvaises dispositions se Urabirent aux approctaes/d'une

HIST0IRE EfÉGOSSE.

-gaerre devenne inévitable. .Sir Rfibert Qgle , ua des prin^pifix jseîgQ^rs qui habituent sur la frontièfe ^«[i^ise , viola la ta^ire ^lui durait entre les deux peuples depuis rftvà9eiBeat.da roi Jm- •qûesau trône d'Éooese , et envatiissant la frontière écossaise , y ^lerça quelques ravages ; mais A fut Uentôt rencontré par te comte d'Angus près dePiperden, battu et fait priscmnier. Par sesjB&tinieiit*de cette violence et d'une tentative de la pact des Anglais pour s'emparer de la priaeesse Marguerite qui fie rendail en France auprès de son mari , lacques leur déolara la guerre. Il assiégea le chAteau de Roxburgb avec toutes les forces de smi loyauœe, qui formaient, ditron, une tumultueusemultituded^nviram deux cejit mille boomes. Après avoir demeuré quinae jDius devant fioxburgh, le roi leva soudain le siège et lic^ada aan armée, au sein de laquelle il soupçonna sans doute quelque ^UjBon. Eneffet, desintrigues de eegenres'y bramaient jypcd^aÉdement, •et un monarque qui n^était pas &à bonne intellige&ce uwec mm aristecratie ee pouvait réaider en aàreté dans mai camp écossaise rem{rii de levées féodales , où chaque soldat se testait sous la banmère du noble à qui il deveût o^éîfiBanee.

Après le licenciement de ses troupes, laeques^l^^ eoQvoqoa^en pariemait à Édteibourg, et s-oecupa, de concert a^see lui, à rédiger des k»s.qui , 1^ unes protégeassent, le commerce , les. autres Dendîfisent tout-à-fait impartiale Tadmiaistration de la j4iadoe. /Mais le terme des tràvioix de ee pdiuse aus»i bon fu'éoergique avançait rapidement.

Le principal auteur de sa mort fut sir Robert Giaham, ORde du comte de JSiratbeime» Jaeques , ic^jours àms le biftt de dépecer et d'^aibltr peu à peu l'eKClusive puissanoede la noblesse, repritlecomté deStratheme et crisbgea lie jeune ooœie.àaccefiÉer «1 fdaee celui de Monteiih. Cette mesurée oequ'il parait, irrita l'esprit hautain de l'oncle tdu jeune hanmte , air Robert, qui en jOi^i<e était exaspéré par rarrestation et l'empriscHmi^neQt qu'jl avait 1 ui-nièine «nhis avec tant d'aulnes iltesères gens tors dru jpetour de Jiœques, en ltà&. Perscmneilement ^scité par cesiBOti& ide haine contre son jfioiftTerain,firabain entrefrit, lors^du^urleoaaent ide 1429, de représenter ^au roi les^griefo de fai ndilosas ; mais an lieu de le4aîre avee respect et mûdmAif»i, ce tasmAe At <»rguetlteux seigneur estca^dans une tâHe ra^^ qu'il proposa à ses collègues d'arrêter ie jnananiueen leam bobs. CoBOMBe pariKnBen'esaappKrertune ttolien » inaotoite, qbM hâ qu'on ar-

iSSbÊMTm XVV3L

rêta sur te cbaïap \ sfirèsi quoi , en >e(ïD6s(}iit ses Uqds^ 011 reoivofa en exil.

ILse retim âaas les hautes terres en luxant de se veogcsr, «t du fond de sa retraite, eut l'impudence d'écrire à Jacques uae lettre où il le désavouait pour «ouverttu, et se déclarait soamorM eu^eoii. Cet excès d'audace (ddigea le m de firoteettre une ré*compeose à quiconque lui Uvrecait sir Robert {jÈraham mert ou vif. Alors prit naissatice une coaspiration qui eut une si terriète issue , quoiqu'on ne puisse guère imaginer par quels m(^& certaines p^^somies y prjpeni part.

Le chef ostensible des €oii^>irateurs fut le propre oacle du roi, Walt^, comte d'Atbol, fils de Robert III et de ÀBna9)ella^ sa seconde femme. Cet ambitieux vieillard, quoique si proche parent 4u souverain, ne laissa pas de comploter contre lui dans le but de placer sur te trône sir Robert Stuart, son petite-fils. Celui-€i9 non plus , qu(»que acbnis à la faveur de Jacques, près duquel îl occupait une ebarge toute de confiance , ceUe de chaad)elr laa, n'hésita, point à tremper <dans une si infâme oonspiraUo&. I»*évéfiement prouva que les conspirateurs n'avaient pcisqu'a^^c trop de soin leurs mesures pour assassiner leur prince. Mais les espér^fflces sur iesquettes Athol et sm petit-fils avnient fondé la seconde partie de leur c(»npk)t ^ semUent avoir été si vagues, ai incertaines, qu'il est impossible de ne pas croire que, comme il arrive s&uvent en pareiHe circonstance, les gens qui oonsentirent «à tremper dans te meurtre se persuadèrent, dans leur pétuUnee et leur laveugiessMit , que te haise qui existait contre Jacques au fond de teurvS propnes cœurs devait être partagée par presque tMS leurs compelriotes ^ ei^ce d'JUusicm erdinaire aux hûiifflBies qui s'engagent dans des entreprises si désespérées.

Jacques traUsporta sa corn* à Perih^ afti «de jiasfiiur tes iètes de Koâ dms <oette viUe , et «e fut tme cireonstanœ qui favcoâsa tes desseins ides eoiis|ttrateurs, car dès lors il teurfattet peu ^ temps peiar descendre <tes èauées-ten>es ^et parvenir jui^qpi'ià lui. Le âl Sémietj enût^n^ Jaques*, après aw^eir reçu l'infiittie Athol , mm code, isoK^er, se disposait ii s'alter livrer an repea ^l^m^pue 2e C0ii¥eatdes ZkHBÎmcains, qni«ervak à cette époqpiede lésidanne iK}^te , M'SCHtdîm envahi |ar «oe trCnipe dé ^éotit ftr Aebert^âtiMnt^ Je perfide «hamteifam , mnii iiuâliÉé i'entfliée* La tradition raooi^ qu'use jeune dame de ia fuite de te Ttm»^ naminée Ctettwme Sanglai, tâdteitdewKdéeraa^flBriu

HISTOIRE D*ÉCOâSE.

i|oi manquait i la porte de Tappartement royal , en passant un de ses bras dans les deux anneaux de fer. 'Un si feible obstacle fut bientôt surjBonté. Toutefois la reine et seis femmes eurent ainsi la temps de descendre le roi dans un caveau qui se trouvait sous sa chamlve à coucher et par lequel il aurait pu fuir, s'il n^eût luimême ordonné deux ou|lrois jours auparavant, de boucher une ouverture qui donnait sur la cour du monastère, parce qu'en jouant ila paume, il avait perdu une de ses balles dans le trou. Malgré cette fatale coïncidence , le roi aurait pu s'échapper encore, car les assassins quittèrent la chambre sans s'être doutés de sa retraité, et après avoir blessé la reine dans leur brutale furie, se dispersèrent pour chercher Jacques dans les autres appartements. Par malheur, avant qu'ils eussent abandonné tout à fait-le monastèrep ou que du secours fût arrivé , le roi essaya , avec le secours des dames , a sortir de sa cachette , et quelques-uns des brigands qui rentrèrent le surprirent aCi milieu de sa tentative. Deux frères nommés Hall, se précipitant alors dans le caveau, tombèrent sur Jacques à coups de poignard. Jeiine, vigoureux et combattant pour sa vie , le roi tes terrassa. Mais tandis qu'il les foulait aux pieds , tandis qu'il luttait corps à corps avec eux , et que dans la lutte, voulant leur arracher leurs poignards, il secouait la main, le principal conspirateur, Graham, arriva à l'aide de ses complices, et Jacques tomba percé de coups. Ainsi mourut ce prince habile et vertueux, mais trop profond peut-être dans ses vues politiques pour l'époque où il vivait , trop empressé de mettre à exécution lés réformes dont il rec(mnaîssait là nécessité, surtout trop sévère à punir des crimes qui avaient plutôt pour causes i'entratnement de l'occasion et la licence générale d'un temps de désordre , que le froid calcul de chaque individu.

L'alarme fut enfin donnée, et les courtisans, les domestiques arrivèrent en assez grand nombre pour forcer les assassins qui ne demeurèrent pas sar la place à s'enfbir yers tes Highlands. — La reine Jeanne les y fit poursuivre avec un zèle digne de la veuve d'un tel mari. Elle avait eu la confiance politique de Jacques aussi bien que sa tendresse conjugale. Dans le parlement de 1435, le roi, pressentant peut-être que ses patriotiques mesures l'expo^ seraient à jan assassinat, obtint des membres de l'assemblée qu'ils témoignassent par écrit de leur fidélité à la reine. Ce fut pour eux l'occasion ou jamais de tenir )eu)*s serments, et ils le tinrent. Tous les meurtriers furent poursuivis sans relâche^ et un mois ne

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